141 T Est 4401 à 4512

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141 T Est 4401 à 4512
1-141 TB 401 à 512 SNCF
141 TB 407 de l'AJECTA au dépôt de Longueville en 2011.

141 TB 407 de l'AJECTA au dépôt de Longueville en 2011.

Identification
Exploitant(s) Compagnie des chemins de fer de l'Est, puis SNCF
Désignation Locomotive-tender
Motorisation 2 cylindres simple expansion
Construction 1910-1917
Constructeur(s) Ateliers d'Epernay,
Blanc-Misseron,
Saint Léonard à Liège
Nombre 112
Mise en service 1911 à 1917
Période de service 1911 à 1972
Utilisation Région Est des chemins de fer
Caractéristiques techniques
Disposition des essieux Mikado
oOOOOo-
Écartement standard
Foyer Belpaire
Surface de la grille 2,42 m2
Pression de la chaudière 1,6 MPa
Surface de chauffe 129 à 130,40 m2
Surface de surchauffe 33,70
à 45,30 m2
 Alésage × course Ø550 * 660 mm
Carburant charbon
Puissance 882 kW
(1 200[1] ch)
Ø roues motrices 1580 mm
Ø roues AV 920 mm
Ø roues AR 920 mm
Tare 71,7 t
Masse adhérente 60,4 t
Longueur hors tout 13,74[1] m
 Capacité en eau 7,5 m3
 Capacité en charbon 3,5 t
Masse totale 92,1 t
Vitesse maximale 90[1] km/h
La première machine construite par Epernay
141 TB 407 de l'AJECTA en gare de Persan-Beaumont.

Les Mikado série 11s numéro 4401 à 4512 étaient des locomotives-tender qui furent étudiées pour le service sur les lignes de la banlieue parisienne de la Compagnie des chemins de fer de l'Est[1].

Genèse[modifier | modifier le code]

Les 141 T Est 4401 à 4512 série 11s ont vu le jour en 1911[1] avec la réalisation de deux prototypes, étudiés sous l'impulsion de Louis Salomon, ingénieur en chef et numérotés 4401 et 4402 mais série 11, dans les ateliers de la Compagnie à Épernay. Ils furent suivis d'une série de 110 locomotives, livrées entre 1913 et 1917[1]. Une commande de 50 machines supplémentaires, un temps envisagée ne sera pas concrétisée du fait de la Première Guerre mondiale. La construction de la série fut effectuée par quatre constructeurs en six marchés :

locomotives 141 TB Est
N° EST constructeur année N° SNCF
4401-4402 Ateliers de la Compagnie à Épernay 1913 141 TB 401-402
4403-4417 Blanc-Misseron 1913 141 TB 403-417
4418-4432 Société de Saint-Léonard à Liège 1913 141 TB 418-432
4433-4462 Ateliers de la Compagnie à Épernay 1913-1914 141 TB 433-462
4463-4492 Cail 1914 141 TB 463-492
4493-4512 Ateliers de la Compagnie à Épernay 1915-1917 141 TB 493-512

Description[modifier | modifier le code]

Ces machines disposaient d'un moteur à deux cylindres à simple expansion et la distribution était du type « Walschaerts ». Le foyer était un foyer de type « Belpaire » et l'échappement était à valves remplacé par la suite par un de type « PLM » à trèfle. Ces machines étaient équipées d'un chauffage par l'avant et par l'arrière. Les essieux avant et arrière étaient traités en bissel de type « Est » avec un déplacement latéral de + ou - 90 mm. Seuls les essieux moteurs étaient freinés. Dans les années 1920, ces locomotives furent équipées d'un double poste de conduite pour la marche dans les deux sens. Cet équipement déposé par la suite n'existe pas sur les machines préservées. D'origine les 4453 à 4462 furent munies d'un réchauffeur de type « Caille Potonié » qui fut démonté par la suite.

Utilisation et services[modifier | modifier le code]

Ces locomotives constituèrent la plus grosse série de locomotives-tender de la Compagnie des chemins de fer de l'Est et ont assuré le service de banlieue de Paris-Est jusqu'à l'électrification de la ligne Paris - Strasbourg, effectué en 1962[1], en étant affectées aux dépôts de Noisy, Paris-La Villette et Vaires[1]. À partir de cette date elles ont remplacé en les 1-131 TB 1 à 50 sur la ligne de Vincennes[1]. Elles ont assuré ce service jusqu'à la veille de l'intégration de la ligne, le 14 décembre 1969, à la transversale aujourd'hui appelée ligne A du RER alors desservie par le MS 61. Alors, bon nombre de locomotives furent mutées sur des établissements de province pour service divers, de la manœuvre en gare jusqu'à la traction sur les petites lignes où leur faible masse par essieu de 16 tonnes fut un atout.

En 1932 il fut procédé à des essais d'écran pare-fumée sur la 4433, essais sans suite. La 4438 reçut, elle, une distribution par doubles tiroirs, essais aussi sans suite.

À la formation de la SNCF, en 1938, la série fut réimmatriculée : 1-141 TB 401 à 512 (mais il ne restait plus que 110 locomotives car les 4411 et 4413 avaient déjà disparu) et 15 locomotives se virent dotées d'une commande à distance pour la conduite des rames réversibles.

Certaines machines furent alors louées sur le réseau CFTA de Provins, à savoir les : 1-141 TB 407, 447, 455, 457, 460 et 500 qui circulèrent dans la vallée de la Voulzie entre Longueville et Villiers-Saint-Georges et de ce fait survécurent jusqu'en 1972.

Machines sauvegardées[modifier | modifier le code]

Modélisme[modifier | modifier le code]

Les 1-141 TB ont été reproduites à l'échelle HO par Locostyl (kit en métal à monter) et Fulgurex (reproduction haut de gamme en laiton). Fulgurex les a aussi reproduites à l'échelle O.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j et k Les 100 plus belles locomotives, hors série La Vie du Rail, avril 1996.
  2. René Steiner, « La 141 TB 424 a reçu sa nouvelle chaudière », (consulté le 11 octobre 2009)
  3. http://www.vapeurdutrieux.com/pages/fr/88/caracteristiques-techniques.html

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J. L. Poggi, « Souvenir de la vapeur : les 141 TB de la ligne de Vincennes », Rail magazine, no 32,‎ 1979. (ISSN 0152-8084)
  • Aurélien Prévot, « La ligne de Vincennes restée fidèle à la vapeur jusqu'à sa mort : il y a 40 ans, la fin des 1-141 TB de la Bastille », Ferrovissime, no 20,‎ , p. 2-20. (ISSN 1961-5035)
  • Alain Pillier, 141 TB 407, Loco ! Loco ! DVD, 55 minutes, ed. la Vie du Rail.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]