Saint-Patrice-de-Beaurivage

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Saint-Patrice-de-Beaurivage
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Chaudière-Appalaches
Subdivision régionale Lotbinière
Statut municipal Municipalité
Maire
Mandat
Claude Fortin
2013-2017
Constitution
Démographie
Gentilé Beaurivageois, oise
Population 1 036 hab.[1] (2016)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 25′ 00″ nord, 71° 14′ 00″ ouest
Superficie 8 537 ha = 85,37 km2
Divers
Code géographique 33025
Localisation
Localisation de Saint-Patrice-de-Beaurivage dans Lotbinière
Localisation de Saint-Patrice-de-Beaurivage dans Lotbinière

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Saint-Patrice-de-Beaurivage est une municipalité du Québec située dans la MRC de Lotbinière dans la région administrative de Chaudière-Appalaches[2]. Elle est nommée en l'honneur de saint Patrick[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

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La municipalité de Saint-Patrice-de-Beaurivage dans les débuts de la colonisation faisait partie de la Seigneurie de Beaurivage ou le développement a été lent et difficile, étant donné que, comme partout d’ailleurs, les moyens d’y parvenir n’existaient qu’en suivant les méandres de la rivière Beaurivage[4].

La Seigneurie de Beaurivage comprenait les paroisses de Saint-Sylvestre, Saint-Patrice, Saint-Narcisse Saint-Gilles, une partie de Sainte-Agathe, de Dosquet et de Saint-Agapit. Le 1er avril 1738, cette seigneurie a été concédée à Gilles Rageot de Beaurivage.

Voici le texte de l’acte de concession :

Québec, 1er avril 1738 [5]
« Acte de concession du marquis de Beauharnois et de Gilles Hocquart, gouverneur et intendant de la Nouvelle-France, à Gilles Rageot sieur de Beaurivage, négociant à Québec dans le dessein où il est de procurer à ses trois fils, Louis-Etienne, Gilles-Joseph et Charles des établissements solides dont ils puissent jouir après son décès et celui de son épouse, d’un terrain qui n’est pas concédé, situé aux environs de la rivière du Sault de la Chaudière, lequel terrain est enclavé entre les Seigneuries de Lauzon appartenant aux héritiers Charest; de Tilly appartenant aux dames religieuses Ursulines et enfin celles concédées aux sieurs Cugnet et Taschereau. Le tout à titre de fief et seigneurie, avec haute, moyenne, basse justice`` Nous, pour exciter de plus en plus son émulation et ayant regard aux dépenses considérables qu’il soit obligé de faire pour l’établissement de cette terre, déclarons qu’après le décès de l’exposant et de sa femme, ledit fief sera partagé également entre lesdits trois enfants ou ceux qui leur survivront, dérogeant en tant que besoin à toutes coutumes à ce contraire pour ce regard seulement. »
(Registre d’Indépendance No. 9 folio 3. Publié dans pièces et documents relatifs à la tenure seigneuriale, page 200.)

Gilles Rageot de Beaurivage n’eut guère le temps d’organiser, la colonisation de son domaine, car il est décédé. Les héritiers ne mirent pas à profit les biens de leur père. Charles, le cadet mourut jeune. Gilles-Joseph, l’aîné s’est engagé dans la marine française et il alla s’établir à La Rochelle. En1782, le Seigneur Louis Étienne était le seul fils qui était demeuré au pays, étant dans une situation très peu encourageante, à la suite du décès de sa mère n’avait plus qu’une chose à faire …vendre toutes ses possessions[6].

Le 18 septembre de 1782 Louis-Joseph fit cession à Alexandre Fraser pour la somme de 250 livres, de tous les droits de propriété, honneurs et prérogatives, noms de raisons, actions, etc., qu’il avait dans le fief et seigneurie de St-Gilles, tant comme héritier de ses pères et mères que comme héritier de son frère Charles[7].

Quelques jours après, le 1er octobre de la même année, Louis-Étienne exécuta ses plans et vendit lui aussi tous ses droits à M. Fraser. Ce dernier était un ancien capitaine du 24e Régiment d’infanterie et seigneur de la Martinière[8].

M. Fraser voulait développer son nouveau domaine seigneurial et le 14 octobre 1783, il donnait à son notaire, François-Dominique Rousseau de préparer des titres de concession pour quinze colons, tous d’origine allemande. La colonisation des terres commença lentement avec les familles allemandes, un moulin à farine fut construit en 1791 durant cette même année débuta la construction d’une route qui porte aujourd’hui le nom des chemins de Craig et Gosford.

Alexandre Fraser mourut le . Il avait par testament passé devant Me. J.Papineau légué sa seigneurie de Beaurivage à son petit-fils Walter Davidson alors âgé de 10 mois à peine. Son père Arthur Davidson s’occupa de faire fructifier l’héritage de son fils.

Walter Davidson avait acheté à St-Gilles en 1819 une terre où il fit construire un manoir. Il semble avoir été très actif jusqu’au printemps 1825 ou il décédait d’un accident.

Dans le testament précité se trouvait une clause de substitution par laquelle dans le cas du décès de Walter avant qu’il ait atteint ses 40 ans fit échoir la Seigneurie en partage entre ses deux sœurs Jane Mme David Ross et Éléza Mme Robert Mc Kay.

David Ross avait épousé en 1803 Jane Davidson de laquelle union naquirent deux enfants dont Arthur l’aîné Arthur né vers 1805 avait épousé en 1840 Elizabeth Webster qui lui a donné cinq enfants[9].

C’est ce dernier qui après l’incendie du manoir de Saint-Gilles en 1842, selon la tradition aurait construit le premier manoir à St-Patrice dont l’architecture est d’inspiration française. Il apporte aussi des améliorations au moulin qui occupe le même emplacement que l’actuel moulin situé au cœur du village.

Vers 1840 M. Ross avait reçu une demande des autorités de l’émigration pour connaître les possibilités d’établir sur le territoire de la seigneurie de 400 à 500 familles. La réponse était peine rendue à destination qu’environ 200 familles originaires de l’Irlande du Sud vinrent s’établir dans la paroisse de Saint-Patrice et de Saint-Sylvestre. Il s’agissait d’Irlandais catholiques.

En janvier 1871, année de l’érection canonique de la paroisse de Saint-Patrice décédait alors Arthur Ross qui a légué ses biens à son fils Arthur Davidson Ross né en 1842. . Ce dernier a été le premier maire de la paroisse de Saint-Patrice. Le régime seigneurial sera aboli en1854, les colons deviennent propriétaires d'un lot à la condition de le défricher et de l'exploiter. Comme la plupart des colons ne purent acquitter le prix de leur lot, le gouvernement les soumit à un impôt municipal qui était versé au seigneur. Il faudra attendre jusqu'en 1945 avant que les derniers vestiges des rentes seigneuriales disparaissent[10].

La paroisse, le village et sa topographie[modifier | modifier le code]

Le 2 octobre 1871 fut l’année de l’érection canonique de la paroisse de Saint-Patrice et l’érection civile a été annoncée dans la gazette officielle du 6 juin 1872[11].

La première séance du conseil de la paroisse se tiendra le 11 février 1873 sous l’autorité du maire Ross[12]. Toutes les minutes seront rédigées seulement en anglais. Au début des années 1900, la paroisse et le village s’affrontent sur le dossier de la construction des trottoirs. La solution trouvée par les gens du village était la création de municipalités distincte. Le 14 septembre 1921, Saint-Patrice est séparé en deux municipalités : village et paroisse. Il faut attendre plus soixante ans pour qu’un décret sanctionne la fusion des deux municipalités en 1984[13].

Même ses limites, tel que déterminé par sa proclamation furent modifiés le 10 décembre 1875 dus à l’annexion d’une partie de l’Embarras à laparoisse de Saint-Patrice. Laparoisse a une forme qui se rapproche d’un rectangle. Au sud, de la paroisse, nous retrouvons de légères montagnes aujourd’hui appelées Les Appalaches. Le plateau de la paroisse est à 152 mètres au-dessus du niveau de la mer. Elle est traversée par deux rivières, la rivière Beaurivage et celle d’Armagh qui se jette dans la Beaurivage à quelques pas du chemin Craig[14]. La rivière Beaurivage est surnommée ainsi en l’honneur du premier sieur Gilles Rageot de Beaurivage. Sa source provient de deux montagnes, soit de la montagne Sainte-Marguerite à 621 mètres d’altitude et de Tara qui a 568 mètres d’altitude. Son parcours est très accidenté; il y a de nombreux rapides et son débit augmente vers l’est, car plusieurs affluents rejoignent cette dernière, qui enfin termine son chemin dans la Chaudière.

Histoire religieuse de la paroisse[modifier | modifier le code]

Les Catholiques

Les colons établis étaient très nombreux à être obligés de franchir une longue distance pour se rendre à l’église le dimanche, car ils étaient obligés d’aller à Sylvestre. Dès 1855, une demande a été acheminée à l’évêque pour bâtir une chapelle dans le village, mais ils devront vivre une incroyable épopée échelonnée sur deux décennies. Au printemps de 1860, devant le refus de l’autorité ecclésiastique, les gens de St-Patrice décidèrent de mettre à exécution leur projet, ils construisent un temple de 85 pieds par 37 pieds sur une terre que M.A.R. Ross seigneur, leur avait donné. Comme mentionné plus haut la paroisse a été élevée canoniquement le 2 octobre 1871, mais son premier curé résident a été accueilli le 26 septembre 1871.

Les Protestants

Les protestants étaient nombreux au début de la formation de la paroisse, ils y avaient dans le village, une église anglicane qui au cours du temps a disparu. A Park Hurst se trouvait l’Église méthodiste et une église Presbytérianisme dont les traces ne sont plus présentes de nos jours[15].

La croix lumineuse

Depuis 1860, il existait une Croix de bois sur les hauteurs du rang Saint-Charles. Elle a été érigée sur les terres de M. Joseph Orr, qui bien que non catholique, désirait manifester son amitié envers ses amis catholiques (selon la tradition orale). À l’occasion des fêtes des 75 anniversaires de fondation de la paroisse de Saint-Patrice, un comité suggéra d’élever une croix en fer sur base de béton à l’endroit même de la Croix de bois ce qui fut couronné de succès le 2 septembre 1946. Plus tard, les municipalités décidèrent de l’illuminer et d’en faire son entretien. Aujourd’hui la croix illumine tout le village[16].

Administration[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1996 2001 2006 2011 2016
1 125 1 105 1 037 1 080 1 036

Économie[modifier | modifier le code]

La paroisse est en majorité agricole. Le nombre de cultivateurs a considérablement diminué au cours des dernières années, les cultivateurs se sont davantage spécialisés dans l’élevage de porcs, dans l’élevage d’animaux de boucherie et dans l’aviculture[17].

Événement[modifier | modifier le code]

Le soir du , un autobus a perdu le contrôle et a causé 14 blessés à ce village.

Archives[modifier | modifier le code]

Personnalités nées à Saint-Patrice[modifier | modifier le code]

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Saint-Gilles Saint-Narcisse-de-Beaurivage Saint-Bernard Rose des vents
N
O    Saint-Patrice-de-Beaurivage    E
S
Sainte-Agathe-de-Lotbinière Saint-Sylvestre

Références[modifier | modifier le code]

  1. Recensement du Canada, 2016
  2. Répertoire des municipalités : Saint-Patrice-de-Beaurivage
  3. Toponymie : Saint-Patrice-de-Beaurivage
  4. Centenaire de Saint-Patrice de Beaurivage 1871-1971, imprimé aux ateliers de l'imprimerie Dorchester inc., couverture, marquette et mise en pages de Jeannot Ruel,page46
  5. Centenaire de Saint-Patrice de Beaurivage 1871-1971, imprimé aux ateliers de l'imprimerie Dorchester inc., couverture, marquette et mise en pages de Jeannot Ruel,page48
  6. Centenaire de Saint-Patrice de Beaurivage 1871-1971, imprimé aux ateliers de l'imprimerie Dorchester inc., couverture, marquette et mise en pages de Jeannot Ruel,page50
  7. Centenaire de Saint-Patrice de Beaurivage 1871-1971, imprimé aux ateliers de l'imprimerie Dorchester inc., couverture, marquette et mise en pages de Jeannot Ruel,page52
  8. Centenaire de Saint-Patrice de Beaurivage 1871-1971, imprimé aux ateliers de l'imprimerie Dorchester inc., couverture, marquette et mise en pages de Jeannot Ruel,page53
  9. Centenaire de Saint-Patrice de Beaurivage 1871-1971, imprimé aux ateliers de l'imprimerie Dorchester inc., couverture, marquette et mise en pages de Jeannot Ruel,page56
  10. Centenaire de Saint-Patrice de Beaurivage 1871-1971, imprimé aux ateliers de l'imprimerie Dorchester inc., couverture, marquette et mise en pages de Jeannot Ruel,page58
  11. Centenaire de Saint-Patrice de Beaurivage 1871-1971, imprimé aux ateliers de l'imprimerie Dorchester inc., couverture, marquette et mise en pages de Jeannot Ruel,page102
  12. http://www.ville.saint-patrice-de-beaurivage.qc.ca/
  13. Centenaire de Saint-Patrice de Beaurivage 1871-1971, imprimé aux ateliers de l'imprimerie Dorchester inc., couverture, marquette et mise en pages de Jeannot Ruel,page
  14. http://www.craig-gosford.ca/eglises-historiques/index.aspx
  15. Centenaire de Saint-Patrice de Beaurivage 1871-1971, imprimé aux ateliers de l'imprimerie Dorchester inc., couverture, marquette et mise en pages de Jeannot Ruel,page134
  16. Centenaire de Saint-Patrice de Beaurivage 1871-1971, imprimé aux ateliers de l'imprimerie Dorchester inc., couverture, marquette et mise en pages de Jeannot Ruel,page164
  17. Centenaire de Saint-Patrice de Beaurivage 1871-1971, imprimé aux ateliers de l'imprimerie Dorchester inc., couverture, marquette et mise en pages de Jeannot Ruel,page375
  18. Fonds Famille Ross (P233) - Bibliothèque et Archives nationales du Québec (BAnQ).
  19. http://www.vachon.com/fr/historique/ Historique des gâteaux Vachon

Sources[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Centenaire de Saint-Patrice de Beaurivage 1871-1971, imprimé aux ateliers de l'imprimerie Dorchester inc., couverture, marquette et mise en pages de Jeannot Ruel.