Gentilhomme de la Chambre

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La charge de Gentilhomme de la Chambre existait, sous l'Ancien Régime dans différentes Cours d'Europe. Le plus souvent, il s'agit d'un charge inférieure à celle de Chambellan. Sauf si la charge est purement honorifique, le titulaire règle les différents détails d'intendance de la Maison du Souverain

France[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Premier gentilhomme de la Chambre.
Louis XIII, règne de 1610 à 1643

Les deux premieres charges de gentilshommes ordinaires de la chambre furent instituées par François I. qui supprima en 1545 la charge de chambrier. Louis XIII a créé les deux autres charges de gentilshommes de la chambre, ce qui a continué jusqu’à présent.

Les premiers Gentilhommes de la Chambre du roi sont depuis le règne de Louis XIII au nombre de quatre. Ils servent une année sur quatre[1]. La charge a été instituée par François Ier qui avait supprimé en octobre 1545 celle de chambrier de France[2].

Les premiers gentilshommes assistent au petit et au grand lever du roi. Ils donnent la chemise au roi, en l'absence des fils de France, princes du sang, princes légitimés, ou du grand-chambellan[réf. souhaitée]. Ils sont les ordonnateurs des dépenses de la chambre du roi. Un règlement du 8 janvier 1717 prévoit que c'est par ordre du premier gentilhomme en service que sont fournis les ornements, tentures, décorations et luminaires, pour les maisons royales, les églises de Saint-Denis et de Notre-Dame lors des pompes funèbres des rois, reines, fils, filles, petits fils et petites filles de France[3]. Ils reçoivent les serments de fidélité de tous les officiers de la chambre, leur donnent les certificats de service: ils donnent l'ordre à l'huissier, par rapport aux personnes qu'il doit laisser entrer[4]. L'article XXXVIII de l'arrêt du Conseil d'État du roi du 18 juin 1757 soumet aux premiers gentilshommes l'administration et la discipline intérieure des comédiens français et des comédiens italiens[5].

Il existe aussi des charges de gentilshommes ordinaires de la chambre du roi. Ils reçoivent et portent les messages, lettres ou autres communications du roi à Paris, en province et à l'étranger, ils transmettent les compliments ou condoléances du roi aux grands seigneurs et princes étrangers. Ils notifient aux cours étrangères les naissances et les décès au sein de la Famille royale. Ils portent les ordres du roi aux parlements.

Les offices de la Maison du roi sont anoblissants à titre personnel.

Christian X, règne de 1912 à 1947

Danemark[modifier | modifier le code]

Le Kammerjunker (équivalent en danois) est un titre de la Cour qui n'est plus utilisé, le plus souvent donné aux jeunes hommes nobles, "Junkers", qui avaient la tâche de s'occuper d'une personne princière au Danemark, en particulier à la cour royale. Le Kammerjunker était un grade en dessous d'un chambellan, mais au-dessus d'un page.

Le titre est au Danemark pas été utilisé depuis la mort du roi Christian X de Danemark en 1947. Il a finalement été accordée principalement aux jeunes officiers en activité dans des régiments de la Garde. Justus Hartnack, plus tard professeur de philosophie à l'Université d'Aarhus, et Christian Frederik von Schalburg, plus tard chef du Libre Corps du Danemark (milice pro-nazi), ont tous deux reçu le titre alors qu'ils étaient des officiers de la Garde Royale du Danemark.

Gustave III, règne de 1771 à 1792

Suède[modifier | modifier le code]

Le Kammarjunkare[N 1] est serviteur de la Cour qui a rang après le Chambellan (Kammarherre) et son assistant dans le service, ou seulement, une personne honorée du titre sans fonctions correspondantes.

En 1783, Gustave III de Suède a établi 24 nouvelles charges sous ce nom. Le Rôle de cette charge a été établi en 1783.

  • Le Överstekammarjunkare est un grand emploi de la Cour avec le rang de Lieutenant-général (Generallöjtnant).
  • Le Kammarjunkare avait le grade de Major.

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Il faut distinguer Kammarjunkare (Gentilhomme de la Chambre) et Överstekammarjunkare (Haut-Gentilhomme de la Chambre).

Références[modifier | modifier le code]