Locomotive Seguin

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Locomotive Seguin
Description de cette image, également commentée ci-après
Réplique de la locomotive Seguin
Identification
Exploitant(s) Saint-Étienne-Lyon
Type locomotive à vapeur
Concepteur Marc Seguin
Nombre 12
Service commercial de 1829 à 18?
Caractéristiques techniques
Disposition des essieux 020 en codification française.
Pression de la chaudière 0.4 MPa
 Cylindres 2 verticaux
Ø roues motrices 1150 mm
Masse adhérente 4.5 t
Vitesse maximale 12 km/h

La locomotive de Marc Seguin est la première locomotive à vapeur à utiliser une chaudière tubulaire, une invention décisive, permettant de multiplier par six la puissance développée. L'ébullition est obtenue par la circulation des gaz de combustion dans de multiples « tubes à feu » traversant le corps de chauffe, ce qui augmente considérablement la surface d'échange thermique et le rendement, la chaudière donnant 1 200 kg de vapeur a l'heure au lieu de 300 et portant la vitesse à 30 km/h au lieu de 16[1].

Cette invention de Marc Seguin, déposée le , a d'abord été appliquée à des bateaux navigant sur le Rhône. La locomotive Seguin est construite en 12 exemplaires dans les ateliers de Perrache entre 1829 et 1835.

Historique[modifier | modifier le code]

La locomotive fit ses premiers tours de roue le (quelques jours avant la Rocket de George Stephenson avec lequel Marc Séguin était en relation continue). Elle équipa la seconde ligne de chemin de fer française, reliant Saint-Étienne à Lyon (1830-1832) où elle assura un trafic voyageur dès 1831.

Une réplique de cette locomotive est réalisée entre 1982 et 1987 par Gaston Monnier, professeur de mécanique dans un lycée technique parisien et président-fondateur de l'ARPPI (Association pour la reconstruction et la préservation du patrimoine industriel)[2].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

La machine est du type : 020 (deux essieux moteurs, aucun essieu porteur).

Elle se caractérise par :

  • un châssis en bois,
  • une chaudière tubulaire en cuivre,
  • un moteur à 2 cylindres verticaux,
  • 4 roues motrices en bois cerclées, couplées par bielle,
  • 2 ventilateurs actionnés par les roues permettant d'améliorer le tirage par soufflage d'air dans le foyer,
  • une bâche à eau permettant le préchauffage de l'eau avant injection dans la chaudière.
  • une cheminée basse du côté du foyer pour protéger le mécanicien de la fumée.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. André Philippe, Les constructeurs, Union Départementale des Syndicats C.G.T. de la Loire, , p. 76.
  2. Laurent Gentilhomme, « Cité du train : un été à toute vapeur », sur lalsace.fr, .

Liens externes[modifier | modifier le code]