Témiscamingue

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Témiscamingue
Témiscamingue
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Abitibi-Témiscamingue
Statut municipal Municipalité régionale de comté
Chef-lieu Ville-Marie
Préfet Arnaud Warolin
2013-2017
Constitution
Démographie
Gentilé Témiscamien, ienne
Population 15 980 hab. (2016)
Densité 0,97 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 09′ 24″ nord, 78° 31′ 38″ ouest
Superficie 1 642 032 ha = 16 420,32 km2
Divers
Langue(s) parlée(s) Français
Fuseau horaire UTC−05:00
Indicatif +1 819, +1 873
Code géographique 850
Localisation

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Témiscamingue
Liens
Site web http://www.mrctemiscamingue.qc.ca/

Le Témiscamingue est une municipalité régionale de comté (MRC) du Québec située dans la région administrative de l'Abitibi-Témiscamingue, créée le 15 avril 1981[1].

Son chef-lieu est la municipalité de Ville-Marie. Elle est composée de 21 municipalités : 3 villes, 12 municipalités, 1 village, 1 municipalité de cantons unis, 2 cantons, 1 paroisse et 1 territoire non organisé.

Lors des élections générales municipales de 2009, la MRC fut l'une des treize à élire son préfet au suffrage universel. Le candidat élu est Arnaud Warolin.

Le toponyme algonquin de la région est Temi Kami, quant au « comté du Témiscamingue », cela se traduit par Temi Kami Aki[2]

Histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire de peuplement de la région du Témiscamingue remonte à plus de 6000 ans. Le Fort Témiscamingue servit de poste de traite important de la Compagnie de la Baie d'Hudson et ce, depuis le XVIIe siècle. Elle fut une colonie de peuplement du Québec et la première ville Ville-Marie fut fondée en 1886.

Économie[modifier | modifier le code]

L'économie du Témiscamingue repose principalement sur l'exploitation des ressources naturelles. La transformation des ressources forestières et l'agriculture y sont particulièrement pratiquées.

Tembec constitue la principale industrie de la région. Dans la ville de Témiscaming, elle possède une usine de pâte et papier. De plus, Tembec possède de nombreuses usines et moulins, qui sont situés un peu partout à travers le Témiscamingue. Quelques-uns se trouvent aussi en Abitibi, ainsi qu’à travers le monde.

Les terres fertiles autour du lac Témiscamingue en font l’une des principales régions agricoles de l'ouest du Québec. L'industrie laitière y est l'industrie agroalimentaire la plus présente avec plusieurs fermes d'exploitation laitière de même qu'une usine de transformation du lait en beurre à Laverlochère. Une marque de fromage produite à Lorrainville, le Fromage au Village, commence également à se démarquer sur la scène québécoise avec le "Crû du clocher" par exemple. L'industrie maraîchère prend également de l'expansion dans la région, notamment à St-Eugène-de-Guigues, où les terres sablonneuses favorisent la culture de la pomme de terre. Récemment, la culture de la carotte y a également débuté.

Compte tenu de la position géographique de la région, le camionnage est également une source importante d'emploi dans le secteur du transport. Ainsi, des produits locaux sont acheminés vers le centre du Québec.

Le tourisme, notamment les activités de chasse et pêche, constitue également une importante source de revenu pour la population. Les décors enchanteurs, les pistes de randonnée et les produits du terroir sont parmi les sources d'attraction. De plus, culturellement parlant, la région vibre de talents avec ses brillants chanteurs, musiciens, écrivains et peintres. La biennale internationale d'arts miniatures est notamment un attrait touristique de grande envergure attirant des artistes de plusieurs pays. Le Rodéo du Camion est également un évènement favorisant le tourisme en attirant des camionneurs de partout à travers le Québec, l'Ontario, le Canada et les États-Unis.

L'industrie forestière y est agonisante. En effet, toutes les scieries de la région ont fermé leurs portes. En novembre 2010, 5 000 personnes ont manifesté à Ville-Marie, la capitale du Témiscamingue[3].

Municipalités et collectivités autochtones[modifier | modifier le code]

La MRC est formée de 20 municipalités et de deux territoires non organisés. Elle comporte aussi deux réserves indiennes, Kebaowek et Timiskaming, ainsi que deux établissements indiens, Hunter's Point et Winneway, lesquels ne font toutefois pas partie de la MRC à proprement parler.

Témiscamingue
Nom Statut Population
(2016)[4]
Superficie
(km2)
Densité
(hab./km2)
Angliers[5] Municipalité de village 303 298,21 1,0
Béarn Municipalité 690 501,79 1,4
Belleterre Ville 313 551,02 0,6
Duhamel-Ouest Municipalité 878 91,47 9,6
Fugèreville Municipalité 326 156,98 2,1
Guérin Municipalité de canton 320 190,23 1,7
Hunter's Point Établissement amérindien 10 1,22 8,2
Kebaowek Réserve indienne 274 0,27 1 017,5
Kipawa Municipalité 516 36,59 14,1
Laforce Municipalité 231 439,48 0,5
Laniel TNO 82 412,39 0,2
Latulipe-et-Gaboury Municipalité de cantons-unis 295 270,42 1,1
Laverlochère-Angliers Municipalité 978 202 6,4
Laverlochère[6] Municipalité 675 105,08 6,4
Les Lacs-du-Témiscamingue TNO 15 10 418,36 0,0
Lorrainville Municipalité 1 272 87,94 14,5
Moffet Municipalité 187 343,00 0,5
Nédélec Municipalité de canton 356 374,10 1,0
Notre-Dame-du-Nord Municipalité 1 052 74,76 14,1
Rémigny Municipalité 280 896,26 0,3
Saint-Bruno-de-Guigues Municipalité 1 154 125,70 9,2
Saint-Édouard-de-Fabre Municipalité de paroisse 628 191,91 3,3
Saint-Eugène-de-Guigues Municipalité 465 110,02 4,2
Témiscaming Ville 2 431 718,49 3,4
Timiskaming Réserve indienne 539 18,48 29,2
Ville-Marie Ville 2 584 5,84 442,8
Winneway Établissement amérindien 104 0,31 336,0
Total Témiscamingue 15 728 16 303,83 24,42
Communautés autochtones 1 027 20,28 347,7

Divisions de recensement voisines[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Gouvernement du Québec, « Répertoire des municipalités : Témiscamingue », 850, Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire du Québec (consulté le 28 janvier 2014).
  2. « L'homme de Neawigak : et autres histoires algonquines » de Joseph 'Josie' Mathias, (ISBN 2920579126). Fiche sur le site de la « Bibliothèque et Archives nationales du Québec »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  3. Marco Fortier, « La dure bataille du Témiscamingue pour survivre à la crise », Rue Frontenac,‎ (lire en ligne)
  4. « Chiffres de population et des logements, Canada, provinces et territoires, divisions de recensement et subdivisions de recensement (municipalités), recensements de 2016 et 2011 – Données intégrales », sur Statistiques Canada, (consulté le 5 avril 2017).
  5. Fusion Laverlochère-Angliers
  6. Fusion Laverlochère-Angliers

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]