Barthélémy Toguo

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Barthélémy Toguo
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Nationalité
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Barthélémy Toguo, né en 1967 au Cameroun[1], est un artiste camerounais . Il vit entre Paris et Bandjoun.

Biographie[modifier | modifier le code]

Après avoir fait des études à l'école des beaux-arts d'Abidjan en Côte d'Ivoire, il est reçu à l'École supérieure d'art de Grenoble, où il continue son apprentissage artistique, qu'il terminera à l'Académie des beaux-arts de Düsseldorf[1].

Il travaille aussi bien la vidéo, la gravure, la photo, la peinture, le dessin et la sculpture, que l'installation et la performance.

L’œuvre[modifier | modifier le code]

« Une exposition où chacun a sa propre interprétation » (citation pour l'exposition qui se déroulait au Palais de Tokyo en même temps que celle de Wang Du).

Première exposition monographique de Toguo dans une institution parisienne, elle commence le 13 octobre 2004, précédée, le 12 octobre, par une performance artistique de danse, lors du vernissage, sur l'une des sculptures de Toguo, Climbing Down, sculpture constituée de lits empilés les uns sur les autres avec des sacs (à carreaux jaune, rouge, bleu...), des « cabats » qui pendent de tous les côtés et, au pied du lit, des valises[1].

On peut voir également toute une installation qui comporte plusieurs scènes. Dans l'une de ces scènes, The World Greastest, Toguo marie la vidéo, les sculptures et le dessin, ce qui représente à ses yeux un jeu de va-et-vient des sentiments amoureux, de peur, de souffrance, d'emprisonnement.

Mais on retrouve également une série d'aquarelles qui représentent plutôt une interrogation sur la sexualité, les plaisirs ou encore ses pratiques, ses troubles, « esquisses du corps inachevés, amputés, aux gestes laissés en suspens de peur d'en signer la beauté définitive. »

Dans le cadre de la Fiac 2007, une de ses œuvres, In the Spotlight, a été exposée dans le jardin des Tuileries à Paris.

En 2008, il ouvre en pays Bamiléké l'espace artistique Bandjoun Station, un espace dévoué à explorer des solutions pour que l'Afrique se réapproprie sa contribution à l'art contemporain international[2],[3].

En 2015, Barthélémy Toguo répond à l'invitation du WOMAD et crée 'Water Dance', une œuvre qui sera installée durant 3 jours sur le festival[4].

Expositions (sélection)[modifier | modifier le code]

2016

  • Déluge, Carré Sainte-Anne, Montpellier
  • Alive in a Box, Galerie Lelong, Paris
  • Résonance. De l'original au multiple, Centre Cristel Editeur d'Art, Saint-Malo

2015

  • Urban requiem, Biennale de Venise[5]
  • Boat for exil, galerie Samuel Lallouz[6]
  • Maison des arts de Châtillon, France
  • Château Lynch-Bages, Pauillac, France
  • Les daibles et les dieux Château de Tanlay

2014

  • An Afropolitan View, Uppsala Art Museum, Sweden (cat.)
  • Here Africa, Château de Penthes, Genève-Pregny
  • The House of Secrets, La Chaufferie, Haute école des arts du Rhin
  • Drawing Now, Carreau du Temple, Galerie Lelong, Paris (expo de groupe)
  • FOOD, SESC Pinheiros, Sao Paulo (expo de groupe)
  • A dream place for the orphans, The cost of living, L'Aspirateur et Musée d'art et d'histoire, Narbonne[7]

2013

  • New Prints, Musée du Dessin et de l'Estampe originale de Gravelines, Château - Arsenal
  • Solo show, New installation, « The trial. #2 », New Performance, Illogical Logic, Musée d'art contemporain de Saint-Étienne
  • « Coexistence on earth », Wooson Gallery, Daegu, Corée du sud (cat.)
  • Talking to the Moon, Musée d'art moderne de Saint-Étienne-Métropole (cat.)[8]
  • Hidden Faces, Galerie Lelong, Paris[9]
  • Dérives, Marseille - cathédrale Sainte-Anne, Arles
  • Signs in The Leaves, Médiathèque Benjamin Rabier, La Roche-sur-Yon
  • How far away is the horizon ? Part of images of The World Festival, « Occupy Utopia », Aalborg, Kobenhavn, Aarhus, Danemark
  • Musée Ariana, Genève
  • XBorder Art Biennial 2013, Lulea Rovaniemi Severomorsk, Suède (expo de groupe)
  • Juegos de Lenguaje, Caceres, Espagne (expo de groupe)
  • Egarements, château d'Avignon, Avignon (expo de groupe)
  • Aqua Vitalis, Festival, Normandie Impressionniste, Caen (expo de groupe)
  • Galopec, espace culturel Marc-Jacquet, Barbizon (expo de groupe)
  • Le Pont, project Marseille 2013, Musée d'art contemporain de Marseille, Marseille (expo de groupe)
  • Les Voyages Parallèles, Neuilly-sur-Marne (expo de groupe)
  • Against the Grain: Wood in Contemporary Art, Museum of arts and design (expo de groupe)
  • « Viens, la mort, on va danser »[10], galerie Maïa Muller, Paris (expo de groupe)

2012 :

  • A World Child Looking At The Landscape New Works, Nosbaum & Reding Art Contemporain, Luxembourg
  • Le volume; Vern-sur-Seiche
  • Cité nationale de l'histoire et de l'immigration, Paris
  • Galerie Lelong, Zurich
  • Triennale de Paris, Intense Proximité, Paris (expo de groupe)
  • Eleventh Havana Biennial Art Practices And Social Imaginaries, Installation, and new performance, Havana, Cuba (expo de groupe)
  • 8e Festival International du Film sur L'argile et le verre de Montpellier, France (expo de groupe)
  • Judith facing Olopherne, New Ceramics, Pavillon des Arts et du Design, Jardin des Tuileries, Paris (expo en group)
  • Fliegen/Flying, New Painting, Projet by 2 und 50 UG, Künstlerhaus Bethanien, Berlin (expo de groupe)
  • Nodes Of Mobility: transnational transfer zones and terminals Kunsthalle Exnergasse, Vienna, Austria (expo de groupe)
  • We Face Foward, Specific Creation. Manchester Art Gallery, Manchester (expo de groupe)
  • Friktionerfriction International Performance Art Festival, Uppsala Art Museum, Uppsala,Sweden (expo de groupe)
  • Museum of Arts and Design, New York (expo de groupe)
  • When Attitudes Became Form, Wattis Institute for Contemporary Arts,College of the Arts, San Francisco (expo de groupe)
  • Art Brussels, New Works Brussels Expo (expo de groupe)
  • Art Cologne, Cologne (expo de groupe)
  • ART PARIS, New Works, Grand Palais, Paris (expo de groupe)
  • DRAWING NOW, New Drawings, Carrousel du Louvre, Paris (expo de groupe)
  • African spirit, Lelong Gallery, Zurich (expo de groupe)
  • Art 43 Basel, New Works, galerie Lelong, Paris (expo de groupe)
  • « Africa:See You, See Me! », Opening at Nike Art Gallery (expo de groupe

2011 :

  • « J'ai deux amours », Musée de l'histoire de l'immigration, Paris
  • Museum and Art Gallery at Skidmore College, États-Unis
  • « The Unhomely », Biennial Of Contemporary Art, Séville
  • Musée de la Fédération française de tennis, Paris
  • New Ceramics, Manufacture Nationale de Sèvres, Paris
  • Specific creation Criminal Tribunal By Mauroner contemporary Art, Vienna
  • PUMA African Football Kits Project, Design Museum, Londres
  • International Print Biennale 2011, Print Awards, Who is the true terrorist, Hatton Gallery, Claremont Road, Newcastle
  • Specific creation, The well Water New performance, shower life, La Verrière by Hermès, Bruxelles

2010 :

  • «Guo Wei/Barthelemy Toguo »,Hadrien de Montferrand Gallery,Pekin
  • « The Lost Dogs’ Orchestra », galerie Lelong, Paris
  • « Devils head », salon du dessin contemporain, Hadrien de Montferrand Gallery, Pékin
  • Rencontre de Bamako – Foto Museum Anvers, Johannesburg Art Gallery, Cape Town National Gallery, and Centre culturel Franco-Mozambicain, Maputo, Mozambique
  • Cissé / Toguo – Performance « Lamentations », Biennale de Dakar, Institut français de Dakar
  • « The World Examination », centre d’art contemporain de Châtellerault
  • « Liberty leading the people », Fondation Gulbenkian, Lisbonne
  • « Barthélémy Toguo / Pascal Pinaud, Workshop and performance », Villa Arson, Nice
  • « Lyrics Night », Royal Museum of Bandjoun
  • Galerie de la ville de Poitiers
  • Centre culturel français de Pointe Noire

2009 :

  • « The aids issue cannot be solved thanks to the distribution of condoms[11]. Benedict XVI », Mario Mauroner Contemporary Art, Vienne, Autriche

2008 :

  • « Heart Beat », Baltic, Center of Contemporary Art, New-Castle
  • « Spiritual genocide »
  • « Art Brussels », Bruxelles, Belgique
  • « The Devilish Human Temptations », Mario Mauroner Contemporary Art, Vienne, Autriche

2007:

  • « Purifications »
  • « Arco 2007 », Madrid, par Mario Mauroner Contemporary Art, Salzbourg et Vienne

2006 :

  • « La Magie du souffle », Frac Provence-Alpes-Côte d’Azur, Marseille
  • « The Wildcats’ Dinner », Ateliers d’artistes de la ville de Marseille
  • « The Wildcats’ Dinner », Mario Mauroner Contemporary Art, Salzbourg

2005 :

  • « The Human Mirror », École supérieure d’art, Lorient

2004 :

  • « The Sick Opera », Palais de Tokyo, Paris
  • « Swallowing the World / Avalez le monde », aliceday, Bruxelles
  • « La guerre des sexes n’aura pas lieu », école des beaux arts de Valence
  • « Head above water » [8]

2003 :

  • « Pure and Clean », Institute of Visual Art Milwaukee, Wisconsin

2002 :

  • « Puk, Puk, Puk », CCC, Tours
  • « Emergency Exit », Le Lieu unique, Nantes (cat)
  • « Épidémies », Goethe Institut, Yaoundé

2001 :

  • Das Bett, école régionale des beaux-arts de Dunkerque
  • The Box Associate Gallery, Turin

2000 :

  • Virgin Forest, La Criée, centre d’art contemporain, Rennes (cat)
  • Pénicilline, centre culturel français, Turin

1999 :

1998 :

  • « Parasites », centre d’arts plastiques, Saint-Fons

1996 :

  • Goethe Institut, Yaoundé

1994 :

  • « Pôle européen », Saint-Martin d’Hères, Grenoble
  • « The Pregnant Mountain », Robert Miller Gallery, New York
  • Carpe Diem Arte e Pesquisa, Palace of Marquis de Pombal, Lisbonne
  • ... et la parole fut, Frac, île de la Réunion, Saint-Denis de la Réunion
  • The world examination, Item Éditions[12], Paris

Ouvrages monographiques[modifier | modifier le code]

  • 2014 : Barthelemy Toguo, Print Shock, Silvana Editoriale, (ISBN 9788836626267)
  • 2013 : Barthelemy Toguo, Talking to the Moon, Silvana Editoriale, (ISBN 9788836625796)
  • 2010 : The Lost Dogs' Orchestra, éd. Galerie Lelong, Paris (ISBN 978-2-86882-092-1)
  • 2005 : The Human Mirror, école supérieure d’art, Lorient
  • 2004 : The Sick Opera, Palais de Tokyo, site de création contemporaine, Paris Musées
  • 2003 : Eroticotoguo, onestar press, Paris
  • 2002 :
    • Emergency exit, Le Lieu Unique, Nantes
    • You don’t know what you are missing, Filigranes Éditions
  • 2001 :
    • Das Bett, école régionale des Beaux-Arts de Dunkerque
    • Die Tageszeitung, Small Noise, Bruxelles, Belgique
  • 2000 : Labyrinth Process, La Criée centre d’art contemporain, Rennes / Michel Baverey éditeur
  • 1999 :
    • Virgin Forest, La Criée, centre d’art contemporain, Rennes
    • Migrateurs, ARC, Musée d’art moderne de la Ville de Paris
  • 1998 : Parasites, centre d’arts plastiques, Saint-Fons

Collectif[modifier | modifier le code]

  • « Les 50 personnalités qui font le Cameroun : Barthélémy Toguo », Jeune Afrique, no 2520-2521, du 26 avril au 9 mai 2009, p. 42

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Isabelle Renard, « Zoom sur : Climbing down de Barthélémy Toguo », sur histoire-immigration.fr (consulté le 6 mai 2011). L'œuvre est exposée à la Cité nationale de l'histoire de l'immigration depuis octobre 2007.
  2. Roxana Azimi, « L’artiste camerounais Barthélémy Toguo veut réinventer le mécénat », sur Lemonde.fr,
  3. Barthélémy Toguo, « The projet », sur Bandjounstation.com
  4. http://womad.co.uk/news/2015/barthelemy-toguo-artist-residency-at-womad
  5. « Barthélémy Toguo - l'art africain à l'honneur à Venise », sur Buzz-africa.com,
  6. Mario Cloutier, « Barthélémy Toguo: l'Afrique universelle », sur Lapresse.ca,
  7. Barthélémy Toguo, Bertrand Ducourau, Barthélémy Toguo, Narbonne, Ville de Narbonne, , 23 p.
  8. a et b « Talking to the moon », sur Mam-st-etienne.fr
  9. Siegfried Forster, « Barthélémy Toguo: «J’ai aussi une face cachée» », sur Rfi.fr,
  10. Avec : Vincent Bizien, Philippe Cognée, Philippe Favier, Sacha Ketoff, Christian Lhopital, Aurélien Louis, Eudes Menichetti, Myriam Mihindou, Hélène Muheim, Maël Nozahic, Arnulf Rainer, Arnaud Rochard, Barthélémy Toguo ; gravures anciennes : Rodolphe Bresdin, Francisco Goya, Odilon Redon.
  11. « La question du sida ne peut pas être résolue par la distribution de préservatifs. » (Benoît XVI)
  12. Barthélémy Toguo sur le site de Item Éditions.

Liens externes[modifier | modifier le code]