Pascale Clark

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Pascale Clark
Image illustrative de l'article Pascale Clark
Pascale Clark en février 2013.

Naissance (53 ans)
Nationalité Drapeau : France Française
Profession Journaliste
Autres activités écrivain
Années d'activité depuis 1983
Médias
Média principal Radio
Pays Drapeau de la France France
Radio France Inter
Fonction Présentatrice de Making of

Pascale Clark, née le [1], est une journaliste, une animatrice de radio française ayant travaillé sur les ondes de France Inter pendant 13 ans, une animatrice de télévision également, sur Canal + et une romancière.

Biographie[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Fille d'un assureur parisien d'origine anglaise, elle obtient une licence de journalisme du CELSA[2].

Pascale Clark débute sur une radio versaillaise en 1983. Elle collabore ensuite à différentes radios comme RTH Radio Trans Helium, CVS, Ouï FM, 95.2, Europe 2, France Info, Europe 1 (pendant la saison 1993-1994[3], elle présente Europe Nuit avec Christophe Delay de 22 h à h).

Années 1990 : de France Inter à RTL[modifier | modifier le code]

Elle rejoint France Inter en 1995 avec Alex Taylor[2], où elle commence par tenir la rubrique Question par A+B, d'Annette Ardisson, et effectue des remplacements d'été. Elle succède à Nicolas Poincaré à la présentation du h-h de France-Inter avec la revue de presse et l'interview de h 20 jusqu'en juin 2001.

Pascale Clark participe parallèlement à différentes émissions de télévision comme Arrêt sur images (1996) avec Daniel Schneidermann sur France 5, TV+ et Un an de + avec Marc-Olivier Fogiel sur Canal+, Culture pub avec Christian Blachas sur M6.

En , elle anime sa propre émission Tam tam, etc. sur France Inter[2].

En , elle rejoint RTL où elle anime jusqu'en On refait le monde, une émission quotidienne de débat contradictoire[4].

En , elle présente la revue de presse, À la une de la presse et du net, du lundi au vendredi à h 30[5].

2001-2008 : les années Canal +[modifier | modifier le code]

De [2] à , Pascale Clark anime sur Canal+ En aparté, une émission d'interview atypique puisqu'elle n'est pas présente physiquement à l'antenne : elle dialogue en voix hors-champ avec l'invité. En , l'émission passe d'un rythme hebdomadaire à un rythme quotidien, avec un format un peu plus long pour occuper la case du midi du lundi au vendredi. Pendant la campagne pour l'élection présidentielle française de 2007, Pascale Clark reçoit tour à tour chacun des candidats. L'émission s'arrête le , sans être reconduite par la chaîne en raison d'audiences jugées décevantes.

De à , avec la participation de Yassine Belattar et de Nicolas Rey, Pascale Clark anime sur Canal+ Un café, l'addition. Chaque samedi à 13 h 45, cette émission passe en revue l'actualité de la semaine écoulée, donne la parole à des polémistes et reçoit un invité. Pascale Clark intervient en voix hors-champ[6].

2009-2016 : retour sur France Inter[modifier | modifier le code]

Pour la spéciale Une nuit avec Pascale Clark et Vincent Lindon, entre le 21 le 22 février 2013, émission embryonnaire de la future A'live.

À la rentrée 2009, soit cinq ans après avoir quitté la station, elle revient à France Inter pour la tranche h-10 h, avec Comme on nous parle[7] et une interview de personnalité (généralement politique) de h 51 à h 56[8]. En , la journaliste cesse de présenter l'interview. Comme on nous parle se termine en juin 2014.

À la rentrée 2014, elle anime A'live. L'émission, rythmée par un thème original de Woodkid, est diffusée à 21 h du lundi au jeudi, en direct, et mêle mini-concerts et entretiens avec des personnalités des arts et de la culture, et aussi professionnels de divers horizons et simples citoyens. L'émission est bien reçue par la critique[9].

Le samedi , commence son émission Making Of[10]. Le format est minimaliste : habillage musical réduit, un seul invité, que la journaliste rencontre elle-même ; aucun chroniqueur (ni même les Kids, le tandem de jeunes journalistes qui la suivaient depuis quelques années), ne contribue à ce programme d'une heure, musique comprise, et diffusé de façon hebdomadaire. Le programme ne connaitra qu'une seule saison.

Le , dernière de Making Of : la voix de Pascale Clark se fait entendre une dernière fois sur France Inter. Annoncé le 16 mai, son départ est lié, selon Pascale Clark elle-même, à des tensions avec la nouvelle direction. La journaliste annonce dans la foulée qu'elle va rejoindre Box Sons, un collectif d'amateurs du son qui sont insatisfaits professionnellement, une webradio média où « chacun viendra y faire son menu » dit-elle[11].

En 2015 et 2016, Pascale Clark participe au festival Longueur d'Ondes[12].

2016 : chroniqueuse sur France 2[modifier | modifier le code]

Le 4 septembre 2016, Pascale Clark démarre une chronique hebdomadaire dans l'émission 13h15 animée par Laurent Delahousse le week-end sur France 2[13].

2017 : lancement de BoxSons[modifier | modifier le code]

En novembre 2016, elle lance une campagne de financement participatif sur le site de financement participatif Ulule pour lancer BoxSons, un média sonore alternatif[14].

Controverses[modifier | modifier le code]

Mars 2007[modifier | modifier le code]

En mars 2007, le site de l'association de critique des médias Acrimed publie un article dénonçant le mépris de Pascale Clark dans ses interviews des « petits candidats » à l'élection présidentielle de 2007. L'article rapporte notamment certaines questions posées à Gérard Schivardi dans l'émission En aparté sur Canal + : « Vous avez été rasta dans une autre vie ? », « Vous tenez bien l’alcool ? », ou encore « Si vous êtes élu, le cassoulet devient obligatoire ? »[15]. On lui a également reproché son agressivité lors de son interview du candidat Jacques Cheminade avant l'élection présidentielle de 2012 [16].

Plusieurs journalistes et personnalités lui reprochent sa suffisance. Ainsi, le magistrat et blogueur Philippe Bilger indique, sur le site du Huffington Post : « en particulier, je ne supporte pas Pascale Clark dont le ton et la posture de questionnement me hérissent[17]. » La journaliste Valérie Lehoux du magazine culturel hebdomadaire Télérama estime que Pascale Clark « agace. Par son ton suffisant, ses airs de connivence, son goût de l'entre-soi »[18]. Stéphane Bern n'apprécie pas non plus la journaliste : « Elle est très donneuse de leçons à la terre entière... Je suis aussi parti de France Inter à cause d'elle[19]. »

À l'occasion de la perte de sa carte de presse, certains médias comme Marianne[20] ou BFM[21] s'interrogent sur la pertinence de son statut d'intermittente du spectacle. Le , Pascale Clark perd son statut de journaliste professionnelle, sa carte de presse n’étant pas renouvelée par la CCIJP pour le double motif qu'elle est rémunérée en qualité de productrice sous le statut d'intermittente du spectacle et que l'émission qu'elle présente, A'Live, ne présente pas le caractère d'une émission d'information[22]. L'émission est arrêtée fin juin 2015 à la demande de Pascale Clark au bout d'une seule et unique saison [23].

Février 2017[modifier | modifier le code]

En février 2017, une polémique se développe autour de Mehdi Meklat, à qui Pascale Clark avait donné en une chronique radio dans son émission Comme on nous parle sur France Inter[24]. Alors que la presse révèle les tweets racistes, antisémites, homophobes et misogynes, faisant l'apologie d'Hitler et de Ben Laden, menaçant de mort Marine Le Pen ou les journalistes de Charlie Hebdo, Pascale Clark prend la défense du blogueur du Bondy Blog jugeant qu'il ne s'agissait que de « blagues nazes »[25] et que Mehdi Meklat « ne fut que poésie, intelligence et humanité »[26].

Le politiste Laurent Bouvet s'étonne de la « complaisance médiatique rare pour un journaliste débutant ». Mehdi Meklat a finalement été « encensé par toute une partie de la presse ». Cette situation est révélatrice d'un système médiatique « qui assure de toute sa force de frappe la promotion de certaines idées. »[27]. Fatiha Boudjahlat (secrétaire nationale du Mouvement républicain et citoyen à l'éducation) pointe du doigt l'indulgence de Pascale Clark pour Mehdi Meklat, tant vis-à-vis des tweets de ce dernier que dans sa défense, caractéristique selon elle de l'« insupportable l’hypocrisie des médias de gauche » concernant les sujets abordant le thème de la radicalité des quartiers[28].

L'historien Emmanuel Debono, prenant pour exemple Pascale Clark, juge que l'affaire Meklat est un « puissant symptôme » des ambiguïtés et des sympathies qu’il soulève dans l’intelligentsia. Cette sympathie a pour conséquence que « lorsque la haine raciale ou antisémite provient d’individus appartenant et des catégories dites « dominées », une grande partie de l’antiracisme contemporain la minimise ou la dénie »[29].

Doublages[modifier | modifier le code]

Pascale Clark joue son rôle d'intervieweuse en 2004 sur l’album Le Face à face des cœurs d’Abd al Malik.

En , elle prête sa voix à l'album Puisqu'il faut vivre du rappeur Soprano, en tant que psychologue de celui-ci[30]. Pascale Clark prête également sa voix à l’ordinateur de bord du vaisseau Axiom dans l’adaptation française du long-métrage WALL-E des studios Pixar, sorti sur les écrans en 2008 au cinéma.

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Clark, Pascale, notice d'autorité personne n° FRBNF14164962, catalogue BN-Opale Plus, Bibliothèque nationale de France, créée 10 mars 2003, mise à jour 21 novembre 2006.
  2. a, b, c et d « Pascale Clark, la plus célèbre des « voix off » » par Cédric Amiot, sur Imedias.biz, .
  3. « Saison 1993-1994 », sur radioscope.free.fr (consulté le 27 août 2011)
  4. Benoit Daragon, Pascale Clark : « Tous ces transferts sont d'une indécence totale ! » sur Imedias.biz, .
  5. Julien Bellver, « Laurent Gerra et Pascale Clark débarqueraient sur RTL » sur Ozap.com,
  6. Julien Lalande, « Aujourd'hui : Pascale Clark et ses polémistes refont le monde sur Canal+ » sur Imedias.biz,
  7. http://www.franceinter.fr/emission-comme-on-nous-parle-2
  8. http://www.franceinter.fr/emission-5-mn-avec-1
  9. http://www.telerama.fr/radio/a-live-la-petite-fabrique-de-creativite-de-pascale-clark-sur-france-inter,117734.php.
  10. http://www.telerama.fr/radio/pascale-clark-prend-un-rythme-hebdomadaire-sur-france-inter,128832.php.
  11. « Pascale Clark quitte France Inter : “Quand un cycle est terminé, il faut s’en rendre compte” », sur www.telerama.fr (consulté le 20 mai 2016).
  12. « D'anciens tweets injurieux d'un blogueur de Bondy Blog provoquent un tollé ».
  13. « France 2 : Delahousse booste son «13 h 15» » (consulté le 5 septembre 2016)
  14. « Pascale Clark : "On va foutre le boxon !” », TéléObs,‎ (lire en ligne).
  15. « Grands » journalistes pour « petits » candidats Acrimed, 29 mars 2007
  16. « Pascale Clark, faible avec les forts et forte avec les faibles ? », sur Marianne, (consulté le 29 avril 2016)
  17. Philippe Bilger, « Service public, service de soi ? », sur huffingtonpost.fr, (consulté le 14 février 2014)
  18. Valérie Lehoux, « Pascale Clark, journaliste crispante », sur telerama.fr, (consulté le 14 février 2014)
  19. Julien Bellver, « Stéphane Bern dézingue "la donneuse de leçons" Pascale Clark », sur ozap.com, (consulté le 14 février 2014)
  20. Régis Soubrouillard, « Pascale Clark privée de sa carte de presse (d'abord) par son employeur ! », sur Marianne (consulté le 8 novembre 2015)
  21. « Pourquoi Pascale Clark est-elle intermittente du spectacle? », sur BFM BUSINESS (consulté le 8 novembre 2015)
  22. Nebia Bendjebbour, « Pascale Clark perd sa carte de presse, Patrick Cohen découpe la sienne », sur nouvelobs.com,
  23. http://france.news.voxquo.com/noticia-detalhe-media.asp?id=514004&t=France-Inter-Pascale-Clark-arr%EAte-Alive-Natalie-Dessay-quitte-la-station.
  24. « Les Kids : les passe-murailles de France Inter », sur lesinrocks.com, .
  25. « D'anciens tweets injurieux d'un chroniqueur du bondy blog provoquent un tollé ».
  26. « Le chroniqueur Medhi Meklat mis en cause pour d’anciens tweets haineux », sur SudOuest.fr (consulté le 21 février 2017)
  27. « Réflexions sur la sidérante affaire Mehdi Meklat », Laurent Bouvet, lefigaro.fr, 21 février 2017.
  28. Affaire Mehdi Meklat : les «bourgeois pénitents», complaisants face à la radicalité des quartiers, rt.com, 22 février 2017
  29. Affaire Mehdi Meklat : « Aucun de ses Tweets n’a semblé assez dur pour qu’il soit ostracisé ou mis en demeure de cesser », lemonde.fr, 23 février 2017
  30. « Pascale Clark, psy du rappeur Soprano ! », sur Imedias.biz,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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