BB 66000

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BB 66000
La BB 66042 au dépôt de Longueau.

La BB 66042 au dépôt de Longueau.

Identification
Exploitant(s) SNCF
Désignation BB 66001 à 66318
Type locomotive
Motorisation Diesel-électrique
Couplage UM
Construction 318 locomotives
Constructeur(s) CAFL, Alstom, CEM
SACM, Fives-Lille
Mise en service de 1960 à 1968
Effectif 25 au
Affectation Fret, Infra
Caractéristiques techniques
Disposition des essieux Bo'Bo'
Écartement standard
Carburant gazole
Moteur thermique 1 * SACM
MGO V16 BSHR
 Génératrice GD 803
Moteurs de traction 4 * TA 648 A1
560 V à ventil. forcée
Puissance continue 830 kW
Capacité en carburant 3 000 L
Consommation 3 L/km
Masse en service 68 t
Longueur 14,890 m
Largeur 2,980 m
Hauteur 4,260 m
Empattement 8,460 m
Bogies Y 199 ou 209
Empattement du bogie 2,600 m
Diamètre des roues Ø1100
Vitesse maximale 120 km/h

[1],[2],[3],[4]

Les BB 66000 (040 DG jusqu’au 31 décembre 1961) constituent une importante série de locomotives diesel de la SNCF.

Plusieurs autres séries ont été développées sur la même base : BB 66400, BB 66600, BB 66700, BB 69200 et BB 69400, ainsi que deux séries de deux prototypes, les BB 66691-66692, et BB 66901-66902.

Description[modifier | modifier le code]

Les BB 66000 sont des locomotives diesel-électrique de ligne pour trafic mixte de voyageurs ou de marchandises. Elles sont couplables en unités multiples (UM). Elles sont dotées d’une transmission électrique et peuvent commander à distance un fourgon chaudière pour le chauffage vapeur des trains de voyageurs. À l’origine, les premières machines de série étaient limitées à la vitesse maximale de 105 km/h, puis elles ont été modifiées pour des marches à 120 km/h, les séries suivantes étant d’emblée autorisées à 120 km/h. Les deux premières séries arborèrent à l’origine une livrée bleu roi et jaune jonquille.

La première série, numérotée 040 DG 1 à 40, est livrée à partir de février 1960. Les engins sont renumérotés le 1er janvier 1962 en BB 66001 à BB 66040. La deuxième série, numérotée 040 DG 41 à 84, est livrée à partir d'avril 1961 et les engins sont devenus le 1er janvier 1962 les BB 66041 à BB 66084, puis BB 66085 à BB 66188. La troisième série, d'emblée numérotée BB 66189 à BB 66318 est livrée à partir de mars 1965.

Services effectués[modifier | modifier le code]

Ces machines ont été surnommées les « bonnes à tout faire » tant elles étaient fiables dans tous les services.

Certains exemplaires munis de soc de chasse neige sont utilisés pour le déneigement des voies.

Lignes parcourues[modifier | modifier le code]

Dessertes voyageurs[modifier | modifier le code]

La BB 66110, stationnée à Morez, est à gauche de l’image
BB 66110 à Morez (à gauche).
La BB 66192 en livrée fret
BB 66192 livrée fret à Aulnoye-Aimeries.
Une BB 66000 à Beauchery
BB 66000 à Beauchery.
Locomotive 040 DG

(liste non exhaustive)

Dessertes marchandises[modifier | modifier le code]

(liste non exhaustive)

Dépôts titulaires[modifier | modifier le code]

Situation de 1961 à 1968[modifier | modifier le code]

  • Achères (dès novembre 1961, avec des engins neufs de la 2e série, puis dès 1966 avec un engin neuf de la 3e série)
  • Amiens (dès septembre 1961, avec 2 engins neufs de la 2e série, transférés à Longueau dès octobre 1961)
  • Besançon (dès mi-mars 1960, avec des engins neufs de la 1re série)
  • Châlons-sur-Marne, devenu Châlons-en-Champagne (dès 1966 avec 11 engins neufs de la 3e série)
  • Chambéry (dès juin 1963, avec des engins neufs de la 2e série, puis dès 1966 avec 6 engins neufs de la 3e série)
  • Grenoble (de 1962 à 1968, puis transfert à Chambéry)
  • La Plaine (dès 1963, avec des engins neufs de la 2e série)
  • Limoges (d’avril 1965 à janvier 1968 avec réception de 24 engins neufs de la 3e série)
  • Longueau (dès octobre 1961, avec 2 engins de la 2e série transférés d’Amiens, puis avec des engins neufs de la 2e série, puis dès mars 1965 avec 18 engins neufs de la 3e série)
  • Metz-les-Sabons (dès mai 1983, avec les 2 engins de la 1re série venue de Thionville)
  • Nancy (dès octobre 1960, avec des engins neufs de la 1re série)
  • Nantes-Blottereau (dès octobre 1962, avec des engins neufs de la 2e série, puis dès 1965 avec 10 engins neufs de la 3e série)
  • Noisy-le-Sec (dès juin 1961, avec des engins neufs de la 2e série, puis dès 1965 avec 15 engins neufs de la 3e série)
  • Portes-lès-Valence (dès octobre 1960, avec des engins neufs de la 1re série, puis dès mars 1965 avec 13 engins neufs de la 3e série, formant un parc total de 38 engins)
  • Rennes (dès décembre 1964, avec les 4 derniers engins neufs de la 2e série, puis dès 1965 avec 13 engins neufs de la 3e série)
  • Sotteville-lès-Rouen (de janvier 1967 à janvier 1968 avec 7 engins neufs de la 3e série)
  • Strasbourg (dès juillet 1961, avec des engins neufs de la 2e série)
  • Thionville (dès l’été 1960, avec 2 engins neufs de la 1re série, transférés en mai 1963 à Metz-les-Sabons)
  • Toulouse (dès fin février 1960, avec les premières 040 DG livrées et avec des engins neufs de la 1re série)
  • Vénissieux (de septembre 1966 à octobre 1967 avec réception de 11 engins neufs de la 3e série)

Situation après 1968 à 1983[modifier | modifier le code]

  • De nombreuses mutations et échanges entre dépôts ont été effectuées et le détail serait trop fastidieux à énumérer. Certaines électrifications et l’arrivée des BB 67000 et A1AA1A 68000, puis des CC 72000, modifia profondément les affectations. D’autre part, pour des raisons de rationalisation du parc moteur, les engins furent regroupés dans un nombre plus réduit de dépôts.
  • Citons seulement les nouveaux dépôts qui reçurent en affectation des BB 66000 :
    • Avignon (dès juillet 1980, par réception des 38 engins en provenance de Nîmes),
    • Nevers (dès 1980, par réception d’engins en provenance de divers dépôts),
    • Nîmes (dès septembre 1969, par réception des 38 engins en provenance de Portes-lès-Valence dont le dépôt cessa ses activités).

Situation 3e trimestre 1983[modifier | modifier le code]

  • Avignon (avec 25 engins)
  • Chalindrey (avec 15 engins)
  • Les Aubrais (avec 10 engins)
  • Limoges (avec 36 engins)
  • Longueau (avec 39 engins)
  • Nantes (avec 19 engins)
  • Nevers (avec 11 engins)
  • Sotteville-lès-Rouen (avec 37 engins)
  • Strasbourg (avec 19 engins)
  • Toulouse (avec 44 engins)
  • Vénissieux (avec 59 engins, devenu le plus gros parc de France pour ce type d’engins)

Situation de 1984 à 2005[modifier | modifier le code]

  • Citons seulement l’unique nouveau dépôt qui reçut en affectation des BB 66000, celui de Tours-Saint-Pierre (dès 1993, avec réception des engins provenant des Aubrais dont le dépôt a été fermé)
  • En janvier 1994, les dépôts de plus importants étaient Longueau avec 46 engins, Avignon 36, Nevers 35, Toulouse 35, Limoges 34 et Sotteville 30, etc.
  • En janvier 2005, les seuls dépôts étaient Tours-Saint-Pierre avec 76 engins, Longueau 53, Avignon 42, Toulouse 34, Sotteville 32 et Nevers 13.

Situation de 2006 à 2009[modifier | modifier le code]

  • La remise à locomotive d’Aurillac contient des BB 66000 équipées de grand soc pour dégager l’axe ferroviaire de la gare du Lioran jusqu’à Neussargues-Moissac en hiver.
  • Certaines d’entre elles ont été modernisées en BB 69200, d’autres revendues à des entreprises de travaux ferroviaires ou à des entreprises privées comme VFLI, et d’autres ont été transformées en locomotives de manœuvre BB 66700.

Situation actuelle 6/11/2016[modifier | modifier le code]

  • STF Loc. INFRA SLA : 22 engins en service.
  • STF Loc. INFRA SLF : 2 engins en service.
  • STF Loc. INFRA SLI : 1 engin en service
  • Engins préservées ou vendues : 7 engins.


Machines préservées[modifier | modifier le code]

Modélisme[modifier | modifier le code]

  • Cette locomotive a été reproduite à l’échelle HO par les marques TAB-Gérard, Jouef, Rivarossi et Piko.
  • Cette locomotive a été reproduite en N par la firme Piko.

Sources[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jacques Defrance, Le matériel moteur de la SNCF, N.M. La Vie du Rail, 1978
  2. Denis Redoutey, Le matériel moteur de la SNCF, La Vie du Rail, 2007 (ISBN 978-2-915034-65-3), p. 233 et 235
  3. Revue bimestrielle Voies Ferrées, Le matériel moteur de la SNCF, en plusieurs articles sur plusieurs numéros par année
  4. Revue mensuelle Rail Passion, État trimestriel du matériel moteur SNCF, un article par trimestre
  5. a et b « Liste des BB 66000 SNCF », sur trainsso.pagesperso-orange.fr. (consulté le 6 juin 2014).
  6. Arrivée au TPCF le 7 août 2009, « la BB 66105. Elle est prévue pour la traction des trains de marchandises sur la ligne que nous exploitons, appartenant avec RFF entre Rivesaltes et [Saint-]Martin-Lys, dans le cadre du projet d’Opérateur ferroviaire de proximité en cours et en partenariat avec FRET SNCF. » « Source », sur Train du Pays Cathare et du Fenouilèdes (consulté le 24 août 2009)
    rubrique « Photos » puis « Phototrain 66105 »

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jacques Defrance, Le matériel moteur de la SNCF, N.M. La Vie du Rail, 1969 et réédition 1978
  • Denis Redoutey, Le matériel moteur de la SNCF, La Vie du Rail, (ISBN 978-2-915034-65-3)
  • Revue : Olivier Constant, « Les BB 66000 (et les autres du même type) », Le Train, no spécial 44,‎
  • Revue : « Les diesels de ligne », Rail Passion, no hors-série,‎
  • Revue : Olivier Constant, « L’encyclopédie du matériel moteur, tome 7 : les locomotives diesels (done les BB 66000) », Le Train,‎ (ISSN 1296-5537)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]