Élection générale québécoise de 2014

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Élection générale
québécoise de 2014
7 avril 2014
Type d’élection  Élection législative
Postes à élire  125 députés
Électorat et résultats
Inscrits  6 012 440
Votants 4 295 055
  
71,44 % Red Arrow Down.svg 4,2 %
Votes valables 4 232 262
Votes nuls 62 793
Philippe Couillard.jpg
PLQ – Philippe Couillard
Voix 1 757 071 Green Arrow Up.svg 29,1 %
  
41,52 %
Sièges obtenus 70 Green Arrow Up.svg 21
Photographie officielle de Pauline Marois.png
PQ – Pauline Marois
Voix 1 074 120 Red Arrow Down.svg 22,9 %
  
25,38 %
Sièges obtenus 30 Red Arrow Down.svg 24
François Legault2011.jpg
CAQ – François Legault
Voix 975 607 Red Arrow Down.svg 17,3 %
  
23,05 %
Sièges obtenus 22 Green Arrow Up.svg 4
Françoise David Andrés Fontecilla.jpg
QS – Françoise David et Andrés Fontecilla[1]
Voix 323 124 Green Arrow Up.svg 22,8 %
  
7,63 %
Sièges obtenus 3 Green Arrow Up.svg 1
Carte électorale
Carte
Assemblée nationale
Diagramme
Premier ministre
Sortante
Élu

L’élection générale québécoise de 2014, qui est le 41e scrutin général du Québec depuis 1867, se tient le 7 avril 2014 ; elle mène à la défaite du Parti québécois au profit du Parti libéral du Québec, permettant à Philippe Couillard de devenir premier ministre du Québec.

Le scrutin amène l’élection des députés de la 41e législature de l’Assemblée nationale, c’est-à-dire à 70 députés libéraux, 30 députés péquistes, 22 députés caquistes et 3 députés solidaires. Au moment de la dissolution de l’Assemblée nationale le 5 mars 2014, celle-ci était plutôt composée de 54 députés péquistes, 49 libéraux, 18 caquistes, 2 solidaires et 2 indépendants.

Contexte[modifier | modifier le code]

Malgré l’adoption d’une loi sur la tenue d’élections à date fixe en 2013, la situation minoritaire du gouvernement issu de l’élection générale de septembre 2012 rendait probable le déclenchement d’un scrutin anticipé avant l’échéance prévue du 3 octobre 2016. Cette possibilité alimentait les spéculations depuis plusieurs mois, ce qui a incité le directeur général des élections du Québec à amorcer ses préparatifs dès l’automne 2013[2].

La possibilité que le gouvernement minoritaire de Pauline Marois et du Parti québécois soient défaits sur le budget du ministre des Finances Nicolas Marceau étant réelle compte tenu des menaces des partis d’opposition[2], la première ministre a choisi de demander la dissolution de l’assemblée le 5 mars en vue d’un scrutin général le 7 avril.

Le déclenchement du scrutin a été précédé d’une série d’annonces du gouvernement péquiste, qui a dévoilé en séquence rapide une réforme de l’enseignement de l’histoire nationale[3], une politique de lutte contre l’itinérance[4], un livre blanc sur la jeunesse[5], ainsi qu’une stratégie nationale de mobilité durable, qui réaffecte près d’un milliard de fonds destiné aux routes vers les transports collectifs[6]. En matière économique, le gouvernement sortant a dévoilé des engagements totalisant 2 milliards de dollars[7], incluant une participation financière dans une cimenterie en Gaspésie[8], son association à un projet d’exploration pétrolière sur l’île d’Anticosti[9] et un blitz de 80 annonces en quatre jours dans le cadre d’une tournée qui coïncidait avec la tenu d’un caucus des députés du gouvernement en Mauricie et dans le Centre-du-Québec[10].

Partis politiques[modifier | modifier le code]

Parti québécois[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Parti québécois.

La première ministre sortante, Pauline Marois, veut convaincre les électeurs de lui donner une majorité à l'Assemblée nationale 18 mois après avoir obtenu un premier mandat minoritaire de la population. Plus expérimentée que ses adversaires, Mme Marois a gagné en l'aplomb depuis son arrivée au pouvoir estiment les observateurs de la scène politique. Pour plusieurs, l'accident ferroviaire de Lac-Mégantic a marqué un tournant dans la perception de son gouvernement dans l'opinion publique québécoise[11].

La première ministre peut compter sur l'unité du Parti québécois après les turbulences qui ont secoué son leadership en 2011. Après avoir mis en place une politique de « gouvernance souverainiste » qui a laissé une partie de sa base indépendantiste sur sa faim, elle a galvanisé les militants de son parti en prenant l'engagement de déposer un livre blanc sur l'avenir du Québec au cours d'un prochain mandat dans un discours prononcé à Trois-Rivières un mois avant le déclenchement de l'élection[12].

En début de campagne, le Parti québécois mise sur sa politique en matière d'identité, incarnée par le dépôt à l'automne 2013 du projet de loi 60 sur la laïcité de l'État et un certain recentrage de ses positions sur le plan économique, illustré par la politique économique[12] rendue publique en octobre 2013 et par deux budgets où dominent le contrôle des dépenses et certaines hausses de tarifs[11].

Le 7 avril 2014, le soir même des élections, Pauline Marois démissionne en tant que chef du Parti québécois[13].


Parti libéral du Québec[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Parti libéral du Québec.

À sa première campagne électorale, le chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, mise sur un discours axé sur la question nationale et le référendum. Le parti entend mettre l'accent sur les « vraies affaires », c'est-à-dire le développement économique et l'assainissement des finances publiques, qu'il entend vendre à l'électorat avec un discours plus populiste et des candidatures au profil économique. Le chef libéral a d'ailleurs l'intention de brandir le spectre de la « séparation » et du référendum au cours de la campagne électorale[14].

Disant vouloir s'entourer de « personnes fortes »[14], le chef libéral désire présenter une équipe renouvelée aux électeurs en recrutant de nouveaux candidats pour remplacer une dizaine de députés qui ont annoncé leur départ de la vie politique depuis son arrivée à la tête du parti. Le leadership de M. Couillard a été mis à rude épreuve par son absentéisme une fois élu chef de son parti politique, par sa position dite «molle» sur plusieurs sujets de lois provinciales ou eujeux sociaux-économiques au Québec, par le débat sur la Charte des valeurs, un débat qui a « déstabilisé » un PLQ « mal préparé à un débat aussi énergique », selon le journaliste Alec Castonguay de L'Actualité[11]. L'expulsion de la députée de La Pinière, Fatima Houda-Pépin du caucus libéral, le 20 janvier 2014 et l'annonce de sa candidature comme candidate indépendante, contre Gaétan Barrette, candidat-vedette de la CAQ en 2012 attiré au parti libéral par M. Couillard, est à surveiller, selon les observateurs[15].

Coalition avenir Québec[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Coalition Avenir Québec.

Malgré la mauvaise performance de son parti dans les sondages pré-électoraux[16], la Coalition Avenir Québec de François Legault veut présenter à l'électorat « des idées et une vision qui n'existent pas dans les deux autres partis »[17]. Après le départ de Jacques Duchesneau, déçu de la vie politique, le retrait surprise d'Hélène Daneault, pour « des raisons de santé »[18] et la défection de Gaétan Barrette, attiré par le Parti libéral, la CAQ estime tout de même qu'elle pourra créer une surprise le 7 avril[19].

M. Legault entend mener une « anti-campagne »[17] où il défendra une politique d'austérité caractérisée par l'atteinte du déficit zéro dès l'année fiscale 2014-2015 et des réductions d'effectifs dans les services publics pour financer des réductions d'impôt[20]. Le parti de M. Legault compte séduire les électeurs par une combinaison de politiques nouvelles, comme son « plan Saint-Laurent », et de politiques héritées de l'Action démocratique du Québec, comme l'abolition des commissions scolaires et le congédiement des enseignants les moins performants[21].

Québec solidaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Québec solidaire.

Peu avant le déclenchement de la campagne, des centaines de militants de Québec solidaire et Option nationale ainsi que des non-affiliés appellent à une union entre les deux partis afin de ne pas diviser les forces progressistes et indépendantistes. On y retrouve notamment les signatures des comédiennes Geneviève Rochette et Catherine Dorion ainsi que celle de la cinéaste Anaïs Barbeau-Lavalette[22]. Les deux formations repoussent cependant la proposition pour ces élections, expliquant qu'il y a trop peu de temps pour travailler sérieusement à ce sujet mais n'excluant pas des rapprochements après le scrutin[23].

Québec Solidaire lance sa campagne en s'ancrant dans l'opposition au PQ, qu'il accuse d'avoir trahit ses électeurs et d'avoir un « bilan catastrophique », notamment du point de vue social et environnemental[24]. Le parti annonce vouloir conserver ses deux députés sortant et espère des gains, notamment à Montréal (circonscriptions Laurier-Dorion et Sainte-Marie–Saint-Jacques), mais vise aussi des progressions en régions. Il espère également des débats de fond et appelle à une campagne d'idées sur un ton modéré[25].

Cette fois, Françoise David participera à tous les débats télévisés.

Autres partis[modifier | modifier le code]

Plusieurs partis de moindre importance se présentent à l'élection.

Option nationale est un parti souverainiste, mais qui rejette une offre de partenariat avec les deux autres partis de la même idéologie (Parti québécois et Québec solidaire). Il propose d'en reparler après les élections. Le 26 février 2014, le Directeur général des élections autorise le parti à changer sa dénomination en « Option nationale - Pour l'indépendance du Québec », titre qui apparaît sur les bulletins de vote[26].

Le Parti vert du Québec se présente comme une nouvelle alternative de gauche, notamment avec une nouvelle plateforme écosocialiste et se positionne comme neutre quant à la question de l'indépendance du Québec, présentant des candidats fédéralistes et souverainistes qui priorisent l'environnement. Il présente 44 candidats, majoritairement sur l'île de Montréal et en Estrie.

Le Parti conservateur du Québec se positionne comme le seul parti de droite au Québec et s'affiche ouvertement en tant que parti fédéraliste. Il présente 60 candidats, principalement dans la région de Québec.

Plusieurs petits partis aux opinions très diverses (Bloc Pot, Équipe autonomiste[27], Parti équitable, Parti marxiste-léniniste du Québec, Parti des sans parti et Parti unité nationale), se réunissent en début de campagne afin de déposer des demandes communes au directeur général des élections. Il s'agit pour eux d'être mieux considérés par les institutions et de réclamer une plus grande facilité pour publiciser leurs programmes. Ils demandent notamment par la distribution des plateformes électorales dans les boites au lettre, à la manière de ce qui se fait en France[28].

Enjeux[modifier | modifier le code]

Avenir politique du Québec[modifier | modifier le code]

Affirmant que 20 ans après le référendum de 1995, le temps est venu « de réfléchir de nouveau à notre avenir », le Parti québécois propose dans son programme électoral de « réaliser la souveraineté du Québec à la suite d’une consultation de la population par référendum, tenu au moment qu’il jugera approprié ». D'ici là, le parti gouvernemental s'engage à défendre le respect des compétences constitutionnelles du Québec et à exiger de nouveaux pouvoirs dans les domaines du développement économique, de l’éducation, de la culture, de la santé et des services sociaux, de la justice, de l’environnement, de l’immigration, de l’identité et du français[12].

Philippe Couillard s'oppose fermement au changement du statut politique du Québec, affirmant que l'élection d'un gouvernement majoritaire du Parti québécois « c'est l’assurance d’un référendum sur la séparation du Québec »[29]. Lors de son élection à la direction du PLQ, en mars 2013, le chef de l'opposition proposait que le Québec signe la constitution canadienne de 1982 à temps pour célébrer le 150e anniversaire de la création du Canada, en 2017, soulignant qu'il ne pouvait concevoir « que l'on puisse s'investir en politique québécoise et choisir le Canada sans le désir de voir le Québec réintégrer un jour la famille canadienne »[30].

Le chef de la CAQ estime quant à lui qu'il s'agit d'un débat d'une autre époque : « les gens sont tannés d'entendre parler de référendum » affirme François Legault, qui indique que son parti se battra pour éviter qu'il y en ait un autre, parce que « la Coalition est là pour rassembler les Québécois ». Dans l'éventualité d'une éventuelle consultation populaire sur le sujet, l'ancien ministre affirme qu'il participera au camp du non[31].

Économie et emploi[modifier | modifier le code]

Tant le Parti libéral que la CAQ entendent faire de l'économie leur principal cheval de bataille au cours de la campagne électorale. En présentant trois candidats provenant du secteur bancaire, Philippe Couillard s'est engagé à créer 250 000 nouveaux emplois au cours des cinq prochaines années, un objectif promis par son prédécesseur Jean Charest durant la campagne électorale de 2012. M. Couillard désire notamment rétablir le financement de la construction d'infrastructures publiques, créer un crédit d'impôt pour la rénovation domiciliaire et relancer le Plan Nord[32].

De son côté, la CAQ mise sur une substantielle réduction de la taille de l'État afin d'assainir les finances publiques. Le parti de François Legault préconise un « remède de cheval » pour atteindre l'équilibre budgétaire dès l'année fiscale 2014-2015 sans augmenter les taxes et impôts. Ainsi, un gouvernement caquiste stopperait la croissance des effectifs des secteurs public et parapublic en ne comblant pas les postes laissés vacants par le départ à la retraite des baby boomers en plus de procéder à des « réaménagements internes » pour réduire le personnel administratif et augmenter les effectifs qui dispensent des services. L'auteur du cadre financier de la CAQ, le député de Lévis, Christian Dubé, n'a pas voulu décrire en détail les groupes d'emplois qui seraient touchés pour, dit-il « éviter de faire peur à des gens ». Le parti a également l'intention d'éliminer les crédits d'impôts trop généreux, d'éliminer les taxes scolaire et santé, ce qui permettrait de « remettre 1000 $ dans le portefeuille des familles »[33].

Laïcité[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Charte des valeurs québécoises.

L'un des enjeux majeurs de l'élection est le projet de Charte des valeurs québécoises proposé par le ministre responsable des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne Bernard Drainville. Le projet de loi prévoit entre autres l'exclusion de toute forme de signes religieux dans la fonction publique du Québec ce à quoi les partis d'opposition s'opposent complètement ou partiellement[34].

Santé[modifier | modifier le code]

Éducation[modifier | modifier le code]

La CAQ reprend un élément de l'Action démocratique du Québec, qui propose depuis plusieurs années l'abolition des commissions scolaires afin de décentraliser la prise de décision en milieu scolaire. Selon le parti, cette mesure permettrait d'économiser environ 300 millions de dollars par année. L'abolition des commissions scolaires s'accompagnerait de la création de centres de service — une trentaine pour remplacer les 60 commissions scolaires francophones et 9 pour les commissions anglophones — qui offriraient des services communs aux écoles, comme le transport scolaire[21].

Par ailleurs, le programme caquiste abolirait les listes d'ancienneté régionales pour les enseignants pour les fondre dans une liste globale pour l'ensemble du Québec, ce qui facilitera les déplacements d'enseignants d'une région à l'autre, en plus d'instituer un processus d'évaluation du personnel pouvant mener au congédiement des moins performants[21].

Processus électoral[modifier | modifier le code]

Au moment du déclenchement de la campagne électorale, quelque 5 984 613 électeurs étaient inscrits sur la liste électorale du Directeur général des élections du Québec, ce qui représente une augmentation de 90 000 sur le nombre d'électeurs éligibles lors de l'élection précédente. Les électeurs disposeront de deux périodes de révision pour modifier leur inscription à la liste électorale : une période dite ordinaire, qui se déroule du 17 au 25 mars et une révision spéciale, qui s'étend du 26 mars au 3 avril[35].

L'élection générale de 2014 comporte plusieurs nouveautés en vertu des modifications apportées à la Loi électorale en 2012 et en 2013. Dans le but d'améliorer le taux de participation des jeunes au processus électoral, les parlementaires ont unanimement ajouté des dispositions établissant des bureaux de vote par anticipation dans les établissements d'enseignement post-secondaires comptant plus de 300 étudiants.

Quelque 400 000 étudiants inscrits dans 175 cégeps, universités et centres de formation professionnelle du Québec pourront voter à leur lieu d'étude pendant quatre jours, le 28 mars et du 1er au 3 avril[36]. Les étudiants qui opteront pour le vote en établissement d'enseignement voteront pour les candidats de leur circonscription de résidence. Ainsi un étudiant de Gaspé inscrit à l'Université Laval de Québec pourra voter dans sa circonscription d'origine ou demander un changement de son inscription sur la liste électorale pour voter dans sa nouvelle circonscription de résidence et voter immédiatement après[37].

L'exercice du droit de vote avant le jour du scrutin devient une option de plus en plus populaire auprès des électeurs. Selon des statistiques rendues publiques par le DGE, 1 057 706 personnes ont voté dans les bureaux de vote par anticipation, lors des deux journées prévues, les 30 et 31 mars, soit 17,68% des électeurs inscrits sur la liste électorale. Ce nombre reflète une augmentation par rapport à l'élection générale précédente, puisque 919 120 électeurs s'étaient prévalus des deux journées de vote par anticipation organisés dans le cadre du scrutin du 4 septembre 2012[38].

Par ailleurs, les partis politiques enregistrés ont reçu un financement public supplémentaire d'environ 6 millions de dollars au début de la campagne, au prorata des suffrages obtenus lors de l'élection générale de 2012. Cette mesure adoptée en décembre 2012 vient contrebalancer la baisse de la contribution annuelle maximale qu'un électeur peut verser à un parti politique, qui avait alors été réduite de 1000 à 100 $[39]. En vertu de ce programme, les principaux partis ont reçu les montants suivants : Parti québécois (1 897 068 $); Parti libéral du Québec (1 852 509 $); Coalition avenir Québec (1 606 500 $); Québec solidaire (358 137 $)[36].

Les limites de dépenses admissibles pour les partis politiques et les candidats ont également été réduites en 2012. Pour l'élection de 2014, chaque parti politique ne peut dépenser que 66 cents par électeur, pour un maximum de 3 949 844,58 $ excluant les dépenses des candidats locaux. Ces derniers disposent d'un plafond qui est limité à 71 cents par électeur, à l'exception des circonscriptions de Duplessis, Rouyn-Noranda–Témiscamingue, René-Lévesque et Ungava et Îles-de-la-Madeleine qui ont droit à un plafond plus élevé. Le maximum des dépenses admissibles pour un parti politique qui présente des candidats dans les 125 circonscriptions s'établit à 8 237 314,05 $[40].

Déroulement[modifier | modifier le code]

Événements et chronologie[modifier | modifier le code]

  • 20 février : Le gouvernement Marois dépose son deuxième budget sur fond de rumeurs d'élections.
  • 5 mars : Le lieutenant-gouverneur Pierre Duchesne dissout l'Assemblée nationale à la demande de la première ministre. Déclenchement de la campagne électorale.
  • 9 mars : Considéré selon les sondages comme le point tournant de la campagne électoral, l'homme d'affaires Pierre Karl Péladeau annonce qu'il se porte candidat pour le Parti québécois dans Saint-Jérôme et affirme sa volonté de faire du Québec un pays, mettant ainsi la souveraineté du Québec au centre des discussions dans la campagne.
  • 22 mars : Date limite de candidature.
  • 28 et 29 mars : Vote au bureau du directeur du scrutin.
  • 30 et 31 mars : Vote par anticipation.
  • 1, 2 et 3 avril : Vote au bureau du directeur du scrutin.
  • 7 avril : Journée de vote et dévoilement des résultats.

Slogans[modifier | modifier le code]

Slogans des partis lors de l'élection
Parti Slogan
     Parti québécois Plus prospère, plus fort, plus indépendant, plus accueillant
Déterminée
     Parti libéral du Québec Ensemble, on s'occupe des vraies affaires
     Coalition Avenir Québec On se donne Legault
     Québec solidaire Je vote avec ma tête
     Option nationale Réveiller le courage
     Parti vert du Québec L'option éco-socialiste pour le Québec
     Parti conservateur du Québec Cessons de tourner en rond !
     Parti marxiste-léniniste du Québec Pour un Québec souverain qui défend les droits de tous !
     Bloc Pot Pour un Québec en fleurs

Sondages[modifier | modifier le code]

Évolution des intentions de vote durant la campagne de l'élection générale québécoise de 2014. Les points représentent les résultats de sondages individuels. Les lignes relient les sondages successifs par la même maison de sondage. Les traits indiquent les résultats de l'élection du 7 avril.

Légende : Les sondages dans la zone gris foncé ont été réalisés avant le déclenchement de l'élection.

Députés qui ne se sont pas représentés[modifier | modifier le code]

Cette liste inclut les députés encore en poste lors du déclenchement de l'élection.

Liste des députés ayant annoncé qu'ils ne se représenteraient pas pour la 41e législature du Québec
Nom Parti Circonscription
     Lawrence Bergman[41] Libéral D'Arcy McGee
     Jean-Paul Diamond[42] Libéral Maskinongé
     Henri-François Gautrin[43] Libéral Verdun
     Yolande James[44] Libéral Nelligan
     Charlotte L'Écuyer[45] Libéral Pontiac
     Yvon Marcoux[46] Libéral Vaudreuil
     Pierre Marsan[47] Libéral Robert-Baldwin
     Danielle St-Amand[48] Libéral Trois-Rivières
     Hélène Daneault[49] Coalition Avenir Groulx
     Jacques Duchesneau[50] Coalition Avenir Saint-Jérôme
     Marie Malavoy[51] Parti québécois Taillon
     Irvin Pelletier[52] Parti québécois Rimouski
     Daniel Ratthé[53] Indépendant Blainville

Résultats[modifier | modifier le code]

Libéral Parti québécois Coalition Avenir Québec solidaire
70 sièges 30 sièges 22 sièges 3 sièges
^
majorité

Résultats par parti politique[modifier | modifier le code]

Les résultats ci-dessous sont sujets à changement d'ici leur publication officielle par le Directeur général des élections du Québec


élection précédente • Résultats de l'élection générale de 2014 • élection suivante
Partis Chef Candidats Sièges Voix
2012 diss. Élus +/- Nb  % +/-
     Libéral Philippe Couillard 125 50 49 70 +20 1 757 071 41,52 % +10,3 %
     Parti québécois Pauline Marois 124 54 54 30 -24 1 074 120 25,38 % -6,6 %
     Coalition Avenir François Legault 122 19 18 22 +3 975 607 23,05 % -4,0 %
     Québec solidaire Françoise David et Andrés Fontecilla[1] 124 2 2 3 +1 323 124 7,63 % +1,6 %
     Option nationale Sol Zanetti 116
-
-
-
-
30 697 0,73 % -1,2 %
     Vert Alex Tyrrell 44
-
-
-
-
23 163 0,55 % -0,4 %
     Conservateur Adrien Pouliot 59
-
-
-
-
16 429 0,39 % +0,2 %
     Parti nul Renaud Blais 24
-
-
-
-
7 539 0,18 % +0,1 %
     Bloc pot Hugô St-Onge 14
-
-
-
-
2 690 0,06 % +0,1%
     Marxiste-léniniste Pierre Chénier 24
-
-
-
-
2 016 0,05 % +0,0 %
     Parti équitable Patricia Domingos 5
-
-
-
-
1 645 0,04 % +0,04 %
     Parti des sans parti Frank Malenfant 5
-
-
-
-
1 291 0,03 % -0,1 %
     Mon pays le Québec Claude Dupré 6
-
-
-
-
521 0,01 %
-
     Équipe autonomiste Guy Boivin 5
-
-
-
-
400 0,01 % -0,04 %
     Unité nationale Paul Biron 3
-
-
-
-
241 0,01 % -0,02 %
     Révolution démocratique Robert Genesse 1
-
-
-
-
163 0 % +0,0 %
     Parti indépendantiste Michel Lepage 1
-
-
-
-
126 0 % -0,03 %
     Union citoyenne Marc-André Lacroix 1
-
-
-
-
58 0 % -0,05 %
     Indépendant 10
-
2
-
-
15 361 0,36 % +0,1 %
Total 813 125 125 125   4 232 262 100 %  
Le taux de participation lors de l'élection était de 71,44 % et 62 793 bulletins ont été rejetés.
Il y avait 6 012 440 personnes inscrites sur la liste électorale pour l'élection.
Source : « Sommaire provincial », Directeur général des élections,‎ 8 avril 2014 (consulté le 8 mars 2014)

Résultats par circonscription[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Françoise David et Andrés Fontecilla sont les porte-paroles de Québec solidaire, le chef officiel au sens de la Loi électorale est Pierre-Paul St-Onge.
  2. a et b Marco Fortier, « Le DGE prêt pour des élections le 7 avril », Le Devoir, Montréal,‎ 27 février 2014 (lire en ligne)
  3. Lisa-Marie Gervais, « Histoire : la « nation québécoise » au cœur du nouveau cours au secondaire », Le Devoir, Montréal,‎ 28 février 2014 (lire en ligne)
  4. Caroline Montpetit, « Le Québec a finalement sa politique de lutte contre l’itinérance », Le Devoir, Montréal,‎ 28 février 2014 (lire en ligne)
  5. La Presse canadienne, « Québec veut aider les jeunes à s’insérer sur le marché du travail », Le Devoir, Montréal,‎ 5 février 2014 (lire en ligne)
  6. Jeanne Corriveau, « Québec puisera dans le fonds destiné aux routes pour le transport collectif », Le Devoir, Montréal,‎ 10 février 2014 (lire en ligne)
  7. Kathleen Lévesque, « Gouvernement Marois : 2 milliards d’annonces préélectorales », La Presse, Montréal,‎ 22 février 2014 (lire en ligne)
  8. La Presse canadienne, « Investissement d’un milliard pour le projet de cimenterie de Port-Daniel », Le Devoir, Montréal,‎ 31 janvier 2014 (lire en ligne)
  9. Alexandre Shields, « Feu vert à l’exploration pétrolière », Le Devoir, Montréal,‎ 14 février 2014 (lire en ligne)
  10. Robert Dutrisac, « Caucus : le gouvernement Marois multipliera les annonces en région », Le Devoir, Montréal,‎ 4 février 2014 (lire en ligne)
  11. a, b et c Alec Castonguay, « Les neuf vies de Pauline Marois », L'actualité,‎ 7 mars 2014 (lire en ligne)
  12. a, b et c Marco Bélair-Cirino, « Déjouer les embûches pour décrocher une majorité », Le Devoir, Montréal,‎ 5 mars 2014 (lire en ligne)
  13. Tommy Chouinard, « Pauline Marois quitte la direction du PQ », La Presse, Montréal,‎ 7 avril 2014 (lire en ligne)
  14. a et b Robert Dutrisac, « Recentrer le débat sur les «vraies affaires» », Le Devoir, Montréal,‎ 5 mars 2014 (lire en ligne)
  15. Robert Dutrisac, « Houda-Pepin mènera une lutte féroce contre le Dr Barrette », Le Devoir, Montréal,‎ 5 mars 2014 (lire en ligne)
  16. Guillaume Bourgault-Côté, « Le PQ loin devant chez les francos », Le Devoir, Montréal,‎ 6 mars 2014 (lire en ligne)
  17. a et b Guillaume Bourgault-Côté, « Réussir l’anti-campagne de la dernière chance », Le Devoir, Montréal,‎ 5 mars 2014 (lire en ligne)
  18. La Presse canadienne, « La caquiste Hélène Daneault quitte le navire aussitôt la campagne déclenchée », Le Devoir, Montréal,‎ 6 mars 2014 (lire en ligne)
  19. Guillaume Bourgault-Côté, « Réussir l’anti-campagne de la dernière chance », Le Devoir, Montréal,‎ 5 mars 2014 (lire en ligne)
  20. La Presse canadienne, « La CAQ s’attaque aux finances publiques, le PLQ à la création d’emplois », Le Devoir, Montréal,‎ 6 mars 2014 (lire en ligne)
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