Saint-Vrain (Marne)

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Saint-Vrain
Saint-Vrain (Marne)
Église Saint-Vrain.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Marne
Arrondissement Vitry-le-François
Canton Sermaize-les-Bains
Intercommunalité Communauté d'agglomération Saint-Dizier, Der et Blaise
Maire
Mandat
Franck Turcato
2014-2020
Code postal 51340
Code commune 51521
Démographie
Population
municipale
226 hab. (2015 en augmentation de 7,62 % par rapport à 2010)
Densité 20 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 41′ 44″ nord, 4° 48′ 16″ est
Superficie 11,57 km2
Localisation

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Saint-Vrain est une commune française, située dans le département de la Marne en région Grand Est, à l'écart des grands axes.

Si par le passé, l'agriculture et la forêt furent les principales sources de revenus des habitants, il leur faut désormais, pour la majorité, aller travailler dans les villes avoisinantes. Il ne reste que l'église et le lieu-dit le Château  comme traces du passé du village.

Une autre commune porte ce nom Saint-Vrain dans le département de l'Essonne ainsi que dans l'Yonne un petit ruisseau dénommé, semble-t-il, à tort le Vrin[Note 1] et un lieu-dit Le Buisson-Saint-Vrain sur la D3[1].

Gentilé[modifier | modifier le code]

Faute de retrouver quelque information quant au gentilé dans les archives de la commune, une consultation avait été lancée auprès des habitants, mais le faible taux de réponse qui avait fait ressortir les Saint-Vrenais n'avait pas conduit la municipalité à délibérer[2], (ceux de Saint-Vrain - 91 s'appellent les Saint-Vrainois)

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation, géologie et relief[modifier | modifier le code]

Saint-Vrain se situe dans la partie est du département, la Champagne humide ou verte formée de roches infra crétacées (argile mêlée de sable) et plus précisément dans la zone agricole du Perthois[Note 2],[3], pays privilégié d’alluvions fertiles au sol lourd à mi-chemin entre Saint-Dizier (Haute-Marne) et Vitry-le-François (Marne), à l’écart de la route nationale 4.

La superficie de la commune est de 1 757 ha (se répartissant comme suit en 2006 : 2,7 % réservés à l’occupation humaine ; 57,8 % à l’agriculture ; 40,5 % en forêts et espace naturel, dont un petit étang, le Gris-Mansart). La totalité de la forêt est privée[4].

Son altitude varie entre 126 et 154 mètres, la moyenne se situant à 135 m.

Elle est traversée par un petit ruisseau l'Orconté [5]'[6]qui prend sa source dans la forêt de Trois-Fontaines-l'Abbaye et conflue avec la Marne à Frignicourt. Appelé ru d'Or sur une partie de son cours, il passe à proximité d'un village nommé comme lui Orconte où il y reçoit la Censière[7]. Autrefois on y attrapait des écrevisses. Elles seraient disparues à cause des eaux savonneuses, les femmes y rinçant leur linge[8]. Vers les années 1970, selon l'importance du courant et la largeur du ruisseau, il y avait des renoncules aquatiques entourées de lentilles d'eau, quelques loches, araignées d'eau, porte-bois (ou traîne-buches)[9], sangsues et vandoises[Note 3].

Climat[modifier | modifier le code]

Caractérisé par un climat océanique avec été tempéré, il se situe entre le type lorrain et le type séquanien[Note 4]: les hivers y étaient rigoureux, les étés chauds et orageux, les vents d’ouest dominants. Les données estimées sont[10] :

Données 2015 Hiver Printemps Eté Automne
Soleil
Heures d'ensoleillement 329 h 699 h 559 h 182 h
Moyenne nationale 359 h 667 h 638 h 300 h
Equivalent jours de soleil 14 j 29 j 23 j 8 j
Moyenne nationale 15 j 28 j 27 j 12 j
Pluie
Hauteur de pluie 144 mm 106 mm 292 mm 240 mm
Moyenne nationale 260 mm 166 mm 226 mm 257 mm
Vent
Vitesse de vent maximale 68 km/h 68 km/h 79 km/h 79 km/h
Moyenne nationale 158 km/h 151 km/h 140 km/h 176 km/h

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Le village est traversé par la départementale 77 et relié à Vitry-le-François par la départementale 358 ; des chemins vicinaux mènent à la forêt et à Perthes. Situé à l'écart des grandes voies de circulation, il est peu fréquenté sauf en période de cueillette de muguet, où les connaisseurs vont en forêt, et par les randonneurs. Il existe en effet un sentier de randonnée de 12 km et d'une durée de 3 h 30[11].[18]

L’autorail assurant la liaison entre Vitry-le-François et Saint-Dizier s’arrêtait, à 2 km du village, en pleine nature (en 1880, les habitants se seraient opposés à la création d'une gare ou d'une halte[12]) pour permettre aux collégiens de rejoindre leur établissement scolaire et aux habitants non motorisés de rejoindre ces villes, jusque vers 1970/1980.

En 2012, pour se rendre au travail les déplacements s’effectuaient par véhicules personnels pour ceux ne travaillant pas sur place[13]. Il n'y a pas de bus passant par le village. Les gares les plus proches sont à Vitry-le-François et Saint-Dizier.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La consultation de la carte du village montre que Saint-Vrain est un village-rue, avec son église entourée du cimetière, derrière la mairie-école. Le cœur du village se situe autour de la mairie et de l'église.

Odonymie[modifier | modifier le code]

Le plan général des rues du village a été dressé en 1868 (après une première ébauche le 11 juin 1790)[14].

Les voies de circulation de la commune n'ont pas de noms particuliers, elles sont nommées en fonction de leur situation et portent le nom des lieux-dits ou communes voisines : route d'Heiltz le Hutier, route de Scrupt, route de Vouillers, route départementale 77, Grande-Rue, rue de Perthes, rue du Vieux-Chemin-de- Favresse, chemin de Trois-Fontaines, chemin de la Haute-Boule, ruelle du Rupt[15].

Logement[modifier | modifier le code]

Les maisons se répartissent en trois catégories :

- les maisons anciennes construites en ossature bois et torchis (souvent recouvert et crépi), dont la cour, fermée de bâtiments, donne sur la rue par une porte-rue (large entrée pour laisser passer à l'origine les chariots, fermée de deux grandes portes dont l’une a un portillon),

- les maisons de brique rouge au XIXe siècle, époque de construction de l'école,

- les constructions récentes dont plus de la moitié sont occupées par des habitants qui ont leurs racines dans cette commune et/ou y ont vu le jour ; en 2016, de nouvelles constructions sont encore en cours.

En 2015, on dénombrait 88 résidences principales, une résidence secondaire et six logements vacants. Ce sont de grands logements (68.2 % ont au moins cinq pièces) et, pour une large part, ils ont été construits après-guerre (70 %). Ils sont occupés par leur propriétaire à 92 % et 60 % des ménages résident depuis plus de 10 ans dans la commune (40.9% depuis 30 ans ou plus)[16].

Risques naturels et technologiques[modifier | modifier le code]

Le risque sismique sur le territoire de la commune de Saint-Vrain est très faible car elle se trouve dans une zone de sismicité de 1/5. Le portail de la prévention des risques majeurs français a référencé quatre événements survenus sur la commune (inondations et coulées de boue: 1982, 1983, 1984 et 1999)[15].

Toponymie[modifier | modifier le code]

Statuette du saint patron du village dans l'église face à l'entrée latérale.

Le village a été connu sous des noms différents selon les périodes : Sanctus Veranus, 1110, Sanctus Verannus, 1221, Saint-Verein, Saint-Verain, vers 1222, Saint-Verim, 1251, Sanctus Verain, Sanctus Verayn, vers 1252, Saint-Vrain, 1461,Saint-Verin, Saint-Severin, 1486, Sainct-Wrain, 1515, Saint-Vrain, autrefois Saint-Verain ou encore Saint-Viran[17].

Il existe plusieurs saints selon le Martyrologe romain[18] ou le dictionnaire d'hagiographie [19] :

Le plus connu, saint Véran, originaire de Barjac ou Lanuéjols en Gévaudan, ordonné prêtre en 540, fut nommé évêque de Cavaillon en 568 par Sigebert, roi d’Austrasie vers la fin du VIe siècle. Il est mort un 11 novembre l'an 590 dans la ville d'Arles où il s'était rendu pour un concile, entouré de tous les prêtres de son église[20]. Il fut inhumé dans l'église de Fontaine-de-Vaucluse qui possède son sarcophage mérovingien. Une partie de ses reliques fut transférée dans la cathédrale de Cavaillon[21]. Par la suite, les évêques de Cavaillon cédèrent des portions notables des reliques de saint Véran à diverses églises[22].

C'est Saint Véran évêque de Cavaillon qui est vénéré dans plusieurs départements (84, 05, 45, 48, 91 sous le nom de Vrain). Il est fêté le 11 novembre.

Trois autres Véran sont moins renommés :

  1. le martyr corse de Calenzana en 303 (21 mai),
  2. l'évêque de Vence en 449, (+ 480 ou 492), moine de Saint-Honorat puis évêque de l’ancien siège de Vence, actuellement au diocèse de Nice, fils de saint Eucher évêque de Lyon[23]. Il est fêté le 11 septembre.
  3. l'ermite irlandais de Coolus en Champagne au VIe siècle (7 mai). Pour d'autres, le saint serait venu d’Écosse , il était un des frères de saint Gibrien, patron de la commune de ce nom (Saint-Gibrien) située à 6 km de Châlons-en-Champagne et se serait retiré à Matougues (Marne), où il mourut dans des sentiments de piété qui le firent canoniser plus tard[24]. Il est fêté le 3 décembre.

En fait, l'évêque de Chalons, dans un courrier du 3 mai 1856, écrit qu'« aucun document ne peut nous apprendre à quelle époque et pourquoi le village de Saint-Vrain a pris ce nom. Il paraît remonter à une haute antiquité, et peut être à une époque antérieure à notre Saint. L'église n'offre rien qui constate son origine ou sa fondation »[25].

Une relique (un os) a été volée en 1820 par des ouvriers chargés de réparer la chasse qui la renfermait. Dans ce même courrier, l'évêque confie que depuis cette disparition, « les habitants sont moins confiants dans leur bienheureux patron et paraissent moins l'honorer »[25]. Sa statuette trône dans l'église face à l'entrée latérale.

Plusieurs hameaux dépendaient du village : Hautebert, le Petit Moncets, Haute-Lompe, Chanteloup, le Chesne[26].

Au cours de la Révolution française, la commune porta provisoirement les noms de Olcomval et de Vrain-la-Fertilité[27] en 1789 puis Saint Vrain en 1793, avant de s'appeler définitivement Saint-Vrain en 1801[28].

Histoire[modifier | modifier le code]

Du Moyen Âge à la Révolution[modifier | modifier le code]

Plusieurs auteurs permettent d'en connaître l'histoire (Adolphe Guérard[29] , Édouard de Barthélemy[30], l'abbé Neret[31]) :

Tout d'abord, un livre terrier de 1615, détenu aux archives communales , donne de précieuses informations sur le territoire :

  • le territoire actuel était partagé entre deux villages : Saint-Vrain et Gémicourt, village qui en dépendait alors et a complètement disparu depuis des siècles.
  • sans compter cinq châteaux féodaux ayant de larges fossés et des ponts à bascule autour desquels s'étaient groupés quelques laboureurs et vignerons (château de la Feuillée dont de Hannecault en était seigneur au XVIIe siècle , château de Chanteloup qui avait pour seigneur René Destanelle, le Hochot qui avait pour seigneur Jehan de Gallois et fut détruit en 1725, un autre château appartenant au seigneur de Mutigny qui exerça un rôle pendant les guerres de religion [32][19], et le fief de Suzemont).

En 1862, il ne restait plus que quelques traces de ce passé c'est-à-dire des fossés et deux fermes, et jusque vers 2005, subsistait encore un fossé visible du château (cadastré AB101 Le Château) , comblé pour des raisons de sécurité.

Les historiens nous relatent un riche passé religieux:

  • Historiquement, au XIIe siècle, les templiers et bénédictins avaient d'importantes propriétés à Saint-Vrain et à Gémicourt ; le seul écart qui subsistait était la Cense des Hochots[30],[17], obligée de payer une redevance à l'ordre du Temple selon une charte de 1195.
  • Thibaut comte de Champagne, en 1223, a pris sous sa protection les religieux de Saint-Vrain et de l'abbaye de Trois-Fontaines[24].
  • En outre, au commencement du XVIIe siècle, les moines de l'abbaye de Trois-Fontaines y avaient une maison avec chapelle, et bénéfice épiscopal dont le service se faisait à la chapelle Saint-Nicolas de l'église du village (chapelle fondée par Jean Lelarge, bailli de Vitry-le-François, confirmée par lettre de Philippe IV en 1329)[33]

Saint-Vrain appartint à plusieurs seigneurs:

  • En 1184, Pierre, fils de Guillaume de Vitry, était chevalier de Saint-Vrain, selon les chartes de Cheminon.
  • En 1240, Royer Lelarge, chevalier, auquel le sire de Lucémont devait l'hommage.
  • Huit ans plus tard apparaît Guillaume de la Halle.
  • En1275, le plus ancien seigneur connu est Guillaume de Saint-Vrain, gendre de Gautier de Gigny.[20]
  • Au siècle suivant, Jean de Gand acquit la plus grande partie de la terre qui prit alors le nom de seigneurie de Jean de Gand.
  • Elle était détenue en 1485 par Oudet d'Avant, chevalier; sa veuve la vendit le à Guillaume de Corquillerays, chevalier et capitaine royal, qui la donna à l'abbaye de Trois Fontaines.
  • Vers 1500 on retrouve plusieurs descendants de Philippe de MINETTE[34], écuyer, seigneur du Breuil mort lors de la bataille de Marignan (1515) dont le fils Nicolas , écuyer seigneur de Saint Verain, homme d’armes de la compagnie de François de Lorraine, duc de Guise ; puis son petit-fils Jacques, chevalier, baron de Heiltz  était également seigneur de Saint Verain [35]; Marguerite, fille de Jacques, épousa Claude du HAMEL, seigneur d’Isson et de Saint-Vrain, chevalier de l’ordre de Malte et leur fille prénommée également Marguerite épousa le 23 février 1666 Charles de la VEFVE seigneur de Somsois et Saint  Vrain[36].
  • Au siècle suivant, en 1745, M. de Bouvet[Note 5] en est le seigneur.
  • Et, en 1779, M. François Louis Antoine, baron de Pechard, seigneur de Saint-Vrain et de la Feuillée (château détruit à Saint-Vrain), est au nombre des seigneurs qui, le 16 mars 1789 à Vitry-le-François, ont concouru à la rédaction du cahier de doléances de la noblesse[37].

Un panneau sur la place de la mairie indique qu'en 1358 il fut le lieu de rassemblement des paysans révoltés du Perthois[38] .

Passages de troupes[modifier | modifier le code]

En 1576, au cours de la cinquième guerre de religion, le village fut vaincu par Jean Casimir du Palatinat ; Henri de la Tour d'Auvergne y vint pour offrir sa médiation.[21]

Le 22 aout 1633, en vue du siège de Nancy, le roi Louis XIII y fit passer 18 pièces de canon et des charrettes chargées de munitions et à son retour une compagnie de chevau-légers y arriva le 9 octobre pour n'en repartir que le 14.


Pendant la guerre de Trente Ans, en 1635, d'importantes troupes y furent concentrées du 24 février au 5 mars. Ainsi, le 27 février ce sont huit compagnies du régiment du marquis de Polignac qui arrivèrent. Puis le 20 septembre, c'est au tour du régiment des gardes d'y passer ; le 15 octobre, ce sont des seigneurs et officiers faits prisonniers à Saint-Mihiel; le 22 novembre, 5 ou 600 Suisses y logèrent[39].


Le 25 janvier 1814, le 5e corps de cavalerie des armées impériales occupa le village , en vue du siège de Saint-Dizier, en l'attente de l'empereur.[22]

Vers le 17 septembre 1891, lors de grandes manœuvres , 2000 hommes de troupes y logèrent[40].

Pendant la Première Guerre mondiale plusieurs régiments (7e brigade des troupes prussiennes [23], 5e bataillon de la compagnie hors rang [24]) y passèrent.

Et, à l'instar d'autres communes, au cours de la Seconde Guerre mondiale, Saint-Vrain connût l'occupation , ses prisonniers français (6), puis allemands et des actes de résistance comme en témoigne une plaque [Note 6]sur la mairie-école en l'honneur de son instituteur qui a hébergé dix aviateurs pour des séjours de cinq jours à deux mois[41] .

Pèlerinage et légendes[modifier | modifier le code]

Pèlerinage[modifier | modifier le code]

Un pèlerinage[42] fut autorisé à la suite d'une patente accordée en 1515 par Gilles de Luxembourg, 80e évêque de Châlons-en-Champagne (de 1503 à 1535); on venait de loin pour guérir les « faous ». Le pèlerinage perdura jusqu'en 1791 ; on connait le nom des derniers pèlerins (Mlle Dabornet de Vitry-le-François et Mlle Duhamel de Mognéville (Meuse)).

Dans le cimetière, vis à vis de la principale porte de l'église, se dressait une petite maison en bois dans laquelle se trouvait un bief ou une auge nommée « bief de Saint-Vrain ». C'était là que les pauvres déshérités de la raison subissaient une espèce de traitement, en même temps que l'on faisait une neuvaine à leur intention. Chaque jour, on les étendait dans le bief, de gré ou de force, et on leur jetait de temps à autre de l'eau bien fraîche sur le corps, jusqu'à ce qu'ils fussent presque entièrement submergés, puis on les faisait sortir pour assister à la messe. Ordinairement, on s'apercevait qu'ils avaient retrouvé la raison.

Les actes paroissiaux (XVIe et XVIIe siècles) font mention de nombreuses guérisons obtenues par l'intercession de saint Vrain, illustration parfaite de l'hagiothérapie[Note 7] .

Un dicton populaire ne disait-il pas : « Daou grand Saint Vrain, te virais dans le bir, You l'on garit los gens quant y sont faous ; Prende garde à ty car on tient le caou, Quand la patenôtre où ne veumes l'y dire. Daou grand Saint Vrain, te vivais dans le bir, You l'on garit los gens quant y sont faous »[43],[44].

Légendes[modifier | modifier le code]

Une légende rapporte qu'au XIe siècle, une double intervention de saint Vrain serait à l'origine de ce pèlerinage : il aurait sauvé l'enfant d'un seigneur du village, enlevé par un autre seigneur du pays (ou des brigands, dans le but d'anéantir la race des seigneurs, selon les versions), retrouvé vivant avec une blessure à la tête, et guérit le père de cet enfant qui, de douleur, avait perdu subitement la raison[45],[46].

La maison près de l'église a été vendue en 1795 et enlevée de suite par l'acquéreur qui employa les matériaux provenant de la démolition. À partir de ce jour, le malheur tomba, comme la foudre sur la maison et la famille de l'acquéreur. La famille tout entière fut livrée à la démence[47].

Près d'un des châteaux, appelé le château de Saint-Vrain, se trouvait un étang converti en pré. Une autre légende voudrait que le diable apparaisse fréquemment en un certain point de cet étang appelé « la place carrée » d'une stérilité presque absolue, « malgré les soins du propriétaire, et quoique le morceau de terrain ne se distingue pas de celui qui l'avoisine »[47]. Elle a également donné naissance à une poésie patoise du Perthois : Sabats ou couplets sur la place carrée de l’étang de Saint-Vrain[25],[48].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Élections[modifier | modifier le code]

Présidentielles 2012 :

Votants 84,21 % au premier tour ; Marine Le Pen 43,66 % ; Nicolas Sarkozy 29,58 % ; François Bayrou 7,75 % ; François Hollande 7,04 % ; Jean-Luc Mélenchon 4,93 % ; Nicolas Dupont-Aignan 4,23 % ; Philippe Poutou 2,11 % ; Nathalie Artaud 0,70 % ; autres candidats 0 %.

Et 78,95 % au second tour; Nicolas Sarkozy 73,73 % ; François Hollande 26,27 %.

Législatives 2012 : Votants 57,56 % au premier tour et 48,26 % au second tour ; M. Charles de Courson, Nouveau Centre, 81,71 %; Mme Mariane Dorémus, Socialiste, 18,29 %.

Départementales 2015 : Votants 51,43 % au premier tour et 53,71 % au second tour; M. Charles de Courson - Mme Florence Loiselet, Divers droite, 51,65 %; M. Ludwig Montet - Mme Colette Pernet, FN, 48,35 % %.

Régionales 2015 : Votants 52,22 % au premier tour et 62,22 % au second tour; M. Florian Philippot, FN, 62.75%; M. Philippe Richert, LR, 31,37%; M. Jean-Pierre Masseret, Divers gauche, 5,88 %[15].

Présidentielles 2017 :

Votants 81,56 % au premier tour; Marine Le Pen 54,61 % ; François Fillon 13,48 % ; Emmanuel Macron 10,64 % ; Nicolas Dupont-Aignan 9.93%; Jean-Luc Mélenchon 9,22 % ; Jean Lasalle 1,42 % ; Nathalie Artaud 0,71 % ; autres candidats 0 % ; (blanc 2,74 % ; nuls 0,68 %).

Et 98,32 % au second tour; Marine Le Pen 75 % ; Emmanuel Macron 25 % (blanc 1,14 % ; nuls 23,86 %)[49].

Législatives 2017:

Votants 50,28 % au premier tour; M. Charles de Courson, UDI, 47.78%; M.Thomas LAVAL, FN, 35.56%; Bertrand TREPO, REM, 7.78%; Laurène MASSICARD, FI, 3.33%; Estelle ARBOGAST, DLF, 3.33%; Joëlle BASTIEN, Ext.G, 2.22%[50]

Votants 43,58 % au second tour; M. Charles de Courson, UDI, 66.67%; M.Thomas LAVAL, FN, 33.33%[51].

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

La commune, antérieurement membre de la communauté de communes de Val de Bruxenelle, l'a quittée le 1er janvier 2013 pour rejoindre la communauté de communes de Saint-Dizier, Der et Blaise[52], transformée le 1er janvier 2014 en communauté d'agglomération.

Elle est membre du Syndicat intercommunal de distribution d'eau potable de Saint-Vrain Vouillers depuis le 6 février 1973

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Les registres paroissiaux nous permettent de connaître les noms des anciens officiers et fonctionnaires seigneuriaux ou communaux, à l'époque de la royauté[53]; nombreux sont procureurs fiscaux[Note 8].

En 1789, un procureur-syndic, ou deux choisis parmi les habitants étaient à la tête des paroisses, remplissant une fonction qui consistait à représenter la communauté des habitants pour stipuler les droits et intérêts communs, et veiller à ce qui pouvait intéresser chacun des membres de la paroisse ou communauté.

De 1790 à 1884, les maires ont pu être élus au suffrage censitaire ou universel, ou nommés parmi les membres du conseil ou en dehors du conseil[Note 9] ; les modifications successives n'ont pas engendré localement d'instabilité.

Deux familles ont dominé la politique locale : la famille Aubertin (75 ans) et la famille Lallement (55 ans à ce jour).

Période Identité Etiquette Qualité
1633 Nicolas Thibaut Notaire royal Liste des officiers et fonctionnaires seigneuriaux ou communaux selon les registres paroissiaux
1664 Henri Thibaut Procureur fiscal
1672 Jean X. Procureur fiscal
1674 Pierre Massenat Procureur fiscal
1682 Jean Thomas Procureur fiscal
1689 Jean Massenat Procureur fiscal
1692 Pierre Martel Procureur fiscal
1728 Nicolas Aubert Maire royal
1742 François Aubert Procureur fiscal
1764 Bernard de Bouvet Baron , seigneur de Saint-Vrain
1790 Pierre Desistres Curé de Saint-Vrain?
septembre 1790 9 décembre 1792 Joseph Viard élu en septembre 1790, réélu le 13 novembre 1791 puis le 9 décembre 1792 Liste des maires selon les actes d'état civil
9 décembre 1792 nivôse an IV Michel Bouché Membre du conseil général de la commune
nivôse an IV vendémiaire an VI Louis Roy Agent municipal
vendémiaire an VI floréal an VII Claude Vagny Agent municipal
floréal an VII juin 1800 Joseph Viard Agent municipal
juin 1800 mars 1808 Louis Roy Maire
mars 1808 novembre 1837 Pierre Joseph Aubertin
novembre 1837 octobre 1846 Pierre Félix Aubertin Fils du précédent
octobre 1846 avril 1871 Nicolas Adolphe Aubertin Frère du précédent
avril 1871 14 juin 1889[Note 10] Ambroise Isidore Guyot
aout 1899 11/1/1906 Charles Amédé Théogène Aubertin Fils de Nicolas Adolphe Aubertin
janvier 1906 mai 1912 Adrien Césaire Augustin Gérard
mai 1912 30 novembre 1919 Gustave Gillot
30 novembre 1919 29 juillet 1924 Gaétan Aubertin Petit fils de Nicolas Adolphe
août 1924 mai 1929 Abel Gérard
mai 1929 mai 1935 Camille Grosjean
19 mai 1935 26 février 1939 Abel Gérard Liste des maires selon le registre des délibérations
26 février 1939 20 mai 1945 Louis Lallement
20 mai 1945 27 mars 1965 Ernest Delaunay

Le 11/1/1906, M.Émile Loubet, Président de la République, a dissous le conseil "considérant que toutes les tentatives faites en vue de la reconstitution de la municipalité sont demeurées sans résultat" [54].

Il n'existe plus, au village, de descendants de ces maires portant ces patronymes en 2016 (à l'exception de la famille Lallement).

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
27 mars 1965 juin 1995 Alfred Lallement   Fils de Louis
juin 1995 mars 2008 Pierre Lallement   Fils du précédent
mars 2008[55] mars 2014 Christian Lallement   Frère du précédent
mars 2014[56] en cours
(au 29 mars 2016)
Franck Turcato    

Le conseil municipal de Saint-Vrain, élu en 2014, est constitué d'un maire, deux adjoints et huit conseillers municipaux (sept hommes et quatre femmes)[15]. Le taux de participation aux élections 2014 était de 74,58 % au premier et unique tour.

Jumelage[modifier | modifier le code]

La commune n'est jumelée à aucun village d'après l'association française du conseil des communes et régions d'Europe.

Fiscalité[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Il a été fait référence au livre terrier de 1615 ; celui-ci servait à l'allivrement[Note 11] de la taille sous la royauté.

Le 29 janvier 1791, pour se conformer à un décret de l'Assemblée nationale, la municipalité y apportait une modification en partageant le territoire en six sections : Bourgogne, Chamel, La plaine, Haute Boule et Paradis, Haraumont ou Haromont, lieux et usages de St-Vrain (Arch.comm., Délibérations 29 janv., 10 juillet 1791). C'était la formation de la matrice cadastrale d'après laquelle sont établis les rôles des contributions foncières.

Le plan napoléonien (1833), conservé aux archives départementales, répartit le territoire en quatre sections : de la Plaine, du bas Paradis, du village et des bois ; mais on retrouve, dans les sous-sections, des dénominations déjà rencontrées : Haromont, les terres de Chanteloup, les usages, Hautebert, sous Moncetz, la haute boule ; remarque faite que sur la commune voisine (Vouillers), existe le Hauchot.

Taux 2015[modifier | modifier le code]

Taxe d'habitation : 10.25%[25]

Foncier bâti : 25,33 %

Foncier non bâti : 16,81 %

Ordures ménagères : 11.30%

Endettement 2015

Encours de la dette 161 000 € (par habitant 752 €)

Annuité de la dette16 000 € (par habitant 75 €)

La capacité de désendettement de Saint-Vrain évalue le rapport entre l'encours de la dette de Saint-Vrain et son épargne (sa capacité d'autofinancement). Ce ratio permet de déterminer le nombre d'années que la commune mettra à rembourser la totalité de sa dette si elle y consacre tous les ans l'intégralité de son épargne: 1.8 en 2013

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Dénombrement[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[57]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2005[58].

En 2015, la commune comptait 226 habitants[Note 12], en augmentation de 7,62 % par rapport à 2010 (Marne : +1,24 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
133251263262261278275282263
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
281300306272283256252240234
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
221211207184178183189187173
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2010 2015
178178137175213217208210226
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[59] puis Insee à partir de 2006[60].)
Histogramme de l'évolution démographique

Évolution[modifier | modifier le code]

De 1599 à 1824, on a compté 1867 naissances et 1351 décès[61].

En 2015, les 226 habitants se répartissaient comme suit::

- moins de 14 ans 23% % (52/226), 15 à 29 ans 15 % (34/226), 30 à 44 ans 19.5 % (44/226), 45 à 59 ans 19.5 % (44/226), 60 à 74 ans 17.3% (39/226) et 75 ans et plus 5.8 % (13/226)[62]

- les hommes représentaient 48.67 % (110/226) et les femmes 51.32%(126/226)[63]

Depuis 1968, le taux de natalité a toujours été supérieur ou égal au taux de mortalité (respectivement 13.9% et 7.4% de 2010 à 2015 par exemple).

L'analyse exhaustive des actes de l'état civil[Note 13] de 1696 à 1940, si les informations y figurent, montre que lorsque les mariages n'avaient pas lieu entre personnes demeurant au village, les personnes extérieures à la paroisse ou à la commune étaient originaires, pour l'essentiel, des paroisses ou communes limitrophes du canton, puis des cantons des arrondissements de Vitry-le-François, Saint-Dizier et plus exceptionnellement Bar-le-Duc. L'existence de nouveaux moyens de transports au début du XXe siècle a élargi le périmètre des communes concernées.

Et, vers 1920/1930, sont arrivés de jeunes couples d'Espagne, Belgique, et Pologne, dont les membres, nés au début du siècle avant la Première Guerre mondiale, se sont installés au village concomitamment.

Accidentologie et faits divers[modifier | modifier le code]

De 2005 à 2016 on relève deux accidents mortels:[64]

Le 29/3/2009 à 6h15 (2 morts)

Le 23 mai 2010 à 4h30 (1 mort)

Le 1er mars 2018 un drame familial a fait deux morts[65]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Mairie-école pavoisée.

En matière scolaire, la commune de Saint-Vrain dépend de l'académie de Reims (rectorat de Reims à 82,8 km). L'école primaire, dont la construction date de 1867[66], relève de l'Inspection académique de la Marne. L'école fait partie d'un RPI groupant les communes de Saint-Vrain, Vouillers et Saint-Eulien (un bus scolaire assure les déplacements entre les communes). Il n'y a pas de cantine scolaire.

Cette école a remplacé l'ancien presbytère qui, depuis la Révolution jusqu'en 1836, avait servi de maison d'école. Il y eut une autre maison d'école bâtie en 1839, vendue et démolie en 1873[67].

Le collège de rattachement est celui de Sermaize-les-Bains.

Pour le calendrier des vacances scolaires, Saint-Vrain est en zone B[68].

En 2015 : 12.7% de la population était titulaire d'un diplôme de l'enseignement supérieur,15.8% d'un baccalauréat (général, technologique, professionnel), 40% d'un CAP ou d'un BEP[69]

Santé[modifier | modifier le code]

Au XVIIe siècle, la commune qui comptait 500 habitants environ avait son « maître chirurgien »[Note 14]'[70]. En 1892, il n'était plus présent[71].

Selon les registres paroissiaux[72], il y avait également des sages-femmes ou matrones choisies par le consentement de toutes les femmes du village et après avoir prêté serment sur les Évangiles ; à l'époque de la tenue de l'état-civil par les curés, nombre d'actes de naissance font en effet mention de l'administration du sacrement du baptême par celles-ci lorsque la vie du nouveau-né était en péril et ne permettait pas de se rendre à l'église (le baptême intervenant en principe le jour de naissance), c'est l'explication du serment et de l'obligation d'en avoir une par village[Note 15].

Alors que la peste sévit dans les villages environnants (1631-1638), Saint-Vrain a été épargnée la commune devenant un lieu de refuge pour l'avocat du Roi (le 24 septembre 1634), ou les filles dévotes de Vitry-le-François (du 13 octobre au 9 décembre) ; il en est de même pour le choléra en 1832, 1849 et 1854 ; le docteur Mougin qualifie d'ailleurs le village de « village sain »[73]. Il note dans le relevé qu'il fait des ravages causés par les épidémies et épizooties dans l’arrondissement de Vitry : 15 personnes sont mortes de la fièvre typhoïde et de la dysenterie, maladie importée en 1846 et, en 1864, 4 de la variole importée[74]. Quatre cents moutons sont morts de la clavelée en 1830[75].

Aucun professionnel de santé n'exerce actuellement dans la commune. Les établissements hospitaliers les plus proches sont à Saint-Dizier et Vitry-le-François. Il existe une maison de retraite à Thiéblemont-Farémont, autrefois maternité où sont nés de nombreux habitants de Saint-Vrain ainsi qu'en atteste l'état civil (vers 1940/1960), commune peu éloignée.

Culte[modifier | modifier le code]

Don de la famille Aubertin en 1901.
Autel principal consacré au saint patron.

La messe est célébrée par roulement.

Un document de 1409 stipule que l'église de Saint-Vrain est desservie par un nommé Norbert qui avait été autorisé à recevoir un nouvel autel.

Le terrier de 1615 porte qu'un nommé Marchand était logé, comme prêtre desservant l'église de Saint-Vrain, dans un ancien presbytère situé au couchant de l'église[76]. La liste des curés qui se sont succédé est connue[Note 16].

L'érection de Saint-Vrain en paroisse date de 1619, mais un décret impérial du a réuni « la succursale de Saint-Vrain à la succursale de Vouillers »[77]. Puis en 1863, Saint-Vrain fut érigé en chapelle vicariale dépendant de la paroisse de Vouillers. Le dernier curé résident est Antoine Blaincourt qui a quitté son office le .

Actuellement, la commune appartient à la paroisse Saint Jean Bosco du Seuil du Perthois[78] (diocèse de Châlons-en-Champagne), ainsi nommée car elle est implantée dans le Perthois. Elle s’est constituée par le regroupement de quatre secteurs paroissiaux : Blesme, Thieblemont-Farémont, Perthes (ancien secteur de Saint-Vrain), Dompremy/Favresse/Haussignémont.

La paroisse se situe à l’extrême limite du département de la Marne et de la Haute-Marne et du diocèse de Châlons-en-Champagne et de Langres. Les 13 communes qui la composent, dont celle de Perthes du diocèse de Langres (Haute-Marne), se répartissent de part et d’autre de la RN 4[79].

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Les fêtes patronale et communale[modifier | modifier le code]

Les fêtes patronale et communale sont fixées au dimanche suivant le 11 novembre (anniversaire du décès de son saint patron le , la paroisse honore et vénère en effet saint Véran[80]) et au 3e dimanche de mai[81].

La fête du village se tenait sur une place où trônait un marronnier, à l'intersection de la RD 77 et du chemin de Trois-Fontaines. Elle s'est déplacée à l'occasion de la construction de la salle des fêtes en 2002.

Pour la fête communale, les garçons allaient choisir et couper des branches de sapins, tandis que les filles réalisaient des fleurs en papier crépon de couleurs. Celles–ci étaient ensuite fixées sur les branches de sapin, et offertes à chaque maison ; le nombre de fleurs ou les couleurs étaient différentes pour le maire et les adjoints. Chacun se faisait fort de les accrocher, signe de fête, à sa maison.

Saint Éloi.

La Saint-Eloi[modifier | modifier le code]

Les habitants les plus âgés se souviennent qu'une procession était organisée pour la saint Éloi (de Noyon), saint patron protecteur des agriculteurs et forgerons[82],[83]; sa statuette, portée en procession, trône toujours à droite dans le chœur de l'église.

L'organisation revenait chaque année, le 1er décembre, à un agriculteur différent. Il était de tradition qu'il offre aux participants aux cérémonies, un morceau de  brioche bénie au cours de la messe  et, qu'il donne une brioche à celui qui en aurait la charge l’année suivante. La diminution du nombre de cultivateurs est sans doute à l'origine de son abandon au cours de la seconde moitié du XXe siècle.

La tradition des mais[modifier | modifier le code]

Enfin, il existait une tradition partagée par plusieurs communes de l'Est :

Chaque année jusqu'au début du XXIe siècle, dans la nuit du 30 avril au 1er mai, les jeunes hommes célibataires du village installaient des arbres (appelés les mais) devant la porte ou contre le mur du domicile des jeunes filles à marier pour les honorer. Si dans d'autres communes, selon l'essence de l'arbre posé sur la façade, il y avait une signification [Note 17], il n'en était rien à Saint-Vrain ; seul le charme était utilisé, mais la crainte alors des jeunes filles, quoique non fondée, était de n'en avoir point[84].

Cette nuit était aussi l'occasion de déplacer tous les objets que l'on trouve dehors : malgré leur vigilance, il y avait toujours des habitants qui en étaient victimes. Pour les jeunes, tout ce qui trainait à proximité des maisons était "bon à prendre" (normalement, ils ne devaient pas faire irruption chez les gens). Des pots de fleurs, des bancs, des chaises, des salons de jardin, des seaux, des outils,  des portails ou volets dégondés, (gare à l’imprudent qui n’avait pas accroché ses volets ou rentré ses pots de fleurs ou autres !), du matériel agricole... étaient regroupés sur la place du village. Le lendemain matin, au réveil, les habitants ayant eu des objets dérobés venaient les récupérer. Parfois, les objets séjournaient plus longtemps, leur propriétaire ne s’étant pas rendu compte de leur disparition.

Certains propriétaires manifestaient leur mécontentement mais, la plupart, respectaient la coutume et laissaient faire (les moins coopératifs pouvaient devenir les victimes désignées de l'année suivante) et puis les jeunes étaient prêts à remettre les objets déplacés en échange d'"un coup à boire"[85].

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2015 sur 142 personnes âgées de 15 à 64 ans , 104 étaient actifs et 92 avaient un emploi; la répartition était celle-ci : 64.8% avaient un emploi, 8.5% étaient chômeurs, 12% retraités, 4.9% étudiants, et 9.9% inactifs.[62]

Parmi les 92 personnes qui avaient un emploi 16.3% travaillaient à temps partiel et 10 dans la commune [86].

Secteurs d'activité[modifier | modifier le code]

L'essentiel de l'activité relevait du secteur primaire, ce qu'explique l’importance des surfaces consacrées à l'agriculture et la forêt. Les flux migratoires, observés à partir des actes de l'état civil montrent en effet que de nombreux manouvriers, domestiques, bergers, ou bucherons venaient des communes voisines, s'y ajoutaient les instituteurs ou recteurs d'école[Note 18] puis les gardes-barrières et gardes-sémaphoristes[Note 19]. Le chemin de fer marque la disparition de l'arrivée des bergers. L’examen comparatif des recensements de 1841 et 1901[87] permet d'apprécier cette évolution[Note 20].

Pour les travaux de l'été, la moisson, des renforts venaient des communes forestières (Cheminon...), puis de la ville (Saint-Dizier, les ouvriers des usines venant gagner quelque argent pendant leurs congés). La fin des moissons donnaient lieu à des manifestations festives dans chaque ferme (la dernière gerbe accrochée à la dernière charrette ou remorque et le repas de clôture de moisson). Un autre moment fort rythmait les fermes: l'arrivée de l'entreprise de battage avant les premières moissonneuses-batteuses. Les tracteurs agricoles sont apparus au cours des années 1950.

En 2015, il n’y avait plus qu'un agriculteur-exploitant, et 11 travailleurs indépendants (quatre dans le bâtiment, trois dans le commerce quatre dans l'Administration publique, enseignement, santé, action sociale) L’élevage a quasiment disparu sur la commune, les anciens prés ayant été « retournés ».

Bassins de vie et d'emploi[modifier | modifier le code]

La commune fait partie:

  • du bassin de vie de Saint-Dizier qui regroupe 16 communes de la Haute Marne et 22 communes de la Marne (La population du bassin de vie de Saint-Dizier est de 52563 habitants en 2014)[26]
  • du bassin d'emploi de Vitry le François (La population du bassin d'emploi est de 47 854 habitants en 2013)[27]

Revenus[modifier | modifier le code]

Le revenu médian annuel de la population de Saint-Vrain, est évalué à 22 350 euros et l'impôt moyen des 119 foyers fiscaux est de 1 951  (2015); seuls 44 foyers étaient imposables soit 37 %[88].

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Nef vue du chœur de l'église.
Entrée latérale utilisée en dehors des cérémonies importantes (mariage, enterrement...).

Son église a été édifiée des XIe siècle au XVIe siècle[89],[90],[91] :

  • XIIIe siècle : abside polygonale et la travée du chœur voûtée, la tour carrée,
  • XIVe siècle : nef charpentée remaniée et portail sud,
  • XVe siècle : chapelle,
  • XVIIIe siècle : statue de saint Vrain,
  • XIXe siècle : Vierge à l’enfant.

L’église est inscrite à l'inventaire des monuments historiques (arrêté du ) et, la Vierge à l’enfant est classée monument historique ().

Comme dans de nombreuses églises, plusieurs personnes y furent inhumées (près du bénitier, des fonts baptismaux, de l'autel de la Vierge...)[Note 21]. Pour autant, s'il n'y en avait pas mention dans les actes mortuaires, personne n'en aurait connaissance à l’exception d'une seule inscription importante à l'entrée de la chapelle Saint-Nicolas concernant Nicolle Mahuet femme de Pierre Massenat décédée le 8 aout 1680 qui fit donation « d'un journal[Note 22] de terre emblavée[Note 23] ».

Chœur.
Clocher ; bâtière, cadran horaire, clochettes pour l'heure, coq girouette.

Dans le cadre des « églises accueillantes », l'église de Saint-Vrain peut être visitée[92] : on y pénètre par une petite porte gothique latérale ornée d'une statuette. Le chœur est gothique avec arcatures en arc brisé ou tréflé à la base des murs. La tour date de la même époque mais a encore des baies en plein cintre. Les colonnettes des baies sont carrées et les arêtes sont amorties par des tores. Sa nef unique est éclairée par des fenêtres flamboyantes. Il ne reste plus que la trace de la chaire, de son dossier, de son abat-voix et de son escalier à proximité de l'autel de la Vierge à l'enfant; d'anciennes cartes postales montrent qu'il s'agissait d'un ouvrage relativement simple. Trois vitraux, don de la famille Aubertin (1901), ornent le chœur. Le portail principal qui ne sert que pour les cérémonies (mariage, enterrement), se trouve sur le côté sud. La base du clocher, est couvert d'une bâtière (Clocher en bâtière) à versants bien inclinés[93]; le clocher est souligné par de vigoureuses moulures[94], et orné de petites cloches qui annoncent les heures..., et d'un coq girouette.

Le , l'évêque de Chalons a dédié et consacré les autels, le premier à Saint-Vrain, l'autel de la chapelle à saint Nicolas, l'autel côté cure à la Vierge, celui de l'autre côté à saint Sébastien.

Il était de tradition de baptiser les cloches[Note 24],[95]. C’est le 17 décembre 1731 que ses deux cloches ont été bénites par le curé de la paroisse, la grosse en l’honneur de sainte Anne et la petite en l’honneur de sainte Suzanne. « Le tout s’est passé avec grande solennité » selon l’acte figurant dans les actes de baptême de la paroisse[96]. La grosse cloche pesait 1 080 livres, la petite 780 livres. Mais les cloches actuelles dateraient de 1860.

Le , un orage eut lieu qui fit sur l'église de notables dégâts ; la municipalité réunie le 27 suivant vota l'urgence des réparations[97].

Vers 1910, le cadran solaire qui donnait l'heure a été remplacé par une horloge placée au clocher (cadran blanc tranchant sur la pierre grise) ; l'heure n'a pas toujours été conforme à « l'heure du chemin de fer » ou « l'heure du gouvernement »[12].

Le cimetière qui entoure l'église, et dont la partie principale utilisée se situe derrière la mairie-école, présente peu de monuments funéraires anciens encore en état ; à noter, une simple tombe ornée d'une croix de type patriarcal, en bois blanc.

Il existait un lavoir communal datant de 1875[98], vendu en novembre 1985[99].

Découverte archéologique[modifier | modifier le code]

Les frères Gillot découvrirent un poignard en silex en 1881, à la surface du sol. « Il ne s'agit pas d'une arme en silex du Danemark », comme cela avait pu être supposé dans un premier temps ; il semblerait dater d'avant les invasions normandes. Actuellement, il est conservé au British Muséum où il est recensé sous le numéro ML615 et un dessin à la gouache est conservé au musée des Antiquités nationales à Saint-Germain-en-Laye dans les albums départementaux[100].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Personnalités nées et inhumées à Saint-Vrain[modifier | modifier le code]

  • Alphonse-Frumance Gérard (1813-1871), homme de lettres à l’imagination mélancolique et rêveuse, qui, après avoir séjourné dans le Midi de la France, resta quelques mois en Algérie où il rencontra un abbé de Castellane et un disciple de Mahomet. Il écrivit une suite d’observations sur la religion chrétienne : Discours sur l'athéisme…en 1858, Le bon sens du curé Mestier, puis une épitre sur la révolution ; il a publié aussi Rodrigue et Eudoxie (en trois parties, les deux premières en vers et la troisième en prose), Matigny seigneur de Saint Vrain[101].
  • Théodore Gustave Gillot (1850-1936), conseiller municipal puis maire, fait chevalier du Mérite agricole pour l'invention d'une nouvelle pomme de terre la Gilotte, aujourd'hui disparue[102].
  • Maurice Dorolle (1872-1958), élève boursier[103], dont le père, maréchal-ferrant dans la commune avait parcouru la France vers 1870 en tant que compagnon ; professeur agrégé de philosophie, il fut élu président de la Société des agrégés et a publié plusieurs ouvrages : Problèmes de l'induction, Césalpin, La logique et la vie, Traité de logique, Le traité de dissertation philosophique[104].

Personnalité ayant séjourné à Saint-Vrain[modifier | modifier le code]

  • Pierre Dorolle (1899-1980) : son fis, docteur en médecine, spécialiste des maladies tropicales, exerça en Indochine (de 1925 à 1950) avant de devenir directeur général adjoint de l’OMS du 21 août 1950 à 1973 (lors de la session de clôture de la 26e assemblée mondiale de 1973, la dernière avant qu’il ne quittât ses fonctions, après vingt-trois ans de service, l’OMS lui adressa «un message de profonde gratitude pour l’œuvre remarquable qu’il a accomplie au service de la santé internationale»)[105]. Un livre justifie sa place ici : Histoire de vie où sont relatés ses séjours dans la commune de Saint-Vrain et la vie communautaire du village. Il a publié par ailleurs de nombreux autres ouvrages professionnels[106]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Les armes de Saint-Vrain se blasonnent :

Blason

"Parti au premier d’argent aux cinq châteaux hersés maçonnés de gueules, parti au second d’argent coupé d’une rivière azur en fasce, au premier à diable de gueules sur carré sinople, au second  à croix du temple pattée doublement courbée de gueules, et au chef de gueules chargé de trois écussons d’or".

Ce blason créé à la demande du maire, adopté par le conseil municipal du 7 novembre 2016, reprend le blason originel de Saint-Vrain, dans l'Armorial de J.B. Rietstap : D'argent, au chef de gueules, chargé de trois écussons d'or, complété des informations tirées de l'article:

Partition en deux de l’écu : « le territoire actuel était partagé entre deux villages: Saint-Vrain et Gémicourt»,

La rivière : « traversée par un petit ruisseau l'Orconté »,

Les châteaux : «sans compter cinq châteaux féodaux ayant de larges fossés et des ponts à bascule »

La croix du Temple : «Au XIIe siècle, les Templiers et bénédictins avaient des propriétés considérables à Saint-Vrain et à Gémécourt»

Le diable et le carré : «Près d'un des châteaux, appelé le château de Saint-Vrain, se trouvait un étang converti en pré. Une autre légende voudrait que le diable apparaisse fréquemment en un certain point de cet étang appelé « la place carrée » d'une stérilité presque absolue »,

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Photos[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Adolphe Guérard, Statistique historique du département de la Marne, 1862.
  • Édouard de Barthélemy, Diocèse ancien de Châlons-sur-Marne, Histoire et Monuments, 1861, Dictionnaire des paroisses, volume 2.
  • Léon-Henri Néret, Essai d'une monographie de Saint Vrain Marne, 1892. Il est expressément précisé, p. 80, "reproduire cet article serait, je pense, bien clore ce modeste travail".
  • Pierre Dorolle, Histoire de vie, 2000 [107].
  • Michel de la Torre, 51, Marne, l'art et la nature de ses 619 communes, 1985, publié chez Nathan.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Saint-Vrain, ruisseau qui prend sa source dans la forêt de Merry-la-Vallée et se jette dans l'Yonne, rive gauche, à Césy. — Six petits étangs portent ce nom et alimentent le ruisseau.[1]'[2], sa source serait issue de la craie comme en Champagne [3]. En 1730 des constructions y sont édifiées pour le rendre flottable[4], le ruisseau flotte à bûches perdues[5], une compagnie de commerce pour l'approvisionnement de Paris en bois et en charbons, dite du Haut, était chargée de son exploitation [6]'[7] , ses employés étaient répertoriés[8], si l’exploitation des bois y était réglementée ainsi qu'en atteste un jugement du 4 décembre 1764 [9], il n'en est pas de même de l'usage de l'eau[10].
  2. Ce nom doit son origine au village de Perthes(52), siège d'un petit royaume. Sigebert, fils de Clotaire et roi d'Austrasie se fit reconnaitre roi du Perthois en 567 et se fit couronner à Vitry [11]
  3. Observation personnelle du rédacteur.
  4. Il doit son nom à celui de la Seine, en latin Séquana, qui est la principale rivière de la région où il règne.
  5. La seigneurie passa successivement entre les mains de : François II de Bouvet né le 2 mai 1668, Jean-François 1er né le 24 juin 1692, puis de ses fils Jean-François II décédé en 1778 et Charles né le 6 septembre 1721 (dont l'oncle Joseph-Bernard lui légua par testament du 19/4/1763 la moitié de la basse, moyenne et haute justice de Saint-Vrain), puis son petit fils Charles né en novembre 1755, mort sans postérité, qui reçut en partage du 28 décembre 1778, le château de Scrupt , la moitié des seigneuries de Scrupt et de Saint-Vrain et celle de la Feuillée. Les barons de Bouvet originaires de la ville d’Asti en Piémont s’établirent dans le duché de Bar à la fin du XVe siècle. Le 12 novembre 1501, François Bouvet, trompette du duc de Lorraine, fut anobli, puis le titre héréditaire de baron a été conféré par le duc Léopold, en remerciement des services rendus depuis plus de 200 ans aux ducs ses prédécesseurs, pour tous les mâles de cette famille par lettres patentes du 9 mai 1724.
  6. Hommage à J et M VIDAL qui hébergèrent en 1944 au péril de leur vie 10 aviateurs alliés.
  7. L'hagiothérapie repose sur un présupposé : l'attribution à un saint -ou une sainte- d'un pouvoir thaumaturgique. Le saint est invoqué pour obtenir par son intercession auprès de Dieu la guérison d'une maladie. Dans le domaine des troubles mentaux, cette méthode a représenté le concurrent principal de la médecine, du Moyen Âge à la fin de l'Ancien Régime, voire dans quelques cas jusque dans le courant du XIXe siècle. Plusieurs de ces saints sont les héritiers de pratiques païennes. Certains peuvent être qualifiés de probatoires, en ce qu'ils ont fait leurs preuves pendant leur vie terrestre. Et très nombreux sont les saints dont les reliques ont été conservées, et déposées en un lieu de pèlerinage, où des guérisons se sont produites. Ainsi, l'hagiothérapie se pratique généralement dans le cadre d'un pèlerinage, au lieu où sont conservées des reliques et/ou se situe une source ou fontaine miraculeuse. En règle générale, le pèlerin est astreint à une neuvaine : le rituel, souvent très codifié, dure neuf jours. Mais il a pu se faire que l'état de l'intéressé(e) ne lui permette pas de s'y astreindre : la neuvaine était alors, en son nom, effectuée par une autre personne. Aux saints invoqués dans les maladies mentales à proprement parler, ont été ici ajoutés ceux qui l'ont été contre l'épilepsie. Un pèlerinage pour les insensés s'est pratiqué sous l'Ancien Régime au village de Saint-Vrain dans le Perthois (Marne), entre Vitry-le-François et Saint-Dizier
  8. Procureur fiscal : Officier d'un seigneur , haut justicier chargé de l'intérêt public et de celui du seigneur Le procureur fiscal était l'officier chargé d'exercer le ministère public auprès du tribunal seigneurial. Il veillait aux droits du seigneur et aux objets d'intérêt commun. Ce magistrat tenait la place occupée par les procureurs du roi dans les justices royales.
  9. Pour avoir une bonne connaissance des différents modes d'élections, on peut se référer utilement à l'article l'histoire politique et locale qui les décrit de 1789 à 1944 [12]
  10. Date de son décès
  11. Fixation du revenu net imposable dans l'établissement de la contribution foncière, après inscription sur la matrice cadastrale et classification des parcelles. (Larousse)
  12. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.
  13. C'est l'ordonnance de Villers-Cotterêts en 1539 qui confia la tenue et la conservation des registres de naissances et décès, puis des mariages aux autorités religieuses sous forme de registres de baptêmes, mariages et sépultures. L'état civil devint laïc à la Révolution, les registres étant confiés aux officiers d'état civil dans les mairies en 1792. La consultation a été opérée à partir des archives départementales de la MARNE, numérisées jusqu'en 1902, puis à la mairie jusque 1940 (délai de 75 ans).
  14. Les registres paroissiaux mentionnent : En 1666 Nicolas Bertrand, En 1682 Claude Bertrand, En 1685 Daniel Tabart, En 1753 Pierre Etiennot
  15. En cette époque les femmes chargées d’assister les parturientes pendant leur couche sont les héritières des déesses mères, un peu sorcières dispensatrices de vie et de mort. Elles sont craintes et respectées. Très peu de médecin et de chirurgien officient dans les campagnes. Ces matrones aux connaissances empiriques transmises de mère à fille ou de femme à femme sont les seules à aider de leur savoir les femmes qui accouchent. Bien évidemment leurs connaissances obstétricales sont nulles et leur hygiène déplorable. Madame Du Coudray célèbre sage-femme avant-gardiste ( 1712-1790 ) parle de génocide. Les femmes estropiées et mutilées à vie par leurs interventions sont fortes nombreuses. Mais ce qui préoccupe en premier lieu les autorités religieuses n’est pas la sur mortalité pendant les accouchements mais plutôt l’absence de baptême pour ces petites âmes. L’église imagina donc de former les sages- femmes (ou de les récupérer) afin qu’elles puissent ondoyer les bébés en péril de mort. Les curés se chargèrent de la formation. La principale mission de la sage-femme ( aux yeux du curé ) fut donc de sauver les principes religieux et la discipline ecclésiastique. Les synodes épiscopaux exigèrent donc qu’une sage femme soit désignée par village. Une moralité à toute épreuve est exigée et Monsieur le Curé délivre un certificat. La sage-femme est désignée quant à elle par l’assemblée des femmes du village réunit à l’église en présence du curé et de la fabrique. La bonne femme a l’ignorance crasse et aux ongles noirs doit être bonne chrétienne et savoir baptiser, même in-utéro. Le curé intronise donc la matrone qui s’engage à ne rien faire de superstitieux, d’être de bonne vie et de bonnes mœurs. La prestation de serment se fait  sur l’évangile. Le prêtre fixe également la redevance due par accouchement. La mainmise de l’église est totale, le concile de Trente (1548-1563) précise que l’évêque ou l’archidiacre doit à chaque visite se faire présenter la sage-femme. Un peu héritière des sorcières du Moyen Âge, ces femmes sont étroitement surveillées par le curé. Les sages-femmes pratiquent donc l’ondoiement du bébé lorsqu’il y a péril de mort, l’âme de l’enfant ne doit pas rejoindre les limbes (désigne un état de l’au-delà situé aux marges de l’enfer). Ce petit baptême qui on le rappelle, permet à l’enfant d’être enterré dignement peut même être pratiqué in-utéro par application sur une partie visible ou à l’aide d’une seringue.[13]
  16. 24 aout 1627-1637: Claude Masson, 1637-1648: Chapperon curé , Aubert vicaire, 1648-1649: Simon Chauvin, 1649: de Courtentre, 1649: Vouarin, (juin) 1650: F de Tolentin, (novembre) 1650: F.del Azardes Augustin, 1651-1655: Le Roy, 13/6/1655-1692: Jean Lafouasse natif de Vitry-le-François inhumé devant la porte de l'église, 1695-1711: André Fausabry, 1712-1754: Paul Gobelet natif de Vitry-le-François, 1754-1792: Pierre Desistre , natif de Châlons, 30 prairial an 3 (1795) Jean Christophe le Bonhommer Toussaint an XII-1/4/1812: Antoine Blaincourt, natif de Vitry-le -François (Monographie de Saint-Vrain, p. 36 et 37)
  17. * l'églantier - tu es mon grand amour, * le charme - tu es charmante, * l'aulne - tu es belle, * le hêtre – amour le plus profond, * le sapin – fille volage ou bêcheuse, * le sureau - fille inconstante, * le cerisier – fille facile...
  18. Enseignant ayant passé un contrat avec les habitants du village; il pouvait avoir une vingtaine d'années
  19. Le sémaphore est un signal d’arrêt d'espacement des trains, constitué en signalisation mécanique par une aile rouge étendue horizontalement, associée de nuit à un feu rouge, et en une signalisation lumineuse par un feu rouge.[14]
  20. Selon le recensement de 1841, les activités exercées par les habitants étaient essentiellement consacrées à ce secteur : - secteur agricole : 18 cultivateurs, 3 bergers, 2 maréchaux-ferrants, 2 vignerons, 1 meunier, - 35 manouvriers ou domestiques, - secteur du bois : 1 marchand de bois, 2 charpentiers, 2 charrons, 1 menuisier, 1 tourneur, - services : 5 tisserands, 4 couturières, 3 lingères, 3 tailleurs d’habits, 3 cordonniers, 1 épicier aubergiste, 1 buraliste, 1 revendeur, - et : 1 propriétaire (le maire), 1 instituteur, 2 légionnaires et 7 indigents. Celui de 1901: - secteur agricole : 23 cultivateurs, 1 maréchal-ferrant, 1 éleveur de porcs, 1 marchand de grains, - secteur du bois : 3 marchands de bois, 2 charpentiers, 1 charron, 1 scieur de long, 1 bucheron, 1 garde particulier. - services : 4 couturières, 4 lingères, 1 tailleur d’habits, 1 cordonnier, 1 épicier aubergiste.
  21. Le 6 aout 1664, Jacques du Hamel, âgé de 22 ans, fils du sieur de ST-Remy, seigneur de St-Vrain Le 18 juin 1665, est également inhumé Honoré Seigneur Claude du Hamel, seigneur de ST-Remy et de ST-Vrain Cf. Essai d'une monographie de Saint-Vrain, p. 9. Étienne Gobelet le 20 avril 1727 et sa fille Magdeleine le 7septembre 1733 sous « l'eau bénitier », Pierre Etiennot le 15 mai 1753 « aux bas des fonts baptismaux », Jeanne-Françoise Gobelet le 28 mai 1753 (père, sœurs et beau-frère du curé). Cf. actes de décès archives départementales de la Marne.
  22. Superficie qu'un paysan pouvait labourer avec son attelage en une journée.
  23. Ensemencée.
  24. La pratique de la Bénédiction, pour les cloches, remonte probablement au IVe siècle ; le rite primitif date du VIIe siècle et se réduit à une formule d’exorcisme et une prière de bénédiction. Ce terme figure explicitement dans les premiers Sacramentaires (VIIIe siècle). L’Église n’a jamais employé l’expression Baptême des cloches, communément admise dans le langage courant, parce qu’il n’y a pas là baptême dans le sens théologique de régénération de l’âme par la rémission du péché. La cérémonie de bénédiction des cloches comporte néanmoins une représentation des signes et des symboles du baptême. Très tôt, l’Église donna aux cloches des noms de saints. Le Livre des Bénédictions de 1988 a considérablement changé le rituel de la bénédiction de la cloche. Cette célébration est souvent intégrée au cours d’une liturgie eucharistique, ce qui est normal puisque la cloche convoque à l’assemblée chrétienne et rythme les étapes de la communauté paroissiale. De droit commun, la fonction de bénédiction d’une cloche revient à l’évêque. Il peut cependant déléguer le vicaire général ou un simple prêtre.

Références[modifier | modifier le code]

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  107. Pierre Dorolle (préf. Françoise Favre), Histoire de vie, Saint-Augustin, coll. « Pillet », , 140 p. (ISBN 2-940145-21-0 et 978-2-940145-21-8).