Élections générales québécoises de 2014

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Élections générales québécoises de 2014
Type d’élection Élection législative
Postes à élire 125 députés
Corps électoral et résultats
Inscrits 6 012 440
Votants 4 295 055
71,44 %  −3,2
Votes exprimés 4 232 262
Votes nuls 62 793
Philippe Couillard.jpg PLQ – Philippe Couillard
Voix 1 757 071
41,52 %
 +10,3
Sièges obtenus 70  +21
Photographie officielle de Pauline Marois.png PQ – Pauline Marois
Voix 1 074 120
25,38 %
 −6,6
Sièges obtenus 30  −24
François Legault2011.jpg CAQ – François Legault
Voix 975 607
23,05 %
 −4
Sièges obtenus 22  +4
Françoise David Andrés Fontecilla.jpg QS – F. David et A. Fontecilla[1]
Voix 323 124
7,63 %
 +1,6
Sièges obtenus 3  +1
Carte électorale
Carte
Assemblée nationale
Diagramme
Premier ministre
Sortante Élu
Pauline Marois
PQ
Philippe Couillard
PLQ

L’élection générale québécoise de 2014, qui est le 41e scrutin général du Québec depuis 1867, se tient le  ; elle mène à la défaite du Parti québécois au profit du Parti libéral du Québec, permettant à Philippe Couillard de devenir premier ministre du Québec.

Le scrutin amène l’élection des députés de la 41e législature de l’Assemblée nationale, c’est-à-dire à 70 députés libéraux, 30 députés péquistes, 22 députés caquistes et trois députés solidaires. Au moment de la dissolution de l’Assemblée nationale le , celle-ci était plutôt composée de 54 députés péquistes, 49 libéraux, 18 caquistes, 2 solidaires et 2 indépendants.

Contexte[modifier | modifier le code]

Malgré l’adoption d’une loi sur la tenue d’élections à date fixe en 2013, la situation minoritaire du gouvernement issu de l’élection générale de septembre 2012 rendait probable le déclenchement d’un scrutin anticipé avant l’échéance prévue du . Cette possibilité alimentait les spéculations depuis plusieurs mois, ce qui a incité le directeur général des élections du Québec à amorcer ses préparatifs dès l’automne 2013[2].

La possibilité que le gouvernement minoritaire de Pauline Marois et du Parti québécois soient défaits sur le budget du ministre des Finances Nicolas Marceau étant réelle compte tenu des menaces des partis d’opposition[2], la première ministre a choisi de demander la dissolution de l’assemblée le 5 mars en vue d’un scrutin général le 7 avril.

Le déclenchement du scrutin a été précédé d’une série d’annonces du gouvernement péquiste, qui a dévoilé en séquence rapide une réforme de l’enseignement de l’histoire nationale[3], une politique de lutte contre l’itinérance[4], un livre blanc sur la jeunesse[5], ainsi qu’une stratégie nationale de mobilité durable, qui réaffecte près d’un milliard de fonds destiné aux routes vers les transports collectifs[6]. En matière économique, le gouvernement sortant a dévoilé des engagements totalisant 2 milliards de dollars[7], incluant une participation financière dans une cimenterie en Gaspésie[8], son association à un projet d’exploration pétrolière sur l’île d’Anticosti[9] et un blitz de 80 annonces en quatre jours dans le cadre d’une tournée qui coïncidait avec la tenue d’un caucus des députés du gouvernement en Mauricie et dans le Centre-du-Québec[10].

Partis politiques[modifier | modifier le code]

Parti québécois[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Parti québécois.

Chef : Pauline Marois

Slogan : Déterminée

La première ministre sortante, Pauline Marois, veut convaincre les électeurs de lui donner une majorité à l'Assemblée nationale 18 mois après avoir obtenu un premier mandat minoritaire de la population. Plus expérimentée que ses adversaires, Mme Marois a gagné en aplomb depuis son arrivée au pouvoir estiment les observateurs de la scène politique. Pour plusieurs, l'accident ferroviaire de Lac-Mégantic a marqué un tournant dans la perception de son gouvernement dans l'opinion publique québécoise[11].

La première ministre peut compter sur l'unité du Parti québécois après les turbulences qui ont secoué son leadership en 2011. Après avoir mis en place une politique de « gouvernance souverainiste » qui a laissé une partie de sa base indépendantiste sur sa faim, elle a galvanisé les militants de son parti en prenant l'engagement de déposer un livre blanc sur l'avenir du Québec au cours d'un prochain mandat dans un discours prononcé à Trois-Rivières un mois avant le déclenchement de l'élection[12].

En début de campagne, le Parti québécois mise sur sa politique en matière d'identité, incarnée par le dépôt à l'automne 2013 du projet de loi 60 sur la laïcité de l'État et un certain recentrage de ses positions sur le plan économique, illustré par la politique économique[12] rendue publique en octobre 2013 et par deux budgets où dominent le contrôle des dépenses et certaines hausses de tarifs[11].

Le 7 avril 2014, le soir même des élections, Pauline Marois démissionne en tant que chef du Parti québécois[13].

Parti libéral du Québec[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Parti libéral du Québec.

Chef : Philippe Couillard

Slogan : Ensemble, on s'occupe des vraies affaires

À sa première campagne électorale, le chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, mise sur un discours axé sur la question nationale et le référendum. Le parti entend mettre l'accent sur les « vraies affaires », c'est-à-dire le développement économique et l'assainissement des finances publiques, qu'il entend vendre à l'électorat avec un discours plus populiste et des candidatures au profil économique. Le chef libéral a d'ailleurs l'intention de brandir le spectre de la « séparation » et du référendum au cours de la campagne électorale[14].

Disant vouloir s'entourer de « personnes fortes »[14], le chef libéral désire présenter une équipe renouvelée aux électeurs en recrutant de nouveaux candidats pour remplacer une dizaine de députés qui ont annoncé leur départ de la vie politique depuis son arrivée à la tête du parti. Le leadership de M. Couillard a été mis à rude épreuve par son absentéisme une fois élu chef de son parti politique, par sa position dite «molle» sur plusieurs sujets de lois provinciales ou enjeux sociaux-économiques au Québec, par le débat sur la Charte des valeurs, un débat qui a « déstabilisé » un PLQ « mal préparé à un débat aussi énergique », selon le journaliste Alec Castonguay de L'Actualité[11]. L'expulsion de la députée de La Pinière, Fatima Houda-Pepin du caucus libéral, le 20 janvier 2014 et l'annonce de sa candidature comme candidate indépendante, contre Gaétan Barrette, candidat-vedette de la CAQ en 2012 attiré au parti libéral par M. Couillard, est à surveiller, selon les observateurs[15].

Coalition Avenir Québec[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Coalition avenir Québec.

Chef : François Legault

Slogan : On se donne Legault

Malgré la mauvaise performance de son parti dans les sondages pré-électoraux[16], la Coalition avenir Québec de François Legault veut présenter à l'électorat « des idées et une vision qui n'existent pas dans les deux autres partis »[17]. Après le départ de Jacques Duchesneau, déçu de la vie politique, le retrait surprise d'Hélène Daneault, pour « des raisons de santé »[18] et la défection de Gaétan Barrette, attiré par le Parti libéral, la CAQ estime tout de même qu'elle pourra créer une surprise le 7 avril[19].

M. Legault entend mener une « anti-campagne »[17] où il défendra une politique d'austérité caractérisée par l'atteinte du déficit zéro dès l'année fiscale 2014-2015 et des réductions d'effectifs dans les services publics pour financer des réductions d'impôt[20]. Le parti de M. Legault compte séduire les électeurs par une combinaison de politiques nouvelles, comme son « plan Saint-Laurent », et de politiques héritées de l'Action démocratique du Québec, comme l'abolition des commissions scolaires et le congédiement des enseignants les moins performants[21].

Québec solidaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Québec solidaire.

Porte-paroles : Françoise David et Andres Fontecilla

Slogan : Pour l'amour d'un Québec [...]

Peu avant le déclenchement de la campagne, des centaines de militants de Québec solidaire et Option nationale ainsi que des non-affiliés appellent à une union entre les deux partis afin de ne pas diviser les forces progressistes et indépendantistes. On y retrouve notamment les signatures des comédiennes Geneviève Rochette et Catherine Dorion ainsi que celle de la cinéaste Anaïs Barbeau-Lavalette[22]. Les deux formations repoussent cependant la proposition pour ces élections, expliquant qu'il y a trop peu de temps pour travailler sérieusement à ce sujet mais n'excluant pas des rapprochements après le scrutin[23].

Québec Solidaire lance sa campagne en s'ancrant dans l'opposition au PQ, qu'il accuse d'avoir trahi ses électeurs et d'avoir un « bilan catastrophique », notamment du point de vue social et environnemental[24]. Le parti annonce vouloir conserver ses deux députés sortant et espère des gains, notamment à Montréal (circonscriptions Laurier-Dorion et Sainte-Marie–Saint-Jacques), mais vise aussi des progressions en régions. Il espère également des débats de fond et appelle à une campagne d'idées sur un ton modéré[25].

Cette fois, Françoise David participera à tous les débats télévisés.

Option nationale - Pour l'indépendance du Québec[modifier | modifier le code]

Option nationale (ON) est un parti souverainiste dont la particularité est de rejeter la possibilité de remettre l'indépendance à plus tard. ON est ouvert à des alliances avec le PQ et QS, pourvu qu'elles soient négociées en avance. Le PQ ayant déjà fermé la porte à des alliances, des gens d'ON et de QS ont tenté une campagne de collaboration appelée Synergie[26] peu avant l'élection. Cependant, cette initiative vient tard (juste avant l'élection) et n'est pas appuyée par les dirigeants des deux partis. ON met une condition d'engagement souverainiste clair pour le prochain mandat, ce que ni le PQ ni QS ne promettent (selon leurs programmes, le PQ attend l'assurance de gagner un référendum, et QS délègue à une constituante le soin de décider si la constitution du Québec inclut l'indépendance ou non). Le 26 février 2014, le Directeur général des élections autorise le parti à changer sa dénomination en « Option nationale - Pour l'indépendance du Québec », titre qui apparaît sur les bulletins de vote[27].

Parti vert du Québec[modifier | modifier le code]

Le Parti vert du Québec se présente comme une nouvelle alternative de gauche, notamment avec une nouvelle plateforme écosocialiste et se positionne comme neutre quant à la question de l'indépendance du Québec, présentant des candidats fédéralistes et souverainistes qui priorisent l'environnement. Il présente 44 candidats, majoritairement sur l'île de Montréal, dans la région métropolitaine de Montréal et en Estrie.

Parti conservateur du Québec[modifier | modifier le code]

Le Parti conservateur du Québec se positionne comme le seul parti de droite au Québec et s'affiche ouvertement en tant que parti fédéraliste. Il présente 60 candidats, principalement dans la région de Québec.

Autres partis[modifier | modifier le code]

Plusieurs partis de moindre importance se présentent à l'élection. Plusieurs petits partis aux opinions très diverses (Bloc Pot, Équipe autonomiste[28], Parti équitable, Parti marxiste-léniniste du Québec, Parti des sans parti et Parti unité nationale), se réunissent en début de campagne afin de déposer des demandes communes au directeur général des élections du Québec. Il s'agit pour eux d'être mieux considérés par les institutions et de réclamer une plus grande facilité pour publiciser leurs programmes. Ils demandent notamment par la distribution des plateformes électorales dans les boites au lettre, à la manière de ce qui se fait en France[29].

Enjeux[modifier | modifier le code]

Avenir politique du Québec[modifier | modifier le code]

Affirmant que 20 ans après le référendum de 1995, le temps est venu « de réfléchir de nouveau à notre avenir », le Parti québécois propose dans son programme électoral de « réaliser la souveraineté du Québec à la suite d’une consultation de la population par référendum, tenu au moment qu’il jugera approprié ». D'ici là, le parti gouvernemental s'engage à défendre le respect des compétences constitutionnelles du Québec et à exiger de nouveaux pouvoirs dans les domaines du développement économique, de l’éducation, de la culture, de la santé et des services sociaux, de la justice, de l’environnement, de l’immigration, de l’identité et du français[30].

Philippe Couillard s'oppose fermement au changement du statut politique du Québec, affirmant que l'élection d'un gouvernement majoritaire du Parti québécois « c'est l’assurance d’un référendum sur la séparation du Québec »[31]. Lors de son élection à la direction du PLQ, en mars 2013, le chef de l'opposition proposait que le Québec signe la constitution canadienne de 1982 à temps pour célébrer le 150e anniversaire de la création du Canada, en 2017, soulignant qu'il ne pouvait concevoir « que l'on puisse s'investir en politique québécoise et choisir le Canada sans le désir de voir le Québec réintégrer un jour la famille canadienne »[32].

Le chef de la CAQ estime quant à lui qu'il s'agit d'un débat d'une autre époque : « les gens sont tannés d'entendre parler de référendum » affirme François Legault, qui indique que son parti se battra pour éviter qu'il y en ait un autre, parce que « la Coalition est là pour rassembler les Québécois ». Dans l'éventualité d'une éventuelle consultation populaire sur le sujet, l'ancien ministre affirme qu'il participera au camp du non[33].

Économie et emploi[modifier | modifier le code]

Tant le Parti libéral que la CAQ entendent faire de l'économie leur principal cheval de bataille au cours de la campagne électorale. En présentant trois candidats provenant du secteur bancaire, Philippe Couillard s'est engagé à créer 250 000 nouveaux emplois au cours des cinq prochaines années, un objectif promis par son prédécesseur Jean Charest durant la campagne électorale de 2012. M. Couillard désire notamment rétablir le financement de la construction d'infrastructures publiques, créer un crédit d'impôt pour la rénovation domiciliaire et relancer le Plan Nord[34].

De son côté, la CAQ mise sur une substantielle réduction de la taille de l'État afin d'assainir les finances publiques. Le parti de François Legault préconise un « remède de cheval » pour atteindre l'équilibre budgétaire dès l'année fiscale 2014-2015 sans augmenter les taxes et impôts. Ainsi, un gouvernement caquiste stopperait la croissance des effectifs des secteurs public et parapublic en ne comblant pas les postes laissés vacants par le départ à la retraite des baby boomers en plus de procéder à des « réaménagements internes » pour réduire le personnel administratif et augmenter les effectifs qui dispensent des services. L'auteur du cadre financier de la CAQ, le député de Lévis, Christian Dubé , n'a pas voulu décrire en détail les groupes d'emplois qui seraient touchés pour, dit-il « éviter de faire peur à des gens ». Le parti a également l'intention d'éliminer les crédits d'impôts trop généreux, d'éliminer les taxes scolaire et santé, ce qui permettrait de « remettre 1 000 $ dans le portefeuille des familles »[35].

Laïcité[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Charte des valeurs.

L'un des enjeux majeurs de l'élection est le projet de Charte des valeurs québécoises proposé par le ministre responsable des Institutions démocratiques et de la Participation citoyenne Bernard Drainville. Le projet de loi prévoit entre autres l'exclusion de toute forme de signes religieux dans la fonction publique du Québec ce à quoi les partis d'opposition s'opposent complètement ou partiellement[36].

Santé[modifier | modifier le code]

Éducation[modifier | modifier le code]

La CAQ reprend un élément de l'Action démocratique du Québec, qui propose depuis plusieurs années l'abolition des commissions scolaires afin de décentraliser la prise de décision en milieu scolaire. Selon le parti, cette mesure permettrait d'économiser environ 300 millions de dollars par année. L'abolition des commissions scolaires s'accompagnerait de la création de centres de service — une trentaine pour remplacer les 60 commissions scolaires francophones et 9 pour les commissions anglophones — qui offriraient des services communs aux écoles, comme le transport scolaire[21].

Par ailleurs, le programme caquiste abolirait les listes d'ancienneté régionales pour les enseignants pour les fondre dans une liste globale pour l'ensemble du Québec, ce qui facilitera les déplacements d'enseignants d'une région à l'autre, en plus d'instituer un processus d'évaluation du personnel pouvant mener au congédiement des moins performants[21].

Processus électoral[modifier | modifier le code]

Au moment du déclenchement de la campagne électorale, quelque 5 984 613 électeurs étaient inscrits sur la liste électorale du Directeur général des élections du Québec, ce qui représente une augmentation de 90 000 sur le nombre d'électeurs éligibles lors de l'élection précédente. Les électeurs disposeront de deux périodes de révision pour modifier leur inscription à la liste électorale : une période dite ordinaire, qui se déroule du 17 au 25 mars et une révision spéciale, qui s'étend du 26 mars au 3 avril[37].

L'élection générale de 2014 comporte plusieurs nouveautés en vertu des modifications apportées à la Loi électorale en 2012 et en 2013. Dans le but d'améliorer le taux de participation des jeunes au processus électoral, les parlementaires ont unanimement ajouté des dispositions établissant des bureaux de vote par anticipation dans les établissements d'enseignement post-secondaires comptant plus de 300 étudiants.

Quelque 400 000 étudiants inscrits dans 175 cégeps, universités et centres de formation professionnelle du Québec pourront voter à leur lieu d'étude pendant quatre jours, le 28 mars et du 1er au 3 avril[38]. Les étudiants qui opteront pour le vote en établissement d'enseignement voteront pour les candidats de leur circonscription de résidence. Ainsi un étudiant de Gaspé inscrit à l'Université Laval de Québec pourra voter dans sa circonscription d'origine ou demander un changement de son inscription sur la liste électorale pour voter dans sa nouvelle circonscription de résidence et voter immédiatement après[39].

L'exercice du droit de vote avant le jour du scrutin devient une option de plus en plus populaire auprès des électeurs. Selon des statistiques rendues publiques par le DGE, 1 057 706 personnes ont voté dans les bureaux de vote par anticipation, lors des deux journées prévues, les 30 et 31 mars, soit 17,68 % des électeurs inscrits sur la liste électorale. Ce nombre reflète une augmentation par rapport à l'élection générale précédente, puisque 919 120 électeurs s'étaient prévalus des deux journées de vote par anticipation organisés dans le cadre du scrutin du 4 septembre 2012[40].

Par ailleurs, les partis politiques enregistrés ont reçu un financement public supplémentaire d'environ 6 millions de dollars au début de la campagne, au prorata des suffrages obtenus lors de l'élection générale de 2012. Cette mesure adoptée en décembre 2012 vient contrebalancer la baisse de la contribution annuelle maximale qu'un électeur peut verser à un parti politique, qui avait alors été réduite de 1000 à 100 $[41]. En vertu de ce programme, les principaux partis ont reçu les montants suivants : Parti québécois (1 897 068 $); Parti libéral du Québec (1 852 509 $); Coalition Avenir Québec (1 606 500 $); Québec solidaire (358 137 $)[38].

Les limites de dépenses admissibles pour les partis politiques et les candidats ont également été réduites en 2012. Pour l'élection de 2014, chaque parti politique ne peut dépenser que 66 cents par électeur, pour un maximum de 3 949 844,58 $ excluant les dépenses des candidats locaux. Ces derniers disposent d'un plafond qui est limité à 71 cents par électeur, à l'exception des circonscriptions de Duplessis, Rouyn-Noranda–Témiscamingue, René-Lévesque et Ungava et Îles-de-la-Madeleine qui ont droit à un plafond plus élevé. Le maximum des dépenses admissibles pour un parti politique qui présente des candidats dans les 125 circonscriptions s'établit à 8 237 314,05 $[42].

Déroulement[modifier | modifier le code]

Événements et chronologie[modifier | modifier le code]

  • 20 février : Le gouvernement Pauline Marois dépose son deuxième budget sur fond de rumeurs d'élections.
  • 5 mars : Le lieutenant-gouverneur Pierre Duchesne dissout l'Assemblée nationale à la demande de la première ministre. Déclenchement de la campagne électorale.
  • 9 mars : Considéré selon les sondages comme le point tournant de la campagne électorale, l'homme d'affaires Pierre Karl Péladeau annonce qu'il se porte candidat pour le Parti québécois dans Saint-Jérôme et affirme sa volonté de faire du Québec un pays, mettant ainsi la souveraineté du Québec au centre des discussions dans la campagne.
  • 22 mars : Date limite de candidature.
  • 28 et 29 mars : Vote au bureau du directeur du scrutin.
  • 30 et 31 mars : Vote par anticipation.
  • 1, 2 et 3 avril : Vote au bureau du directeur du scrutin.
  • 7 avril : Journée de vote et dévoilement des résultats.

Slogans[modifier | modifier le code]

Slogans des partis lors de l'élection
Parti Slogan
     Parti québécois Plus prospère, plus fort, plus indépendant, plus accueillant
Déterminée
     Parti libéral du Québec Ensemble, on s'occupe des vraies affaires
     Coalition avenir Québec On se donne Legault
     Québec solidaire Je vote avec ma tête
     Option nationale Réveiller le courage
     Parti vert du Québec L'option éco-socialiste pour le Québec
     Parti conservateur du Québec Cessons de tourner en rond !
     Parti marxiste-léniniste du Québec Pour un Québec souverain qui défend les droits de tous !
     Bloc Pot Pour un Québec en fleurs

Sondages[modifier | modifier le code]

Évolution des intentions de vote durant la campagne de l'élection générale québécoise de 2014. Les points représentent les résultats de sondages individuels. Les résultats des élections du 7 avril sont entourés de losanges.

Légende : Les sondages dans la zone gris foncé ont été réalisés avant le déclenchement de l'élection.

Députés qui ne se sont pas représentés[modifier | modifier le code]

Cette liste inclut les députés encore en poste lors du déclenchement de l'élection.

Liste des députés ayant annoncé qu'ils ne se représenteraient pas pour la 41e législature du Québec
Nom Parti Circonscription
     Lawrence Bergman[43] Libéral D'Arcy McGee
     Jean-Paul Diamond[44] Libéral Maskinongé
     Henri-François Gautrin[45] Libéral Verdun
     Yolande James[46] Libéral Nelligan
     Charlotte L'Écuyer[47] Libéral Pontiac
     Yvon Marcoux[48] Libéral Vaudreuil
     Pierre Marsan[49] Libéral Robert-Baldwin
     Danielle St-Amand[50] Libéral Trois-Rivières
     Hélène Daneault[51] Coalition avenir Groulx
     Jacques Duchesneau[52] Coalition avenir Saint-Jérôme
     Marie Malavoy[53] Parti québécois Taillon
     Irvin Pelletier[54] Parti québécois Rimouski
     Daniel Ratthé[55] Indépendant Blainville

Résultats[modifier | modifier le code]

Libéral Parti québécois Coalition avenir Québec solidaire
70 sièges 30 sièges 22 sièges 3 sièges
^
majorité

Résultats par parti politique[modifier | modifier le code]

élections précédentes • Résultats des élections générales de 2014 • élections suivantes
Partis Chef Candidats Sièges Voix
2012 diss. Élus +/- Nb % +/-
     Libéral Philippe Couillard 125 50 49 70 +20 1 757 071 41,5 % +10,3 %
     Parti québécois Pauline Marois 124 54 54 30 -24 1 074 120 25,4 % -6,6 %
     Coalition avenir François Legault 122 19 18 22 +3 975 607 23,1 % -4,0 %
     Québec solidaire Françoise David et Andrés Fontecilla[1] 124 2 2 3 +1 323 124 7,6 % +1,6 %
     Option nationale Sol Zanetti 116
-
-
-
-
30 697 0,7 % -1,2 %
     Vert Alex Tyrrell 44
-
-
-
-
23 163 0,5 % -0,4 %
     Conservateur Adrien Pouliot 59
-
-
-
-
16 429 0,4 % +0,2 %
     Parti nul Renaud Blais 24
-
-
-
-
7 539 0,2 % +0,1 %
     Bloc pot Hugô St-Onge 14
-
-
-
-
2 690 0,1 % +0,1%
     Marxiste-léniniste Pierre Chénier 24
-
-
-
-
2 016 0 % +0,0 %
     Parti équitable Patricia Domingos 5
-
-
-
-
1 645 0 % +0,04 %
     Parti des sans parti Frank Malenfant 5
-
-
-
-
1 291 0 % -0,1 %
     Mon pays le Québec Claude Dupré 6
-
-
-
-
521 0 % -
     Équipe autonomiste Guy Boivin 5
-
-
-
-
400 0 % -0,04 %
     Unité nationale Paul Biron 3
-
-
-
-
241 0 % -0,02 %
     Révolution démocratique Robert Genesse 1
-
-
-
-
163 0 % +0,0 %
     Parti indépendantiste Michel Lepage 1
-
-
-
-
126 0 % -0,03 %
     Union citoyenne Marc-André Lacroix 1
-
-
-
-
58 0 % -0,05 %
     Indépendant 10
-
2
-
-
15 361 0,4 % +0,1 %
Total 813 125 125 125   4 232 262 100 %  
Le taux de participation lors de l'élection était de 71,4 % et 62 793 bulletins ont été rejetés.
Il y avait 6 012 440 personnes inscrites sur la liste électorale pour l'élection.
Source : « Sommaire provincial », Directeur général des élections, (consulté le 29 avril 2015)

Résultats par région[modifier | modifier le code]

[56]

Abitibi-Témiscamingue (3 sièges)[modifier | modifier le code]

Sortants et entrants
Circonscriptions Député sortant Député gagnant
Abitibi-Est Élizabeth Larouche Guy Bourgeois
Abitibi-Ouest François Gendron
Rouyn-Noranda–Témiscamingue Gilles Chapadeau Luc Blanchette
Résultats en Abitibi-Témiscamingue
Partis Votes % +/- Sièges +/-
Parti libéral du Québec 26 735 37,87 2 en augmentation 2
Parti québécois 24 618 34,87 1 en diminution 2
Coalition avenir Québec 11 850 16,79 0 en stagnation
Québec solidaire 6 062 8,59 0 en stagnation
Autres 1 333 1,89 - 0 -
Total 70 598 100 - 3 en stagnation

Bas-Saint-Laurent (3 sièges)[modifier | modifier le code]

Sortants et entrants
Circonscriptions Député sortant Député gagnant
Matane-Matapédia Pascal Bérubé
Rimouski Irvin Pelletier Harold LeBel
Rivière-du-Loup–Témiscouata Jean D'Amour
Résultats au Bas-Saint-Laurent
Partis Votes % +/- Sièges +/-
Parti québécois 38 431 40,84 2 en stagnation
Parti libéral du Québec 33 686 35,80 1 en stagnation
Coalition avenir Québec 11 999 12,75 0 en stagnation
Québec solidaire 8 491 9,02 0 en stagnation
Autres 1 490 1,58 - 0 -
Total 94 097 100 - 3 en stagnation

Capitale-Nationale (11 sièges)[modifier | modifier le code]

Sortants et entrants
Circonscriptions Député sortant Député gagnant
Charlesbourg Denise Trudel François Blais
Charlevoix–Côte-de-Beaupré Pauline Marois Caroline Simard
Chauveau Gérard Deltell
Jean-Lesage André Drolet
Jean-Talon Yves Bolduc
La Peltrie Éric Caire
Louis-Hébert Sam Hamad
Montmorency Michelyne C. St-Laurent Raymond Bernier
Portneuf Jacques Marcotte Michel Matte
Taschereau Agnès Maltais
Vanier-Les Rivières Sylvain Lévesque Patrick Huot
Résultats dans la Capitale-Nationale
Partis Votes % +/- Sièges +/-
Parti libéral du Québec 161 998 38,78 8 en augmentation 5
Coalition avenir Québec 137 482 32,91 2 en diminution 4
Parti québécois 80 129 19,18 1 en diminution 1
Québec solidaire 25 758 6,17 0 en stagnation
Autres 12 329 2,95 - 0 -
Total 417 696 100 - 11 en stagnation

Centre-du-Québec (3 sièges)[modifier | modifier le code]

Sortants et entrants
Circonscriptions Député sortant et gagnant
Arthabaska Sylvie Roy
Drummond–Bois-Francs Sébastien Schneeberger
Nicolet-Bécancour Donald Martel
Résultats dans le Centre-du-Québec
Partis Votes % +/- Sièges +/-
Coalition avenir Québec 44 161 41,82 3 en stagnation
Parti libéral du Québec 29 514 27,95 0 en stagnation
Parti québécois 22 669 21,47 0 en stagnation
Québec solidaire 6 628 6,28 0 en stagnation
Autres 2 632 2,49 - 0 -
Total 105 604 100 - 3 en stagnation

Chaudière-Appalaches (7 sièges)[modifier | modifier le code]

Sortants et entrants
Circonscriptions Député sortant et gagnant
Beauce-Nord André Spénard
Beauce-Sud Robert Dutil
Bellechasse Dominique Vien
Chutes-de-la-Chaudière Marc Picard
Côte-du-Sud Norbert Morin
Lévis Christian Dubé
Lotbinière-Frontenac Laurent Lessard


Résultats en Chaudière-Appalaches
Partis Votes % +/- Sièges +/-
Parti libéral du Québec 107 774 43,00 4 en stagnation
Coalition avenir Québec 94 585 37,74 3 en stagnation
Parti québécois 33 076 13,20 0 en stagnation
Québec solidaire 9 914 3,96 0 en stagnation
Autres 5 263 2,10 - 0 -
Total 250 612 100 - 7 en stagnation

Côte-Nord (2 sièges)[modifier | modifier le code]

Sortants et entrants
Circonscriptions Député sortant et gagnant
René-Lévesque Marjolain Dufour
Duplessis Lorraine Richard
Résultats sur la Côte-Nord
Partis Votes % +/- Sièges +/-
Parti québécois 19 939 47,10 2 en stagnation
Parti libéral du Québec 12 879 30,42 0 en stagnation
Coalition avenir Québec 6 050 14,29 0 en stagnation
Québec solidaire 2 799 6,61 0 en stagnation
Autres 3 823 2,24 0
Total 170 567 100 - 2 en stagnation

Estrie (5 sièges)[modifier | modifier le code]

Sortants et entrants
Circonscriptions Député sortant Député gagnant
Mégantic Ghislain Bolduc
Orford Pierre Reid
Richmond Karine Vallières
Saint-François Réjean Hébert Guy Hardy
Sherbrooke Serge Cardin Luc Fortin
Résultats en Estrie
Partis Votes % +/- Sièges +/-
Parti libéral du Québec 68 352 40,07 5 en augmentation 2
Parti québécois 50 417 29,56 0 en diminution 2
Coalition avenir Québec 33 781 19,81 0 en stagnation
Québec solidaire 14 194 8,32 0 en stagnation
Autres 3 823 2,24 - 0 -
Total 170 567 100 - 5 en stagnation

Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine (3 sièges)[modifier | modifier le code]

Sortants et entrants
Circonscriptions Député sortant Député gagnant
Bonaventure Sylvain Roy
Gaspé Gaétan Lelièvre
Îles-de-la-Madeleine Jeannine Richard Germain Chevarie
Résultats en Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine
Partis Votes % +/- Sièges +/-
Parti québécois 24 725 47,16 2 en diminution 1
Parti libéral du Québec 21 158 40,35 1 en augmentation 1
Québec solidaire 3 028 5,77 0 en stagnation
Coalition avenir Québec 2 515 4,80 0 en stagnation
Autres 1 007 1,92 - 0 -
Total 52 433 100 - 3 en stagnation

Lanaudière (7 sièges)[modifier | modifier le code]

Sortants et entrants
Circonscriptions Député sortant Député gagnant
Berthier André Villeneuve
Joliette Véronique Hivon
L'Assomption François Legault
Masson Diane Gadoury-Hamelin Mathieu Lemay
Repentigny Scott McKay Lise Lavallée
Rousseau Nicolas Marceau
Terrebonne Mathieu Traversy
Résultats dans Lanaudière
Partis Votes % +/- Sièges +/-
Parti québécois 99 660 37,15 4 en diminution 2
Coalition avenir Québec 96 702 36,05 3 en augmentation 2
Parti libéral du Québec 50 589 18,86 0 en stagnation
Québec solidaire 17 479 6,52 0 en stagnation
Autres 3 837 1,43 - 0 -
Total 268 267 100 - 7 en stagnation

Laurentides (10 sièges)[modifier | modifier le code]

Sortants et entrants
Circonscriptions Député sortant Député gagnant
Argenteuil Roland Richer Yves St-Denis
Bertrand Claude Cousineau
Blainville Daniel Ratthé Mario Laframboise
Deux-Montagnes Daniel Goyer Benoit Charette
Groulx Hélène Daneault Claude Surprenant
Labelle Sylvain Pagé
Mirabel Denise Beaudoin Sylvie D'Amours
Saint-Jérôme Jacques Duchesneau Pierre Karl Péladeau
Résultats dans les Laurentides
Partis Votes % +/- Sièges +/-
Parti québécois 103 263 34,28 3 en diminution 2
Coalition avenir Québec 92 407 30,67 4 en augmentation 1
Parti libéral du Québec 80 238 26,63 1 en augmentation 1
Québec solidaire 21 490 7,13 0 en stagnation
Autres 3 858 1,28 - 0 -
Total 301 256 100 - 8 en stagnation

Laval (6 sièges)[modifier | modifier le code]

Sortants et entrants
Circonscriptions Député sortant Député gagnant
Chomedey Guy Ouellette
Fabre Gilles Ouimet
Laval-des-Rapides Léo Bureau-Blouin Saul Polo
Mille-Îles Francine Charbonneau
Sainte-Rose Suzanne Proulx Jean Habel
Vimont Jean Rousselle


Résultats à Laval
Partis Votes % +/- Sièges +/-
Parti libéral du Québec 118 701 52,96 5 en augmentation 2
Parti québécois 51 696 23,06 0 en diminution 2
Coalition avenir Québec 39 679 17,70 0 en stagnation
Québec solidaire 10 920 4,87 0 en stagnation
Autres 3 137 1,40 - 0 -
Total 224 133 100 - 6 en stagnation

Mauricie (4 sièges)[modifier | modifier le code]

Sortants et entrants
Circonscriptions Député sortant Député gagnant
Champlain Noëlla Champagne Pierre-Michel Auger
Laviolette Julie Boulet
Maskinongé Jean-Paul Diamond Marc H. Plante
Saint-Maurice Luc Trudel Pierre Giguère
Trois-Rivières Danielle St-Amand Jean-Denis Girard
Résultats en Mauricie
Partis Votes % +/- Sièges +/-
Parti libéral du Québec 57 597 39,05 5 en augmentation 2
Parti québécois 40 755 27,63 0 en diminution 2
Coalition avenir Québec 38 463 26,08 0 en stagnation
Québec solidaire 8 800 5,97 0 en stagnation
Autres 1 862 1,26 - 0 -
Total 147 477 100 - 5 en stagnation

Montérégie (23 sièges)[modifier | modifier le code]

Sortants et entrants
Circonscriptions Député sortant Député gagnant
Beauharnois Guy Leclair
Borduas Pierre Duchesne Simon Jolin-Barrette
Brome-Missisquoi Pierre Paradis
Chambly Bertrand St-Arnaud Jean-François Roberge
Châteauguay Pierre Moreau
Granby François Bonnardel
Huntingdon Stéphane Billette
Iberville Marie Bouillé Claire Samson
Johnson Yves-François Blanchet André Lamontagne
La Pinière Fatima Houda-Pepin Gaétan Barrette
Laporte Nicole Ménard
La Prairie Stéphane Le Bouyonnec Richard Merlini
Marie-Victorin Bernard Drainville
Montarville Nathalie Roy
Richelieu Élaine Zakaïb
Saint-Hyacinthe Émilien Pelletier Chantal Soucy
Saint-Jean Dave Turcotte
Sanguinet Alain Therrien
Soulanges Lucie Charlebois
Taillon Marie Malavoy Diane Lamarre
Vachon Martine Ouellet
Vaudreuil Yvon Marcoux Marie-Claude Nichols
Verchères Stéphane Bergeron
Résultats en Montérégie
Partis Votes % +/- Sièges +/-
Parti libéral du Québec 290 917 35,20 8 en augmentation 1
Parti québécois 227 535 27,53 8 en diminution 5
Coalition avenir Québec 227 234 27,50 7 en augmentation 4
Québec solidaire 54 986 6,65 0 en stagnation
Autres 25 697 3,11 - 0 -
Total 826 369 100 - 23 en stagnation

Montréal (27 sièges)[modifier | modifier le code]

Sortants et entrants
Circonscriptions Député sortant Député gagnant
Est
Anjou–Louis-Riel Lise Thériault
Bourassa-Sauvé Rita de Santis
Bourget Maka Kotto
Crémazie Diane De Courcy Marie Montpetit
Gouin Françoise David
Hochelaga-Maisonneuve Carole Poirier
Jeanne-Mance–Viger Filomena Rotiroti
LaFontaine Marc Tanguay
Laurier-Dorion Gerry Sklavounos
Mercier Amir Khadir
Pointe-aux-Trembles Nicole Léger
Rosemont Jean-François Lisée
Sainte-Marie–Saint-Jacques Daniel Breton Manon Massé
Viau David Heurtel
Ouest
Acadie Christine St-Pierre
D'Arcy-McGee Lawrence Bergman David Birnbaum
Jacques-Cartier Geoffrey Kelley
Marguerite-Bourgeoys Robert Poëti
Marquette François Ouimet
Mont-Royal Pierre Arcand
Nelligan Yolande James Martin Coiteux
Outremont Philippe Couillard Hélène David
Notre-Dame-de-Grâce Kathleen Weil
Robert-Baldwin Pierre Marsan Carlos Leitão
Saint-Henri–Sainte-Anne Marguerite Blais
Saint-Laurent Jean-Marc Fournier
Verdun Henri-François Gautrin Jacques Daoust
Westmount–Saint-Louis Jacques Chagnon
Résultats à Montréal (Est)
Partis Votes % +/- Sièges +/-
Parti libéral du Québec 180 554 41,42 7 en augmentation 1
Parti québécois 105 516 25,14 4 en diminution 2
Québec solidaire 81 944 18,23 3 en augmentation 1
Coalition avenir Québec 53 667 12,86 0 en stagnation
Autres 10 337 2,34 - 0 -
Total 432 018 100 - 14 en stagnation
Résultats à Montréal (Ouest)
Partis Votes % +/- Sièges +/-
Parti libéral du Québec 351 586 73,74 14 en stagnation
Parti québécois 48 654 10,20 0 en stagnation
Coalition avenir Québec 34 717 7,28 0 en stagnation
Québec solidaire 27 071 5,68 0 en stagnation
Autres 14 795 3,10 - 0 -
Total 476 814 100 - 14 en stagnation

Nord-du-Québec (1 siège)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Ungava.
Sortants et entrants
Circonscriptions Député sortant Député gagnant
Ungava Luc Ferland Jean Boucher

Outaouais (5 sièges)[modifier | modifier le code]

Sortants et entrants
Circonscriptions Député sortant Député gagnant
Chapleau Marc Carrière
Gatineau Stéphanie Vallée
Hull Maryse Gaudreault
Papineau Alexandre Iracà
Pontiac Charlotte L'Écuyer André Fortin
Résultats en Outaouais
Partis Votes % +/- Sièges +/-
Parti libéral du Québec 104 751 60,04 5 en stagnation
Parti québécois 31 873 18,27 0 en stagnation
Coalition avenir Québec 22 715 13,02 0 en stagnation
Québec solidaire 12 487 7,16 0 en stagnation
Autres 2 629 1,51 - 0 -
Total 174 455 100 - 5 en stagnation

Saguenay–Lac-Saint-Jean (5 sièges)[modifier | modifier le code]

Sortants et entrants
Circonscriptions Député sortant Député gagnant
Chicoutimi Stéphane Bédard
Dubuc Jean-Marie Claveau Serge Simard
Jonquière Sylvain Gaudreault
Lac-Saint-Jean Alexandre Cloutier
Roberval Denis Trottier Philippe Couillard
Résultats au Saguenay–Lac-Saint-Jean
Partis Votes % +/- Sièges +/-
Parti québécois 57 574 37,58 3 en diminution 2
Parti libéral du Québec 55 427 36,18 2 en augmentation 2
Coalition avenir Québec 25 900 16,91 0 en stagnation
Québec solidaire 8 097 5,29 0 en stagnation
Autres 6 200 4,05 - 0 -
Total 153 198 100 - 5 en stagnation

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Françoise David et Andrés Fontecilla sont les porte-paroles de Québec solidaire, le chef officiel au sens de la Loi électorale est Pierre-Paul St-Onge.
  2. a et b Marco Fortier, « Le DGE prêt pour des élections le 7 avril », Le Devoir, Montréal,‎ (lire en ligne).
  3. Lisa-Marie Gervais, « Histoire : la « nation québécoise » au cœur du nouveau cours au secondaire », Le Devoir, Montréal,‎ (lire en ligne).
  4. Caroline Montpetit, « Le Québec a finalement sa politique de lutte contre l’itinérance », Le Devoir, Montréal,‎ (lire en ligne).
  5. La Presse canadienne, « Québec veut aider les jeunes à s’insérer sur le marché du travail », Le Devoir, Montréal,‎ (lire en ligne).
  6. Jeanne Corriveau, « Québec puisera dans le fonds destiné aux routes pour le transport collectif », Le Devoir, Montréal,‎ (lire en ligne).
  7. Kathleen Lévesque, « Gouvernement Marois : 2 milliards d’annonces préélectorales », La Presse, Montréal,‎ (lire en ligne).
  8. La Presse canadienne, « Investissement d’un milliard pour le projet de cimenterie de Port-Daniel », Le Devoir, Montréal,‎ (lire en ligne).
  9. Alexandre Shields, « Feu vert à l’exploration pétrolière », Le Devoir, Montréal,‎ (lire en ligne).
  10. Robert Dutrisac, « Caucus : le gouvernement Marois multipliera les annonces en région », Le Devoir, Montréal,‎ (lire en ligne).
  11. a b et c Alec Castonguay, « Les neuf vies de Pauline Marois », L'Actualité,‎ (lire en ligne).
  12. a et b Marco Bélair-Cirino, « Déjouer les embûches pour décrocher une majorité », Le Devoir, Montréal,‎ (lire en ligne).
  13. Tommy Chouinard, « Pauline Marois quitte la direction du PQ », La Presse, Montréal,‎ (lire en ligne).
  14. a et b Robert Dutrisac, « Recentrer le débat sur les «vraies affaires» », Le Devoir, Montréal,‎ (lire en ligne).
  15. Robert Dutrisac, « Houda-Pepin mènera une lutte féroce contre le Dr Barrette », Le Devoir, Montréal,‎ (lire en ligne).
  16. Guillaume Bourgault-Côté, « Le PQ loin devant chez les francos », Le Devoir, Montréal,‎ (lire en ligne).
  17. a et b Guillaume Bourgault-Côté, « Réussir l’anti-campagne de la dernière chance », Le Devoir, Montréal,‎ (lire en ligne).
  18. La Presse canadienne, « La caquiste Hélène Daneault quitte le navire aussitôt la campagne déclenchée », Le Devoir, Montréal,‎ (lire en ligne).
  19. Guillaume Bourgault-Côté, « Réussir l’anti-campagne de la dernière chance », Le Devoir, Montréal,‎ (lire en ligne).
  20. La Presse canadienne, « La CAQ s’attaque aux finances publiques, le PLQ à la création d’emplois », Le Devoir, Montréal,‎ (lire en ligne).
  21. a b et c Guillaume Bourgault-Côté, « CAQ: les profs évalués, mais pas mieux rémunérés », Le Devoir, Montréal,‎ (lire en ligne).
  22. Philippe Teiscera-Lessard, « Québec solidaire et Option nationale: appel à l'union des deux partis », La Presse, Montréal,‎ (lire en ligne).
  23. Hugo Pilon-Larose, « L'union de Québec solidaire et d'Option nationale écartée », La Presse, Montréal,‎ (lire en ligne).
  24. Mélanie Loisel, « Québec solidaire estime que le Parti québécois a déçu ses électeurs », Le Devoir, Montréal,‎ (lire en ligne).
  25. Lia Lévesque, « Québec solidaire lance sa campagne en espérant un ton modéré et des idées », Huffington Post,‎ (lire en ligne).
  26. « Une conjoncture, ça se crée », sur Une conjoncture, ça se crée..
  27. Directeur général des élections du Québec, « Option nationale - pour l'indépendance du Québec », sur electionsquebec.qc.ca, (consulté le 8 mars 2014).
  28. Sur la Wikipédia en anglais : Équipe autonomiste
  29. Radio-Canada, « Les partis émergents, dure marche verse l'Assemblée nationale », Radio-Canada Nouvelles,‎ (lire en ligne).
  30. Marco Bélair-Cirino, « Pauline Marois propose de «réfléchir de nouveau à notre avenir» », Le Devoir, Montréal,‎ (lire en ligne).
  31. Robert Dutrisac, « Philippe Couillard en mode attaque », Le Devoir, Montréal,‎ (lire en ligne).
  32. Robert Dutrisac, « Couillard promet le renouveau du PLQ », Le Devoir, Montréal,‎ (lire en ligne).
  33. Jean-Luc Lavallée, « Legault appuierait le camp du Non », Le Journal de Montréal,‎ (lire en ligne).
  34. Robert Dutrisac, « Couillard critique l’intervention de l’État dans l’économie », Le Devoir, Montréal,‎ (lire en ligne).
  35. Guillaume Bourgault-Côté, « Un gel des employés de l’État pour atteindre l’équilibre », Le Devoir, Montréal,‎ (lire en ligne).
  36. Jean-François Nadeau, « Le Parti québécois sanctionné pour ses errements politiques : Seulement un an et demi au pouvoir », Le Monde diplomatique,‎ (lire en ligne).
  37. Directeur général des élections du Québec, « Élections générales du 7 avril 2014 - Au moment du déclenchement des élections, 5 984 613 électeurs sont inscrits sur la liste électorale [Communiqué de presse] », sur electionsquebec.qc.ca, (consulté le 8 mars 2014).
  38. a et b Directeur général des élections du Québec, « Élections générales du 7 avril 2014 - Les « nouveautés » de l’élection de 2014 : plus de services pour les étudiant(e)s et un financement public plus généreux [Communiqué de presse] », sur electionsquebec.qc.ca, (consulté le 8 mars 2014).
  39. Annie Mathieu, « Tout est en place pour faire sortir le vote étudiant, soutient le DGE », Le Soleil, Québec,‎ (lire en ligne).
  40. Directeur général des élections du Québec, « Élections générales du 7 avril 2014 - 1 057 706 électrices et électeurs ont exercé leur droit de vote au terme de la deuxième journée du vote par anticipation [communiqué de presse] », sur monvote.qc.ca, (consulté le 2 avril 2014).
  41. Tommy Chouinard, « Financement: le DGE verse 6 millions aux partis », La Presse, Montréal,‎ (lire en ligne).
  42. Directeur général des élections du Québec, « Élections générales du 7 avril 2014 - Le DGEQ rend publiques les limites préliminaires des dépenses électorales et rappelle les règles concernant les intervenants particuliers [Communiqué de presse] », sur electionsquebec.qc.ca, (consulté le 8 mars 2014).
  43. (en) Philip Authier, « D’Arcy McGee MNA Bergman set to step aside », The Gazette,‎ (lire en ligne[archive du ]).
  44. Pier-Olivier Gagnon, « Marc H.Plante succèdera à Jean-Paul Diamond », L'Écho de Maskinongé,‎ (lire en ligne).
  45. Denis Lessard, « Henri-François Gautrin part triste et blessé », La Presse, Montréal,‎ (lire en ligne).
  46. Radio-Canada Nouvelles, « Yolande James quitte la politique », Radio-Canada,‎ (lire en ligne).
  47. « Retraite politique pour la députée L'Écuyer », TVA Ottawa-Gatineau,‎ (lire en ligne).
  48. Christopher C. Jacques, « Yvon Marcoux quitte la vie politique », Journal L'Étoile,‎ (lire en ligne).
  49. « Ouest-de-l'Île », sur www.citesnouvelles.com, .
  50. « https://www.newswire.ca/fr/releases/archive/F%C3%A9vrier2014/24/c6775.html »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?)
  51. « Élections Québec: Hélène Daneault ne sera pas candidate pour la CAQ (VIDÉO) », sur huffingtonpost.ca, .
  52. Radio-Canada Nouvelles, « Jacques Duchesneau ne sera pas candidat aux prochaines élections », Radio-Canada,‎ (lire en ligne).
  53. Denis Lessard, « Marie Malavoy abandonne la politique », La Presse, Montréal,‎ (lire en ligne).
  54. Pierre Michaud, « Irvin Pelletier ne sollicitera pas de quatrième mandat », TVA Nouvelles,‎ (lire en ligne).
  55. "Daniel Ratthé quitte la vie politique" sur le Huffington Post, le 06/03/2014
  56. Résultats par régions calculés à partir de « Résultats des élections générales provinciales 2014 - Résultats officiels par circonscription », sur Élections Québec (DGEQ).