Aiglun (Alpes-Maritimes)

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Aiglun
Aiglun.
Aiglun.
Blason de Aiglun
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Grasse
Canton Vence
Intercommunalité Communauté de communes des Alpes d'Azur
Maire
Mandat
Didier Nicolas
2014-2020
Code postal 06910
Code commune 06001
Démographie
Gentilé Aiglenois
Population
municipale
89 hab. (2014)
Densité 5,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 51′ 30″ nord, 6° 54′ 54″ est
Altitude Min. 373 m – Max. 1 541 m
Superficie 15,37 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-aiglun.fr

Aiglun est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Aiglenois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Aiglun est un village du haut-pays grassois situé dans le centre-ouest du département des Alpes-Maritimes à 20 km au nord de Grasse et 11 km au sud de Puget-Théniers[1]. La commune est desservie par la départementale RD 10 qui la traverse d’est en ouest[2].

Les principaux sommets de la commune sont[2] :

  • le mont Saint-Martin (1 258 m) ;
  • un sommet secondaire du pic de Fourneuby à 1 541 m.

La commune est desservie par la ligne numéro 430 du réseau Sillages (Vascogne—Saint-Auban)[3].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune apparaît pour la première fois dans les textes vers 1200, sous la forme Ayglezuni. Il est constitué du mot latin Aquila, aigle, et du gaulois dunum, hauteur, et signifierait la hauteur de l’aigle[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans une charte de 1039, l'abbaye Saint-Victor de Marseille reçoit des biens à Aiglun.

On ne trouve ensuite de citations d' Aiglesunum ou d' Aigledunum qu'au XIIIe siècle.

Isnard du Bar, de la Maison de Grasse, commandeur de Saint-Jean-de-Jérusalem, prieur de Capoue, Grand sénéchal de Provence, a reçu de la reine Jeanne, en récompense de ses services, les terres du Mas et d'Aiglun, le 7 juillet 1348. Il a fait donation de la terre d'Aiglun à son cousin Pons des Ferres, le 18 mai 1349. La famille de Grasse perdit provisoirement ses fiefs dans le comté de Nice au moment de la dédition de Nice car elle est restée fidèle aux comtes de Provence.

En 1388, le village d'Aiglun se retrouve sous la protection des Savoie, comme le reste de la région, lors de la Dédition de Nice à la Savoie le 28 septembre 1388, formant les Terres neuves de Provence. qui deviennent le comté de Nice en 1526

La famille de Grasse vend le fief d'Aiglun aux frères Georges et Claude Malopera en 1562. Les frères Vincent et Barthélemy Caissotti acquièrent les fiefs du Mas et d'Aiglun en 1584[5]. Le fief d'Aiglun passe ensuite aux Fabri en 1634, aux Claretti en 1670, aux Bonetto en 1673, aux Blanchi de Saint-Sauveur-sur-Tinée en 1754.

Lors du traité de Turin du 24 mars 1760, elle devient française (le royaume de France et celui de Sardaigne procédèrent à des rectifications de frontière, et par conséquent a lieu un échange de territoires). Le fief revient à la Couronne. La commune dépend alors de la viguerie de Grasse.

En 1790, au moment de la création des départements, la commune fait partie du département du Var.

Avec le rattachement du comté de Nice à la France, en 1860, Aiglun, avec l'ensemble de l'arrondissement de Grasse, est rattaché au nouveau département des Alpes-Maritimes, le 23 juin 1860.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[6],[7]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 2005 Irène Montiglio SE  
2005 2014 Charles Bremond DVD  
2014 en cours Didier Nicolas SE Employé

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]


L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du milieu des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[9],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 89 habitants, en diminution de -2,2 % par rapport à 2009 (Alpes-Maritimes : 0,39 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
240 203 261 250 266 248 351 366 380
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
344 286 286 272 268 218 187 241 175
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
150 152 142 100 115 110 123 95 90
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008 2013 2014
58 50 70 94 91 106 90 89 89
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Sports[modifier | modifier le code]

La commune est réputée pour ses sites d'escalade. La Paroi Dérobée est le plus connu avec de grandes voies comme Ali Baba ou les Quarante Voleurs.

Économie[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le village est connu des grimpeurs pour ses raides parois de plus de 200 mètres, offrant des itinéraires de haute difficulté. La clue d'Aiglun est également prisée des amateurs de canyoning.

La forteresse troglodyte dite « château d'Aiglun », construite à proximité du village au-dessus de la sortie de la clue, utilise une grotte prolongée par une vire qui permet l'accès à une source, et semble avoir eu un rôle de refuge, plutôt que de poste de guet, à l'époque troublée du XIVe siècle[12],[13].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Fanny Robiane. Fille de Joseph Robin, qui fut maire d'Aiglun au début du XXe siècle, cette actrice française de théâtre est décédée en 1982 à Aiglun, où elle s'était retirée et où elle a laissé de riches archives (livres dédicacés, notamment par Armand Godoy, Jean Richard-Bloch et d'autres ; documents iconographiques ; coupures de presse, etc.). Son souvenir reste vivace chez les Aiglenois qui l'ont connue et des projets sont en cours pour l'honorer. Une association culturelle subventionnée entre autres par la commune et le Conseil général a lancé depuis 2004 des « Rencontres Fanny Robiane » consacrées au théâtre, à la poésie, à la musique et autres manifestations culturelles ponctuelles courant toute l'année. Parfois, ces manifestations sont réalisées en collaboration avec l'Université de Nice.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Aiglun Blason D’azur à l’aigle d’argent empiétant un poisson du même.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Yves Bernard, L'annuaire Touristique et Culturel des Alpes-Maritimes et de Monaco, p. 149, Éditions Campanile, 1997 (ISBN 978-2-912366-00-9)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Calcul de la distance entre Aiglun et d'autres communes
  2. a et b Carte topographique d’Aiglun, IGN sur Géoportail.
  3. Horaire de la ligne Sillages à la demande no 430
  4. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 193), , 1869 p. (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne)., § 2725, p. 173
  5. Henri Costamagna, Michel Derlange, Les Niçois dans l'histoire, p. 47, Privat, Toulouse, 1988 ; p. 295
  6. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  7. Liste des maires depuis 1870
  8. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  12. Edmond Rossi, « Aiglun, un village à découvrir », sur Pays d'Azur,
  13. Paul Courbon, « La forteresse d'Aiglun », sur Chroniques souterraines