Emil Theodor Kocher

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Emil Theodor Kocher
Portrait de Emil Theodor Kocher
Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
BerneVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès Voir et modifier les données sur Wikidata (à 75 ans)
BerneVoir et modifier les données sur Wikidata
Sépulture Cimetière de Bremgarten (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité Suisse
Thématique
Formation Université de BerneVoir et modifier les données sur Wikidata
Profession Médecin, professeur d'université (d), chirurgien, physiologiste (en) et chercheur ou chercheuseVoir et modifier les données sur Wikidata
Employeur Université de BerneVoir et modifier les données sur Wikidata
Distinctions Prix Nobel de physiologie ou médecine ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Membre de Académie royale des sciences de Suède et ZofingueVoir et modifier les données sur Wikidata

Emil Theodor Kocher ( à Berne, Suisse) est un chirurgien suisse qui a étudié la physiologie de la glande thyroïde et a créé la chirurgie des goitres. Il est lauréat du prix Nobel de physiologie ou médecine de 1909 « pour ses travaux sur la physiologie, la pathologie et la chirurgie de la glande thyroïde[1] ».

Biographie[modifier | modifier le code]

Kocher étudie à Zurich, Berlin, Londres et Vienne. Il obtient son doctorat de l'université de Berne en 1865, et a notamment pour professeur Theodor Billroth[2],[3]. Entre 1865 et 1866, il rencontre le professeur Bernhard von Langenbeck et travaille dans le laboratoire de Rudolf Virchow à Berlin[4].

En 1872, il succède à Georg Albert Lücke comme professeur ordinaire de chirurgie et directeur de la clinique chirurgicale de l'université de Berne, poste qu'il gardera pendant 45 ans[2],[3].

Il devient, en 1876, le première chirurgien à exciser la glande thyroïde dans le traitement du goître. En 1912, il rapporte avoir réalisé 5000 excisions de thyroïde[2].

En 1909, il est lauréat du Prix Nobel de physiologie ou médecine pour son travail sur la glande thyroïde. Trois années plus tard, il donne la somme de 200,000 francs suisses à l'institut de recherche de son université, qui portera, tout comme une rue de Berne, son nom[3],[4].

Il a publié sur beaucoup d'autres sujets que la glande thyroïde, notamment sur l'hémostase, les traitements antiseptiques, les maladies nosocomiales, les blessures par arme à feu, la chirurgie abdominale et sur le crétinisme.

Il a inventé les pinces à griffe qui portent son nom[2].

Sociétés savantes[modifier | modifier le code]

  • Premier président de l'International Society of Surgery, fondée en 1903[4],
  • Président fondateur de la Société suisse de chirurgie[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « for his work on the physiology, pathology and surgery of the thyroid gland » in Personnel de rédaction, « The Nobel Prize in Physiology or Medicine 1909 », Fondation Nobel, 2010. Consulté le 21 novembre 2010
  2. a b c et d (en) « Emil Theodor Kocher | Swiss surgeon | Britannica », sur www.britannica.com (consulté le )
  3. a b et c (en-US) « The Nobel Prize in Physiology or Medicine 1909 », sur NobelPrize.org (consulté le )
  4. a b c et d (en) Ulrich Tröhler, « Emil Theodor Kocher (1841–1917) », Journal of the Royal Society of Medicine,‎ (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]