Signé Furax (feuilleton radiophonique)

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Signé Furax est un feuilleton radiophonique français en cinq saisons, composé en tout de 1034[1] épisodes d’une durée maximale de dix minutes chacun. Le feuilleton a été diffusé de 1951 à 1952 sur la chaîne parisienne de la RTF, puis de 1956 à 1960 sur les ondes d’Europe 1. Il a été créé par Pierre Dac et Francis Blanche et réalisé par Pierre Arnaud de Chassy-Poulay. Europe no 1 rediffuse chaque jour un certain nombre d'épisodes de ce feuilleton entre, approximativement, septembre-octobre 1968 et juin 1969.

L'intérêt de Signé Furax vient de ce que l'œuvre ressortit tout autant au roman populaire, à l'aventure à suspense, voire à la science-fiction, qu'à la parodie de genre et à l'humour langagier (calembours, contrepèteries et allusions grivoises). À cela s'ajoute enfin une fantaisie constante et un univers empreint d'invention poétique.

L'argument[modifier | modifier le code]

Cette œuvre met en scène les détectives Black et White dans leur lutte contre les agissements d'un génie du mal, le redoutable criminel Edmond Furax.

Les auteurs de Furax[modifier | modifier le code]

Écriture[modifier | modifier le code]

Les scénarios et dialogues sont dus à Pierre Dac (1893-1975) et Francis Blanche (1921-1974).

Jacques Pessis a décrit la méthode de travail des deux auteurs :

« Les grandes lignes de l'histoire ont été tracées dès le départ, mais les dialogues sont écrits à la petite semaine, selon un rituel bien établi. Chaque jeudi, Francis Blanche se rend au domicile de Pierre Dac qui, traditionnellement, choisit ce jour-là, de ne pas se raser. En deux heures et pas mal de fous rires, ils déterminent le synopsis des épisodes à venir, puis s'en partagent l'écriture. Pierre trace les grandes lignes de l'action, développe les idées, puis se déchaîne dans la folie et l'absurde. Francis se réserve le fignolage de l'intrigue, les coupes nécessaires et quelques gags complémentaires.

Leurs méthodes de travail sont très différentes. Le vendredi matin, Pierre s'installe à son bureau et, d'une belle écriture ronde, commence à rédiger quelques dizaines de pages. Le lundi, Francis récupère la copie. Il attend toutefois la nuit qui précède l'enregistrement pour se mettre à l'ouvrage. A sept heures du matin, il arrive au studio, avec un texte tapé par sa mère. La veille, avec Pierre-Arnaud de Chassy-Poulay, le metteur en ondes du feuilleton, il a sélectionné, à la discothèque de la radio, les musiques d'accompagnement les plus insolites[2]. »

L'équipe de production[modifier | modifier le code]

  • Réalisation : Pierre Arnaud de Chassy-Poulay.
  • Assistants : Jean Huneau, Pierre Mimile, Pierre le Tailleur.
  • Assistant-monteur : Jean Mulard.
  • Son : Richard Thomas.
  • Bruitages : Robert Franz.

La genèse de Furax[modifier | modifier le code]

Le feuilleton fut créé pendant l’été 1951 par Pierre Dac et Francis Blanche réunis dans la maison de vacances que ce dernier possédait à Èze dans l’arrière-pays niçois[2]. Les deux compères venaient de triompher dans Sans issue, une revue présentée à plus de 600 reprises au théâtre des Trois-Baudets[3] dirigé par Jacques Canetti. Francis Blanche, grand amateur de roman populaire, a l'idée de réaliser pour la radio « du Fantômas à la sauce loufoque », le loufoque étant cette forme d'humour pratiquée par Pierre Dac (auto-proclamé « roi des loufoques ») et diffusée dans sa revue l'Os à Moelle. L'idée du nom de Furax viendrait de Dac[4]. De cette collaboration, naquit Malheur aux barbus diffusé dès la rentrée suivante sur les ondes de la RTF. À l'origine, c’est Serge Reggiani, alors au faîte de sa gloire, qui fut pressenti pour prêter sa voix à Furax. Celui-ci étant trop pris ou trop cher, le rôle en fut finalement confié au jeune Jean-Marie Amato. Le feuilleton s'acheva en juin 1952 et n'a pas été renouvelé par les responsables de la chaîne[5].

Cependant, quatre ans plus tard en 1956, Pierre Dac et Francis Blanche sont contactés par Lucien Morisse, directeur artistique d’Europe no 1, station créée en 1955 et dirigée par Louis Merlin. Lucien Morisse leur propose de créer un feuilleton pour la rentrée[6]. C'est ainsi qu'est conçu un nouveau feuilleton reprenant les personnages principaux de Malheur aux barbus, sous le nom générique de Signé Furax. Quelques modifications sont apportées aux personnages : ainsi, le professeur Merry Christmas devient professeur Hardy-Petit, le journaliste Fred Transport disparaît, cédant sa place à l’électronicien Théo Courant dans le cœur de Carole, la fille du professeur.

Ce fut aussi une entreprise familiale pour Francis Blanche, où apparaissent son père Louis Blanche (le professeur Hardy-Petit), son épouse Édith Fontaine (Carole Hardy-Petit et Justine Fiotte), son beau-frère Claude Grégory, sévère directeur littéraire à la ville comme « conseiller criminel » de certaines productions. De même son fils Jean-Marie Blanche apparait dans de nombreux épisodes.

Les aventures de Furax[modifier | modifier le code]

Les cinq saisons[modifier | modifier le code]

  • Malheur aux barbus[7], 213 épisodes diffusés quotidiennement du 15 octobre 1951 au 19 juin 1952, à 13h10, sur la chaîne parisienne de la RTF.
    Le feuilleton raconte le mystérieux enlèvement de tous les barbus de la Terre par un aventurier sans scrupule : Edmond Furax. Les détectives Black et White se lancent à sa poursuite, aidés par le journaliste Fred Transport, Carole Christmas, et le professeur Merry Christmas titulaire de la chaire de barbologie analytique à l’université de la Sorbonne. On rencontre aussi le commissaire Socrate, de la police judiciaire, ainsi qu’Asti Spumante, tueur à gage napolitain. La quête des deux détectives les conduira à travers le monde, au Sama Kutra et même dans l’espace, au-delà de l’éther…[8]
  • Signé Furax : Le Boudin sacré, diffusé du 22 octobre 1956 à juin 1957.
    Cette saison, la première répondant au titre générique de « Signé Furax », raconte le vol des grands monuments de France tels l’obélisque de la Concorde, le Lion de Belfort ou l'arc de triomphe d'Orange, remplacés par des imitations en staff portant la mention « Signé Furax ». Chacun de leur côté, le commissaire Fouvreaux de la DDT (Défense divisionnaire du territoire) et le commissaire Jean-Jacques Socrate de la Police Judiciaire mènent l'enquête. Ils font appel à Black et White, deux détectives privés afin de résoudre le mystère de ces disparitions. Ils se trouvent alors rapidement confrontés à l'ignoble Klakmuf et à son homme de main Grougnache, tous deux membres de la secte des Babus.
  • Signé Furax : La Lumière qui éteint, 259 épisodes diffusés du 14 octobre 1957 à juin 1958.
    L'aventure débute quand Asti Spumante vient tirer ses amis Black et White de leurs vacances bien méritées. Terrorisé, il vient de découvrir que le criminel Edmond Furax fait à nouveau des siennes. Effectivement, quelque temps après, la centrale hydraulique de Morzy-les-Gaillardes nouvellement inaugurée, répand dans les foyers une étrange lumière bleue qui éteint les volontés des habitants des environs, faisant ainsi de celui qui la possède le maître du monde. Cette lumière bleue, invention du professeur Grégory Moshmosh, est tombée entre les mains de Furax désormais allié aux Babus pour conquérir la Terre. Pour parvenir à ses fins, il enlève les plus grands savants, tels les professeurs Hardy-Petit et Costecalde. Face à cette menace, Black et White secondés par le commissaire Socrate et leurs amis, entament un combat sans merci.
  • Signé Furax : Le Gruyère qui tue[9], 224 épisodes diffusés d’octobre 1958 à juin 1959. Des extraterrestres, connus sous le nom de Gzbrhs, venus d'une base sur la lune, envahissent la terre dans le but de coloniser le monde en prenant place dans la tête de tous les gens ayant consommé le « gruyère qui tue ». Ceux-ci se reconnaissent au fait qu'ils disent toujours « indibutablement ». Furax (dont la compagne, l'aventurière Malvina, fut l'une des premières victimes du gruyère qui tue), Black, White et tous les autres vont essayer de déjouer cette machination extraterrestre.
  • Le Fils de Furax, diffusé d’octobre 1959 au 29 juin 1960. Furax, dorénavant pourvu d'un fils, songe à son éducation et entend en faire son digne successeur. Mais un mystérieux héros, l'Ange Mauve, se dresse sur sa route et contrecarre systématiquement ses plans... De leur côté, les Babus ne sont pas en reste: ils prévoient toujours de modifier l'histoire à leur avantage, d'abord en changeant l'issue de la guerre de Troie, puis en profitant du Directoire pour envahir le Canada. Tour à tour ennemi et associé de Klakmuff, Furax se lance à nouveau dans la bataille avec Socrate, Asti, Black (White, parti au Filékistan, fera une apparition-éclair) et tous les autres... et surtout son fils Alexis.

Aventures hors-série[modifier | modifier le code]

Les Fabuleux Méfaits de Furax cinq épisodes d'environ trente minutes vendus par correspondance en cinq lots de deux disques microsillons 45 t., aux éditions du Cap :

  • Menace sur Tancarville[10]
  • La Navrante Comédie des proverbes[11]
  • Trafic de larmes[12]
  • L'Enlèvement du Père Noël[13]
  • Alerte aux homards[14] (il s’agit de la transposition de l’épisode « L’Attaque des araignées géantes », issu de la Lumière qui éteint)

Chaque méfait est introduit par une complainte interprétée par Francis Blanche, en référence à la Complainte de Fantômas écrite par Robert Desnos pour Radio Paris en 1933.

Les cinq épisodes hors-série ont été réédités en 2005 en un coffret de deux disques compacts audio[15], le premier réunissant trois épisodes, le second groupant deux épisodes.

L'univers de Furax[16][modifier | modifier le code]

Personnages principaux[modifier | modifier le code]

  • Edmond Furax (Jean-Marie Amato) : dangereux criminel mégalomane qui sème la terreur par ses forfaits. Il est très charismatique et a des dons d'hypnose, il peut en outre changer aisément d'identité et se déguiser. Sa réplique fétiche est « Et c'est pour ça que tu m'aimes, Malvina. ».
  • Malvina Carnajoux (Jeanne Dorival) : c'est la maîtresse de Furax. Sa loyauté n'a d'égal que l'amour qu'elle voue à celui qu'elle surnomme affectueusement « Fufu ». Pour lui, elle est capable de tuer.
  • Black et White (Pierre Dac et Francis Blanche) : couple de détectives privés sympathiques et maladroits. Ce sont leurs enquêtes qui servent de fil conducteur à l'intrigue.
  • Asti Spumante (Jean-Marie Amato) : ancien tueur à gages napolitain devenu propriétaire sous le pseudonyme du signor Canelloni, d’une pizzeria à Tanger, située en face du bar de la Grimace. Vénal et pusillanime, il assiste tant bien que mal Black et White dans leurs enquêtes.
  • Jean-Jacques Socrate (Maurice Biraud) : commissaire à la P.J. puis directeur de la DDT. Pour un temps, Furax fera de lui un zombie à ses ordres.
  • Justine Fiotte (Édith Fontaine) : fidèle secrétaire du directeur de la DDT, d'abord Fouvreaux, puis Socrate. Type de la vieille fille un peu fleur bleue, sa candeur n'empêche toutefois pas quelques traits de génie. Signe particulier : un cheveu sur la langue.
  • Maurice Champot dit la Grammaire (Maurice Biraud) : personnage énigmatique, descendant de Champollion, il est le distingué patron du bar de la Grimace à Tanger. Il accompagne Black et White dans la plupart de leurs enquêtes.
  • Léon Klakmuf (Claude Dasset) : sorte de super-vilain à l'accent germanique, tout à la fois sadique et pathétique, il est le rival de Furax dans le crime, il s'associera même temporairement à lui au cours de la saison la Lumière qui éteint où il sera brièvement « prince de Morzy ».
  • Grougnache (Robert Verbeke) : brute épaisse, homme de main de Klakmuf. Sa réplique fétiche est « Je l'descends, patron ? »
  • Le professeur Hardy-Petit (Louis Blanche) : éminent scientifique, directeur de l'Institut d'électronique expérimental et transcendantal. Par sa connaissance et son inventivité, il vient fréquemment au secours de Black et White comme de Socrate dans leur lutte contre Furax.
  • Théo Courant (Claude Nicot) : jeune ingénieur en électronique, il assiste Hardy-Petit, il reprend la direction de l'Institut électronique après la démission de ce dernier. D'abord fiancé à Carole Hardy-Petit, il l'épouse à l'issue de la deuxième saison.
  • Carole Hardy-Petit (Édith Fontaine) : fille du professeur, fiancée puis épouse de Théo Courant.
  • Pauline IV puis « Pauline V » (Pauline Carton) : la maharané de Sama Koutra.
  • Le président Clodomir (Léo Campion) : extra-terrestre (Pignouf), président de la planète Astérix.
  • Commissaire Alphonse Fouvreaux (Jean-Marie Amato) : directeur de la DDT, lancé à la poursuite de Furax.
  • Préfet Tumelatume  : Préfet du Palais sous le règne des Babus à Sama Koutra, il trahit la Maharané Pauline IV, puis les Babus.
  • Grégory Moshmosh (Roger Carel) : scientifique babu, il est l'inventeur de la « lumière qui éteint ».
  • Jeejeeboy (Francis Blanche): factotum de la Maharané, il est analphabète, peu intelligent mais a parfois de bonnes idées.
  • Maklouf : (Jean-Marie Amato) vieux sage babu, il est versé dans les traditions de la secte, pratique la divination grâce à Coriolan, un escargot à coquille dextrogyre, et accompagne parfois, bien malgré lui, le "frère babu Klakmuf".

Géographie imaginaire[modifier | modifier le code]

  • Gouzy (le) : fleuve français traversant Morzy-la-Gaillarde et alimentant une centrale hydroélectrique. Fleuve « historique » car franchi un jour par Louis XV, sa gestion dépend du ministère des Beaux-Arts.
  • Morzy-les-Gaillardes : commune française de Seine-et-Loire.
  • Châtillon-sous-Meudon : commune française, où se situe l'Institut national d'électronique.
  • Hors-d'Ici-sur-l'Eure : commune où se trouve l'usine de la firme Poudrilégumes, spécialisée dans la miniaturisation des légumes (saison le Boudin sacré).
  • Pastagnac-Roubignac : célèbre commune du Périgord où se trouve le château des Limaces.
  • Meuse-et-Loire : département français.
  • Sama Kutra : royaume du sous-continent indien sur lequel règne la Maharané Pauline IV (puis « Pauline V »). Il est gouverné par Tumlatum. Lorsque la secte des Babus s'empare du pouvoir et renverswe Pauline IV, le pays est rebaptisé Filékistan, pour une période de quelques années, avant de redevenir le Sama Kutra.
  • Yadupour : capitale du Sama Kutra puis du Filékistan.
  • Astérix : planète peuplée par les Pignoufs (sans aucun rapport avec la bande dessinée de René Goscinny et Albert Uderzo créée en 1959 dans Pilote).

Institutions, organisations, sectes...[modifier | modifier le code]

  • DDT (Défense divisionnaire du territoire) : créé par Fouvreaux, cet organisme est indépendant de la police.
  • Institut national d'électronique expérimentale et transcendantale: situé à Châtillon-sous-Meudon, il est dirigé par le professeur Hardy-Petit.
  • Musée d'Art futur : situé rue du Colonel-Canetti[17].
  • L'Union bancaire autonome de bourse (UBAB) : banque située à Paris, à l'angle des rues Saint-Jacques et Gay-Lussac, il s'agit en réalité du quartier général français des Babus. Le bâtiment sera détruit dans une explosion déclenchée par les Babus eux-mêmes après la découverte de leur repaire par Black et White. Son acronyme lu à l'envers forme le mot BABU.
  • Babus (les) : il s’agit d'une redoutable secte formée par les adorateurs du boudin sacré : le Goudgouz. Les Babus sont partout et leur mot de passe est « chaviro »[18]. Leur but est la domination du monde. Ils sont dirigés par le conseil suprême des Babus. Un profond mystère plane autour de l'existence de leur chef spirituel, le Grand Babu qui n'apparaît qu'une fois par an, le 4 mai, à l'occasion des fêtes du Mastarapion. Choisi par le conseil des Babus selon des critères très stricts : il doit être du signe du Capricorne, né une année de paix, et avoir été conçu par une nuit de nouvelle lune au moment des fêtes du Mastarapion. Lors de cérémonies secrètes, les Babus entonnent leur hymne sacré.
  • Néo-Babus (les) : secte concurrente des Babus, à qui elle conteste sa légitimité. Elle est dirigée par le sar Xaruf.

Le phénomène Furax[modifier | modifier le code]

Plusieurs générations d'auditeurs se sont retrouvées autour du transistor pour écouter les épisodes de cette série délirante, écrite par Pierre Dac et Francis Blanche, interprétée par les plus prestigieux comédiens des années 1950-60. En mai 1957 Guy Mollet, président du Conseil, alors qu'il venait d'annoncer à la presse la démission de son gouvernement, a déclaré : « Messieurs, je dois vous quitter, c'est l'heure de Signé Furax. »[19]

En 1959, le sociologue Edgar Morin dans la Nouvelle Revue française consacre au phénomène un long article :

« Je tiens Furax pour une œuvre géniale, pour la grande Iliade du siècle de l'humour. [...] Je vois dans Furax une intégration parfaite de l'épopée et de la parodie ; la parodie ne détruit pas le souffle et le souffle épique est emporté par une prodigieuse bouffonnerie. C'est bien plus que du Sapeur Camember ou du Tintin. C'est du Pantagruel à la sauce Hellzapoppin et au rythme électronique. »

La publication de Signé Furax[modifier | modifier le code]

Signé Furax a été édité initialement sous forme de cassettes audio par la société Ofredia dans les années 1980. Le travail s’interrompit au 800e épisode (au cours de la deuxième partie de la lumière qui éteint) après la faillite de l’éditeur[20].
La première saison, Malheur aux barbus, n'a jamais été éditée. Il semble que l'INA en ait égaré les archives pendant des années.

Les saisons suivantes du feuilleton ont été éditées sous forme de coffrets de 15 CD chacun à partir de 2002 (saisons 2, 3 et 4), par les éditions EPM sous la direction de Pierre-Arnaud de Chassy-Poulay et de Jacques Pessis[21]. La perte ou le mauvais état de certaines bandes magnétiques des enregistrements ont empêché la parution de toutes les saisons en CD. Certains passages sont d'ailleurs manquants dans les saisons parues en CD (dans Le gruyère qui tue, par exemple), mais ne nuisent pas à la compréhension de l'histoire. Par ailleurs des passages jugés comme étant des longueurs, des répétitions ou des allusions à l'actualité devenues obscures ont été supprimés lors des enregistrements sur CD pour permettre l'adaptation en 15 CD des épisodes par Pierre-Arnaud de Chassy-Poulay. Toutefois, certains amateurs regrettent les coupes effectuées, estimant que l'esprit du feuilleton y perd ce que l'intrigue gagne en lisibilité.[réf. nécessaire]

Les Fabuleux Méfaits de Furax ont fait l'objet d'une réédition en un coffret de deux CD, en 2005, toujours par EPM.

Adaptations[modifier | modifier le code]

Bande dessinée[modifier | modifier le code]

Dessinée par Henry Blanc, une adaptation sous forme de bandes quotidiennes est proposée à partir du 25 février 1957 jusqu’en septembre 1960 dans France-Soir. L’adaptation est due à Paul Gordeaux[22] qui était directeur littéraire de France-Soir et à ce titre supervisait l’ensemble des bandes dessinées qui y paraissait, ainsi qu'à Roger Mallat qui assura l’essentiel de l’adaptation de Signé Furax. En tout, 1174 bandes parurent[23].

Les éditions Pressibus en ont édité l’intégralité en album : Les Monuments volés - correspond au Boudin Sacré (1-255), La Lumière qui éteint (256-571), Le Gruyère qui tue (572-920), le Fils de Furax (921-1174) en 1995 puis 1999.

Novélisation[modifier | modifier le code]

Pierre Dac et Francis Blanche adaptèrent leurs scripts radio en romans pour les éditions Martel en 1952 et 1953. Sont alors parus :

  • Malheur aux barbus
  • Confession de Furax
  • Mangez de la salade
  • Les Barbus de l’espace

Ces titres correspondent à la première saison diffusée sur la chaîne parisienne.

De 1970 à 1976 parut une seconde série de romans, rédigés par Henri Marc, basés sur les scripts des saisons 2, 3 et 4. Il s’agit de :

  • saison 2 :
    • Le Boudin sacré (Publications premières, 1971, (notice BnF no FRBNF35111170))
    • Malheur aux Babus (Publications premières, 1971, (notice BnF no FRBNF35121252))
      (à ne pas confondre avec Malheur aux barbus, titre de la saison 1)
    • Crimée, châtiment ! (Publications premières, 1971, (notice BnF no FRBNF35124219))
  • saison 3 :
  • saison 4 :
    • Le Gruyère qui tue (Jean-Claude Lattès, 1976, (notice BnF no FRBNF34702370))

Adaptation cinématographique[modifier | modifier le code]

Signé Furax (film), par Marc Simenon en 1981 avec Bernard Haller. Il s'agit d'une adaptation simplifiée du Boudin sacré imposée par le métrage du film (1 h 30), mais fidèle à l'esprit de l'oeuvre.

Musique[modifier | modifier le code]

En 1981 un 45t. est paru chez Philips intitulé Reggae Babu extrait du film de Marc Simenon. Les paroles reprennent l'hymne des Babus[24].

Feuilleton radiophonique (2013)[modifier | modifier le code]

La première saison, Malheur aux barbus, a fait l'objet d'une adaptation radiophonique (très condensée par rapport à l'œuvre originale) en quinze épisodes de sept minutes chacun, diffusés du 16 décembre 2013 au 3 janvier 2014 sur l'antenne de France Culture[25].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Préface de Jacques Pessis à l'édition en bande dessinée de Signé Furax paru chez Pressibus.
  2. a et b PESSIS (J.) op. cit.
  3. Situé boulevard de Clichy, son nom fait référence au célèbre théâtre des Deux-ânes.
  4. PESSIS (J.), op. cité.
  5. Les raisons en demeurent inconnues : certains avancent le coût de la série jugé trop élevé, d'autres la frilosité des responsables de la chaîne face à la liberté de ton du feuilleton.
  6. VILLERS (C.), Francis Blanche le tonton flingué, Paris, 2000.
  7. Le titre fait écho à la célèbre sentence « Malheur aux vaincus ! » prononcé par Brennus.
  8. Résumé d'après PESSIS (J.), op. cité.
  9. Les titres La lumière qui éteint et le gruyère qui tue font écho à un des premiers romans du cycle de Fantômas: La mort qui tue.
  10. Notice bibliographique « Menace sur Tancarville », dans le Catalogue général de la Bibliothèque nationale de France.
  11. Notice bibliographique « La navrante comédie des proverbes », dans le Catalogue général de la Bibliothèque nationale de France.
  12. Notice bibliographique « Trafic de larmes », dans le Catalogue général de la Bibliothèque nationale de France.
  13. Notice bibliographique « L'enlèvement du Père Noël », dans le Catalogue général de la Bibliothèque nationale de France.
  14. Notice bibliographique « Alerte aux homards », dans le Catalogue général de la Bibliothèque nationale de France.
  15. Notice bibliographique « Les fabuleux méfaits de Furax »dans le Catalogue général de la Bibliothèque nationale de France.
  16. L'orthographe des noms propres de "Signé Furax" a été établi d'après les titres des épisodes figurant dans l'édition en CD d'EPM et d'après les bandes dessinées de France-Soir
  17. Clin d'œil à Jacques Canetti
  18. In extenso : « chaviro rotantacha chamipataro rogriapatacha ». Il s'agit d'un trompe-oreilles.
  19. VILLERS (C.) op. cit.
  20. http://signefurax.canalblog.com/
  21. Légataire universel et ayant droit de Pierre Dac.
  22. Il lui est rendu hommage dans la saison 'Le Gruyère qui tue' où les Babus affrètent un cargo baptisé "Commandant Paul-Gordeaux".
  23. http://www.pressibus.org/bd/etude/pressibus/albums/furax.html
  24. http://www.bide-et-musique.com/song/3465.html
  25. Page « Signé Furax. Malheur aux barbus », sur France Culture

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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