Malaussène

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Malaussène
Malaussène
Malaussène.
Blason de Malaussène
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Nice
Intercommunalité Communauté de communes Alpes d'Azur
Maire
Mandat
Jean-Pierre Castiglia
2020-2026
Code postal 06710
Code commune 06078
Démographie
Gentilé Malaussénois
Population
municipale
311 hab. (2017 en augmentation de 17,36 % par rapport à 2012)
Densité 16 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 55′ 51″ nord, 7° 07′ 43″ est
Altitude Min. 154 m
Max. 1 468 m
Superficie 19,48 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Nice
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Vence
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Malaussène
Liens
Site web malaussene.fr

Malaussène est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes, en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Ses habitants sont appelés les Malaussénois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune située au dessus de la vallée du Var, à 3 km au sud-est de Villars-sur-Var, la plus grande ville proche[1] et à 44 km de Nice.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Malaussène, commune rurale de montagne située dans le Massif des Alpes, village de la moyenne vallée du Var, situé sur la rive droite du Var (fleuve), à la sortie des gorges de la Mescla[2], grandes dalles subverticales de calcaires tithonique à faciès subalpin[3].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Cours d'eau traversant le territoire de la commune[4] :

L'organisation des services de l'eau et de l'assainissement est désormais assurée par la Communauté de communes des Alpes d'Azur[6].

Climat[modifier | modifier le code]

Climat méditerranéen avec été tempéré, classé Csb dans la classification de Köppen et Geiger[7].

Catastrophes naturelles - Sismicité[modifier | modifier le code]

Tempête Alex. Prise de vue aérienne de l'IGN suite aux intempéries qui ont frappé les Alpes-Maritimes
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Prise de vue aérienne très haute résolution réalisée par l'IGN suite aux intempéries d’une rare violence qui ont frappé les Alpes-Maritimes

Le 2 octobre 2020, de nombreux villages des diverses vallées des Alpes-Maritimes (Breil-sur-Roya, Fontan, Roquebillière, St-Martin-Vésubie, Tende...) sont fortement impactés par un "épisode méditerranéen" de grande ampleur[8].Certains hameaux sont restés inaccessibles jusqu'à plus d'une semaine après la catastrophe et l'électricité n'a été rétablie que vers le 20 octobre. L'Arrêté du 7 octobre 2020 portant reconnaissance de l'état de catastrophe naturelle a identifié 54 communes, dont Malaussène, au titre des "Inondations et coulées de boue du 2 au 3 octobre 2020"[9].

Commune située dans une zone de sismicité moyenne[10].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Chemins de fer[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Depuis le , Malaussène fait partie de la communauté de communes des Alpes d'Azur. Elle était auparavant membre de la communauté de communes des vallées d'Azur, jusqu'à la disparition de celle-ci lors de la mise en place du nouveau schéma départemental de coopération intercommunale.

La communauté de communes, créée le 1er janvier 2017 regroupe 34 communes des vallées du Var, du Cians et de l'Estéron.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Le plan d'occupation des sols étant caduc depuis le 1er janvier 2016 c'est le règlement national d'urbanisme qui s'applique[15].

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Malaussène est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[16],[17].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Nice, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 100 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[18],[19].

Toponymie[modifier | modifier le code]

  • Cité Malauzena au XIIIe siècle.
  • dans Toponymie des lieux dans les Alpes-Maritimes est écrit[20] : Malaussa, Malaussena : terrain de poudingue. Village de Malaussène et nom de famille.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fief des Grimaldi de Bueil jusqu'en 1621. Après l'exécution d'Annibal Grimaldi, le duc de Savoie Charles-Emmanuel Ier inféode Malaussène au colonel Marc-Antoine Badat, gouverneur de la citadelle de Verceil. Le fief passe ensuite à son fils aîné Victor-Amédée, puis à Marc-Antoine II, fils aîné du précédent, enfin à son frère Charles-Thomas, commandant d'Agosta.

Le , le roi de Sardaigne érige la seigneurie en comté au profit de Jean Alziari, fils d'un notaire de Roquestéron. Il est investi du comté le . Jean Alziari est alors illustrissimo signor conte di Malaussena. Son fils aîné Louis lui succéda en 1734 et fut lieutenant-colonel d'infanterie. Après sa mort, son frère Jean-François devint le 3e comte de Malaussène. Il fut capitaine au régiment de Nice et mourut en 1783. Il s'était marié avec Anne Corporandi, sœur de Joseph Corporandi, seigneur d'Auvare. Leur fils aîné Jean-Joseph-Antoine s'est remarié en 1790 avec Apollinie Corvisi, fille de Clément Corvisi, comte de Gorbio.

Leur fils Joseph-Antoine-Clément lui succéda à son frère aîné qui était mort à Breil en 1811. De son mariage est né Frédéric-Octave-François, mort en 1866 à la bataille navale de Lissa où il était commandant en second du Re d'Italia et Gustave-François Régis qui a été maire de Nice, mort en 1905 sans descendance, ainsi que trois filles. Le frère cadet de Joseph-Antoine-Clément, Jean-Albert, s'est marié en 1842 avec Françoise Héraud. Le fils aîné de ce mariage François Alziari, né en 1844, est devenu comte de Malaussène à la mort de son cousin en 1905. Il est mort en 1934[21],[22].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1865   Emeline    
1869   M.Emeline    
1877   JB .Emeline    
1885   JB.Emeline    
1890   C.Emeline    
1899   Ed.Alzial    
1900   Audoly    
1805   Ed.Alzial    
1914   L.Emelina   Avocat
1920   Jules Roux    
mars 2001 2014 Jean-Pierre Castiglia UMP puis FN[23]  
mars 2014 2020 Joseph Saturno DVD Retraité
2020 En cours Jean-Pierre Castiglia    

Budget et fiscalité 2018[modifier | modifier le code]

En 2018, le budget de la commune était constitué ainsi[24] :

  • total des produits de fonctionnement : 593 000 , soit 1 944  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 323 000 , soit 1 060  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 265 000 , soit 868  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 204 000 , soit 667  par habitant ;
  • endettement : 370 000 , soit 1 213  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 17,86 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 10,68 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 13,58 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2017 : médiane en 2017 du revenu disponible, par unité de consommation : 20 100 [25].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[27].

En 2017, la commune comptait 311 habitants[Note 3], en augmentation de 17,36 % par rapport à 2012 (Alpes-Maritimes : -0,1 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
343313336296384388416378380
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
3463423253201 048303336289267
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
20920620518119013411011472
1982 1990 1999 2010 2015 2017 - - -
72129173267305311---
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements[30] :

  • École maternelle et primaire,
  • Collèges à Saint-Martin-du-Var, Carros,
  • Lycée à Valdeblore.

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé[31] :

  • Médecins à Villars-sur-Var, Gilette,
  • Pharmacies à Gilette, Levens Porte des Alpes,
  • Hôpitaux à Villars-sur-Var, Roquebillière.

Cultes[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

Tourisme[modifier | modifier le code]

Commerces[modifier | modifier le code]

  • Commerces de proximité à Villars-sur-Var.
  • Usine électrique[36].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine civil :

  • Viaduc de 40 m de hauteur[37] pour porter un aqueduc imposant de 7 km de long construit entre 1774 et 1775 pour alimenter le village à partir de la source de l'Adous[38],[39]. Il permettait d'alimenter le moulin à farine et le moulin à huile, ainsi que le lavoir municipal et d'assurer l'irrigation des cultures.
  • Vieux moulin à huile et à farine.
  • Vestiges du vieux village et du château féodal de Malaussène d'en haut.

Patrimoine religieux :

  • Église de l'Assomption, construite en 1639 dans le village actuel. Elle a été agrandie d'un tiers en 1727[40].
  • Chapelle des Pénitents blancs ou de la Sainte-Croix[41]. Elle possède une copie d'un tableau peint en 1684 par Charles Lebrun à Versailles et représentant une Descente de Croix. Le mur extérieur de la chapelle sert de monument aux morts[42].
  • Chapelle Saint-Roch, antérieure à 1674. Elle a été réparée à la suite du tremblement de terre du [43].
  • Chapelle Saint-Louis-de-Gonzague[44], chapelle privée ayant reçu les tombes de certains membres de cette famille.
  • Chapelle Saint-Joseph[45], du XVIIe siècle, au sommet de la colline.
  • Chemin de croix réalisé en 1737 après une grande sécheresse.

Patrimoine naturel :

  • Grotte de l'eau salée, près des gorges de la Mescla[46]. Elle est parcourue par une rivière d'eau tiède légèrement salée [47].
  • Grotte de la Colombière[48]. Elle a abrité le bandit provençal Gaspard de Besse.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Malaussène Blason
D'azur à la tour d'or, maçonnée, ouverte et ajourée de sable ; chaussé d'argent.
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Plan Malaussène
  2. [blob:https://www.pop.culture.gouv.fr/ddbc933e-97df-4366-b5f1-61a480d4fc91 La vallée du Var-La Mescia à Malaussène]
  3. Le village de Malaussène
  4. Cours d'eau traversant le territoire de la commune. Géographie : Hydrographie
  5. Le Var, fleuve en Provence
  6. Régie des eaux Alpes Azur Mercantour
  7. Table climatique
  8. Alex : Épisode méditerranéen en Provence en octobre 2020
  9. Communes reconnues en état de catastrophe naturelle - Alpes-Maritimes et Côtes-d'Armor
  10. Didacticiel de la règlementation parasismique
  11. Circuler avec les cars Lignes d'Azur : Carte du réseau Lignes d'Azur
  12. Chemins de fer de Provence
  13. la gare du Train des Pignes à Villars-sur-Var
  14. Pont ferroviaire de la Mescla
  15. Urbanisme
  16. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 5 novembre 2020)
  17. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 5 novembre 2020)
  18. « Base des aires d'attraction des villes 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 5 novembre 2020)
  19. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc, Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 5 novembre 2020)
  20. sentiers.village.free.fr/Toponymie.htm
  21. Georges Doublet, À la mémoire de M. le comte François Alziari de Malaussène, p. 69-74, Nice-Historique, année 1934, no 312
  22. Rectification
  23. « Un maire UMP passe au Front national », sur http://www.laprovence.com/, La Provence, (consulté le 25 septembre 2013)
  24. Les comptes de la commune
  25. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  26. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  27. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  28. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  30. Établissements d'enseignements
  31. Professionnels et établissements de santé
  32. Offices religieux dans les communes proches
  33. Agriculteurs et éleveurs
  34. Éleveurs
  35. Gîtes de France
  36. Ensemble dans la vallée du Var, site d'Egleros
  37. Pont Aqueduc
  38. CG06 : Pont-aqueduc de Malaussena dressé par l'architecte Michaud le 3 aout 1769
  39. CG06 : Le pont-aqueduc achevé en 1775
  40. Église Notre-Dame de l'Assomption
  41. Chapelle des Pénitents Blancs
  42. Malaussène - Morts aux guerres
  43. Chapelle Saint Roch
  44. Chapelle Saint Louis de Gonzague
  45. Chapelle Saint Joseph
  46. Exploration spéléologique dans la cavité dénommée " Grotte de l'Eau Salée ", ou " Grotte de la Mescla "
  47. Grotte de la Mescla
  48. Grotte de la Colombière