Château de Chamarande

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Domaine de Chamarande
Image illustrative de l'article Château de Chamarande
La façade méridionale.
Période ou style Louis XIII
Type Château
Architecte Nicolas de l'Espine
Début construction 1654
Propriétaire initial Pierre Mérault
Destination initiale Habitation
Propriétaire actuel Conseil Général d'Essonne
Destination actuelle Musée
Protection  Inscrit MH (1955)
Logo monument historique Classé MH (1981)
Coordonnées 48° 30′ 46″ N 2° 13′ 15″ E / 48.512778, 2.22083348° 30′ 46″ Nord 2° 13′ 15″ Est / 48.512778, 2.220833
Pays Drapeau de la France France
Région historique Hurepoix
Département Essonne
Département Île-de-France
Commune Chamarande

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Domaine de Chamarande

Le château de Chamarande situé dans la commune française de Chamarande est la propriété du département de l'Essonne. Le parc de 98 hectares est ouvert au public toute l'année et accueille un centre d'art contemporain, les archives départementales, le FDAC91 et un centre d'hébergement pour les "classes vertes" des scolaires.

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation du château de Chamarande dans l'Essonne.
Château de Chamarande
Voir l’image vierge
Localisation du château de Chamarande dans l'Essonne.

Le château est situé à Chamarande, dans l'ancienne province de Hurepoix, aujourd'hui département de l'Essonne et la région Île-de-France, à trente-neuf kilomètres au sud-ouest de Paris.

Histoire[modifier | modifier le code]

Un premier château aurait été établi à Bonnes[Note 1] vers 811 par Arteld, missus dominicus et frère du biographe de Charlemagne, Eginhard. Toutefois, les fouilles effectuées à Chamarande établissent que le lieu ne fut jamais fortifié.

Un hôtel seigneurial y est en tout cas bâti au XVIe siècle probablement pour François Miron, prévôt des marchands de Paris et ami personnel du roi Henri IV, qui acquiert en 1603 les deux seigneuries constituant l'actuel domaine et y établit sa résidence. Cette demeure correspondait vraisemblablement aux bâtiments de l'actuelle « cour des communs ».

Après le décès de François Miron en 1609, son fils Jean agrandit le domaine, mais le château souffre durant la Fronde et il est en mauvais état lorsqu'il est vendu en 1654 à Pierre Mérault, ancien fermier des gabelles, enrichi et anobli par l'acquisition d'une charge d'écuyer et secrétaire du Roi Louis XIV.

Vue des douves du château.

Mérault fait alors construire - en 1645 ? - le château actuel dans le plus pur style Louis XIII, attribué à Nicolas de L'Espine architecte du Roi. Le quadrilatère entouré de douves comprend alors le logis, flanqué latéralement par les communs[Note 2] L'entrée de la cour d'honneur est cantonnée de deux pavillons, celui de gauche abritant la chapelle dotée d'une coupole de style baroque, et dont la décoration en stuc est due au sculpteur Louis Lerambert (1620-1670); elle conserve deux grands vitraux." qui évoquent le rang élevé de ses anciens seigneurs" (Virgine Sylvestre, op.cit.)

Le domaine est alors « orné de canaux, bassins et fontaines »[Note 3] dans le goût des jardins à la française.

Endetté, Mérault vend le domaine en 1684 à Clair Gilbert d'Ornaison, premier valet de chambre de Louis XIV, dit « Chamarande » ("la frontière sur le chemin" en celte) du nom de son fief dans le Forez, sur les rives du Fillerin (aujourd'hui sur la commune de Saint-Germain l'Espinasse dans la Loire); c'est pour lui qu'en 1685 des lettres patentes de Louis XIV érigent Bonnes en comté de Chamarande.

À sa mort en 1737, le château passe par héritage à son cousin germain, Louis de Talaru, marquis de Chalmazel, maître d'hôtel de la reine Marie Leszczyńska. Celui-ci y fait travailler l'architecte réputé Pierre Contant d'Ivry, qui construit de nouvelles dépendances, au-delà du chemin vicinal près du village[Note 4], fait poser un fronton sculpté d'une casque et de guirlandes, avec la maxime latine Pax huic domini (la paix soit dans cette maison) agrémente le parc d'une orangerie, d'un belvédère, d'une glacière, d'une cascatelle, d'un bosquet ovale et d'un « jeu d'oye » avec un « temple d'amour » en son centre[Note 5]. Il supprime le mur de la cour d'honneur le long des douves, place en avant du pont une grille de ferronnerie encadrée de deux lampadaires. et rénove les décors intérieurs du château[Note 6].

Dans les années 1780, une pièce d'eau est créée, avec en son centre une île bordée de cyprès chauves de Louisiane : la tradition l'attribue au peintre paysagiste Hubert Robert.

Après la Révolution française, Louis-Justin, marquis de Talaru, qui recouvre le domaine sous le Consulat, le fait remettre en état et fait redessiner le parc à l'anglaise. Maire de Chamarande, il réside au château jusqu'à sa mort, survenue en 1850.

En 1852, le domaine est vendu à Pierre et René Robineau puis en 1857 à Jean Gilbert Victor Fialin, comte puis duc de Persigny, ministre de l'Intérieur de Napoléon III - qui prit le pouvoir en partie grâce à lui et en récompense le fit sénateur et membre de son conseil privé - alors ambassadeur de France à Londres. Comme Gilbert d'Ornaison, il connaissait le fief de Chamarande en Forez, étant originaire de Saint-Germain l'Espinasse (Loire) où se trouve ce fief (c'est probablement par ce biais qu'il a eu connaissance du domaine de Bonnes et peut-être suivi son histoire foncière).

Persigny, qui reçut 500 000 francs de l'empereur lors de son mariage en 1852 avec la petite-fille de maréchal Ney et du banquier Jacques Lafitte, crée sur au rez-de-chaussée du château une galerie qu'il meuble avec luxe, construit le mur d'enceinte du domaine, achève la transformation du parc "à l'anglaise" grâce au comte de Paul de Choulot, spécialiste du genre, fait planter une grande allée d'arbres devant le château dont la perspective axiale était tronquée par la voie de chemin de fer (1865), et des essences exotiques. Près de la nouvelle grille d'honneur est placé un obélisque inspiré du Songe de Poliphile, qui se réfère probablement aux amours de Henri II et de Diane de Poitiers. En 1862, Persigny donne à Chamarande une fête pour l'anniversaire de l'impératrice Eugénie; le baron Haussmann offrira au châtelain une lanterne à gaz, conservée dans le vestibule de style néo-classique.

Persigny meurt en 1872 et en 1876, le domaine est vendu à Anthony Boucicaut, fils du fondateur du Bon Marché, qui fait aménager une "salle à manger des chasses" dans le goût néo-Renaissance, aux boiseries ornées de laiton, ainsi qu'une ferme et un chenil. Il meurt l'année suivante et sa veuve épouse en secondes noces, en 1881, le docteur Laurent Amodru, qui sera maire de Chamarande jusqu'en 1922 et député de Seine-et-Oise. Après 1913, la cascade sera ornée de copies des statues des fleuves du parc de Versailles.

De 1922 à 1951, le château, devenu propriété de la famille Thome, est un haut lieu de formation du scoutisme en France (la formation des responsables territoriaux des Scouts et Guides de France s'appelle toujours le Cham en référence à Chamarande). Autour du Manoir une partie du parc est réservée à cette activité qui a concerné des milliers de stagiaires. Une impulsion décisive a été ainsi donnée au développement du scoutisme en France mais aussi dans certains pays européens qui y envoient leurs futurs instructeurs. Pendant la guerre, dès juin 1940, le château et le parc sont investis par les forces allemandes.

Les Scouts de France ne retrouvent leur camp-école qu'en 1947 et en 1950, le premier rassemblement des chorales À Cœur Joie, alors liées au scoutisme a lieu à Chamarande, avant de devenir le festival des Choralies à Vaison-la-Romaine.

En 1957, le dernier propriétaire privé est Auguste Mione, directeur d'une grande entreprise de travaux publics : « La Construction moderne française », avant le rachat du domaine, en 1978, par le conseil général de l'Essonne.

Le 23 février 1955, une partie du parc est inscrit au titre des monuments historiques et le 23 juillet 1981, le château et les bâtiments annexes sont classés[1]; entre autres spécimens, un platane du Moyen-Orient un des 200 plus beaux de France.

Architecture[modifier | modifier le code]

Le domaine aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Le parc de Chamarande couvre une superficie de 98 hectares. Le domaine départemental est labellisé « Jardin remarquable »[2].

La cour des communs, abrite depuis 1999 le dépôt principal des Archives départementales de l'Essonne. Un silo creusé dans la cour du château, qui comprend huit étages en sous-sol, permet de stocker jusqu'à 32 kilomètres linéaires d'archives[Note 7].

En 2001, un centre d'art contemporain est installé à Chamarande à l'instigation de Dominique Marchès, fondateur historique du centre d'art de Vassivière. En saison, de mai à octobre, des festivals sur le conte, la musique, la danse, le cinéma ainsi que des rendez-vous autour des jardins et du patrimoine sont organisés dans le parc du domaine.

Sous l'impulsion de Judith Quentel, de 2005 à 2011, l'ensemble du projet artistique de Chamarande se développe et se construit sur l’actualité de l’art français et international, sur le contexte d’exposition atypique : un château au décor très présent, un parc paysager, une orangerie - et sur la prise en compte d’un public aux pratiques diverses : promeneurs, amateurs d’art, scolaires[3]....L’objectif du Conseil général d’alors, était d’accompagner la création d’un centre d’art contemporain reconnu au plan national et européen. Le festival de danse acquiert une renommée nouvelle.

L'art contemporain au domaine[modifier | modifier le code]

Après Dominique Marchès de 2001 à 2005, Judith Quentel lui succède à la Direction artistique du domaine, de 2005 à 2011. En 2006, le domaine devient officiellement un centre d'art contemporain intégré aux réseaux professionnels TRAM (art contemporain en Ile-de-France) et DCA (association nationale des centres d'art). Après les expositions de son prédécesseur qui ont fait date, dont Sportivement vôtre (2004) et A table ! (2005), ce sont près de trente expositions et une programmation de danse ambitieuse, qui font connaître le Domaine de Chamarande en France et à l'étranger. Y participent alors Boris Charmatz, Olivier Dubois, Emmanuelle Huynh, Raimund Hoghe[4], Rachid Oumradane, Fanny de Chaillé, Yves-Noël Genod, Trisha Brown, et bien d'autres ... La programmation s'étoffe et passe d'une seule à cinq expositions par an, l'enrichissement de la collection est considérable et la programmation de danse contemporaine attire un public nombreux[5].

2005 - 2011 : projets et expositions[modifier | modifier le code]

Judith Quentel a constitué un programme intitulé L'Esprit des lieux" dans le parc qui s'est appuyé sur le fonds départemental d'art contemporain (FDAC) initié par son prédécesseur Dominique Marchès. L'Esprit des lieux s'est nourri du contexte des lieux et de celui de l'art en train de se faire avec notamment des œuvres de Lilian Bourgeat, Erik Samakh, Miguel Egana (achats 2001), Bert Theis, en 2007 ; Alain Declercq, Marie Denis (Psyché, 2008) ou Philippe Ramette (Echelle 1, 2008). Ce parc de sculptures, recomposé en permanence, joue avec les fabriques du parc : la glacière abrite ainsi une installation sonore de Céleste Boursier-Mougenot, Sans-titre pour la glacière, 2006. En 2009 la collection du parc s'enrichit d'une œuvre majeure de Pedro Cabrita Reis. Le FDAC de l'Essonne s'est par ailleurs enrichi de 180 numéros entre 2005 et 2011[6].

Quelques expositions temporaires dans le parc (98 ha) entre 2005 et 2011 [modifier | modifier le code]

Les grands projets dans le parc réalisés entre 2005 et 2011 [modifier | modifier le code]

  • Ils regroupent des productions pérennes qui ont nécessité une mise en œuvre parfois complexe et longue et dont les enjeux artistiques dépassent la notion d’événement. Ces interventions font aujourd'hui la singularité de ce domaine. Gilles Bruni, Le Marais,[5] intervention monumentale évolutive et écologique destinée à recréer une mare et son biotope (2010-2011) ; Marie Denis, Chamaland, aire jeux pour enfants : conception artistique, paysagère et éducative de l’ensemble de la parcelle dans le cadre d’un parc classé monument historique, (2005-2008) ; Donuts, signalétique directionnelle et informative sur le patrimoine ancien, paysager et contemporain,(2007-2008) ; Bert Theis, Le Troisième système (2005-2007), installation sculpturale monumentale reprenant la typologie du « plan Voisin » de Le Corbusier pouvant servir de mobilier à l’usage du public, réalisée par un chantier d’insertion, en matériaux écologiques; signalétique directionnelle et artistique des Donuts[7] dans le parc.

Les expositions entre 2005 et 2011 dans le château [modifier | modifier le code]

  • 2011 En Piste ! avec Olivier Babin, Marcel Berlanger*, Jean-Daniel Bourgeois*, Stéphane Dafflon, Richard Fauguet, Daniel Firman*, Franziska Furter*, Jeppe Hein, Lothar Hempel, Icelandic love corporation, Ann Veronica Janssens, Vincent Mauger*, Paola Pivi, Ruth Proctor*, Tobias Rehberger, Ugo Rondinone, Christoph Rückhaberle, Roman Signer*, Marnie Weber (productions*) _ Aktion de Roman Signer le jour du vernissage. L'exposition proposait une relecture du spectacle et des distances/de la proximité qu’il induit avec le spectateur en termes de vision, de perception et de participation. Le cirque et la forme circulaire ont accompagné le choix des œuvres autour des figures emblématiques comme le clown ou l’acrobate, tandis que des œuvres aux frontières de l’illusion optique participaient d’une mise en espace de l’exposition comme autant de « numéros » favorisant une approche globale et multi-pistes à la fois[8]. Édition d'un catalogue bilingue.
  • Pendant l'hiver 2010-2011, le château accueille une exposition monographique de Rainier Lericolais. [9]De la génération de Mathieu Mercier, Saadane Affif ou encore Bruno Peinado, Rainier Lericolais n’avait pas encore eu d’exposition à caractère rétrospectif qui puisse faire le point sur son travail et donner lieu à un catalogue de son œuvre. L'exposition a été ensuite accueillie par le Frac Limousin [6](et enrichie). Monographie bilingue.
  • Pendant l'hiver 2009-2010, exposition Le Château, Hugues Reip[12], monographie d'un artiste polymorphe de la génération de Didier Marcel et de Jacques Julien[13].
  • Delphine Coindet, Encore une fois est une exposition monographique en forme de ritournelle consacrée à cette artiste française qui vit en Suisse à un moment important de sa carrière. Elle expérimente pour l’occasion de nouvelles typologies d’objets et de matériaux au travers de très nombreuses nouvelles œuvres[15]. Certaines pièces ont été coproduites avec le Centre d’art Suisse Fri-art, de Fribourg.
  • 2008 Légende, commissaire invité: Alexis Vaillant[16] - Avec Skâfte Khün, Aurélien Froment, Erika Verzutti, David Altmejd, Dan Attoe, Olivia Plender, Carter Mull, Uwe Henneken, Klara Kristalova …. (50 artistes, pas de production) - Une exposition curatée par l'un des plus brillants commissaires d'exposition de sa génération, et qui fera date dans l'histoire de l'exposition et dans celle de Chamarande[17].
  • Hiver 2007-2008, exposition Philippe Ramette (commissaire : Judith Quentel). Première exposition monographique à Chamarande et première exposition de l’artiste depuis de longues années, elle tendait à montrer que Philippe Ramette, s’il fabrique des images est avant tout un sculpteur «réfléchissant». L’ensemble du parcours composé de très nombreuses nouvelles productions, avait comme fil conducteur le miroir. Elle a été reprise et augmentée par le Mamco de Genève.

Les expositions de l'Orangerie (200 m2) entre 2005 et 2011[modifier | modifier le code]

Le projet artistique d'alors a permis d'exposer des artistes dans un contexte plus "neutre" que le château et de monter des projets monographiques, des travaux issus de résidences, d'autres pratiques qui parfois accompagnaizent les grands projets, à l'instar de celles de Marie Denis, de Bert Theis, ou de Laure Tixier. Parfois elles prolongeaient des expositions du château comme avec Accords excentriques ou En Piste !. La ligne de programmation et de recherche, à l'Orangerie, portait sur le paysage, l’architecture et l’espace public.

En 2011 Un changement d'orientation[modifier | modifier le code]

En 2011 à la faveur de nouvelles élections départementales et alors que Judith Quentel assure la direction artistique du Domaine de Méréville, cette année là, en plus de celle de Chamarande, avec Laurent Le Deunff, Yves Chaudouët, Jean-Pierre Ostende .... -; le Conseil Général décide de reformuler le projet du Domaine départemental de Chamarande et l'informe le 2 juin, après six ans de collaboration et 3 jours après le vernissage d'En Piste !, que son contrat qui s'achève le 1er septembre ne sera pas reconduit. Heurtés par la méthode et par cette décision, des artistes lancent alors une pétition de soutien à la directrice [27],[28], texte qui fédère le milieu de l'art contemporain et de ses réseaux (CIPAC[29], TRAM[30], DCA[31], SYNDEAC[32], PLATFORM[33]), avec des artistes de renom (Buren, Sarkis, Orlan, Lévêque ...) et des acteurs importants du spectacle vivant.

Après le départ et le non-remplacement de la directrice artistique[34] le domaine dont le projet n'est plus d'être un centre d'art contemporain, est donc exclu des réseaux professionnels TRAM et DCA[35].

En janvier 2012 Judith Quentel est décorée Chevalier des arts et des lettres au titre de "Directrice honoraire de Chamarande par le Ministère de la Culture et de la communication."[36]

Depuis 2012[modifier | modifier le code]

Depuis 2012, c'est l'association COAL [37], coalition pour l'art et le développement durable qui collabore avec l’équipe du Domaine de Chamarande à la programmation des expositions, aux résidences et aux orientations concernant l’animation de la vie locale.

Le projet tend à resserrer les liens entre valorisation du patrimoine, la mise en place des chantiers écologiques d’un plan de gestion différenciée et la programmation d’art contemporain ou de spectacle vivant. À Chamarande, les projets présentés s’appuient non seulement sur l’art des jardins et le patrimoine historique mais aussi sur l’écosystème du parc, la spécificité écologique et sociale de l’Essonne, et plus largement de l’Île-de-France.

Les projets sont menés par des artistes en collaboration avec des acteurs de l’écologie, des associations locales et des particuliers. Ils impliquent des questionnements entre art et science, et provoquent les échanges au sein de l’espace public, levier de développement, de créativité, de sociabilité, d’intégration et d’éducation.

  • Expositions en co-commissariat avec COAL commissariat Lauranne Germond, Loïc Fel et Clément Willemin :

Salons - convivialité, écologie et vie pratique [38], du 13 mai au 30 septembre 2012. Les artistes étaient invités à proposer des œuvres "praticables"[39] par les publics. Artistes : Heather Ackroyd & Dan Harvey, Après vous (Nathalie La Hargue et Laurence Yared), Lise Autogena et Joshua Portway, Brandon Ballengée, Pauline Bastard et Ivan Argote, Neal Beggs, Lilian Bourgeat, Thierry Boutonnier, Michel de Broin, Gilles Bruni, Betty Bui, Lucie Chaumont, Encore Heureux, Didier Faustino, Nicolas Floc’h, Freaks Freearchitects, Sylvain Gouraud, Hehe, Christina Hemauer et Roman Keller, Olivier Kosta-Théfaine, Julien Prévieux, Raum Architectes, Stefan Shankland, Veit Stratmann, Superflex.

  • Spécimens [40] - Collections, croisements, sentinelles,

du 30 septembre 2012 au 31 mars 2013. Artistes : Ivana Adaime Makac [41], Mark Dion, Anthony Duchêne, Carsten Höller, Hanna Husberg, Sanna Kannisto, Kôichi Kurita, Lucy + Jorge Orta, herman de vries et Douglas White.

  • Augures d'innocence, du 26 mai au 29 septembre 2013. Exposition monographique de Brandon Ballengée.
  • « Vues » - Paysages d'aujourd'hui d'après Hubert Robert, du 30 novembre 2013 au 30 mars 2014. Artistes : Guillaume Bresson, Étienne de France, Cyprien Gaillard, Markus Hansen, Tommy Hilding, Filip Mirazovic, Nicolas Moulin, Lucien Pelen, Mathieu Pernot, Stefan Shankland, Claire Tabouret, Marie Velardi, Edouard Wolton, Duncan Wylie.

« Personnages », Hans op de Beeck, exposition monographique, du 23 novembre 2014 au 29 mars 2015 [45].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. nom primitif de Chamarande
  2. Ceux-ci portent la date de 1654.
  3. acte de vente de 1684
  4. auditoire, ferme et écuries, potager avec bassin rocaille
  5. .
  6. création du salon blanc
  7. En 2010, quinze kilomètres linéaires sont utilisés.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

 Virginie Sylvestre, Chamarande au service de l'art (opuscule des ASF "Evasions", 2 pages ill.);
  • Philippe Cusset et Joël Jacquet L'Essonne des châteaux (C2M information à Gravigny (27), juillet 1996);

Monographies - catalogues d'expositions[modifier | modifier le code]

  • Accords excentriques, 2006. Catalogue d’exposition bilingue (fr-angl), textes Judith Quentel, David Evrard_ graphisme Jocelyn Cottencin/Richard Louvet
  • Urban connections, 2007. Catalogue d’exposition bilingue(fr-angl), textes Cécilia Bezzan, Emmanuel Rabu, notices et introduction Judith Quentel_ graphisme : Jocelyn Cottencin/Richard Louvet
  • Philippe Ramette, 2008. Réédition du catalogue monographique (épuisé) de l’artiste augmenté de 32 pages consacrée à l’exposition de Chamarande.  Coéd. Galerie Xippas et Mamco, Genève
  • Au Pied de la Lettre, 2009. Catalogue d’exposition bilingue (fr-angl), textes de Judith Quentel, Yoann Gourmel, Guillaume Mansart, Jean-Marc Huitorel, François Morellet, Anaïd Demir, etc. (1 texte par artiste) _graphisme Régis Le Bras
  • Living rooms, 2010. Catalogue d’exposition bilingue (fr-angl.), textes Claire Guézengar, Alexandra Midal, Judith Quentel _ graphisme Régis Le Bras
  • Bert Theis, 2010. Catalogue trilingue (angl-fr-ital) , textes Hou Hanru, Christian Bernard, Vassif Kortun, … coed. Chamarande, Mudam, Mamco et Centre d’art de Pesci_ graphisme Yann Rondeau
  • Hugues Reip, 2010. Catalogue bilingue (fr-angl.), textes Michel Gauthier, Hans Ulrich Obrist, Fabio Viscongliosi, Patrick Javault, coed. Villa saint Clair, Chamarande
  • En Piste, 2011. Catalogue d’exposition bilingue (fr-angl.), texte de Corine Pencenat, notices de Luciles Bouvard_ graphisme Brice Delarue, Zirkumflex, Berlin
  • Volume 1, Rainier Lericolais, 2011. Catalogue bilingue (fr-angl.), textes Judith Quentel, Christine Macel, Julie Ramos, David Samson, coéd. Roven, Frac Limousin, Galeries Frank Elbaz et Marion Meyer, Chamarande_ graphisme Flag, Suisse
  • Sources
  1. « Domaine de Chamarande », base Mérimée, ministère français de la Culture
  2. Fiche du domaines de Chamarande sur le site du comité des parcs et jardins de France. Consulté le 19/11/2012.
  3. Mary said et On 2 Août 2010 at 21:45, « Chamarande: L’art a son jardin », sur I love empanadas and... (consulté le 10 avril 2016)
  4. « www.raimundhoghe.com », sur www.raimundhoghe.com (consulté le 10 avril 2016)
  5. (fr) « Entretien Judith Quentel : allier convivialité et exigence artistique - Journal La Terrasse », sur Journal La Terrasse.fr (consulté le 10 avril 2016)
  6. « Exposition L'esprit des lieux - Domaine départemental », sur www.officiel-galeries-musees.com (consulté le 10 avril 2016)
  7. « clients - donuts », sur www.donuts.be (consulté le 10 avril 2016)
  8. « Exposition En piste ! - Domaine départemental », sur www.officiel-galeries-musees.com (consulté le 10 avril 2016)
  9. « Rainier Lericolais — Domaine départemental de Chamarande — Exposition », sur Slash Paris (consulté le 10 avril 2016)
  10. « Cage d'escalier », sur The Chapuisat Brothers (consulté le 10 avril 2016)
  11. « Domaine de Chamarande | Chamarande | », sur www.paris-art.com (consulté le 10 avril 2016)
  12. Alexandra Baron, « Textes | Hugues Reip », sur www.huguesreip.com (consulté le 10 avril 2016)
  13. L'Art Aujourd'hui, « N° 147 - du 15 octobre 2009 au 21 octobre 2009 - Art Aujourd'hui », sur www.artaujourdhui.info (consulté le 10 avril 2016)
  14. « Au pied de la lettre » au domaine Chamarande du 17 mai au 20 septembre 2009. | Art | actualites | Artistik Rezo, agitateur de vie culturelle, sur www.artistikrezo.com (consulté le 10 avril 2016)
  15. Emmanuelle Helsens, « Delphine Coindet à Chamarande | Zérodeux | Revue d'art contemporain », sur www.zerodeux.fr (consulté le 10 avril 2016)
  16. « Quand Chamarande rime avec légende - L'Oeil - n° 605 - Septembre 2008 », sur www.lejournaldesarts.fr (consulté le 10 avril 2016)
  17. « Légende – Les presses du réel (livre) », sur www.lespressesdureel.com (consulté le 10 avril 2016)
  18. « BPS22 - Musée d'art de la Province de Hainaut - Charleroi, Belgique - Expositions - Urban Connections I et II », sur BPS22 (consulté le 10 avril 2016)
  19. exporevue.com by artcomputingvision.com, « Accords Excentriques, BPS 22, exporevue, magazine, art vivant et actualité », sur www.exporevue.com (consulté le 10 avril 2016)
  20. « Michael Quistrebert, Florian Quistrebert | Ex Futuro | Chamarande. Domaine de Chamarande », sur www.paris-art.com (consulté le 10 avril 2016)
  21. « FLORIAN ET MICHAEL QUISTREBERT | Palais de Tokyo, centre d’art contemporain », sur www.palaisdetokyo.com (consulté le 10 avril 2016)
  22. « Le pavillon Chamarande », sur www.exponaute.com (consulté le 10 avril 2016)
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  24. Emmanuelle Helsens, « Mick Peter à Chamarande | Zérodeux | Revue d'art contemporain », sur www.zerodeux.fr (consulté le 10 avril 2016)
  25. « Exposition collective "L'ESPRIT DES LIEUX, ARTISTES EN RÉSIDENCE(S)" - Domaine départemental de Chamarande - Chamarande - Germain Pire », sur agenda.germainpire.info (consulté le 10 avril 2016)
  26. « Régis Perray - Le sol de l'orangerie. Domaine de Chamarande », sur www.regisperray.eu (consulté le 10 avril 2016)
  27. (fr) MesOpinions.com, « Pétition : Domaine départemental de Chamarande : soutien à Judith Quentel », sur http://www.mesopinions.com/ (consulté le 10 avril 2016)
  28. « Avis de tempête artistique au château », sur leparisien.fr (consulté le 10 avril 2016)
  29. « Lettre ouverte Centre d'art de Chamarande, juillet 2011 - CIPAC », sur www.cipac.net (consulté le 10 avril 2016)
  30. (fr) « Accueil - TRAM », sur TRAM (consulté le 10 avril 2016)
  31. « d.c.a / Association française de développement des centres d’art », sur www.dca-art.com (consulté le 10 avril 2016)
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  33. « platform - Regroupement des Fonds régionaux d'art contemporain », sur www.frac-platform.com (consulté le 10 avril 2016)
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