Jean de Montagu

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Jehan de Montagu
Biographie
Naissance
Vers 1350
ParisVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès

Jean de Montagu ou Jean de Montaigu ou Jean II de Montagu, né vers 1349, mort le , était un homme politique et mécène du Moyen Âge. Trésorier de France puis grand maître de France, seigneur de Montagu-en-Laye (à Poissy) et de Marcoussis, il porta les titres de vidame de Laon, de seigneur de Saclas et de capitaine de La Bastille[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean de Montagu est le fils de Girard de Montagu (lui-même fils de Robert le Gros dit Montagu, de la famille des le Gros), un des secrétaires du roi Charles V, et de Biette de Casinel, sœur de Ferry Cassinel, l'archevêque duc de Reims et pair de France.

Il épouse Jacqueline de La Grange, fille du président du Parlement de Paris, Étienne de La Grange, et de Marie du Bois. De cette union naissent : Charles de Montagu, époux de Catherine d’Albret, fille du connétable de France, Charles Ier d'Albret ; Elisabeth de Montagu, veuve de Jean VI comte de Roucy et de Braine (d'où succession) puis de Pierre de Bourbon-Préaux ; Jacqueline épouse Jean de Craon vicomte de Châteaudun et sire de Montbazon (sans postérité), puis Jean V Malet de Graville (d'où leur petit-fils l'amiral Louis, beau-père de Pierre de Balzac d'Entragues, avec la succession de Marcoussis) ; Jeanne, fiancée à Jean IV vicomte de Melun, puis mariée à Jacques II de Bourbon-Préaulx, frère de Pierre. Ses trois filles ont donc épousé des grands seigneurs alliés à la cause orléaniste : le comte Jean VI de Roucy et de Braine, le sire de Craon, et le vicomte de Melun.

Secrétaire du roi Charles V, il devient grand trésorier de France de Charles VI en 1388, son chambellan vers 1397 puis le grand maître de France en 1401. Par le revenu de ses charges et par les nombreux dons que lui fait le roi, il acquiert une immense fortune qui lui vaut l’inimitié du duc de Bourgogne, Philippe le Hardi, et du roi Charles de Navarre. En 1400, il offre le bourdon Jacqueline, du nom de sa femme, à la cathédrale Notre-Dame de Paris. Son frère Gérard de Montagu est alors évêque de Paris.

De 1404 à 1408, pendant 4 ans, Jean de Montagu consacre une grande partie de sa fortune à édifier son château à Marcoussis, considéré comme l’une des plus belles réussites architecturales du règne du roi Charles VI. En remerciement du recouvrement de la raison par Charles VI, après la tragique affaire de la forêt du Mans, il fait construire le monastère des Célestins, et reconstruire le chœur de l’église de Marcoussis. Il édifie le château de Villeconin.

Le , sur l’ordre de Jean sans Peur, il est arrêté par le prévôt de Paris Pierre des Essarts et emprisonné au Châtelet où il est torturé[2]. Après un procès sommaire, il est décapité aux Halles de Paris le avant que son corps soit pendu au gibet de Montfaucon.

Trois ans plus tard, son fils Charles ayant obtenu, la réhabilitation de sa mémoire, lui fait construire un somptueux tombeau dans l’église du monastère des Célestins de Marcoussis.

Son frère, Gérard de Montagu fut évêque de Paris. Son autre frère prénommé aussi Jean[3], fut évêque de Chartres en 1389, chancelier de France en 1405, archevêque de Sens en 1406, il fut tué[4] lors de la bataille d'Azincourt en 1415.

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Autrand Françoise, Charles VI, Paris, Fayard, 1986
  • Lucien Merlet, Vie de Jehan de Montagu,

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Emmanuel de Boos, Centre historique des Archives nationales (France), Marie-Françoise Damongeot, L'armorial le Breton, 2004, p. 222
  2. Jacques Hillairet, Prisons, piloris et cachots du vieux Paris, Les éditions de minuit, Paris, 1956 p. 164 (ISBN 2-7073-1275-4)
  3. Page 399 dans Histoire générale, civile et religieuse de la cité des Carnutes et du pays chartrain de Michel Jean François Ozeray (1836)
  4. Page 117 dans Les évêques dans l'histoire de la France de Jean Julg (2204)