Chemin de fer de la baie de Somme

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Association CFBS
Chemin de Fer de la Baie de Somme
Ligne du Crotoy à Cayeux-sur-Mer
via Noyelles et Saint-Valery-sur-Somme
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Carte de la ligne
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Les 130 Cail n° 2 FCPR et Haine-St-Pierre n° 15 VFIL en gare de Noyelles en juin 2009.
Pays Drapeau de la France France
Villes desservies Le Crotoy, Noyelles-sur-Mer, Saint-Valery-sur-Somme et Cayeux-sur-Mer.
Historique
Mise en service 1887 – 1971
Fermeture 1970
Concessionnaire Association CFBS (à partir de 1971)
Caractéristiques techniques
Longueur 27 km
Écartements Voie métrique (1,000 m) et
voie normale (1,435 m)
Électrification

Non électrifiée

Nombre de voies Voie unique
Signalisation Règlement de Sécurité de l'Exploitation
Trafic
Propriétaire Département de la Somme
Exploitant(s) Association CFBS
Trafic Touristique
Schéma de la ligne

Le Chemin de Fer de la Baie de Somme (CFBS) est un chemin de fer touristique français, géré par une association sans but lucratif, qui circule de mars à décembre entre Le Crotoy et Cayeux-sur-Mer via Noyelles-sur-Mer et Saint-Valery-sur-Somme, sur une ligne à voie métrique appartenant à l'ancien réseau d'intérêt local de la Somme. Il dessert trois stations balnéaires de la Baie de Somme : Le Crotoy, Saint-Valery-sur-Somme et Cayeux-sur-Mer.

L'association est née en 1970 et au fil des années, elle est devenue un acteur majeur du développement touristique de la Côte Picarde mais aussi de la préservation, de la sauvegarde et de la mise en valeur du patrimoine ferroviaire du Réseau des Bains de Mer en restaurant complètement des voitures, wagons, des locomotives à vapeur et des locomotives diesel.

Histoire jusqu'à la création du CFBS[modifier | modifier le code]

Gare de Noyelles.

Les lignes[modifier | modifier le code]

L'ancien réseau des Chemins de fer départementaux de la Somme[modifier | modifier le code]

Un train du CFBS à Saint-Valery-sur-Somme en avril 2007.
En avant-gare de Noyelles, à g. la 031T Buffaud-Robatel no 3714, à dr. la 130T Cail no 2 en provenance de Saint-Valery ; une partie des voies est à double écartement.
La gare de Cayeux-sur-Mer au temps des Chemins de fer départementaux de la Somme.

Le réseau des chemins de fer départementaux de la Somme, concédé à la Société générale des chemins de fer économiques (SE), compta jusqu'à 329 km de lignes organisées en trois groupes géographiques, dont le groupe des Bains de Mer faisant le sujet du présent article, mais également :

La ligne Noyelles - Le Crotoy[modifier | modifier le code]

Cette ligne à voie métrique de 7 469 m a été mise en service en 1887. Elle longe la rive droite de la baie de Somme et desservait, au temps de l'exploitation commerciale, deux haltes : Morlay (commune de Ponthoile) et Favières, située à 2 km de ce village.

La ligne Noyelles - Saint-Valery Port[modifier | modifier le code]

Cette ligne à voie unique[1], longue de 7,6 km, a été concédée à titre éventuel à la Compagnie des chemins de fer du Nord par une convention signée le 19 février 1852 entre le ministre des Travaux Publics et la compagnie. Cette convention est approuvée par un décret le même jour[2].

La ligne est inaugurée en 1856 par la Compagnie du Nord. Elle a été mise à double écartement (voie normale et voie métrique imbriquée) en 1887.

Elle comprend sur toute sa longueur quatre files de rail : au centre la voie métrique, à l'extérieur la voie normale, et est implantée sur une digue qui a remplacé en 1912 l'estacade en bois d'origine, qui avait 1 367 m de longueur. Les installations de la gare de Saint-Valery Port ont été intégralement reconstruites en 2011 (grue à eau, plaque tournante, appareil de voie, bâtiment voyageur communal, augmentation des longueurs de voie, etc).

Peu avant de franchir le Canal de la Somme sur un pont-écluse rénové en 2006, elle longe le dépôt du CFBS, à proximité immédiate de l'ancienne gare de Saint-Valery-Canal 50° 10′ 34″ N 1° 39′ 08″ E / 50.17610833, 1.652272222 (Saint-Valery-Canal).

Cette ligne, initialement classée d'intérêt général, portait le no  324 000[3] (ligne de Noyelles-sur-Mer à Saint-Valery Canal du réseau ferré national).

La ligne Saint-Valery Ville - Cayeux-sur-Mer[modifier | modifier le code]

La gare de Saint-Valery-Ville un jour d'affluence.

Cette ligne constitue le prolongement à voie métrique de la ligne de Noyelles à Saint-Valery-Canal, et a été ouverte par la SE le . Outre son trafic voyageurs, elle assurait le transport de galets en vrac, utilisés notamment dans l'industrie de la cimenterie, ainsi que le transport de coquillages.

L'actuel réseau touristique[modifier | modifier le code]

L'exploitation[modifier | modifier le code]

Le réseau du CFBS.

À la fin de l'exploitation du service public par la CFTA, une association de bénévoles passionnés par les chemins de fer, l'Association à but non lucratif du Chemin de Fer de la Baie de Somme (CFBS), créée le , décide d'exploiter sous la forme d'un chemin de fer touristique la ligne du groupe des Bains de Mer reliant Noyelles-sur-Mer au Crotoy, fermée depuis le . L'exploitation de la ligne se fait alors uniquement pendant la période estivale. L'hiver est propice aux travaux d'entretien de la ligne et du matériel.

Le , la ligne Noyelles-sur-Mer - Cayeux-sur-Mer ferme à son tour et le CFBS la reprend signant un accord avec la SNCF afin que la société desserve le port de Saint-Valery jusqu'en 1989. Durant la période des années 1970, le matériel roulant fait défaut au CFBS car le trafic augmente. Grâce à des ventes sur d'autres réseaux (en Suisse principalement), l'association récupère du matériel et le restaure.

Au début des années 1980, le rôle de l'association commence à être reconnu, le nombre de touristes est en hausse, l'accroissement du matériel roulant, mais surtout le soutien financier de différentes institutions (communes desservies, Syndicat mixte Baie de Somme-Grand littoral picard (ex-SMACOPI), Syndicat mixte Baie de Somme 3 Vallées, Conseil général, Conseil régional, État - DRAC, Union Européenne...) permet désormais au CFBS de réaliser des travaux d'entretien des voies, des gares, du matériel. Tout ceci favorise une augmentation continue du nombre des visiteurs au milieu des années 1990, qui passe de 20 000 à 100 000 par an[4]. En 2011, l'association a dépassé la barre symbolique des 150 000 voyageurs et ce sont plus de 162 000 voyageurs transportés en 2013[réf. nécessaire].

Le personnel[modifier | modifier le code]

Le CFBS est une structure associative composée de plus de 400 membres dont au moins 80 bénévoles actifs, et emploie l'équivalent de 22 salariés en temps plein. Le fait que le CFBS emploie du personnel salarié au sein d'une association en fait une structure atypique. Le CFBS auto-finance ses frais de fonctionnement (salaires, entretien, charbon, etc) et participe aux investissements (aménagements, infrastructures, matériels...)[4].

Les installations ferroviaires[modifier | modifier le code]

Lors des fêtes de la vapeur, la plaque tournante de Noyelles est parfois utilisée pour tourner les locomotives.

Le CFBS exploite son réseau avec du matériel à voie métrique, mais la voie à double écartement subsiste entre la gare de Noyelles et celle de Saint-Valery Port. Des installations de transbordement pour le fret existent encore à Noyelles, qui servent à chaque Fête de la Vapeur.

Les diverses lignes sont à voie unique, avec des évitements en gare, permettant des croisements des trains.

Sauf en gare de Noyelles, équipée d'une signalisation mécanique de type SNCF, il existe peu de signalisation sur la ligne, et la sécurité des circulations est assurée par consignes. Un Chef de Ligne assure l'exploitation opérationnelle du Réseau et peut communiquer par radio « sol-train » avec tous les trains.

Des passages à niveau automatiques sont installés aux croisements avec les routes principales, et des passages à niveau non gardés aux autres croisements.

Le dépôt atelier du matériel est installé à la gare de Saint-Valery Canal.

Des plaques tournantes existent à Noyelles, Saint-Valery Port, Cayeux et au Crotoy. Les locomotives peuvent cependant circuler dans les deux sens de circulation sans être tournées.

La Fête de la vapeur[modifier | modifier le code]

Les fêtes de la vapeur du CFBS permettent de montrer des matériels historiques à voie métrique et à voie normale en gare de Noyelles, avec un grand succès populaire.

La Fête de la vapeur est organisée pour la première fois en 1988 à l'occasion du centenaire du Réseau des Bains de Mer. Le Chemin de Fer de la Baie de Somme organise un rassemblement de machines à vapeur à Noyelles-sur-Mer, point de correspondance du Réseau des Bains de Mer et de celui de la SNCF. Devenu rapidement une manifestation majeure, le CFBS la réorganise tous les trois ans, avec de nombreuses machines à vapeur venues de toute l’Europe.

Une affiche est réalisée pour chaque fête. Depuis 1994, elles sont l'œuvre d'un artiste peintre ferroviaire, également membre du CFBS. Leur qualité contribue grandement à la renommée de la manifestation.

Devenu un événement majeur pour les amoureux de chemins de fer mais aussi pour les habitants de la baie de Somme et les touristes, la fête de la vapeur rassemble autour du Réseau des Bains de Mer tout ce qui concerne l'énergie vapeur et les trains en général. Le chemin de fer est bien sûr mis en avant, mais aussi des tracteurs, autobus, rouleaux, scies... et beaucoup d'autres engins d'autrefois.

La dernière manifestation a eu lieu les 27 et 28 avril 2013. L'association a mis en place un site dédié à cette manifestation, qui retrace l’épopée des différentes Fêtes de la vapeur (jusqu'en 2009). Pour l'édition 2013, de nombreux matériels sont venus d'autres réseaux : entre autres sept locomotives à vapeur (dont la 150 p. 13 de la Cité du train et la 020 Peckett no 12 "Marcia" du Kent & East Sussex Railway), différents wagons et une rame Sprague-Thomson du métro parisien conservée par l’ADEMAS. Cette édition a accueilli près de 21 000 visiteurs dont 7 250 voyageurs[5].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Le Chemin de Fer de la Baie de Somme est jumelé avec le Kent and East Sussex Railway (Royaume-Uni) ainsi que l'Association des chemins de fer des Côtes-du-Nord (Côtes-d'Armor).

Le matériel préservé[modifier | modifier le code]

Locomotives à vapeur[modifier | modifier le code]

Le CFBS dispose de huit locomotives à vapeur sur le réseau, dont sept en état de service.

Numéro Configuration Constructeur Année Poids à vide Numéro d'usine Photo Notes
25 020 Corpet-Louvet 1927 14,5 t 1672 Corpet.jpg « La Verte » ; ex-Entreprise Paul Frot - restaurée en 2007, en service (acquise avec deux autres 020)
1 130 Corpet-Louvet 1906 19 t 1097 CFBS 130T Corpet-Louvet Aisne N°1.JPG ex-Compagnie des chemins de fer départementaux de l'Aisne (CDA) no 1 - restaurée en 2006, en service Logo monument historique Classé MH (1987)[6]
2 130 Cail 1889 22 t 2296 CFBS, 130T Cail n° 2 sur la plaque tournante de Noyelles.jpg ex-Chemin de Fer de Porto Rico (FCPR) no 2 - restaurée en 2003, révisée en 2012-2013, en service
101 030 Pinguely 1905 17,5 t 165 Chemin de fer de la Baie de la Somme, Chemin de Fer dIntérét Local Du Morbihan Loc 101, pic-008.JPG Ex-Chemins de fer du Morbihan (CM) no 101 - confiée par la FACS - restaurée puis hors service à partir de 1996 - nouvelle restauration entre 2009 et 2013, en service Logo monument historique Classé MH (1994)[7]
15 130 Haine-St-Pierre 1920 24,8 t 1316
130T N°15 Haine Saint Pierre.JPG
Ex-Compagnie des Chemins de fer de Milly à Formerie et de Noyon à Guiscard et Lassigny (VFIL) no 15 ; a fini sa carrière sur la ligne Saint-Just-en-Chaussée - Crèvecœur-le-Grand (Oise) - restaurée en 1998, révisée en 2011, en service Logo monument historique Classé MH (1992)[8]
3714 031 Buffaud & Robatel 1909 20 t
P1080443.JPG
Ex-SE-réseau de Seine-et-Marne no 3714 « Beton-Bazoches »[9] - Restaurée en 1980 puis à nouveau en 2000, puis révisée en 2012, en service [10] Logo monument historique Classé MH (1987)[11]
E.332 230 Fives-Lille 1909 33,5 t 3587 CFBS 230T Fives Lille.jpg Ex-SE / Réseau breton (RB), sauvegardé par le Blonay-Chamby (Suisse) - restaurée en 2009, en service
4 030 Piguet 1912 18,5 t 030 T Piguet No 4 St-Valery.jpg ex. Tramways de la Corrèze (TC) - confiée par l'AMTUIR - en cours d'inspection[12]
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Locotracteurs[modifier | modifier le code]

Le CFBS possède huit locotracteurs diesel dont six en état de service, d'origines diverses : Somme, Chemins de fer Catalans, etc) :

Numéro Configuration Constructeur Année Puissance Poids à vide Photo Notes
351 C-dm Ateliers VFIL de Lumbres 1951 180 ch 19,5 t Cayeux-sur-Mer, tracteur n° 51 avec train pour St-Valery.jpg Type « Flandres ». 1973 ex-CFTA Somme, avril 1957 ex-VFIL Flandres[13]
352 C-dm Ateliers VFIL de Lumbres 1951 180 ch 19,5 t CFBS locotracteur 352 Nird.jpg Type « Flandres ». 1973 ex-CFTA Somme, avril 1957 ex-VFIL Flandres[13]
Y 2107 B-dm Baudet Donon Roussel 1952 À voie normale ; ex-Y 2107 SNCF, offert en 1987 par l'usine de machines agricoles
John Deere de Fleury-les-Aubrais (Loiret). Entièrement restauré par le CFBS en 2009.
301 C-dm Ateliers VFIL de Lumbres 1948 180 ch 18 t 1973 ex-CFTA Somme no 353, 1960 ex-RDTA, 1956 ex-VFIL Nord-Pas-de-Calais no 301[13]. À servi de prototype pour les no 351 et 352. En cours de révision, exposé à la Fête de la Vapeur 2013.
824 C-dm Naval 1966 230 ch Ex-Chemin de Fer Catalans. Transmission par bielles, anciennement motorisé Rolls-Royce, il est revenu le 27 octobre 2014 d'une réfection en Allemagne ayant duré 6 ans, avec un nouveau moteur Deutz.
2 B-dh Klöckner-Humboldt-Deutz 1953 115 ch Locotracteur B-dh n°2.JPG 2010 ex-Chemin de fer Montreux - Oberland Bernois ; 1982 ex-CF de Juist, 1971 ex-CF de Sylt,
1966 ex-CF de l'arrondissement de Herford. Modèle A6M 517 R construit en de nombreux exemplaires ;
deux autres existent au Train du Bas-Berry. Récupéré en bon état de marche. Remotorisé IVECO en 2013.
15 B-dm Raco Landquart "pilou" 1957 84 ch 9 t Tiefencastel RhB 15.JPG Ex-Chemins de fer rhétiques no Tm 2/2 15, réceptionné le 16-11-2010.
Moteur Cummins 4BT 3.9 de 1989 ; transmiss. par chaînes. Fait partie d'une série de 12 unités, remis en peinture CFBS
21 B-dm Raco Landquart "pilou" 1965 84 ch 9 t Ex-Chemins de fer rhétiques no Tm 2/2 2, réceptionné le 16-11-2010.
Moteur Cummins 4BT 3.9 de 1989 ; transmiss. par chaînes. Fait partie d'une série de 12 unités.

Autorails[modifier | modifier le code]

Le CFBS possède huit autorails, dont un en service.

Numéro Constructeur Année Puissance Photo Notes
M 31 Ateliers VFIL de Lumbres avant 1957 100 ch Acquis neuf en 1957. Unidirectionnel ; garé hors service.
M 41 Ateliers VFIL de Lumbres 1936 180 ch Ex-VFIL Flandres. Autorail à bogies ; garé hors service.
M 42 Ateliers VFIL de Lumbres 1936 180 ch Ex-Chemin de fer de Hermes à Beaumont. Autorail à bogies ; châssis construit à neuf, à motoriser, en attente d'une nouvelle caisse.
M 43 Ateliers VFIL de Lumbres 1936 180 ch Ex-Chemin de fer de Hermes à Beaumont. Autorail à bogies ; garé hors service.
X157 De Dion-Bouton 1938 180 ch Autorail OC1 no 15 ex-CdN puis Réseau breton.
AM 23 Billard 1938 anciennement 150 ch Démotorisé, devenu remorque R-6, ex-Tramways d'Ille-et-Vilaine puis Réseau breton.
X212 SCF.Verney 1951 147 kW CFBS - Autorail XBD 212.JPG Mis à disposition par la SNCF, ex-Blanc-Argent. Remis en marche en 2012 ; en circulation[14].
X213 SCF.Verney 1951 147 kW Mis à disposition par la SNCF, ex-Blanc-Argent. En cours de restauration.

Véhicules de service[modifier | modifier le code]

Voitures voyageurs[modifier | modifier le code]

Intérieur de la voiture-salon.
Plaque de constructeur du châssis de la voiture salon.
Voiture ABCDf 12 ex-Réseau Breton.
Voiture ABf 209 du Berner Oberland-Bahn, identique aux ABf 207-208 et 210, acquises par le CFBS, vue ici en Suisse, à Interlaken.

Le CFBS détient 33 voitures voyageurs (à bogies écartement métrique, sauf mention contraire) dont 25 en service.

Origine française[modifier | modifier le code]

  • ex-SE Somme, construction Manage (Belgique) de 1920 :
    • ACf 10302, ex-CFTA, en circulation (caisse reconstruite)
    • ACf 10303, en cours de restauration
    • ACf 10305, (hors service)[15]
    • ACf 10308, restaurée, caisse reconstruite, remise en service en 2009, en circulation
  • ex-SE Somme, construction Manage (Belgique) de 1920 :
    • BCf 10501, restaurée, classée Monument Historique, en circulation
    • BCf 10502, restaurée en livrée verte, en circulation
    • BCf 10504, restaurée en livrée verte, ex-CFTA[16], en circulation
    • BCf 10507, classée Monument Historique, en circulation
    • BCf 10508, classée Monument Historique, caisse et châssis rénovés, remise en service en mai 1994, ex-CFTA, en circulation
    • BCf 10509, (hors service)
    • BCf 10510, en livrée verte, classée Monument Historique, ex-CFTA, en circulation
  • ex-SE Allier, construction Desouches-David de 1889 :
    • voiture Salon, en circulation
  • ex-PLM (Ligne d'Orange à Buis-les-Baronnies, exploitation SE), construction Decauville de 1906 :
    • ABef 4, en cours de restauration
    • ABef 5, en circulation
  • ex-État/Réseau Breton (exploitation SE), construction De Dietrich de 1894 :
    • ABCDf 12 (propriété AMTUIR, sous convention avec le CFBS)
  • ex-VFIL Oise (Ligne Estrées-Saint-Denis - Froissy - Crèvecœur-le-Grand), construction ANF/Blanc-Misseron de 1894 :
    • BCf 101 (à essieux, propriété FACS sous convention avec le CFBS), en service

Origine suisse[modifier | modifier le code]

Voitures à essieux[modifier | modifier le code]
  • ex-Chemins de fer électriques veveysans, construction Schlieren de 1911 :
    • BDf 201, en circulation (révision générale en 2014, adaptation PMR prévue)
    • Bf 204, en circulation
  • ex-Chemin de fer Yverdon-Sainte-Croix, construction SIG Neuhausen de 1893 :
    • Bf 22, en circulation, ex C 22,
    • BDf 26, en circulation, ex C 27 devenue BC 12 en 1907 puis C 26 en 1924
    • BDf 27, transformée en Bf 27, (retour à l'état d'origine), en circulation, ex C 21 devenue BC 13 en 1907 puis C 27 en 1924
Voitures à bogies[modifier | modifier le code]
  • ex-Chemin de fer Yverdon-Sainte-Croix, construction SIG Neuhausen de 1929 :
    • Bf 31, en circulation
    • Bf 32, en circulation (restaurée en 2013)[17]
  • ex-Berner Oberland-Bahn, construction SIG/WAB de 1952 :
    • Bf 231, en circulation
  • ex-Berner Oberland-Bahn, construction SIG Neuhausen de 1954/1956 :
    • Bf 236, en circulation
    • Bf 237, en circulation
  • ex-Berner Oberland-Bahn, construction SIG Neuhausen de 1954/1956 :
    • ABf 207, en circulation
    • ABf 208, en cours de restauration (mise en service prévue pour 2014)
    • ABf 210, en circulation
  • ex-Chemins de fer rhétiques, construction SIG 1913, métallisées en 1960, ont transité sur le Dampfbahn Furka-Bergstrecke
    • B 2212, hors service, en attente de restauration/réaménagement pour un train dédié restaurant.
    • B 2214, hors service, en attente de restauration/réaménagement pour un train dédié restaurant.

Fourgons à bagages[modifier | modifier le code]

  • 7 fourgons dont 5 en circulation (diverses origines : SE Somme, Suisse, etc)
  • Dz 62, ex-chemin de fer Yverdon Sainte-Croix (Suisse) , à bogies, ex BC15, SIG 1912, en attente de restauration.
  • Df 422, SWS 1905, à essieux, ex-Chemins de fer électriques de la Gruyère, ex-couvert K 301, en circulation
  • Df 522, SIG 1916, ex-Berner Oberland-Bahn, BOB (Suisse), à bogies, en circulation
  • Df 523, SIG 1908, ex-Berner Oberland-Bahn, BOB (Suisse), à bogies, aménagé en cuisine et affecté aux trains-repas
  • Df 803, ex-SE réseau de Seine-et-Marne, construit par Blanc Misseron, en circulation
  • Df 852, ex-SE, remis en circulation en juillet 2011, en circulation
  • Df 10 801, ex-SE, à essieux, réseau de la Somme, hors service (ancienne billetterie)

Wagons de marchandises[modifier | modifier le code]

Le CFBS détient trente-cinq wagons de marchandises.

Wagons couverts[modifier | modifier le code]

Wagon K11013.
  • 17 wagons couverts dont 3 en circulation utilisés comme fourgons occasionnels, ex-SE Somme
    • K 11008, construit par Manage en Belgique, attente de restauration
    • K 11013, construit par Manage en Belgique, restauré en 2009
    • K 11025, construit par Manage en Belgique, attente de restauration
    • Kf 12005, construit par Manage en Belgique, attente de restauration
    • K 1219, attente de restauration
    • K 1247, attente de restauration
    • K 1254, attente de restauration
    • K 1276, attente de restauration
    • Kf 2222, restauration totale, en circulation
    • Kf 2224, attente de restauration
    • Kf 2246, attente de restauration

Tombereaux[modifier | modifier le code]

  • 10 tombereaux dont 2 en circulation

ex-SE Somme

  • U 3305, en attente de restauration
  • U 3387, en attente de restauration
  • U 13021, en attente de restauration
  • U 13053, en attente de restauration
  • U 13056, en attente de restauration
  • Uf 14008, en attente de restauration

ex-Chemin de fer Yverdon-Sainte-Croix (Y-StC) (Suisse), ex L 205, Pétolat 1912 et L 209 à L 211 Ferrovia Apennino Centrale puis Y-StC en 1948,

  • Uf 4501, en circulation,
  • Uf 4502, en circulation,
  • Uf 4503, en attente de restauration
  • Uf 4504, en attente de restauration

Plats[modifier | modifier le code]

  • 5 plats, tous en circulation

ex-Chemin de fer Yverdon-Sainte-Croix (Suisse) ex 302 (SIG), 305 (Pétolat), 309 et 310 (SIG 1893)[18]

  • Hf 9501 à 9504, en circulation

Wagons spéciaux[modifier | modifier le code]

  • wagons plats à rails,
  • wagon plat à traverse pivotante,

ex-Dampfbahn Furka-Bergstrecke (Suisse)

  • wagon trémie à bogies, Ff 4801, 1956, ex-Mitteldeutsche Braunkohle (Allemagne), monté sur bogies munis de crémaillère, provenant de la ligne ex-CFI de Đà Lạt - Nha Trang au Viêt Nam
  • wagon atelier à bogie no 4902 (Rastatt 1906), ex RhB arrivé le 17 septembre 2014 [19]
  • wagon à 2 essieux, ex-SE Somme,

Matériel roulant ayant quitté le réseau[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Afin de contrer l'offensive allemande de 1918, la Compagnie du Nord est sollicitée pour créer en trois mois une ligne à double voie à grand débit hors de portée des canons allemands, afin d'éviter le passage par Amiens. Cette ligne raccorderait celle de Paris à Beauvais, Abancourt et Le Tréport-Mers à la ligne du littoral Abbeville - Boulogne-Ville.
    Pour cela, la section Noyelles - Saint-Valery fut mise à double voie sous la direction de Raoul Dautry. Ces travaux importants, 90 km de ligne à double voie, plus 60 km de voies de service, soit 350 000 t de déblais et 250 000 t de remblais à charrier, ainsi que 300 000 m³ de ballast) ont été réalisés par dix compagnies de sapeurs, ainsi que par le corps expéditionnaire chinois amené par l'armée anglaise. Le cimetière de ce corps expéditionnaire se trouve à Nolette, hameau de Noyelles-sur-Mer.
    La paix revenue, ces installations furent démontées vers 1919-1920.
  2. « N° 3716 - Décret qui approuve la convention passée, le 19 février 1852, entre le ministre des Travaux Publics et la compagnie du chemin de fer du Nord : 19 février 1852 », Bulletin des lois de la République Française, Paris, Imprimerie Nationale, série X, vol. 9, no 496,‎ , p. 527 - 531 (lire en ligne).
  3. Fascicule Gares et lignes du nord édité par le COPEF (Cercle Ouest Parisien d'Études Ferroviaires) en 1985.
  4. a et b « L'association : La structure ; ainsi que les deux sections consécutives », sur CFBS (site officiel) (consulté le 10 avril 2012).
  5. MERCI !, site internet du CFBS, mis en ligne le 2 mai 2013, consulté le 2 mai 2013.
  6. « Notice no PM80001294 », base Palissy, ministère français de la Culture
  7. « Notice no PM80000682 », base Palissy, ministère français de la Culture
  8. « Notice no PM80000681 », base Palissy, ministère français de la Culture
  9. La 3714 a été construite par Buffaud-Robatel sur le modèle des 3701 à 3713 de l'entreprise Cail pour des lignes autour de Jouy-le-Châtel des chemins de fer départementaux de Seine-et-Marne. Elle sera utilisée par la sucrerie de Nangis par la suite.
    Acquise en 1965 pour un musée des chemins de fer secondaires à Verneuil qui n'aboutira pas, puis en 1970 pour un réseau touristique en Lozère, également sans suite, cette machine est rachetée par le tout jeune CFBS en 1971, qui la restaurera jusqu'en 1981. Elle servira régulièrement jusqu'en 1998, où elle sera à nouveau restaurée, car elle tracte encore régulièrement les rames du CFBS.
  10. (Rochaix 2009, p. 30-33)
  11. « Notice no PM80001293 », base Palissy, ministère français de la Culture
  12. mardi 23/04/2013 : la surprise est arrivée ! - CFBS
  13. a, b et c Construite pour les lignes de Bergues à Hazebrouck et Hondschoote. En rampe de 15 mm/m, ils remorquent une charge de 130 t à 15 km/h. Moteur Willème 180 ch, 8 cylindres en ligne. Cf. Jean-Claude Riffaud, « Les locotracteurs VFIL (1948-1953) », Magazine des tramways à vapeur et des secondaires (MTVS), Gan, Éditions MTVS, no 38 « Numéro spécial locotracteurs »,‎ , p. 26-27 et 46.
  14. Retour d'un autorail sur le Réseau des Bains de Mer - Site internet du CFBS - 10 juillet 2012
  15. La caisse et le châssis de l'ACf 10305 furent vendus par la CFTA à un particulier dans la Somme, et récupérés en 2003.
  16. La BCf 10504 a la particularité d'avoir un plancher en béton qui avait pour but de la lester, car cette voiture servait de remorque d'autorail. Son grand compartiment est équipé de sièges rembourrés provenant de rame de métro RATP MP 55 ou MP 59.
  17. Remise en service d'une nouvelle voiture voyageur au CFBS ! - Site internet du CFBS - 20 juin 2012
  18. Transformation des wagons couverts K 105 et K 111 en 1934 à Yverdon
  19. http://www.dfb-rollmaterial.ch/index1.htm

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Philip Pacey (dir.), Roland Arzul, Guy Lenn et Geoffrey Nickson, Les chemins de fer de la Baie de Somme : Le Réseau des Bains de Mer [« Railways of the Baie de Somme »], Grande-Bretagne, Oakwood Press, coll. « Séries X »,‎ (1re éd. 1999), 176 p. (ISBN 978 0-85361-590-3, présentation en ligne)
    En 176 pages illustrées de 170 photos, cartes et plans, l’auteur retrace les premiers pas, la croissance, le déclin et la résurrection du « Réseau des Bains de Mer », caractérisé de 1887 à 1972 par un double rôle de transport des estivants et de service à l’économie locale.
  • Maurice Testu, Patrice Candillon, Jean-Michel Candillon, Alain Valegeas et Nicolas Novel-Catin, Le chemin de fer de la Baie de Somme, Éditions du Cabri (réimpr. 2003), 2e éd. (1re éd. 1993), 32 p. (ISBN 2914603096)
  • Maurice Testu, Le Chemin de fer de la baie de la Somme : Du réseau des bains de mer au CFBS, Paris, La Vie du Rail,‎ , 160 p. (ISBN 978-2-918758-25-9)

Articles[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Glossaire[modifier | modifier le code]

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