Aiglun (Alpes-Maritimes)

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Aiglun
Aiglun (Alpes-Maritimes)
Aiglun.
Blason de Aiglun
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Grasse
Canton Vence
Intercommunalité Communauté de communes Alpes d'Azur
Maire
Mandat
Didier Nicolas
2014-2020
Code postal 06910
Code commune 06001
Démographie
Gentilé Aiglenois
Population
municipale
89 hab. (2016 en diminution de 3,26 % par rapport à 2011)
Densité 5,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 51′ 30″ nord, 6° 54′ 54″ est
Altitude Min. 373 m
Max. 1 541 m
Superficie 15,37 km2
Localisation

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Liens
Site web ville-aiglun.fr

Aiglun est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Aiglenois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Aiglun est un village perché de la vallée de l'Estéron, dans le haut-pays grassois, au entre-ouest du département des Alpes-Maritimes à 20 km au nord de Grasse et 11 km au sud de Puget-Théniers[1].

Hameaux :

  • Hameaux de Vascogne,
  • Hameaux des Lones.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Commune membre du Parc naturel régional des Préalpes d'Azur, dans les Préalpes de Grasse.

Les principaux sommets de la commune sont[2] :

Sismicité[modifier | modifier le code]

Commune située dans une zone de sismicité moyenne[5],[6].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[7] :

  • rivière l'Estéron,
  • la Gironde,
  • le Rioulan,
  • vallons de végay, de la roche clave, de st-joseph, de l'estrech, du pont.

Climat[modifier | modifier le code]

Climat classé Csb dans la classification de Köppen et Geiger[8].

Article détaillé : Climat des Alpes-Maritimes.

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la départementale RD 10 qui la traverse d’est en ouest[2].

Transports en commun[modifier | modifier le code]

La commune est desservie par la ligne numéro 430 du réseau Sillages (Vascogne—Saint-Auban)[9].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Commune membre de la Communauté de communes Alpes d'Azur.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une carte communale[10],[11].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la commune apparaît pour la première fois dans les textes vers 1200, sous la forme Ayglezuni. Il est constitué du mot latin Aquila, aigle, et du gaulois dunum, hauteur, et signifierait la hauteur de l’aigle[12].

Eiglù en provençal.

Histoire[modifier | modifier le code]

Dans une charte de 1039, l'abbaye Saint-Victor de Marseille reçoit des biens à Aiglun.

On ne trouve ensuite de citations d' Aiglesunum ou d' Aigledunum qu'au XIIIe siècle.

Isnard du Bar, de la Maison de Grasse, commandeur de Saint-Jean-de-Jérusalem, prieur de Capoue, Grand sénéchal de Provence, a reçu de la reine Jeanne, en récompense de ses services, les terres du Mas et d'Aiglun, le 7 juillet 1348. Il a fait donation de la terre d'Aiglun à son cousin Pons des Ferres, le 18 mai 1349. La famille de Grasse perdit provisoirement ses fiefs dans le comté de Nice au moment de la dédition de Nice car elle est restée fidèle aux comtes de Provence.

En 1388, le village d'Aiglun se retrouve sous la protection des Savoie, comme le reste de la région, lors de la Dédition de Nice à la Savoie le 28 septembre 1388, formant les Terres neuves de Provence, qui deviennent le comté de Nice en 1526.

La famille de Grasse vend le fief d'Aiglun aux frères Georges et Claude Malopera en 1562. Les frères Vincent et Barthélemy Caissotti acquièrent les fiefs du Mas et d'Aiglun en 1584[13]. Le fief d'Aiglun passe ensuite aux Fabri en 1634, aux Claretti en 1670, aux Bonetto en 1673, aux Blanchi de Saint-Sauveur-sur-Tinée en 1754.

Lors du traité de Turin du 24 mars 1760, elle devient française (le royaume de France et celui de Sardaigne procédèrent à des rectifications de frontière, et par conséquent a lieu un échange de territoires). Le fief revient à la Couronne. La commune dépend alors de la viguerie de Grasse.

En 1790, au moment de la création des départements, la commune fait partie du département du Var.

Avec le rattachement du comté de Nice à la France, en 1860, Aiglun, avec l'ensemble de l'arrondissement de Grasse, est rattaché au nouveau département des Alpes-Maritimes, le 23 juin 1860.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[14],[15]
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
2001 2005 Irène Montiglio SE  
2005 2014 Charles Bremond DVD  
2014 En cours Didier Nicolas SE Employé

Budget et fiscalité 2017[modifier | modifier le code]

En 2017, le budget de la commune était constitué ainsi[16] :

  • total des produits de fonctionnement : 138 000 , soit 1 553  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 105 000 , soit 1 179  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 114 000 , soit 1 286  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 111 000 , soit 1 244  par habitant ;
  • endettement : 8 000 , soit 89  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 16,53 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 8,20 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 34,41 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 15,43 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 15,55 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2015 : médiane en 2015 du revenu disponible, par unité de consommation[17].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[18]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[19].

En 2016, la commune comptait 89 habitants[Note 1], en diminution de 3,26 % par rapport à 2011 (Alpes-Maritimes : +0,23 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
240203261250266248351366380
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
344286286272268218187241175
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1501521421001151101239590
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
5850709491106949290
2013 2016 - - - - - - -
8989-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[20] puis Insee à partir de 2006[21].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements[22] :

  • Écoles maternelles et primaire à Roquesteron, Gréolières,
  • Collèges à Puget-Théniers, Saint-Vallier-de-Thiey,
  • Lycées à Vence.

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé[23] :

  • Médecins à Puget-Théniers, Entrevaux, Bouyon,
  • Pharmacies à Entrevaux, Saint-Vallier-de-Thiey,
  • Hôpitaux à Puget-Théniers, Villars-sur-Var.

Cultes[modifier | modifier le code]

Au XIVe siècle, Aiglun n'était pas encore pourvu d'une église et c'est celle de Sigale qui servait de paroissiale aux deux communautés[24].

Paroisse catholique, Paroisse Sainte-Marie-des-Sources[25], Diocèse de Nice.

Sports[modifier | modifier le code]

La commune est réputée pour ses sites d'escalade[26]. La Paroi Dérobée est le plus connu avec de grandes voies comme Ali Baba ou les Quarante Voleurs.

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • Vignes.
  • Oliviers.

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • École d'escalade et de canyonisme.
  • La route des clues[27].

Commerces[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Le village est connu des grimpeurs pour ses raides parois de plus de 200 mètres, offrant des itinéraires de haute difficulté. La clue d'Aiglun est également prisée des amateurs de canyoning.
  • La forteresse troglodyte dite « château d'Aiglun »[31], construite à proximité du village au-dessus de la sortie de la clue, utilise une grotte prolongée par une vire qui permet l'accès à une source, et semble avoir eu un rôle de refuge, plutôt que de poste de guet, à l'époque troublée du XIVe siècle[32],[33].
  • La clue d’Aiglun[34].
  • Église Saint Raphaël du XVIIIe siècle[35].
  • Chapelle de Notre-Dame, XVIIXe et XIXe siècles[36].
  • Chapelle Saint Joseph, XVIIXe et XIXe siècles, dans le hameau de Vascogne[37].
  • Plaque commémorative sur le mur de la maison à gauche de la mairie.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Fanny Robiane. Fille de Joseph Robin, qui fut maire d'Aiglun au début du XXe siècle, cette actrice française de théâtre est décédée en 1982 à Aiglun, où elle s'était retirée et où elle a laissé de riches archives (livres dédicacés, notamment par Armand Godoy, Jean Richard-Bloch et d'autres ; documents iconographiques ; coupures de presse, etc.). Son souvenir reste vivace chez les Aiglenois qui l'ont connue et des projets sont en cours pour l'honorer. Une association culturelle subventionnée entre autres par la commune et le Conseil général a lancé depuis 2004 des « Rencontres Fanny Robiane » consacrées au théâtre, à la poésie, à la musique et autres manifestations culturelles ponctuelles courant toute l'année. Parfois, ces manifestations sont réalisées en collaboration avec l'Université de Nice.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Aiglun Blason D’azur à l’aigle d’argent empiétant un poisson du même[38].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Calcul de la distance entre Aiglun et d'autres communes
  2. a et b « Carte topographique d’Aiglun, IGN » sur Géoportail.
  3. Pic de Fourneuby
  4. Les Crêtes de Fourneuby
  5. Didacticiel de la règlementation parasismique
  6. Dossier Départemental sur les risques majeurs dans les Alpes-Maritimes
  7. L'eau dans la commune
  8. Table climatique
  9. Horaire de la ligne Sillages à la demande no 430
  10. Carte Communale
  11. Zonage
  12. Ernest Nègre, Toponymie générale de la France : étymologie de 35 000 noms de lieux, vol. 1 : Formations préceltiques, celtiques, romanes, Genève, Librairie Droz, coll. « Publications romanes et françaises » (no 193), , 1869 p. (ISBN 978-2-600-02884-4, lire en ligne)., § 2725, p. 173
  13. Henri Costamagna, Michel Derlange, Les Niçois dans l'histoire, p. 47, Privat, Toulouse, 1988 ; p. 295
  14. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  15. Liste des maires depuis 1870
  16. Les comptes de la commune
  17. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  18. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  19. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  20. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  21. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.
  22. Établissements d'enseignements
  23. Professionnels et établissements de santé
  24. Aiglun, Trésors du patrimoine
  25. Les paroisses du Diocèse de-nice
  26. sites d'escalade d'Aiglun
  27. La route des clues
  28. Auberge de Calendal Aiglun
  29. « La charte Bistrot de Pays », sur Bistrot de Pays
  30. Fédération nationale des bistrots de pays
  31. Abri forteresse
  32. Edmond Rossi, « Aiglun, un village à découvrir », sur Pays d'Azur,
  33. Paul Courbon, « La forteresse d'Aiglun », sur Chroniques souterraines
  34. La clue d’Aiglun
  35. Église Saint Raphaël Aiglun
  36. Chapelle de Notre-Dame Aiglun
  37. Chapelle Saint Joseph Vascognes Aiglun
  38. Les Monts d'azur : Aiglun, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau
  39. Au pied du mur, Éditions Eyrolles, Centre européen de formation P.A.R.T.I.R. (Patrimoine Architectural et Rural - Techniques d'Identification et de Restauration)
  40. Centre européen de Formation PARTIR - École d'architecture de Paris la Villette.  Les stages proposés par le Centre Européen de Formation P.A.R.T.I.R, dans le cadre de ses antennes régionales sont destinée prioritairement aux étudiants de 4e et 5e années des écoles d'architecture françaises et européennes et aux jeunes diplômés.