Steno (réalisateur)

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Steno
Nom de naissance Stefano Vanzina
Naissance
Rome, Latium
Italie
Nationalité Drapeau de l'Italie Italienne
Décès (à 73 ans)
Rome, Latium
Italie
Profession Acteur

Stefano Vanzina, connu sous le pseudonyme Steno, (né le [1] à Rome et mort le dans la même ville) est un réalisateur et scénariste italien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Stefano Vanzina est le fils d'Alberto Vanzina, un journaliste à la Corriere della Sera émigré en Argentine pendant sa jeunesse et de Giulia Boggio. À trois ans il perd son père la la famille connaît des difficultés économiques graves. Après le lycée, il s'inscrit en faculté de droit, mais ne termine pas les études universitaires.

Il obtient un diplôme de metteur en scène de l'académie des beaux-arts et entre, au milieu des années 1930, au Centro sperimentale di cinematografia.

Il commence à dessiner des caricatures, des vignettes et des articles humoristiques en adoptant le pseudonyme « Steno », qu'il utilisera aussi par la suite au cinéma, ne signant avec son vrai nom qu'en deux occasions, en hommage aux romans de Flavia Steno (it)[2]. Il fait ses débuts à Tribuna Illustrata (it), puis il rentre à la rédaction du fameux journal humoristique Marc'Aurelio, à cette époque une véritable pépinière de talents avec des noms comme Marcello Marchesi et Federico Fellini. Il y reste pendant cinq ans, en écrivant en même temps des scénarios radiophoniques et des textes pour le théâtre d'avanspettacolo.

Les portes du cinéma s'ouvrent pour lui grâce à Mario Mattoli, qui le prend comme scénariste, gagman ainsi qu'aide réalisateur dans plusieurs de ses films. Steno écrit aussi des scripts pour Giorgio Simonelli, Carlo Ludovico Bragaglia, Riccardo Freda et Carlo Borghesio. Enfin, il apparaît comme acteur dans deux films.

En 1949, avec Au diable la célébrité, il fait ses débuts à la réalisation avec huit films en collaboration avec Mario Monicelli, qui est alors déjà son fidèle compagnon scénariste depuis l'immédiat après-guerre. À partir de 1952, avec Totò a colori, il signe seul ses films.

Gendarmes et Voleurs (1951), le film qui a consolidé la collaboration entre Steno et Mario Monicelli, en scène Totò et Aldo Fabrizi.

Pendant les trente années qui suivent, il se spécialise dans le cinéma comique, et réalise un grand nombre de films qui obtiennent souvent un grand succès grâce aux acteurs chers au grand public, parmi lesquels Totò et Alberto Sordi, mais aussi Aldo Fabrizi, Renato Rascel, les duos Ugo Tognazzi-Raimondo Vianello et Franco Franchi-Ciccio Ingrassia, Johnny Dorelli, Bud Spencer, Lando Buzzanca, Gigi Proietti, Enrico Montesano, Renato Pozzetto, Paolo Villaggio et Diego Abatantuono, et des actrices comme Marisa Allasio, Sylva Koscina, Edwige Fenech, Ornella Muti, Monica Vitti, Mariangela Melato.

Les titres de ses films signent une époque. Réalisateur ironique et parfois impertinent, il subit en 1954 la censure avec la comédie « galante » Les Aventures et les Amours de Casanova, retirée des écrans et remise en circulation après de nombreuses coupures.

Dans les années 1970 et 1980, il obtient encore le consensus du public avec Société anonyme anti-crime, interprété de façon magistrale par Enrico Maria Salerno, premier opus d'une série policière. Il dirige Bud Spencer dans les quatre films de la série du « pied-plat » et dans six films pour la télévision de la série Big Man (it) laissée incomplète à cause de sa disparition imprévue.

Son dernier travail pour le grand écran est le malheureux Animali metropolitani, pamphlet irrespectueux sur les laideurs de la société hédonistique italienne de la fin des années 1980, sorti trois mois après sa mort et rapidement retiré des projections par manque de public.

Il est enterré dans le cimetière Flaminio de Rome.

Sténo était marié à Maria Teresa Nati. Il en a eu deux fils connus comme les « frères Vanzina », le réalisateur et producteur Carlo Vanzina et le scénariste Enrico Vanzina (it).

Filmographie partielle[modifier | modifier le code]

Comme réalisateur[modifier | modifier le code]

Comme scénariste[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

En 1993, Sellerio a publié Sotto le stelle del 44, journal que Steno a tenu pendant la guerre. Le volume a été réédité en 2017 par Rubettino.

Hommages[modifier | modifier le code]

En 2008, pour les vingt ans de sa mort, Steno, genio gentile, un documentaire qui lui est dédié est présenté au festival international du film de Rome.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Steno », sur Biblothèque Nationale de France (consulté le 23 juin 2018) ; on trouve aussi 1917 : (it) « Steno », sur Enciclopedia del Cinema (consulté le 10 novembre 2016)
  2. (it) Bruno Ventavoli, Al diavolo la celebrità: Steno dal Marc'Aurelio alla televisione : 50 anni di cinema e spettacolo in Italia, Lindau, (ISBN 9788871802800, lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]