Pierrick Sorin

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Pierrick Sorin
Pierrick Sorin.jpg
Portrait de Pierrick Sorin
Biographie
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (60 ans)
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Distinction

Pierrick Sorin, né le (60 ans) à Nantes, est un artiste vidéaste, metteur en scène et scénographe français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Pierrick Sorin entre à l'École des Beaux-Arts de Nantes en 1983 puis y obtient en 1988 le Diplôme national supérieur d'expression plastique.

Il est adepte de l’auto filmage et aussi des personnages de fiction incarnés par sa propre personne. On retrouve dans ses films tous les ingrédients classiques du divertissement : le déguisement, le comique de répétition et le gag de music-hall, ce qui les rend d’autant plus familiers et accessibles pour le spectateur. Néanmoins, il faut aussi y voir de l’ironie et de la dérision, qui visent à interroger tantôt le fonctionnement de l’être humain, tantôt l’art et le travail des artistes. Il collabore également dans des domaines variés, tels la scénographie et la conception visuelle d'œuvres classiques.[interprétation personnelle]

Il crée des installations vidéo appelées théâtres optiques, qui reprennent le principe du praxinoscope-théâtre d'Émile Reynaud dans lequel on voit le personnage s'animer à l'intérieur d'un décor fixe par un jeu de reflet sur une plaque de verre inclinée.

En 2001, la Fondation Cartier pour l'art contemporain organise sa première rétrospective importante. Le Lieu Unique de Nantes organise à son tour en 2010 une exposition rétrospective intitulée Rétrospective/Prospective.

À partir de 2006, il met en scène et scénographie plusieurs spectacles, des opéras en particulier : La Pietra del Paragone de Rossini, La Flûte Enchantée de Mozart, La Belle Hélène d'Offenbach…

Principales œuvres[modifier | modifier le code]

Les réveils, 1988[modifier | modifier le code]

Pendant deux mois, Pierrick Sorin se filme à chaque réveil. Il déclare sans cesse qu’il est fatigué et se promet à chaque fois de se coucher plus tôt, mais on le retrouve toujours aussi fatigué le lendemain. À travers ce film, il témoigne d'une sorte d’échec quotidien que tout le monde est capable de connaître.[interprétation personnelle]

Vacance, 1991[modifier | modifier le code]

Installation in situ. Zoo galerie et appartement contigu de l’artiste, Nantes, France. La galerie est vide, mais, par un judas optique placé dans une cloison, on peut regarder chez l’artiste. Il a laissé une bande vidéo tourner sur un téléviseur : on apprend qu’il est en vacances jusqu’à la fin de l’exposition.

Pierrick et Jean-Loup (série), 1994[modifier | modifier le code]

  • Un samedi avec Jean-Loup (2 min).
  • Jean-Loup et les jeux vidéo (2 min).
  • Pierrick et Jean-loup font de la musique (2 min).
  • Pierrick et jean-Loup font du foot (2 min 30 s).

Cette série de quatre auto filmages a été produite pour l’émission de Bernard Rapp sur FR3 My télé is rich en 1993. Pierrick Sorin y met en scène les aventures banales de deux frères jumeaux, joués par lui-même. Les deux garçons, en proie à l’ennui, se livrent à des activités où se mêlent la bêtise, la créativité et l’agressivité. Cette série d’auto filmages interroge à la fois l’image de la télévision et l’art.

Nantes projets d’artistes, 2001[modifier | modifier le code]

Pierrick Sorin se met lui-même en scène pour incarner plusieurs artistes européens aux projets tous plus loufoques les uns que les autres. Il y questionne donc la légitimité des artistes, dénonce leur posture et d’une façon plus générale il déconstruit leur travail au cours des quarante dernières années : photo, peinture, danse, sculpture, musique, cinéma, vidéo… [interprétation personnelle]

C'était bien du coulis de tomate, 2005[modifier | modifier le code]

Court-métrage, 24 minutes. Film réalisé pour accompagner un grand spectacle de rue de la compagnie Royal de Luxe. Une histoire d'éléphant qui voyage dans le temps… ou comment la supercherie et l'illusion peuvent intéresser le pouvoir politique. [interprétation personnelle]

Biographie sélective[modifier | modifier le code]

1960[modifier | modifier le code]

  • Naissance à Nantes

1979-1982[modifier | modifier le code]

  • École Normale d'Angers – diplôme d'enseignement du premier degré

1983-1988[modifier | modifier le code]

1987[modifier | modifier le code]

  • Premiers autofilmages en cinéma Super 8 (Les Réveils, Oui, mais j'ai envie...)

1989[modifier | modifier le code]

  • Première exposition personnelle : La belle peinture est derrière nous, installation vidéo participative – Zoo galerie – Nantes

1991[modifier | modifier le code]

  • Coréalisation de Taupes en cales pour le magazine Thalassa, France 3
  • correspondant-reporter pour France 3 Pays de la Loire

1992[modifier | modifier le code]

1993[modifier | modifier le code]

1994[modifier | modifier le code]

1995[modifier | modifier le code]

1996[modifier | modifier le code]

  • expositions personnelles :

1997[modifier | modifier le code]

1988[modifier | modifier le code]

1999[modifier | modifier le code]

2000[modifier | modifier le code]

2001[modifier | modifier le code]

2002[modifier | modifier le code]

  • création de quatre théâtres optiques pour les vitrines des Galeries Lafayette Haussmann, Paris
  • création en collaboration avec Jean-Paul Goude : Les cinq éléments, théâtres optiques pour la maison Chanel, Paris
  • exposition personnelle : Fondation La Caixa, Barcelone

2003[modifier | modifier le code]

  • expositions personnelles :
    • Recalde 30, Bilbao
    • fondation La Caixa, Palma de Majorque

2004[modifier | modifier le code]

2005[modifier | modifier le code]

2006[modifier | modifier le code]

2007[modifier | modifier le code]

  • exposition personnelle : La maison de l'artiste, Moscou
  • exposition collective : Berliner Festspiele, Martin Gropius Bau, Berlin
  • création d'un dispositif vidéo interactif pour la station de métro Trois-Cocu, Toulouse

2008[modifier | modifier le code]

  • exposition personnelle : centre national d'art contemporain, Nijni Novgorod

2009[modifier | modifier le code]

2010[modifier | modifier le code]

2011[modifier | modifier le code]

  • direction artistique et création de plusieurs œuvres originales pour l'exposition Des jouets et des hommes, Grand Palais, Paris
  • collaboration à la scnéographie de l'opéra Turandot de Puccini, Scala de Milan
  • création d'un dispositif vidéo interactif pour l'exposition permanente Des transports et des hommes, Cité des sciences et de l'industrie, Paris

2012[modifier | modifier le code]

2013[modifier | modifier le code]

2014[modifier | modifier le code]

  • exposition personnelle : galerie Pièce unique, Paris
  • création d'un film 3D relief pour l'exposition itinérante Hennessy 250 (groupe LVMH), New York, Moscou, Johannesbourg

2015[modifier | modifier le code]

  • mise en scène et scénographie de La Belle Hélène d'Offenbach
  • exposition personnelle : Amy Li gallery, Pékin
  • création des permiers théâtres optiques miniatures

2016[modifier | modifier le code]

  • création collective d'un dispositif holographique avec personnages à échelle humaine, château du Clos-Lucé, parc Leonardo da Vinci, Amboise
  • mise en scène et scénographie : La Pietra del Paragone, théâtre lyrique de Cagliari

2017[modifier | modifier le code]

  • The Lace Review : création d'un dispositif holographique avec personnages à échelle humaine, musée d'art contemporain, Shanghaï
  • exposition personnelle : Art box museum, Shenzhen
  • expositions collectives :

2019[modifier | modifier le code]

2020[modifier | modifier le code]

Décorations[modifier | modifier le code]

Officier de l'ordre des Arts et des Lettres Officier de l'ordre des Arts et des Lettres (arrêté du 16 janvier 2014[1]).

Documentation[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Pierrick Sorin Texte : Jacques Morice et Jean Marc Avrilla 1995, Éditions CAPC Bordeaux
  • Pierrick Sorin Artiste solitaire, stupide et trop agité 1996, Éditions Shiseido Co, Ltd
  • Pierrick Sorin Texte : Thierry Davilla, 1997, Éditions Musée Picasso Antibes
  • Pierrick Sorin 14e Biennale de Sao Paulo, Texte : Jean-Marc Huitorel 1998, Éditions Association française d'action artistique AFAA
  • Pierrick Sorin Texte : Pierre Giquel 2000 Éditions Hazan
  • Pierrick Sorin Av Marquès de comillas 6-8 Barcelona Texte : Robert Storr 2002, Éditions Fondation Caïxa. (livre accompagné d'un DVD)
  • Pierrick Sorin. Petits théâtres optiques et vidéos comédies, Texte: Jean-Louis Fabiani et Ann Hindry 2005, Édité par le Musée départemental d'art ancien et contemporain à Épinal

Documentaires[modifier | modifier le code]

  • 1999 : À travers mon petit trou, VHS PAL, Durée 70 min 27 petits films ou constats d'installation des premiers autofilmages aux installations réalisées en 1999. Avec les commentaires de l'artiste.
  • 2001 : Pierrick Sorin 261 Bd Raspail Paris XIV, Texte : Robert Storr, 2001, VHS PAL, durée : 26 min. Éditions Fondation Cartier. Présentation de l'exposition réalisée par Pierrick Sorin en 2001 à la fondation Cartier à Paris sous forme d'une fausse interview largement illustrée d'extraits d'œuvres.
  • 2010 : Des jouets un Sorin de Samuel Doux Web documentaire autour de Pierrick Sorin, réalisé pour l'exposition « Des jouets et des hommes » au Grand Palais (Paris)[2]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Richard Conte et Sandrine Morsillo, Qu'est-ce que l'art domestique?, Centre d'études et de recherches en arts plastiques, , 233 p. (ISBN 2-85944-553-6, lire en ligne), p. 83-87
  • Bertrand Renard, « La pietra del paragone : un Rossini délirant sous l’emprise de la vidéo ! », France info,‎ (lire en ligne)

Liens externes[modifier | modifier le code]