Les Compagnons de la marguerite

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Les Compagnons de la marguerite

Réalisation Jean-Pierre Mocky
Acteurs principaux
Pays de production Drapeau de la France France
Drapeau de l'Italie Italie
Genre Comédie
Durée 90 minutes
Sortie 1967

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Les Compagnons de la marguerite est un film franco-italien réalisé par Jean-Pierre Mocky, sorti en 1967.

Synopsis[modifier | modifier le code]

Le narrateur, Flamand, raconte l'histoire de son collègue Matouzec, dit Matou, restaurateur de manuscrits à la Bibliothèque nationale, et capable d'imiter pour cela n'importe quelle écriture. Matou ne supporte plus sa femme, dont tout le sépare, et réciproquement. Un hasard lui donne l'idée de trouver un couple « complémentaire » du sien, et de falsifier les registres d'état civil, pour interchanger épouses et époux sans avoir à divorcer. Il passe une annonce pour trouver ce couple et fixe le rendez-vous sur une tour de Notre-Dame, une marguerite à la boutonnière.

La « police des us et coutumes », flairant une grosse affaire, s'y rend en la personne de l'inspecteur Leloup. Celui-ci entre dans le jeu de Matou pour le confondre, tant et si bien qu'il finit par se retrouver marié à l'ex-Mme Matouzec et que sa propre femme devient la nouvelle Mme Matouzec. Cette épidémie s'étend, à commencer par le chef de Leloup, qui devient l'époux de la femme de son collègue Papin, lui-même héritant, ravi, de son veuvage et quittant la police.

Les demandes affluent, et « Maître Matou » devient le chef d'une société secrète, les « Compagnons de la marguerite », qui écument les mairies pour former des couples mieux assortis que les horribles ménages constitués. Leloup et ses collègues, sous les déguisements les plus divers, tentent longtemps de prendre Matou en flagrant délit. Ils finissent par y arriver, mais Matou parvient, avant son procès, à effacer des registres d'état-civil l'existence du seul témoin à charge : Leloup. Le témoignage de celui-ci, qui n'existe pas légalement, est donc sans valeur. Sous les vivats d'une salle remplie par les époux échangés, qui lui doivent leur bonheur, Matou est libéré.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Non crédités[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

  • Francis Blanche, dont le personnage dit avoir 36 ans, en avait en fait 9 de plus lors du tournage.
  • Excepté celles du Xe arrondissement de Paris et celles de Joinville, Robinson et Yerres, les mairies refusent de prêter leurs locaux pour un film fondé sur la falsification des registres d'état Civil. L'équipe doit reconstituer des décors de mairies dans Paris et la région parisienne[1].

Accueil[modifier | modifier le code]

Le film réalise 521 400 entrées en France, dont 171 972 à Paris, et 301 467 en Espagne.[2]

La critique est dans l'ensemble réjouie par cette comédie décapante tournant en dérision « la sacro-sainte institution du mariage ». Yvonne Baby y voit « un ballet délirant, une sorte de carmagnole vengeresse », regrettant seulement l'absence d'un style « qui lui permettrait de dépasser le "premier degré" de la laideur et de la bêtise, pour atteindre sinon au grandiose, du moins à la vraie folie »[3] Libération savourera plus tard « des scènes de plus en plus folles, sans que la satire y perde en subtilité. Et puis, Francis Blanche porte la robe de mariée avec tellement de classe »[4], et France Info y verra à sa disparition « l’un des films les plus drôles de Jean-Pierre Mocky, [...] qui mêle mauvais sentiments, critique de la société et immoralité revendiquée, fondé sur ses propres problèmes de divorce. »[5]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « JEAN-PIERRE MOCKY - LE SITE OFFICIEL », sur jpierre-mocky.fr (consulté le )
  2. Box-office story
  3. « " LES COMPAGNONS DE LA MARGUERITE " », Le Monde.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. Samuel DOUHAIRE, « Les Compagnons de la marguerite. Ciné Classics, 8h. », sur Libération (consulté le )
  5. « Mort de Jean-Pierre Mocky : dix films qui ont marqué sa carrière », sur Franceinfo, (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]