Bataille de Machecoul (janvier 1794)

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Bataille de Machecoul
Description de cette image, également commentée ci-après

Vue des ruines du château de Machecoul en 2011.

Informations générales
Date 2 - 3 janvier 1794
Lieu Machecoul
Issue Victoire républicaine
Belligérants
France Républicains Drapeau de l'Armée catholique et royale de Vendée Vendéens
Commandants
• François Carpantier François-Athanase Charette
Forces en présence
1 400 à 1 500 hommes[1]
3 canons[1]
800 à 900 hommes[2]
Pertes
inconnues inconnues

Guerre de Vendée

Coordonnées 46° 59′ 38″ nord, 1° 49′ 18″ ouest

Géolocalisation sur la carte : Loire-Atlantique

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Bataille de Machecoul

La cinquième bataille de Machecoul a lieu lors de la guerre de Vendée. Le , les Républicains reprennent la ville aux Vendéens.

La bataille[modifier | modifier le code]

Une fois la prise de la ville connue, l'adjudant-général François Carpantier, à Challans, reçoit l'ordre de reprendre Machecoul. Celui-ci s'y porte le 2 janvier avec 1 400 à 1 500 hommes et trois canons[1]. De son côté Charette attendait l'arrivée des forces de La Cathelinière lorsque les Républicains paraissent. Les Vendéens se déploient mais, dès le début de l'attaque ils paniquent et prennent la fuite hors de la ville[2].

Le lendemain cependant, Charette après avoir rallié ses forces à Saint-Philbert-de-Grand-Lieu tente une ultime contre-attaque qui est repoussée par les Républicains, supérieurs en nombre, alors que les Vendéens ne sont que 800 à 900[2]. Ils sont poursuivis par les hussards qui sabrent de nombreux fuyards, la cavalerie vendéenne commandée par La Roberie parvient cependant à contenir les poursuivants jusqu'au ruisseau de la Marne, sauvant ainsi le gros de l'armée[2].

« M. Charette séjourna à Machecoul pour y attendre la troupe de M. de la Cathenlinière qui était restée dans le pays de Retz, lorsque le Général Haxo vint avec quelque mille hommes empêcher notre réunion. À peine se défendit-on : notre armée mise en bataille pour attendre l'ennemi, tourna le dos sitôt son arrivée et la déroute fut complète.

M. Charette courut de grands risques, il était à pied ; au passage d'une petite rivière qu'on traversait sur une planche, une balle coupa le fusil à deux coups qu'il avait à la main.

Nous nous ralliâmes à Saint-Philbert et le Général, malgré le petit nombre de ses soldats qui se montaient à huit ou neuf cents, voulut essayer de reprendre Machecoul, prétendant que nous avions fui devant une poignée d'hommes. Il se trompait ; l'ennemi était en grand nombre et outre les troupes de la veille, il y était arrivé un nombreux renfort de cavalerie ; nous enlevâmes aisément un avant-poste, mais il ne fallait pas toute l'armée pour nous mettre en déroute : nous fûmes reconduits et sabrés jusqu'au ruisseau de la Marne et le Général qui était encore à pied ne se sauva qu'à l'aide d'un petit cheval qu'un de ses officiers le força de monter. Robrie le jeune garantit l'armée d'une destruction totale en opposant sa cavalerie avec un courage incroyable aux efforts des hussards qui nous poursuivaient. Il ne lâcha pied qu'au ruisseau de la Marne ; les hussards s'étant précipités dans le ruisseau au moment même que nos cavaliers le passaient, il y eût beaucoup de nôtres renversés et les malheureux piétons qui n'avaient pas encore passé le pont furent tous sabrés.

Nous nous éloignâmes jusqu'au bourg de la Copchaignère[2]. »

— Mémoires de Pierre-Suzanne Lucas de La Championnière.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]