Pleumeur-Bodou

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Pleumeur-Bodou
Blason de Pleumeur-Bodou
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Lannion
Canton Perros-Guirec
Intercommunalité Lannion-Trégor Communauté
Maire
Mandat
Pierre Terrien
2014-2020
Code postal 22560
Code commune 22198
Démographie
Gentilé Pleumeurois
Population
municipale
4 028 hab. (2011)
Densité 151 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 46′ 36″ N 3° 30′ 59″ O / 48.776666667, -3.51638888948° 46′ 36″ Nord 3° 30′ 59″ Ouest / 48.776666667, -3.516388889  
Altitude Min. 0 m – Max. 102 m
Superficie 26,71 km2
Localisation

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Pleumeur-Bodou

Pleumeur-Bodou [plømœʁ bodu] est une commune des Côtes-d'Armor en Bretagne. Ses habitants sont appelés les Pleumeurois.

La devise de la commune est « Dreist mor ha douar », ce qui, en breton, veut dire « Par-delà mer et terre ».

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'azur aux ondes d'argent, surmontées d'une étoile d'or à quatre branches.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

La commune de Pleumeur-Bodou est située à l'extrémité nord-ouest du département des Côtes-d'Armor et du pays du Trégor sur les bords de la Manche.

Pleumeur-Bodou compte une frontière commune avec Lannion, Trébeurden, Trégastel, Perros-Guirec et Saint-Quay-Perros. À l'extrémité sud-est de la commune, il existe d'ailleurs un endroit nommé Pont-ar-Pevar-Person (le Pont-des-Quatre-Recteurs), où Pleumeur-Bodou, Lannion, Perros-Guirec et Saint-Quay-Perros se joignent en un seul point.

La commune est notamment composée du bourg et de nombreux villages ou hameaux, dont les principaux se nomment Coatréhouezan, Crec'h-Caden, Crec'h-Lagadurien, le Dossen, Gweradur, Keraliès, Kerellé, Kerenoc, Kerianegan, Kernéan, Kervégan, Kerviziou, Keryvon, Landrellec, Notérigou, Penvern, Pont-Coulard, Saint-Antoine, Saint-Samson, Saint-Uzec... Pleumeur-Bodou compte aussi une île densément peuplée, l'Île-Grande (Enez Veur en breton), reliée au continent par un pont.

Communes limitrophes de Pleumeur-Bodou
Manche Manche Trégastel
Trébeurden Pleumeur-Bodou Perros-Guirec
Lannion Lannion Saint-Quay-Perros

Site[modifier | modifier le code]

Comme dans la plupart des communes littorales de Bretagne nord, le bourg de Pleumeur-Bodou s'est développé en hauteur à 94 m d'altitude et à plus de 2 km des côtes. Le point le plus élevé (102 m) se trouve à Penn Ar C'hleuyo près de Gweradur (à l'est du territoire). La commune est située sur un sol granitique, d'où les nombreuses carrières de granit qui furent exploitées au fil des ans.

Les espaces naturels[modifier | modifier le code]

Le littoral pleumeurois s'étend sur 17 kilomètres. Les principaux sites sont l'Île-Grande, la baie de Keryvon et la presqu'île de Landrellec. La commune compte plusieurs plages, notamment celles de Pors-Gelen, de Toul-Gwenn, de Keryvon et de Landrellec. De nombreux îlots parsèment la côte. Les plus connus sont l'île Aganton, l'île Losket, l'île d'Erc'h, l'île Morvil et surtout l'île d'Aval (cf : Avalon), où, selon la légende, le Roi Arthur serait en dormition (L'île d'Aval est une propriété privée, sa visite est donc interdite).

La commune accueille aussi un bois qu'elle partage avec Trébeurden : le bois de Lann-Ar-Waremm (en français : les landes de garennes). Ce bois s'étend sur environ 300 hectares, dont un peu plus de 200 se trouvent sur la commune de Pleumeur-Bodou. Le bois est surtout composé de hêtres, chênes, bouleaux, saules, peupliers et châtaigniers, et accueille aussi des chevreuils, bécasses, écureuils, renards, et de nombreuses espèces d'oiseaux.

Quelques ruisseaux côtiers parcourent la commune : le Kerduel se jette dans la rade de Perros-Guirec, le Ker-Huel à Penvern, et le Samson dans la baie de Keryvon. Pleumeur-Bodou compte aussi de nombreux circuits de randonnée pédestre et VTT sur le littoral, dans les bois ou à travers la lande.

La vie économique[modifier | modifier le code]

Le Radôme et la Cité des Télécoms.

Aujourd'hui, les activités de la commune sont principalement liées au tourisme (parc du Radôme, campings, hôtels, restaurants, golf 18 trous). En période estivale, la population dépasse les 10 000 habitants. Les exploitations agricoles sont de moins en moins nombreuses et les activités de pêche sont relativement modestes.

Histoire[1][modifier | modifier le code]

Étymologiquement, "Pleumeur" signifie "grande paroisse". "Bodou" proviendrait de saint Bodo (ou Podo), fondateur de la commune. C'est en 1330 que la commune voit pour la première fois son nom inscrit dans les registres sous la forme "Plebs Magna Podo". La commune prendra son nom définitif à partir du XVe siècle.

L'ancienneté du peuplement[modifier | modifier le code]

Menhir christianisé de Saint-Uzec

Pleumeur-Bodou est habité depuis très longtemps par l'homme. Des vestiges le prouvent.

Les premières traces humaines remontent au Paléolithique inférieur (entre 600 000 et 300 000 ans). Elles sont certainement l'œuvre d'Homo erectus ou plus spécifiquement Homo heldelbergensis. À l'est de l'île d'Aval, une ancienne plage fossile fait apparaître des outils grossiers en quartz, principalement des choppers. Près de l'île Jaouen, un superbe chopping tool en quartz a également été recueillie dans la falaise de lœss.

Ensuite, nous avons des traces de la présence de l'Homme de Néanderthal au Paléolithique moyen (300 000- 45 000 ans avant J.-C.). En 1983, un premier biface a été découvert au lieu-dit Keryvon. Deux autres ont été recueillis sur cette plage depuis. A Toul-ar-Staon (nord-ouest de l'Île-Grande), ce sont les traces d'un foyer qui ont été découvertes avec de nombreux outils et éclats de silex taillés (racloirs et denticulés). Il en est de même au sud de l'île d'Aval et au nord de l'île Jaouen.

Les premiers indices de l'Homme de Cro-Magnon (Homo sapiens) du Paléolithique supérieur (45 000-10 000 ans avant J.-C.), viennent également de Toul-ar-Staon avec une très belle pointe pédonculée de la Font-Robert et un grattoir à épaulement sur lame de silex. Ces outils datent du Gravettien soit environ 35 000 ans avant J.-C.

Les derniers chasseurs-cueilleurs du Mésolithique (10 000 - 5 000 ans avant J.-C.) ont laissé des indices, des microlithes en silex sur les îles d'Aval, d'Erc'h et Jaouen.

Le menhir de Saint-Uzec fut dressé au Néolithique (5 000 - 2000 ans avant J.-C.). Il pèse 80 tonnes, mesure environ 6 m de hauteur (hors-sol, environ 1/3 dans le sol) et 2,6 m de largeur. D'autres menhirs existent encore sur la commune, le menhir de Saint-Samson et le menhir de Bringuiller, le menhir du golf de Saint-Samson et le menhir de Kervegano.

On trouve deux allées couvertes à Pleumeur-Bodou : l'une à l'Île-Grande, l'autre à Keryvon et une sépulture à entrée latérale à Enez-Vihan. Ces dolmens ou sépultures datent de la fin du Néolithique (3500 -2500 avant J.-C.). Il faut rajouter un dolmen ruiné à Roscané sur Landrellec.

La vie quotidienne de ces premiers agriculteurs-éleveurs est avérée par la découverte de nombreuses haches polies en dolérite de Plussulien et en fibrolites diverses provenant du Finistère. Les meules dormantes en granite ne sont pas rares et souvent trouvées en domaine maritime. À ces outils emblématiques du Néolithique, il faut ajouter de nombreuses pointes de flèche en silex, des grattoirs et même quelques parures (bracelet en schiste ou encore feuilles d'or). À Landrellec, deux traces d'habitats sur terre battue peuvent être même observées sur l'estran.

L'époque gauloise est aussi visible sur la commune. Les sites les plus remarquables sont des ateliers de production de sel marins. Ceux de Landrellec et d'Enez Vihan ont été fouillés dans les années 1990. De structure très similaire, ces ateliers se caractérisent par un four central et de plusieurs cuves de saumure. Ces sites sont riches en briquetterie (briques, pots et handbricks), caractéristique de ces ateliers mais aussi de poteries domestiques graphitées. Une belle applique en bronze montrant des rameaux végétaux a également été découverte sur le site. Un troisième site se trouvait en face de l'île Jaouen, mais ce dernier a été partiellement détruit lors de la marée noire de 1968.

Enfin, il faut mentionner l'existence de deux stèles gauloises en granite, l'une trouvée au Dossen et la seconde au centre de télécommunications spatiales. Malheureusement, elles ont disparu toutes les deux.

VIe siècle : fondation de la paroisse[modifier | modifier le code]

Au VIe siècle, un moine venu des îles britanniques, se nommant Bodo (ou Podo) s'établit en Armorique. Il fonde une paroisse sur un territoire très vaste puisqu'elle s'étendait sur les actuelles communes de Pleumeur-Bodou, Trébeurden, Trégastel, Perros-Guirec, Saint-Quay-Perros, et l'ouest de Lannion (Servel).

À la même époque, un autre moine, Uzec, fonde un petit monastère sur un territoire très limité allant de la chapelle au menhir du même nom, mais sur lequel il eut une grande influence. D'autres moines s'installèrent plus tard sur l'île Aganton et l'île d'Aval.

Période médiévale : l'emprise de deux seigneuries[modifier | modifier le code]

Au Moyen Âge, deux seigneuries se partageaient le territoire. D'un côté, celle de Keruzec. De l'autre, celle de Kerduel. La première s'étendait de la chapelle de St-Uzec au moulin à vent de Keraliès. La seconde s'organisait autour de son château dont les parties les plus anciennes datent du XIIe siècle. Les seigneurs de Keruzec et de Kerduel avaient cour et juridiction. On trouve encore les traces d'un ancien gibet au Dossen.

La paroisse comptait aussi quelques seigneuries secondaires (Krec'h Kariou, Gweradur, …).

Les origines du patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

  • La commune compte deux églises :
    • L'église Saint-Pierre au bourg : une église datant du début du XVIIIe siècle fut démolie quand elle devint trop petite pour accueillir tous les paroissiens. En 1844, on en reconstruit une au même endroit. La première messe dans la nouvelle église fut célébrée seulement sept mois après le début des travaux.
    • L'église Saint-Marc à l'Île-Grande : il y avait autrefois la chapelle Saint-Sauveur, mais elle fut détruite par la foudre. Les habitants de l'île entreprirent alors de construire une église en 1909.
  • Elle compte également trois chapelles :
    • La chapelle Saint-Uzec : elle fut construite au XIVe siècle. À l'origine, il y avait même deux chapelles qui appartenaient aux seigneurs de Keruzec. Ils auraient pris des pierres d'une des chapelles pour agrandir l'autre.
    • La chapelle Saint-Antoine : elle date des XVe et XVIe siècle, mais fut reconstruite en 1844. Elle est située à proximité du château de Kerduel.
    • La chapelle Saint-Samson : elle fut construite entre 1545 et 1610. C'est typiquement un monument de style Beaumanoir. Une fontaine datant de 1623 se trouve à une centaine de mètres en contrebas.
  • Trois autres chapelles auraient existé :
    • Une chapelle Saint-André sur l'île Aganton : elle aurait été ensevelie sous les dunes.
    • Une chapelle au Dossen.
    • Une chapelle dépendant du manoir de Kerprigent en Lannion, mais située sur la commune de Pleumeur-Bodou au lieu-dit Roz-ar-Prad (il reste aujourd'hui une croix à cet endroit).
  • Autres éléments du patrimoine religieux :
    • Deux chapelles privées : l'une située dans la cour du château de Kerduel, l'autre au sein de la communauté religieuse des Orantes de l'Assomption (dans le bourg).
    • Un oratoire à Landrellec.

Pleumeur-Bodou et la Révolution[modifier | modifier le code]

La Révolution n'a pas laissé de grandes traces à Pleumeur.

En 1790, le recteur (curé) Louis-Gabriel du Largez refuse de prêter serment et émigre en Angleterre.

Le 22 février 1790, Pleumeur-Bodou élit sa première municipalité et devient commune. Jean Le Tensorer est le premier maire de Pleumeur-Bodou.

La paroisse de l'Île-Grande[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Île-Grande.

L'île a toujours fait partie de la commune de Pleumeur-Bodou. Toutefois dès le XIXe siècle, les îliens dans leur grande majorité demandèrent l'érection d'une paroisse à part entière à l'Île-Grande, distincte de celle de Pleumeur. La municipalité pleumeuroise y répondit favorablement, et dès le 22 octobre 1842, elle fit la demande de la création d'une succursale à l'Île-Grande. Il faudra attendre 1924 pour voir ce vœu accompli. L'église de l'Île-Grande prendra le nom de Saint-Marc.

Entretemps, un pont avait été construit (1894) pour relier l'île au continent, et éviter de devoir traverser la grêve et les marais de Kervoallan à pied.

Au XIXe siècle et au début du XXe, l'île vivait au rythme du travail dans les carrières de granit. Le granit de l'Île-Grande servait principalement à la fabrication de pavés et de bordures de trottoirs, notamment pour alimenter Paris. C'est cette activité qui fit venir de nombreux travailleurs de toute la Bretagne à l'Île-Grande. L'île est restée depuis cette époque le lieu le plus densément peuplé dans la commune. L'autre activité florissante de l'île au XIXe était le ramassage du goémon.

Aujourd'hui, l'île compte environ 800 habitants. Elle est séparée de la commune de Pleumeur-Bodou par une étroite langue de terre appartenant à la commune de Trébeurden. Il est aussi possible de découvrir le monde des oiseaux de mer à la station de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO).

Pleumeur-Bodou dans la modernité : la révolution des télécommunications[modifier | modifier le code]

La commune bénéficia de la politique de décentralisation des années 1960. La région de Lannion fut choisie pour être le berceau des télécommunications en France.

Enseignement et vie associative[modifier | modifier le code]

Pleumeur-Bodou compte cinq établissements scolaires :

  • Le collège Paul-Le Flem (public).
  • L'école Jean-Le Morvan (public) du bourg.
  • L'école de l'Ile-Grande (maternelle).
  • L'école Armand-Lagain (public) de Kerenoc.
  • L'école Saint-Joseph (privée) située au bourg.

La vie associative pleumeuroise est assez dynamique, aussi bien sur le plan culturel que sportif. Les associations culturelles sont fédérées au sein de l'OMCL (Office Municipal de la Culture et des Loisirs) et les associations sportives au sein de l'OMS (Office Municipal des Sports). Pleumeur-Bodou compte notamment :

  • Une fanfare
  • Un club de football, le Football-Club Trébeurden-Pleumeur, issu de la fusion entre le FC Trébeurden et l'AS Pleumeur.
  • Un club de handball.
  • Un club de tennis, l'Association du Tennis Pleumeurois.
  • Un club de badminton.
  • Un club de judo.
  • Un club de tennis de table.
  • Un club de gymnastique, le Cosmogym, plusieurs fois qualifié aux championnats de France.
  • Un club de cyclisme sur route.
  • Un club VTT, notamment organisateur de l'une des plus grandes manifestations sportives du Trégor : la Lou-Anne, chaque année au mois d'octobre.
  • Une école de voile à la Base Nautique de l'Ile Grande.
  • L'association Sportive du golf de Saint-samson

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le menhir christianisé de Saint-Uzec.
Château de Kerduel.

Croyances et légendes[modifier | modifier le code]

Comme dans toute la Bretagne, de nombreuses croyances étaient liées aux monuments religieux. C'est ainsi que de nombreux pardons se sont déroulés sur la commune (les pardons subsistent encore).

Par exemple, lorsque l'on se rendait à la chapelle Saint-Antoine, on implorait le saint pour avoir de beaux cochons. D'ailleurs, sur la fontaine située à quelques centaines de mètres de la chapelle, Saint-Antoine est représenté avec un cochon dans les bras. On implorait aussi Saint-Uzec à la chapelle du même nom pour que les vaches donnent du bon lait. On priait aussi pour la santé et la conservation des chevaux.

Un menhir se trouve au pied de la chapelle de Saint-Samson. On s'y frottait le dos pour soigner la stérilité féminine et les douleurs de membres. Assister aux pardons annuels de Saint-Samson permettait de guérir des maux de reins.

À la fontaine de Saint-Sauveur à l'Île-Grande, on y plongeait trois fois de suite les enfants qui tardaient à marcher. À la chapelle Saint-André de l'île Aganton, on y déposait un morceau de pain au pied de 3 croix pour guérir de la coqueluche.

Toujours sur l'île Aganton, il y a 2 croix séparés entre elles de quelques mètres. La légende raconte qu'elles se rapprochent tous les sept ans de la longueur d'un grain de blé. Le jour où elles se toucheront, ce sera la fin du monde.

De nombreuses légendes ont trait au roi Arthur. La plus connue est que le roi Arthur serait enterré sur l'île d'Aval. À Gweradur se trouve une pierre que certains jugeraient mystérieuse. La légende dit que cette pierre était auparavant située sur l'île d'Aval et que d'un bond, Arthur serait arrivé à Gweradur et y aurait déposé la pierre. D'autres légendes racontent qu'Arthur aurait été seigneur de Kerduel et que les chevaliers de la Table ronde auraient un temps séjourné au château.

Le hameau de Crec'h Lagadurien, à l'est de la commune, correspondrait à une colline observatoire du Roi Urien de Gorre, époux de la fée Morgane[10]. Le nom du hameau est ainsi décomposable en Crec'h Lagad Urien, "la colline de l'observatoire d'Urien" : crec'h signifie tertre en breton, et lagad signifie œil, regard, clarté.

Dans La Légende de la mort chez les Bretons armoricains (1902), Anatole Le Braz conte l'histoire de Marie-Job Kerguénou, commissionnaire à l'Île-Grande. L'histoire raconte qu'une nuit, en rentrant de Lannion, Marie-Job aurait croisé un vieil homme en détresse au bord d'un chemin. Elle lui vint en aide, et l'accompagna jusqu'au cimetière de l'Île-Grande à sa demande. Arrivés sur les lieux, l'homme prit les traits de la mort. Il s'agissait de Mathias Carvennec, décédé il y a quinze ans, mais errant depuis, faute de n'avoir pas tenu parole, c'est-à-dire ramener les os de son compagnon de régiment mort à la guerre, jusqu'au cimetière de l'Île-Grande. Ce fut donc chose faîte grâce à Marie-Job. L'homme put donc désormais reposer en paix. Hélas, la bonté de Marie-Job lui fut fatale. Le lendemain, Marie-Job fut retrouvée morte dans son lit[11].

Anecdotes[modifier | modifier le code]

Astérix et Obélix seraient-ils Pleumeurois ? Sur la première page de chaque album d'Astérix (celle avec la carte de la Gaule), la loupe semblerait se poser quelque part autour de Pleumeur-Bodou. Astérix et Obélix seraient-ils Pleumeurois ? Toutefois, l'endroit indiqué pourrait tout aussi bien se trouver dans les environs d'Erquy, ce qui serait plus vraisemblable car Albert Uderzo a séjourné au chemin chaussé ( 6 km d'Erquy) durant la guerre 39-45 ( commune de la Bouillie ). Cependant, dans la BD "Le Tour de Gaule d'Astérix", le village gaulois est marqué d'une croix qui indique bien la région de Pleumeur. On peut tout de même préciser qu'un village gaulois a été reconstitué à Pleumeur-Bodou (sans référence au monde imaginaire d'Astérix).

Yoko Tsuno a survolé Pleumeur-Bodou : Toujours dans le domaine de la bande dessinée, le Radôme sert de décor au début de l'album Message pour l'éternité dont l'héroïne est Yoko Tsuno. En cliquant sur le lien suivant (http://www.yokotsuno.com/fr/album05p01.html), vous verrez une planche de l'album où figure le Radôme. Il faut préciser que le paysage pleumeurois représenté ici est très fidèle à la réalité.

Du granit qui a fait le tour du monde : Le granit des carrières de l'Île-Grande servit notamment à paver le boulevard Haussmann à Paris. Les célèbres pavés de la course cycliste Paris-Roubaix proviennent également de ces carrières, tout comme les pierres constituant le viaduc de Morlaix. Enfin, on retrouve du granit île-grandais dans certains immeubles new-yorkais. Bien que la commune soit située au cœur de la Côte de granit rose, le granit de l'île est gris.

Un clocher pas comme les autres : Lors de la construction de la nouvelle église du bourg, il fut décidé de composer l'extrémité du clocher avec des pierres de couleur différente afin de distinguer le clocher pleumeurois de ceux des localités voisines. C'est ainsi qu'on peut aujourd'hui observer un clocher à l'extrémité noire dans le bourg de Pleumeur.

La plus grande foire aux antiquités de Bretagne : Tous les ans en août a lieu à Pleumeur-Bodou durant 3 jours une grande foire aux antiquités. Elle est organisée au château de Kerduel. Elle réunit près de 150 exposants et accueille chaque année plus de 12 000 visiteurs. Sa renommée dépasse les frontières de la Bretagne.

Les gras de l'Île-Grande : Tous les ans depuis 1976, un carnaval se déroule dans les rues de l'Île-Grande. C'est l'occasion pour diverses associations pleumeuroises et des communes voisines de préparer un char, des déguisements et une animation originale. Chaque année, une vingtaine de chars et plus de 5 000 spectateurs sont au rendez-vous.

Film La Croisière : Dans cette comédie de Pascale Pouzadoux sortie en 2011, Charlotte de Turckheim joue le rôle d'une éleveuse de porcs bios à Pleumeur-Bodou. Les autres personnages n'arrivent pas à retenir le nom exact de la commune.

Jumelages[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 4 028 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 151 1 745 1 907 2 199 2 360 2 472 2 465 2 525 2 650
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 737 2 864 3 030 3 034 2 970 2 778 3 011 2 955 3 175
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 019 3 257 3 099 2 949 3 037 2 752 2 766 2 920 2 544
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
2 545 2 542 2 941 3 453 3 677 3 825 3 974 4 017 4 028
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[12] puis Insee à partir de 2004[13].)
Histogramme de l'évolution démographique


Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Parti Qualité
février 1790 - ? Jean Le Tensorer
 ? - juillet 1800 Henry Le Bris
juillet 1800 - septembre 1800 Nicolas Prat
septembre 1800 - janvier 1808 Guillaume Le Diolen
janvier 1808 - septembre 1813 François Prat
septembre 1813 - septembre 1815 Yves Le Guillouzer
septembre 1815 - septembre 1830 Pierre Salaün
septembre 1830 - février 1838 Jean-Louis Le Coz
février 1838 - août 1848 Jean Riou
août 1848 - mai 1852 Nicolas de Nompère de Champagny (1790-1863)
juillet 1852 - octobre 1852 Jean-Louis Le Coz
octobre 1852 - août 1860 Jean-Marie Salaün
août 1860 - juillet 1876 Yves Le Yaouanc
juillet 1876 - janvier 1881 François-Marie Lissillour
janvier 1881 - mai 1888 Yves Le Yaouanc
mai 1888 - décembre 1933 Henri de Nompère de Champagny
janvier 1934 - mai 1935 Louis Querrec
mai 1935 - mars 1941 Pierre Le Flanchec
mai 1941 - janvier 1944 Léon Guillou
février 1944 - mars 1945 Anastase Briand
mai 1945 - octobre 1947 Robert Guillou
octobre 1947 - juillet 1962 Armand Lagain
septembre 1962 - mars 1971 Louis Potin
mars 1971 - juin 1989 Corentin Penn SE
juin 1989 - mars 2008 Pierrick Perrin PS Conseiller général
mars 2008 - mars 2010 Armelle Quéniat DVG
Depuis mars 2010 Pierre Terrien SE

La vie politique[modifier | modifier le code]

Voici les résultats pleumeurois des différentes élections de ces vingt dernières années. Pour les scrutins à deux tours, ne sont indiqués ici que les résultats du second tour. N'apparaissent également que les candidats ayant obtenu au-moins 5 % des suffrages.

Elections municipales :

  • 2014
    • Pierre Terrien (SE) : 50,75 %
    • Ronan Le Masson (SE) : 19.85 %
    • Jean-Yves Monfort (DVG) : 15,13 %
    • Yannig Quéré (DVG) : 14,27 %
  • 2010 (élections anticipées en raison d'un trop grand nombre de démissions au sein du conseil)
    • Pierre Terrien (SE) : 43,92 %
    • Armelle Quéniat (DVG) : 35,65 %
    • Jean Seguin (DVG) : 20,43 %
  • 2008
    • Armelle Quéniat (DVG) : 42,89 %
    • Dominique Citeau (DVD) : 35,12 %
    • Jean-Pierre Trillet (DVG) : 22,00 %
  • 2001
    • Pierrick Perrin (PS) : 54,94 %
    • Dominique Citeau (DVD) : 45,06 %
  • 1995
    • Pierrick Perrin (PS) : 51,25 %
    • Corentin Penn (SE) : 48,75 %

Elections présidentielles :

Elections législatives :

  • 1993
    • Pierre-Yvon Trémel (PS) : 54,69 %
    • Yvon Bonnot (UDF/RPR) : 45,31 %

Elections cantonales :

  • 1998
    • Pierrick Perrin (PS) : 64,35 %
    • Michel Lissillour (UDF/RPR) : 35,65 %
  • 1992
    • Pierrick Perrin (PS) : 61,12 %
    • Léon Le Merdy (UDF/RPR) : 38,88 %

Elections régionales :

  • 1998
    • Marie-Reine Tillon (PS) : 42,95 %
    • Yvon Bonnot (UDF/RPR) : 31,30 %
    • Jean-Luc de Trogoff (FN) : 6,26 %
    • Martial Collet (LO) : 5,28 %
  • 1992
    • Yvon Bonnot (UDF/RPR) : 28,59 %
    • Yves Dollo (PS) : 24,49 %
    • Edouard Quemper (PCF) : 12,74 %
    • Jean-Michel Sanquer (GE) : 8,79 %
    • Raymond Blanc (FN) : 5,98 %
    • Gérard Gautier (SE) : 5,63 %
    • Michel Balbot (Les Verts) : 5,38 %

Elections européennes:

Référendums:

  • 2005 : « Approuvez-vous le projet de loi qui autorise la ratification du traité établissant une Constitution pour l'Europe ? »
    • Non : 51,36 %
    • Oui : 48,64 %
  • 2000 : « Approuvez-vous le projet de loi constitutionnelle fixant la durée du mandat du président de la République à cinq ans ? »
    • Oui : 81,22 %
    • Non : 18,78 %
  • 1992 : « Approuvez-vous le projet de loi soumis au peuple français par le Président de la République autorisant la ratification du traité sur l'Union européenne ? »
    • Oui : 59,35 %
    • Non : 40,65 %

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

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