Daluis

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Daluis
Daluis
Village de Daluis avec quelques oliviers abandonnés en contrebas.
Blason de Daluis
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Nice
Intercommunalité Communauté de communes Alpes d'Azur
Maire
Mandat
Guy Maunier
2020-2026
Code postal 06470
Code commune 06053
Démographie
Gentilé Daluisiens
Population
municipale
144 hab. (2018 en diminution de 4,64 % par rapport à 2013)
Densité 3,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 01′ 28″ nord, 6° 48′ 36″ est
Altitude Min. 590 m
Max. 2 502 m
Superficie 40,03 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Vence
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
Géolocalisation sur la carte : Provence-Alpes-Côte d'Azur
Voir sur la carte administrative de Provence-Alpes-Côte d'Azur
City locator 14.svg
Daluis
Géolocalisation sur la carte : Alpes-Maritimes
Voir sur la carte topographique des Alpes-Maritimes
City locator 14.svg
Daluis
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte administrative de France
City locator 14.svg
Daluis
Géolocalisation sur la carte : France
Voir sur la carte topographique de France
City locator 14.svg
Daluis

Daluis est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Daluisiens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Daluis est situé à 11 km de Guillaumes et 13 km d'Entrevaux.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Les gorges de Daluis sont creusées par le Haut-Var dans des sols de pélite rouge. Elles ont été taillées par le Var dans l'extrémité ouest du dôme de Barrot.

Le dôme de Barrot correspond à une remontée de socle paléozoïque qui fait affleurer une épaisse série permienne[2].

Les derniers oliviers cultivés en remontant le Var se trouvaient en contrebas du village (voir la photo supra)[3].

Sismicité[modifier | modifier le code]

Commune située dans une zone de sismicité moyenne[4],[5].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Cours d'eau traversant la commune :

  • Le Var (fleuve),
  • 7 ruisseaux[6],
  • Source du Chaudun,
  • La grotte du Chat, rivière souterraine de 720 m de long, est particulièrement photogénique.

La commune a engagé un schéma directeur d'assainissement collectif[7].

Climat[modifier | modifier le code]

Climat océanique avec été tempéré, classé Cfb[8] dans la classification de Köppen et Geiger.

En été, les orages représentent un danger important.

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Village desservi par la route nationale 202 puis, à Pont de Gueydan, prendre la direction Guillaumes-Col de la Cayolle.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Transport en Provence-Alpes-Côte d'Azur

  • Réseau régional ZOU[9]
  • Train des Pignes : Gare du Sud – Nice / Digne, arrêt Entrevaux (13 km d'Entrevaux)[10].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Commune membre de la Communauté de communes Alpes d'Azur et du Pays des Vallées d’azur Mercantour.

Depuis le 1er janvier 2014, Daluis fait en effet partie de la communauté de communes des Alpes d'Azur. Elle était auparavant membre de la communauté de communes de Cians Var, jusqu'à la disparition de celle-ci lors de la mise en place du nouveau schéma départemental de coopération intercommunale.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

La commune dispose d'une carte communale approuvée[11].

Typologie[modifier | modifier le code]

Selon la terminologie définie par l'Insee et le zonage publié en 2020, Daluis est une commune rurale, car elle n'appartient à aucune unité urbaine[Note 1],[12],[13].

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • L’agriculture et l’élevage[14].
  • Producteurs truffiers.

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Auberge des Gorges de Daluis.
  • Hôtels et gîtes à Sausses, Guillaumes, Entrevaux.
  • Camping à Guillaumes.

Commerces[modifier | modifier le code]

  • Commerces ambulants[15].
  • Commerces de proximité à Guillaumes, Entrevaux.
  • Les mines de cuivre de Roua, situées sur les communes de Guillaume et de Daluis, ont fourni une grande variété de minerais[16].

Histoire[modifier | modifier le code]

Après la conquête romaine (achevée en 14 av. J.-C.), Auguste organise les Alpes en provinces. Le territoire de l’actuelle commune de Daluis dépend de la province des Alpes-Maritimes et est rattaché à la civitas de Glanate (Glandèves). À la fin de l’Antiquité, le diocèse de Glandèves reprend les limites de cette civitas[17].

La cité apparaît sous le nom de « Castrum de Adalueiso », puis de « Adalosio » au XIIIe siècle, puis Adaluys ou Addaluys, Adaluy (provençal).

La cité appartient à la branche de Daluis de la famille de Castellane-Villeneuve. Elle sera ensuite une dépendance des Templiers et, après leur condamnation, aux Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem. La cité appartiendra enfin aux Villeneuve-Beauregard.

En 1348, le 18 février, signature de l'acte d'habitation de Daluis signé avec le seigneur de Barrême.

Acte d'habitation de Daluis (Archives de la famille de Clarens branche des familles De Barrême et De Villeneuve).

En 1388, après la mort de la reine Jeanne, à la différence des autres parties de l'est de la Provence qui rendront hommage au comte de Savoie, Daluis, comme Guillaumes, Entrevaux et Sausses se déclareront fidèles aux comtes de Provence de la maison d'Anjou. En 1481, comme le reste de la Provence, Louis XI étant héritier du dernier comte de Provence, Daluis a été intégré au royaume de France.

En 1760, un traité entre la France et le roi de Sardaigne rectifie la frontière et place Daluis et Guillaumes dans le comté de Nice.

Daluis faisait alors partie du diocèse d’Entrevaux, et de la viguerie de Guillaumes.

Pendant la guerre des Alpes, entre la France républicaine et le royaume de Piémont-Sardaigne, le général autrichien de Wins qui commande l'armée austro-sarde établit un poste de commandement à Daluis en 1793.

À partir du 18 juillet 1944, les troupes allemandes installées à Touët-sur-Var lancent des attaques contre les maquis des Forces françaises de l'intérieur (FFI) par les vallées du Haut-Var et du Cians. Ces premières attaques ayant échoué, elles reprennent le lendemain par les crêtes. Les maquisards débordés abandonnent leurs positions près de Daluis pour remonter vers Guillaumes puis vers Entraunes.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Daluis Blason
De gueules au château donjonné de trois tours d’or[18].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Paul Nobize    
mars 2014 En cours Guy Maunier DVD Retraité de l'enseignement

Budget et fiscalité 2018[modifier | modifier le code]

En 2018, le budget de la commune était constitué ainsi[19] :

  • total des produits de fonctionnement : 194 000 , soit 1 313  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 192 000 , soit 1 295  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 59 000 , soit 397  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 19 000 , soit 130  par habitant ;
  • endettement : 25 000 , soit 170  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 16,74 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 6,91 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 11,70 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2017 : médiane en 2017 du revenu disponible, par unité de consommation : 16 130 [20].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[21]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[22].

En 2018, la commune comptait 144 habitants[Note 2], en diminution de 4,64 % par rapport à 2013 (Alpes-Maritimes : +0,5 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
366405402429463466350374360
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
385401413403405389392403425
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
285325307261235209182202185
1982 1990 1999 2005 2010 2015 2018 - -
124110132121148148144--
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[23] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements dépendant de l'Académie de Nice[25] :

  • École maternelle,
  • École primaire,
  • Collège à Puget-Théniers,
  • Lycée à Valdeblore.

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé[26] :

  • Médecins à Entrevaux, Guillaume, Puget-Théniers,
  • Pharmacies à à Entrevaux, Guillaume,
  • Hôpitaux à Puget-Théniers, Villars-sur-Var.

Cultes[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine relieux :

  • Église Saint Célestin, reconstruite à la fin du XIXe siècle, après le tremblement de terre[28],
  • Chapelle du hameau de Saint-Martin[29],
  • Ruine chapelle Sainte Trinité Haute Salette[30],[31],
  • Chapelle privée Sainte Pétronille,
  • Oratoires Saint-Jacques de la Pinéa[32], Saint Jean,
  • Le Monument aux morts[33].

Autres patrimoines :

  • Ruines du château, cité vers 1200 et 1252, détruit au XIVe siècle. Il est restauré au XVe siècle et en ruine en 1793[34],
  • La Grotte du Chat, avec environ 800 m de galeries.

Sports de nature[modifier | modifier le code]

  • Le canyoning[36],[37],[38] dans le vallon et la clue d'Amen, qui débouche au milieu des gorges de Daluis, en rive gauche.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Daluis fut un des fiefs de la famille de Barrême et ultérieurement des de Villeneuve.
  • Louis de Daluis, prètre vers 1550.
  • Célestin Freinet fit un remplacement à l'école de Daluis lors de sa première année d'enseignement, du 28 avril 1919 à la fin du mois de juillet. Il logeait à l'auberge en bord de route.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Une commune rurale est une commune n'appartenant pas à une unité urbaine. Les autres communes sont dites urbaines.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Découverte des gorges de Daluis
  2. Université de Brest : Le Permien et le Trias du Dôme de Barrot
  3. Paul Ozenda, Végétation des Alpes sud-occidentales : notice détaillée des feuilles 60 Gap, 61 Larche, 67 Digne, 68 Nice, 75 Antibes, Paris, Éditions du CNRS, , 258 p. (ISBN 2-222-02867-1), p. 101
  4. Didacticiel de la réglementation parasismique
  5. Zonage administratif (ancien nouveau)
  6. Daluis : Géographie, Hydrographie, sur annuaire-mairie.fr/
  7. Schéma directeur d'assainissement collectif
  8. Table climatique
  9. Réseau régional ZOU
  10. Ligne du train des Pignes
  11. État d'avancement des documents d'urbanisme, données SuDoCuH au 01/01/2018
  12. « Base des unités urbaines 2020 », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 5 novembre 2020)
  13. Vianney Costemalle, « Toujours plus d’habitants dans les unités urbaines », sur https://www.insee.fr/, (consulté le 5 novembre 2020)
  14. L’agriculture et l’élevage
  15. Commerces ambulants
  16. A la découverte de la géologie Cians/Daluis, par Cédric Nicolas
  17. Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s. », Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 22
  18. Daluis, sur geneawiki.com/
  19. Les comptes de la commune
  20. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  21. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  22. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  23. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  25. Établissements d'enseignements
  26. Professionnels et établissements de santé
  27. Paroisse Saint-Jean-Baptiste
  28. Église Saint Célestin
  29. Chapelle Saint Martin
  30. Chapelles répertoriées la commune
  31. Chapelle Saint-Martin
  32. Oratoire Saint-Jacques, p.27
  33. Monument aux morts : Conflits commémorés 1914-1918 - 1939-1945
  34. Ruines du château
  35. Crétin R., Boyer F.: Guiide Loisirs et plein-air - Provence, Les 400 coups Ed., Nice, 1999, (ISBN 2-9512137-3-5)
  36. Folléas Ch., Gimenez B. : Canyons d'Aventures des préalpes d'Azur***, Les doigts déglingués Ed., Grasse, 2004, (ISBN 2-9520452-0-8),
  37. Barbier B., Ranc B.: Canyons mediterranées. GAP Ed., 1996, (ISBN 2-7417-0178-4)
  38. Ayasse H. : 30 beaux canyons des Alpes du Sud, Edisud, 2000, (ISBN 2-7449-0156-3)
  39. Créach Yves : Inventaire Spéléologique des Alpes-Maritimes, CEF éd., Nice 198, Tome II,p.338-340.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]