Aller au contenu

Auvare

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Auvare
Auvare
Le village au début de l’été.
Blason de Auvare
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Nice
Intercommunalité Communauté de communes Alpes d'Azur
Maire
Mandat
Bernadette Drogoul
2020-2026
Code postal 06260
Code commune 06008
Démographie
Gentilé Auvarois
Population
municipale
50 hab. (2022 en évolution de +56,25 % par rapport à 2016)
Densité 2,7 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 59′ 20″ nord, 6° 54′ 32″ est
Altitude Min. 479 m
Max. 2 133 m
Superficie 18,27 km2
Type Commune rurale à habitat très dispersé
Unité urbaine Hors unité urbaine
Aire d'attraction Nice
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vence
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
Auvare
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
Auvare
Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes
Voir sur la carte topographique des Alpes-Maritimes
Auvare
Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur
Voir sur la carte administrative de Provence-Alpes-Côte d'Azur
Auvare

Auvare (en italien Auvara ; en occitan local Auvara (classique) / Auvaro (mistralienne) [ɔwvˈarʌ] ) est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie

[modifier | modifier le code]

La commune est à 3,2 km de Puget-Rostang, 6,2 de Puget-Théniers et 13,3 de Entrevaux[1].

Géologie et relief

[modifier | modifier le code]

La commune se compose de 1 795,84 hectares de forêts et milieux semi-naturels (99,99 %)[2].

Espaces naturels[3] :

Massif du Lauvet d'Ilonse et des Quatre Cantons - Dome de Barrot - Gorges du Cians[4].
Dôme de Barrot - Tête de la Colombière - Mont Mayola - La Roudoule[5].

Plusieurs études ont été menées afin de caractériser les types climatiques auxquels est exposé le territoire national. Les zonages obtenus diffèrent selon les méthodes utilisées, la nature et le nombre des paramètres pris en compte, le maillage territorial des données et la période de référence. En 2010, le climat de la commune était ainsi de type climat méditerranéen altéré, selon une étude du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) s'appuyant sur une méthode combinant données climatiques et facteurs de milieu (topographie, occupation des sols, etc.) et des données couvrant la période 1971-2000[6]. En 2020, le climat prédominant est classé Csa, selon la classification de Köppen-Geiger, pour la période 1988-2017, à savoir un climat tempéré à été chaud et sec[7]. Par ailleurs Météo-France publie en 2020 une nouvelle typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est exposée à un climat de montagne ou de marges de montagne[8] et est dans la région climatique Var, Alpes-Maritimes, caractérisée par une pluviométrie abondante en automne et en hiver (250 à 300 mm en automne), un très bon ensoleillement en été (fraction d’insolation > 75 %), un hiver doux (°C) et peu de brouillards[9]. Elle est en outre dans la zone H3 au titre de la réglementation environnementale 2020 des constructions neuves[10],[11].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 10,8 °C, avec une amplitude thermique annuelle de °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 1 145 mm, avec 6,6 jours de précipitations en janvier et 5,8 jours en juillet[6]. Pour la période 1991-2020, la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, sur la commune d'Ascros à 11 km à vol d'oiseau[12], est de 10,8 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 930,1 mm[13],[14]. La température maximale relevée sur cette station est de 34,4 °C, atteinte le  ; la température minimale est de −10,7 °C, atteinte le [Note 1].

Pour afficher une liste d’indicateurs climatiques caractérisant la commune aux horizons 2030, 2050 et 2100 et pouvoir ainsi s'adapter aux changements climatiques, entrer son nom dans Climadiag-commune[15], un site de Météo-France élaboré à partir des nouvelles projections climatiques de référence DRIAS-2020.

Au , Auvare est catégorisée commune rurale à habitat très dispersé, selon la nouvelle grille communale de densité à 7 niveaux définie par l'Insee en 2022[16]. Elle est située hors unité urbaine[17]. Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nice, dont elle est une commune de la couronne[Note 2],[17]. Cette aire, qui regroupe 100 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[18],[19].

Occupation des sols

[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (100 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (100 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (52,7 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (25,9 %), forêts (21,3 %)[20].

L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Voies de communications et transports

[modifier | modifier le code]

Voies routières

[modifier | modifier le code]

La commune est à 3,2 km de Puget-Rostang, 6,2 de Puget-Théniers par la D116 et 13,3 d'Entrevaux D416/D402[21].

Gare d'Entrevaux.

Transports en commun

[modifier | modifier le code]

Lignes SNCF

[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme de Azoara vers 1200, Adhoara en 1330, Auvara au XVIe siècle[24].

Auvara en occitan.

Le nom Auvare ou Auvara dans le parler local serait d'origine ligure (Azoara), des tribus de montagnards Ligures qui ont laissé des traces de leur existence.

Après la conquête romaine (achevée en 14 av. J.-C.), Auguste organise les Alpes en provinces. Le territoire de l’actuelle commune d’Auvare dépend de la province des Alpes-Maritimes et est rattaché à la civitas de Glanate (Glandèves). À la fin de l’Antiquité, le diocèse de Glandèves reprend les limites de cette civitas[25].

La vallée de la Roudoule est conquise par les armées révolutionnaires françaises en octobre 1792. La région est annexée par décret le 31 janvier de l'année suivante, confirmé par le traité de Paris (1796). La Révolution est semble-t-il bien accueillie, puisqu'un arbre de la liberté est planté et subsiste jusqu'à la restauration de l'État savoyard, en 1814. Celui-ci s'empresse de le faire arracher, en facturant les frais d'arrachage à la communauté d'Auvare[26].

Politique et administration

[modifier | modifier le code]
Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1892   François Dalmas    
1900   Antoine Baud    
1912   Séraphin Baret    
1919   Paul Laugier    
1925   Jules Baud    
1943   Félix Martin    
1947   Charles-Marius Lions    
1953   Marcel Jourdan    
1977 mars 2008 Clément Jourdan DVD  
mars 2008 en cours Bernadette Drogoul[27] DVD Ancien cadre. Fonctionnaire[28]

Depuis le 1er janvier 2014, Auvare fait partie de la communauté de communes Alpes d'Azur. Elle était auparavant membre de la communauté de communes des vallées d'Azur, jusqu'à la disparition de celle-ci lors de la mise en place du nouveau schéma départemental de coopération intercommunale.

Budget et fiscalité 2023

[modifier | modifier le code]

En 2023, le budget de la commune était constitué ainsi[29] :

  • total des produits de fonctionnement : 102 000 , soit 2 676  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 68 000 , soit 1 790  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 108 000 , soit 2 837  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 58 000 , soit 1 519  par habitant ;
  • endettement : 3 000 , soit 68  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 9,95 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 13,62 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 10,49 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2021 : médiane en 2021 du revenu disponible, par unité de consommation[30].

Population et société

[modifier | modifier le code]

Démographie

[modifier | modifier le code]

Évolution démographique

[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations de référence des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[31]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[32].

En 2022, la commune comptait 50 habitants[Note 3], en évolution de +56,25 % par rapport à 2016 (Alpes-Maritimes : +2,85 %, France hors Mayotte : +2,11 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
121101123134134129105118117
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
12614012610790911027793
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
837666622915101314
1982 1990 1999 2006 2011 2016 2021 2022 -
3637445346324450-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[33] puis Insee à partir de 2006[34].)
Histogramme de l'évolution démographique

Entreprises et commerces

[modifier | modifier le code]

Agriculture- élevage

[modifier | modifier le code]
  • Élevage d'ovins et de caprins.
La principale ressource économique est l'élevage ovin.
  • Hébergements et restauration à Puget-Rostang, Puget-Théniers.
  • Commerces et services de proximité[35] à Puget-Théniers, Castellet-lès-Sausses, Entrevaux, Guillaumes.

Culture locale et patrimoine

[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments

[modifier | modifier le code]
  • Ruines d’un château, mentionné en 1252[36] sur le rocher dominant le village.
Calvaire.
L'ancienne porte de ville dans le système défensif.
  • Église Saint-Pierre d'Auvare[37], construite sur les restes de la chapelle de la Sainte Vierge à la fin du XIXe siècle.
  • Bergerie.
Enceinte en pierres sèches de type pastoral[38],[39],[40] .
  • Plaque commémorative[41].

Personnalités liées à la commune

[modifier | modifier le code]

Héraldique

[modifier | modifier le code]
Blason de Auvare Blason
De gueules au chef d'or[42].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Bibliographie

[modifier | modifier le code]

Articles connexes

[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes

[modifier | modifier le code]

Le patrimoine de la commune sur www.pop.culture.gouv.fr/

Notes et références

[modifier | modifier le code]
  1. Les records sont établis sur la période du au .
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale de référence en vigueur au 1er janvier 2025, millésimée 2022, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2024, date de référence statistique : 1er janvier 2022.
  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références

[modifier | modifier le code]
  1. Plan et itinéraires
  2. Localisation de la commune, géographie et occupation des sols
  3. Biodiversité
  4. Massif du Lauvet d'Ilonse et des Quatre Cantons - Dome de Barrot - Gorges du Cians
  5. Dôme de Barrot - Tête de la Colombière - Mont Mayola - La Roudoule
  6. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  7. Vincent Dubreuil, « Le changement climatique en France illustré par la classification de Köppen », La Météorologie, no 116,‎ (DOI 10.37053/lameteorologie-2022-0012, lire en ligne, consulté le )
  8. « Le climat en France hexagonale et Corse. », sur meteofrance.com (consulté le )
  9. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
  10. « Réglementation environnementale RE2020 », sur ecologie.gouv.fr, (consulté le )
  11. « Répartition des départements par zone climatique » [PDF], sur ecologie.gouv.fr (consulté le )
  12. « Orthodromie entre Auvare et Ascros », sur fr.distance.to (consulté le ).
  13. « Station Météo-France « Ascros », sur la commune d'Ascros - fiche climatologique - période 1991-2020. », sur object.files.data.gouv.fr/meteofrance/ (consulté le )
  14. « Station Météo-France « Ascros », sur la commune d'Ascros - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  15. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur Météo-France, (consulté le )
  16. « La grille communale de densité », sur le site de l’Insee, (consulté le ).
  17. a et b Insee, « Métadonnées de la commune ».
  18. « Liste des communes composant l'aire d'attraction de Nice », sur insee.fr (consulté le ).
  19. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le ).
  21. Plan et voies routières
  22. Réseau de transport régional ZOU !
  23. Itinéraire
  24. Ernest Nègre - Toponymie générale de la France - page 53 - (ISBN 2600028838).
  25. Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s. », Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 22
  26. « Histoire du pays de la Roudoule », Roudoule, écomusée en terre gavotte, consulté le 19 juillet 2012
  27. Site de la préfecture des Alpes-Maritimes, consulté le 20 juin 2008
  28. Mairie
  29. Les comptes de la commune
  30. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  31. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  32. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  33. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  34. Fiches Insee - Populations de référence de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020, 2021 et 2022.
  35. Toutes les entreprises de la commune et celles proches
  36. Charles-Laurent Salch, Dictionnaire des châteaux et des fortifications du moyen âge en France, Strasbourg, Editions Publitotal, 4ème trimestre 1979, 1287 p. (ISBN 978-2-86535-070-4 et 2-86535-070-3)
    Auvare, p.80
  37. Auvare, sur www.provence7.com/
  38. « Vue d'ensemble. Tas d'épierrement. Lou Mount, Mont d'Auvare », notice no ARR93_20070600801, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mémoire, ministère français de la Culture.
  39. « Enceinte en pierres sèches de type pastoral », notice no ARR93_20070600802, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mémoire, ministère français de la Culture.
  40. « Enceinte en pierres sèches de type pastoral », notice no ARR93_20070600803, sur la plateforme ouverte du patrimoine, base Mémoire, ministère français de la Culture.
  41. Morts aux guerres 1914-1918
  42. L'Armorial des Villes et des Villages de France