Région de Québec

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Québec et ses environs

La région de Québec est une appellation courante pour désigner le territoire entourant la ville de Québec, composé de portions de deux régions administratives, celles de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches.

Cette région, qui n'a pas d'existence administrative quelconque, a en son centre la Communauté métropolitaine de Québec.

Elle avait en 2016 une population d'environ 950 000 personnes[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Terre ancestrale[modifier | modifier le code]

Avant la colonisation européenne des Amériques, le territoire du Nionwentsïo est habité par les Iroquoiens du Saint-Laurent (nommés Onwe, « ancêtres », par les Hurons). Jacques Cartier, lors de son deuxième voyage en Amérique du Nord en 1535, est l'un des rares témoins de cette occupation iroquoienne. Il visitera entre autres les villages de Stadaconé et Hochelaga. Vers le milieu du XVIe siècle, une partie de ces populations désertent la vallée du Saint-Laurent et partent vers l'ouest. La tradition orale huronne-wendat et des recherches archéologiques indiquent qu'ils migrent principalement vers la Huronie[2].

Tranquillement, au cours des premières décennies de colonisation de la Nouvelle-France, les Hurons-Wendat reviennent en Nionwentsïo. Les missions jésuites attirent différentes tribus près de Québec, fondé en 1608 par le français Samuel de Champlain. Pendant ce temps, la Confédération huronne est en proie à la maladie et à la guerre contre l'Iroquoisie. Les tribus se dispersent aux quatre coins des Grands Lacs, c'est l'éclatement de la Huronie. Parmi elles, un groupe décide de retourner dans la vallée du Saint-Laurent, d'où il est issu. Le , ces survivants du Massacre des Hurons arrivent à Québec. Ils sont installés successivement sur l'île d'Orléans, à Lorette puis définitivement à Jeune-Lorette en 1697. À partir de là, ils recommencent à pratiquer leurs activités ancestrales sur le territoire du Nionwentsïo.

Dépossession progressive du territoire[modifier | modifier le code]

Après la Guerre de la Conquête, le général britannique James Murray signe un sauf-conduit qui accorde aux Hurons-Wendat la liberté d'exercer leurs coutumes et leur religion. Il n'est cependant aucunement question du territoire du Nionwentsïo, lequel est compris dans le territoire français conquis par la Grande-Bretagne.

Bientôt, les environs de Jeune-Lorette sont empêtrés par la colonisation des environs de la ville de Québec. Les Hurons-Wendat feront pression pour obtenir légalement des lots. Le , la Compagnie de Jésus cèdent aux Hurons 1 600 arpents carrés de la seigneurie de Saint-Gabriel, ce qui deviendra la réserve des Quarante-Arpents. Vers 1850, ils obtiennent aussi 9 600 acres supplémentaires dans le canton de Rocmont, dans Portneuf. Cela dit, ils pratiquent la chasse souvent bien au-delà de ces terres, jusqu'au lac Saint-Jean. Vers la fin du XIXe siècle, ils se voient cependant à nouveau barrer l'accès avec la création de différents clubs de chasse et de pêche et du parc des Laurentides. Le , ils finissent par vendre leur concession de Rocmont. L'année suivante, on les pousse également à se débarrasser de la réserve des Quarante-Arpents. Au cours du XXe siècle, la pratique de la chasse s'éteint progressivement et la population se retranche à Jeune-Lorette pour se consacrer entre autres à l'artisanat. Ce village prendra éventuellement le nom de Wendake.

De nos jours[modifier | modifier le code]

En 1984, la Cour suprême du Canada a converti le sauf-conduit du général Murray en 1760 en traité (Traité huron-britannique de 1760).

La Communauté métropolitaine de Québec (CMQ) a été créée le , date de création des nouvelles villes de Lévis et Québec, en vertu d'une loi passée en , la Loi portant réforme de l'organisation territoriale municipale des régions métropolitaines de Montréal, de Québec et de l'Outaouais (aussi connue sous le nom de loi 170). La CMQ prend le relais de la Communauté urbaine de Québec qui exista de 1970 à 2001 et qui regroupait des villes et municipalités de la rive nord.

La population de la CMQ est de 805 061 habitants (2018)[3]. Elle est la deuxième plus grande communauté métropolitaine au Québec et la 7e au Canada.

En 2008, le Conseil de la nation huronne-wendat met en place un Bureau des négociations-revendications et fait pression pour faire reconnaitre le Nionwentsïo[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Population calculée à partir des chiffres du recensement de 2016 pour les divisions de recensement suivantes : Québec, Lévis, La Nouvelle-Beauce, Bellechasse, l'Île d'Orléans, la Côte de Beaupré, la Jacques-Cartier, Portneuf et Lotbinière.
  2. http://www.obvcapitale.org/plans-directeurs-de-leau-2/2e-generation/introduction2e/section-4-historique/larrivee-des-premiers-amerindiens
  3. L'organisation municipale au Québec - 2018, p. 17
  4. http://www.lactuel.com/Actualites/Economie/2008-10-23/article-1183235/La-Nation-huronne-wendat-revendique-le-territoire-de-Quebec/1

Voir aussi[modifier | modifier le code]