Villeneuve-d'Entraunes

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Villeneuve-d'Entraunes
Villeneuve-d'Entraunes
Vue sur le village en grimpant vers Enaux.
Blason de Villeneuve-d'Entraunes
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Nice
Intercommunalité Communauté de communes Alpes d'Azur
Maire
Mandat
Jean-Pierre Audibert
2020-2026
Code postal 06470
Code commune 06160
Démographie
Gentilé Villeneuvois
Population
municipale
86 hab. (2018 en augmentation de 28,36 % par rapport à 2013)
Densité hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 07′ 15″ nord, 6° 47′ 46″ est
Altitude Min. 858 m
Max. 2 457 m
Superficie 28,2 km2
Unité urbaine Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Vence
Législatives Deuxième circonscription
Localisation
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Villeneuve-d'Entraunes est une commune française située dans le département des Alpes-Maritimes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Ses habitants sont appelés les Villeneuvois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune située entre Guillaumes et Saint-Martin-d'Entraunes, dans la vallée du Var, aux portes du parc national du Mercantour[1].

Hameaux[modifier | modifier le code]

Enaux.
Le Claous.
Bantes.

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Sismicité[modifier | modifier le code]

Commune située dans une zone de sismicité moyenne[5],[6].

Hydrographie et les eaux souterraines[modifier | modifier le code]

Cours d'eau sur la commune ou à son aval[7] :

  • fleuve le Var,
  • ravins de chamoussillon, de trinquier, des preits, de la valleta, des cougnas,
  • vallons de l'invernive, de la royère, du plane, des trois rious,
  • ruisseaux de Chastelonette[8], du moulin[9], du clot et de clamourettes[10], de maux-sang[11],
  • rious d'enaux, de bante,
  • torrent le bourdous.

Villeneuve-d'Entraunes dispose d'une station d'épuration d'une capacité de 250 équivalent-habitants[12].

Climat[modifier | modifier le code]

Climat classé Cfb dans la classification de Köppen et Geiger[13].

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Voies routières[modifier | modifier le code]

Village desservi par la D 2202.

Transports en commun[modifier | modifier le code]

Transport en Provence-Alpes-Côte d'Azur

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Depuis le 1er janvier 2014, Villeneuve-d'Entraunes fait partie de la communauté de communes Alpes d'Azur. Elle était auparavant membre de la communauté de communes de Cians Var, jusqu'à la disparition de celle-ci lors de la mise en place du nouveau schéma départemental de coopération intercommunale.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Villeneuve-d'Entraunes est une commune rurale[Note 1],[15]. Elle fait en effet partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[16],[17]. La commune est en outre hors attraction des villes[18],[19].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des forêts et milieux semi-naturels (95,9 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (95,9 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : forêts (43,4 %), espaces ouverts, sans ou avec peu de végétation (31,8 %), milieux à végétation arbustive et/ou herbacée (20,7 %), prairies (3,1 %), zones agricoles hétérogènes (1 %)[20].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[21].

Économie[modifier | modifier le code]

Entreprises et commerces[modifier | modifier le code]

Agriculture[modifier | modifier le code]

  • Élevage d'ovins et de caprins[22].
  • Élevage de chevaux[23].

Tourisme[modifier | modifier le code]

  • Hôtels, restaurants à Guillaumes, Valberg.

Commerces[modifier | modifier le code]

  • Commerces de proximité à Guillaumes, Valberg.

Histoire[24][modifier | modifier le code]

Ce lieu se trouve en plaine, au milieu des montagnes, distant de la présente ville (Nice) de deux jours et demi en passant dans le domaine de France par Cros (Ascros) ou Entrevaux et en passant dans les états de sa Majesté (duc de Savoie) quatre jours, ce qui toutefois n’est pas possible en hiver. Il est composé de 46 feux et 200 personnes. Il touche aux territoires de Saint-Martin, Sauze, Châteauneuf et à celui de Guillaumes en France[25].

Préhistoire et Antiquité[modifier | modifier le code]

An -3000 (environ) : première occupation humaine, attestée par la découverte, au quartier du Vigna, d’une hache en pierre polie datable de cette période.

-600 (environ) : présence dans la région de la tribu ligure des Vélauni, chasseurs, pasteurs et agriculteurs se livrant au troc avec les comptoirs phocéens de la Côte. Faits attestés par la découverte d’une main en bronze gravée en grec « Signe de reconnaissance des Vélauni », objet visible au musée Borelli de Marseille.

-49 : Jules César envoie Publius Niger soumettre les vallées hostiles des Alpes. Parvenu à Nice, il remonte le Var avec 500 légionnaires et quatre catapultes, soumettant les Ligures de la région de Puget-Théniers sans parvenir plus haut dans la vallée.

-16 : Auguste « nettoie » la zone rebelle du Haut-Var et de la Tinée.

-14 : soumission définitive des Ligures de la montagne par les Romains. Après la conquête romaine (achevée en 14 av. J.-C.), Auguste organise les Alpes en provinces. Le territoire de l’actuelle commune de Villeneuve dépend de la province des Alpes-Maritimes et est rattaché à la civitas de Glanate (Glandèves). À la fin de l’Antiquité, le diocèse de Glandèves reprend les limites de cette civitas[26].

-6 : Les Vélauni sont inscrits parmi les peuples vaincus par Auguste sur son victorieux trophée de la Turbie.

-du Ier au IVe siècle : la paix romaine voit s’implanter sur le futur territoire de Villeneuve une première communauté agro-pastorale.

Selon Canestrier, le souvenir du dieu romain Jupiter transparaîtrait dans le nom de « Testa Jouan » donné à une colline dominant le quartier du Moulin. Cette appellation dériverait du Mont Jove.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Autour de l’an 700 : naissance du « Castrum Abusiscum », petit village fortifié[27].

879 : Villeneuve d’Entraunes apparaît pour la première fois, comme un fief de la couronne provençale, le village s’accroche sur les collines du Claus et de Sainte-Marguerite. Villa nova ou nouvelle villa semble provenir de la renaissance, après destruction, d’une villa romaine (importante exploitation agricole avec aire de battage, moulin, forge, etc.) installée en ces lieux. Entraunes viendrait de Inter amnes, entre deux cours d’eau[28].

983 : expulsion des Sarrasins venus de la mer et installés dans les montagnes du pays niçois.

1137 : l'évêque de Glandèves installe les Chevaliers Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem à Villeneuve d’Entraunes, où ils possèdent quelques biens. Ne pas confondre les Hospitaliers avec les Templiers qui n’ont jamais été présents ni à Villeneuve, ni dans la Haute-Vallée du Var selon les spécialistes de la question.

Plus tard, les religieux de l'abbaye San Dalmazzo da Pedona (Piémont) acquièrent le prieuré de Saint-Genès à Bante.

1154 : mention de Dena, l’actuel Enaux (archives de Saint-Eusèbe d’Apt). L’abbaye bénédictine de Saint-Eusèbe installe un prieuré aujourd’hui disparu, dit des « Barres de Saint Pierre » dans l’épaisse forêt des « Cordaillaous » (moines cordeliers).

1232-1244 : Enaux, Ena ou Dena apparaît dans la liste des castra (Archives Départementales des Bouches du Rhône).

1251-1252 : Mention de Dena dans l’enquête domaniale de Charles d’Anjou.

1264 : Villeneuve est citée dans «le rationnaire », sous le nom de Villeneuve d’Enaux (Villanova Dene). (Archives Départementales des Bouches-du-Rhône B 1501, Fol 115), puis en 1325, dans la Viguerie de Puget.

1289 : Charles II d'Anjou, comte de Provence, accorde à Villeneuve une charte de franchise. La communauté s’administre elle-même sous la tutelle de son seigneur Adolésio, à qui les souverains provençaux délèguent leurs pouvoirs.

1365 : par mandement du 3 mai, la reine Jeanne ordonne depuis Naples au Sénéchal de laisser Barnabé Grimaldi, seigneur de Beuil, arrêter sur ses fiefs les rebelles à ses ordres, notamment ceux du Castrum de Villeneuve d’Entraunes. La reine désirait que soient améliorées les fortifications des terres du comté pour y ramener à l’intérieur les foires et marchés, à l’abri des envahisseurs. Mais les Villeneuvois refusent d’édifier ces fortifications et de payer l’impôt, allant jusqu’à former une « association armée ».
Contestant le pouvoir, « ils commettent chaque jour des homicides pour lesquels ils restent impunis... il y aurait dans le castrum de Villeneuve plus de 300 hommes bien entraînés... et animés par l’esprit de la rébellion ».
« Barnabé demande l’autorisation de s’emparer des perfides et des rebelles où qu’ils soient, dans les limites de sa juridiction, et de les punir comme ils le méritent... de rassembler ses cousins et amis sous les armes pour venger le meurtre de son écuyer Jourdain de Lieuche et Antoine Fulconis de Pierlas ».
Il demande « que personne ne donne asile aux coupables et les lui livre ». L’autorisation de poursuite est accordée par la reine mais à condition que les rebelles capturés soient emprisonnés dans la prison comtale[29].

1388 : la communauté prête serment de fidélité à son nouveau suzerain, le duc Amédée VII de Savoie et à son représentant Jean Grimaldi Seigneur de Beuil.

1418 : la Viguerie du Puget condamne par contumace un habitant de Villeneuve à 25 livres et 15 sous d’amende pour meurtre.

1419 : Le duc de Savoie baille en emphytéose à la communauté la montagne de Pascaïret à l’ouest d’Enaux, riches pâturages dont le sous-sol recèle de l’or et de l’argent d’où les noms d’Aurent et Argenton au bas de cette vallée.

1431 : Jacques Adélosio renonce à ses droits sur Villeneuve moyennant la somme de 180 florins et une redevance annuelle de 3 sols en faveur du Duc de Savoie.

1445 : des compagnies d’aventuriers désolent les campagnes de la région, leur chef Archimbald d’Abzac installe son quartier général vers Sainte-Marguerite. Son trésor de guerre, perdu après sa capture, se cacherait au sommet de la colline dans les fondations de l’ancienne tour du château ruiné.

1446 : le comte de Provence, allié de la France contre la Savoie, engage ses troupes dans le Val d’Entraunes y commettant de cruelles dévastations.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

1543 : à l’occasion des luttes entre François Ier et Charles Quint, le duc de Savoie prend parti pour ce dernier, Français et Espagnols occupent le Haut du Var. Ils en sont chassés, Jean de Grimaldi, seigneur d’Ascros à la tête de troupes provençales envahit à nouveau la vallée. Villeneuve se soumet. Nouvelle incursion en 1553 jusqu’à la paix de Cateau- Cambrésis en 1559.

1565 : incendie du village.

1590 : les Huguenots sont à Villeneuve, le seigneur de Sauze, Jean Faucon, les déloge à la tête de milices locales, les force jusqu’à Barcelonnette où il les assiège.

1594 et 1597 : retour plus heureux des Ligueurs qui plantent l’étendard des lys dans les villages de la vallée.

1610 : une crue avec débordement du torrent Bourdous anéantit des quartiers d’habitation. La chapelle de N.D. des Grâces avec son grand tableau ex-voto de 1638 serait consécutive à ce sinistre.

1614 : fin tragique d’Annibal Grimaldi, seigneur de Beuil et de Villeneuve en rébellion contre le duc de Savoie.

1616 : le fief de Villeneuve échoit à Annibal Badat, gouverneur du château de Villefranche.

1618 à 1648 : la Guerre de Trente Ans entre successeurs du duc de Savoie, Victor Amédée Ier, divise ses états. Le comté de Nice est envahi par les Français. Le duc d’Angoulême occupe le Val d’Entraunes qu’il quitte à la venue des Espagnols.

1621 : moyennant 1 500 ducatons, Villeneuve est libérée de l’inféodation à Badat. Elle devient commune libre ne relevant que de l’autorité des ducs de Savoie.

1640 : édification de la chapelle Sainte-Marguerite, pour « éloigner les Vents désastreux qui couchent les épis ».

1665 : un témoignage : Jean-Louis Arnaud plante la vigne dans ce qui devient le quartier du Vigna (pierre écrite en français, visite à 1 heure de marche du village dans le vallon du Bourdous).

1699 : lourd procès, à la suite des arrérages de redevances impayés au duc de Savoie. Insolvable, la communauté se voit à nouveau inféodée à un seigneur, Michel-Ange Lodi, nanti du titre de « comte de Villeneuve » en 1702.

1708 : à l’occasion de la Guerre de Succession d'Espagne, le maréchal de Tessé poste 10 bataillons français dans le Val d’Entraunes pour couper la route aux Impériaux. Il est délogé en 1710 par le comte autrichien de Thaun. Le traité d’Utrecht met fin aux hostilités en 1713.

1709 : Charles d’Hozier signale dans son Armorial, la Confrérie des Pénitents blancs de Villeneuve d’Entraunes (couverture) « D’argent à un Saint-Bernardin de carnation vêtu en religieux de Saint François au naturel, la tête couronnée d’un cercle de gloire d’or, et tenant en sa main dextre un soleil de même, accompagné de deux pénitents à genoux et confrontés affublés de leurs habits d’argent ». La communauté ne possédait pas d’autre blason.

1733 : la communauté rachète le titre comtal et devient « communauté-comtesse ».

1741-1748 : nouveaux troubles, avec la Guerre de Succession d'Autriche. Les troupes espagnoles imposent lourdement la petite communauté qui s’acquitte de 526 livres et 5 sols.

1760 : traité franco-sarde, le territoire voisin de Guillaumes, français depuis 1713, redevient savoyard. À la suite de cette modification de frontière, les pâturages et les ressources de Pascaïret, propriété de la communauté, sont devenues françaises, alors que celle-ci reste sarde. Un gros procès international où seront mêlés plus de 20 avocats et notaires aboutira à l’exemption de toute taxe de ces terres restées possession de Villeneuve.

XVIIIe siècle : de cette période daterait la légende de la « Pierre du Loup », où un habitant de Bante attaqué par l’animal se sauva en grimpant sur un gros rocher en bordure du chemin conduisant à Villeneuve (La « Pierre » est toujours visible, au sortir des marnes dans le dernier tournant sur le bord de la route actuelle).

Période contemporaine[modifier | modifier le code]

1790 : des caravanes d’émigrés, quittant la France devant la Révolution, traversent le pays. Le conseil communal jure « fidélité inaltérable » au roi du Piémont, Victor-Amédée III.

1792 : l’armée piémontaise quitte la vallée en automne, remplacée par une colonne française. Offensive des Piémontais en décembre, qui réoccupent la région, bientôt chassés par les Français qui installent leur état-major à Villeneuve : 150 lits sont réclamés à la Communauté, victime des réquisitions des deux partis en lutte.

1793 : le 4 février, le comté de Nice est annexé à la France, formant le département des Alpes-Maritimes. Villeneuve compte 333 habitants. D’août à novembre, retour des troupes sardes et allemandes. Les Austro-Sardes sont délogés en décembre. De cette période trouble daterait l’occupation de la Balme du Vigna (sorte d’abri sous roche), par un prêtre réfractaire refusant de prêter serment de fidélité à la Constitution civile du clergé de la République. Des offices y auraient été célébrés en cachette des autorités (1795).

1794-1795 : les Armées françaises en campagne, s’installent dans la Haute-Vallée du Var.

1796 : le 15 mai, Victor Amédée III renonce au comté de Nice. L’insécurité s’installe avec la venue des « Barbets ». Leurs bandes, regroupant des anciens francs-tireurs favorables à la Maison de Savoie et des déserteurs, se livrent au brigandage. Abrités dans des grottes comme au Rocher d’Enaux, ils attaquent fermes et voyageurs. On en dénombre 200 dans le pays en 1797.
Une garnison venue d’Entrevaux et des primes aux habitants regroupés en milices ne viendront à bout de leurs méfaits qu’en 1801.

1814 : retour du comté de Nice à la Maison de Savoie-Piémont-Sardaigne sous l’autorité du roi Victor Emmanuel Ier.

1860 : rattachement définitif du comté de Nice à la France.

1900 : ouverture de la Route des Grandes Alpes par le col de la Cayolle : passage des premiers touristes.

1922 : ouverture d’une agence postale.

1924 : nouvel incendie du village.

1934 : deux cafés à Villeneuve, l’hôtel Rossi accueille des pensionnaires travaillant sur les routes et dans les coupes de bois.

1939 : à la suite de la déclaration de guerre, les troupes françaises de l’infanterie de montagne s’installent au village.

1943 : on vient s’y réfugier et s’y cacher depuis la Côte.

1944 : en août, la Résistance, après de durs combats dans les gorges de Daluis contre une importante colonne allemande, coupe les ponts vers Nice. Les hommes valides du village épaulent la Résistance qui libère la Haute-Vallée du Var avant la Côte.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Villeneuve-d'Entraunes Blason
D’azur à la clef et la flèche passées en sautoir, au château brochant le tout d’or, surmonté d’une étoile de huit rais de gueules[30].
Détails
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 En cours Jean-Pierre Audibert DVD Éleveur retraité

Budget et fiscalité 2018[modifier | modifier le code]

La mairie.

En 2018, le budget de la commune était constitué ainsi[31] :

  • total des produits de fonctionnement : 217 000 , soit 2 935  par habitant ;
  • total des charges de fonctionnement : 197 000 , soit 2 123  par habitant ;
  • total des ressources d'investissement : 135 000 , soit 1 827  par habitant ;
  • total des emplois d'investissement : 284 000 , soit 3 839  par habitant ;
  • endettement : 396 000 , soit 5 439  par habitant.

Avec les taux de fiscalité suivants :

  • taxe d'habitation : 15,40 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés bâties : 8,78 % ;
  • taxe foncière sur les propriétés non bâties : 13,60 % ;
  • taxe additionnelle à la taxe foncière sur les propriétés non bâties : 0,00 % ;
  • cotisation foncière des entreprises : 0,00 %.

Chiffres clés Revenus et pauvreté des ménages en 2017[32].

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Quelques chiffres illustrant l'évolution de la population :

  • 1315 : la population est évaluée à 64 feux (environ 416 habitants).
  • 1701 : on recense 53 chefs de famille.
  • 1754 : on recense 46 chefs de maison et 200 âmes.
  • 1775 : on recense 55 chefs de maison et 278 personnes.
    • les patronymes les plus cités sont : Arnaud, Brun, Ginésy, Trouche... suivent : Coste, Giraud et Tardieu.
  • 1838 : on recense 350 habitants.
  • 1861 : 334 habitants recensés. On signale plusieurs incendies du village au XIXe siècle.
  • 1911 : 248 habitants.
  • 1936 : 175 habitants.
  • 1946 : une lente et inexorable hémorragie continue de vider le village et ses hameaux : 142 habitants.
  • 1954 : 112 habitants.

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[33]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[34].

En 2018, la commune comptait 86 habitants[Note 2], en augmentation de 28,36 % par rapport à 2013 (Alpes-Maritimes : +0,5 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1822 1838 1848 1858 1861 1866
283275305357356346349334319
1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901 1906 1911
305276270279245242218214248
1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962 1968 1975
194211170175142112998276
1982 1990 1999 2006 2007 2008 2013 2018 -
6176738081826786-
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[35] puis Insee à partir de 2006[36].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

Établissements d'enseignements[37] :

  • Écoles maternelles et primaires à Guillaumes, Entraune,
  • Collèges à Saint-Étienne-de-Tinée, Annot,
  • Lycée à Valdeblore.

Santé[modifier | modifier le code]

Professionnels et établissements de santé à Guillaumes[38] :

  • Médecin,
  • Pharmacie,
  • Hôpitaux à Puget-Théniers, Saint-Étienne-de-Tinée, Valberg.

Cultes[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vue de l’église Saint-Pierre en grimpant vers Bantes.
  • Église Saint-Pierre[40], de style roman, datant du XIVe siècle, avec un clocher carré à pyramide[41].
  • Chapelle Notre-Dame-des-Grâces[42], ancienne chapelle des Pénitents[43].
  • Chapelle Sainte-Marguerite datant de 1640[44].
  • Chapelle Saint-Sauveur[45].
  • Monument aux morts[46].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Les Portes du Mercantour
  2. Géologie du parc national du Mercantour
  3. Les montagnes du Haut Var. Esquisse morphologique, par Maurice Julian. Méditerranée Année 1966 7-3 pp. 185-206
  4. Les montagnes du Haut Verdon, Etude géomorphologique, par M. Jorda. Méditerranée Année 1975 20 pp. 37-58
  5. Didacticiel de la réglementation parasismique
  6. Effets sur la vallée du Var supérieur : Séisme du 23 février 1887 en Ligurie
  7. L'eau dans la commune
  8. Ruisseau de Chastelonette
  9. Ruisseau du Moulin
  10. Ruisseau du Clot et de Clamourettes
  11. Ruisseau de Maux-Sang
  12. Description de la station
  13. Table climatique
  14. Lignes d'Azur
  15. « Zonage rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  16. « Commune urbaine-définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  17. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  18. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  19. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  20. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  21. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  22. Élevage d'ovins et de caprins
  23. Élevage de chevaux
  24. La chronologie du village a été établie d’après les travaux de Paul Canestrier « Villeneuve d’Entraunes et ses environs » (NICE HISTORIQUE, 1914) et de Catherine Espeil « La vie communale de Villeneuve d’Entraunes au XVIIIe siècle » (mémoire de l’UER des lettres et sciences humaines 1975-76), ainsi que par les recherches personnelles d'Edmond Rossi (Pays d'azur, histoire et traditions)
  25. Gaspard Joanini (1754)
  26. Brigitte Beaujard, « Les cités de la Gaule méridionale du IIIe au VIIe s. », Gallia, 63, 2006, CNRS éditions, p. 22
  27. Vexillologie Provençale : Alpes d'Azur Cians Var
  28. Contes et légendes de par chez nous, de Carmen Montet « la cloche du vieux manoir » de Villeneuve d’Entraunes
  29. Archives Départementales, Citta e Contado, Mazzo 17 No 15
  30. : Villeneuve-d'Entraunes, Vexillologie Provençale, sur le site personnel de Dominique Cureau
  31. Les comptes de la commune
  32. Chiffres clés Évolution et structure de la population. Dossier complet
  33. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  34. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  35. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  36. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  37. Établissements d'enseignements
  38. Professionnels et établissements de santé
  39. Paroisse : Saint Jean Baptiste
  40. Fresques modernes sur l'abside illustrant la vie de Saint-Pierre
  41. Église Saint Pierre
  42. Chapelle Notre-Dame-des-Grâces
  43. Les Tarasques de Villeneuve d'Entraunes, par Serge Goracci
  44. Chapelle Sainte Marguerite
  45. Eglise Saint Sauveur Enaux
  46. Monument aux morts
  47. Justes parmi les nations de Villeneuve-d'Entraunes
  48. Giovanni Sovieri
  49. Giuseppina Sovieri