Babe Ruth

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Pix.gif Babe Ruth Baseball pictogram.svg
Babe Ruth.JPG
Yankees de New York - No  3
Voltigeur, Lanceur
Frappeur gaucher  Lanceur gaucher
Premier match
11 juillet 1914
Dernier match
30 mai 1935
Statistiques de joueur (1914-1935)
Parties jouées 2503
Points produits 2217
Coups de circuit 714
Moyenne au bâton 0,342
Parties lancées 163
Victoires 94
Équipes
Temple de la renommée du baseball
Élu en 1936


George Herman Ruth alias « The Bambino », « The Sultan of Swat » ou plus simplement « The Babe », (né le 6 février 1895 à Baltimore (Maryland), décédé le 16 août 1948 à New York) est un joueur américain de baseball évoluant en Ligues majeures du 11 juillet 1914 au 30 mai 1935.

Lanceur partant pour les Red Sox de Boston en début de carrière, il se reconvertit en joueur de champ extérieur à plein temps après son transfert chez les Yankees de New York en 1919. Il se passera 86 ans avant que les Red Sox de Boston soient consacrés champions des Séries mondiales après le départ de Ruth. Il devient alors l'un des plus efficaces frappeurs de l'histoire, profitant pleinement des modifications du règlement sur les changements de balles abimées au cours des parties.

Babe Ruth est considéré aux États-Unis comme un héros dépassant clairement le simple cadre du baseball ou du sport. Il est ainsi reconnu comme le plus grand joueur de baseball de tous les temps. Ses plus grands records finiront peut-être par tomber, mais il demeure le seul à avoir excellé à la fois sur le monticule et au bâton (premier but, champ extérieur). En 1998, The Sporting News le classe premier de sa liste des 100 meilleurs joueurs de tous les temps. Ses performances sportives, mais aussi son influence sur l'histoire du jeu en ouvrant l'ère des balles longues qui sauve le baseball du marasme après le scandale des Black Sox en 1919 explique son aura. La personnalité de Ruth et les écrits hagiographiques de certains auteurs donnent également naissance, dès les années 1930, à une « légende Babe Ruth ». Quand Roger Maris et Hank Aaron s'attaquent aux deux plus prestigieux records du Babe, c'est face à une « légende » qu'ils luttent[1].

Vainqueur de trois séries mondiales avec les Red Sox (1915, 1916 et 1918) et de quatre avec les Yankees (1923, 1927, 1929 et 1932), Babe Ruth rejoint le Temple de la renommée du baseball dès son ouverture en 1936 avec 95,13 % des votes. Sur les 194 records établis pendant sa carrière, 53 tiennent toujours.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jeunesse[modifier | modifier le code]

Babe Ruth est né au 216 Emory Street à Pigtown, un quartier difficile de Baltimore (Maryland). Les parents d'ascendance allemande de Ruth, Kate Schamberger-Ruth et George Herman Ruth, Sr., possèdent et exploitent une succession de bars. Ils vendent également des paratonnerres[2]. Très turbulent, il est placé à l'âge de sept ans à la St. Mary's Industrial School for Boys. Cette institution catholique faisait à la fois office d'orphelinat et de maison de redressement. Ruth reste à St. Mary pendant douze ans, sans recevoir beaucoup de visites de sa famille. Le frère Matthias Boutlier, responsable de la discipline à St. Mary's, l'initie au baseball.

En 1913, St. Mary's Industrial School affronte Mount St. Mary's University à Emmitsburg (Maryland). Joe Engel, ancien élève de Mount St. Mary's et lanceur des Washington Senators assiste au match. Impressionné par les performances de Ruth sur le monticule, il le signale à Jack Dunn, propriétaire-manager du club de Ligues mineures des Baltimore Orioles. Ruth signe son premier contrat professionnel le 14 février 1914 dans ce club pour 250 dollars par mois.

Dunn propose d'échanger Ruth aux Philadelphia Athletics le 7 juillet 1914. Il propose à Connie Mack le trio Babe Ruth, Ernie Shore et Ben Egan pour 10 000 dollars. Mack décline l'offre. Les Reds de Cincinnati ignorent également Babe Ruth et portent leur choix sur George Twombley et Claud Derrick. Deux jours plus tard, le 9 juillet, le trio est cédé aux Red Sox de Boston. Le montant de la transaction prête à controverses.

Une carrière hors normes[modifier | modifier le code]

C'est avec les Red Sox de Boston qu'il commence à établir différents records de la Ligue majeure de baseball et gagne ses premières séries mondiales (3 victoires en 1915, 1916 et 1918).

Dès le début, Ruth s'affirme comme un excellent lanceur, et même le meilleur lanceur gaucher des ligues majeures avec 65 victoires en trois ans (1915-1917). À partir de 1918, il met l'accent sur l'attaque en affichant 95 matches comme frappeur contre 20 en tant que lanceur (52 contre 41 en 1917). Il rejoint les Yankees après la saison 1919 où il est devenu voltigeur de droite, ce qui lui permet de frapper à tous les jours. En 1920 il a établi un nouveau record avec 54 circuits - 35 circuits d'avance sur George Sisler. En 1921 il en a frappé 59 et encore mené la Ligue avec 35 circuits. Mais en 1922 il cogne 35 circuits - 4e place des Ligues majeures. Rogers Hornsby a mené la Ligue nationale avec 42 circuits, devenant le premier joueur ayant frappé 40 circuits dans la Ligue nationale.

Ruth a accumulé les victoires avec New York, notamment quatre titres suprêmes (1923, 1927, 1928 et 1932), alors que cette équipe n'avait jamais gagné les séries mondiales auparavant. C'est pourquoi le « Yankee Stadium » est surnommé « La maison que Ruth a construite » ((en) The house that Ruth built). Cependant, ces titres doivent beaucoup à d'autres vedettes exceptionnelles, tel Lou Gehrig. Ainsi, lors du troisième match des séries mondiales de 1932 contre les Cubs de Chicago, Ruth est censé avoir annoncé où il allait envoyer la balle avant de réussir son coup de circuit, Gehrig enchaînant juste après avec un autre coup de circuit : c'est le mythique « tonnerre après l'éclair ». Gehrig et Ruth ont formé le meilleur duo de l'histoire des Ligues majeures avec 2752 points produits en 10 saisons ensemble, soit 138 points produits par joueur par saison durant une décennie.

En revanche, Ruth ne doit qu'à lui-même ses records de coups de circuit, s'imposant comme le premier véritable « cogneur » de l'histoire du baseball. À l'époque où il commence à faire régulièrement parler de lui, les meilleurs frappeurs en produisent de 10 à 15 par saison. Ruth en frappe 29 lors de sa dernière saison avec les Red Sox de Boston (1919) et 54 pour sa première avec les Yankees. Quand il atteint la barre mythique des 60 coups de circuit en 1927, sa production représente 14 % du total de la Ligue américaine de baseball. Babe Ruth met fin en 1919 à « l'ère de la balle morte ».

De leur côté, les Red Sox de Boston se sont difficilement remis du départ de leur joueur fétiche, ne triomphant de la « malédiction du Bambino » qu'en 2004 : depuis 1918, ils n'étaient pas parvenus à gagner les séries mondiales. Babe Ruth jouera pourtant une dernière saison à Boston en 1935, mais pour les médiocres Braves de Boston. Sa seule incursion en Ligue nationale est la saison de trop pour un joueur inconsolable de ne pas pouvoir devenir gérant des Yankees.

Ruth n'a gagné qu'une fois le titre de meilleur joueur des Ligues majeures parce que jusqu'en 1931, les joueurs ne pouvaient le gagner qu'une fois dans leur carrière. Enfin, le match des étoiles fut introduit en 1933, vers la fin de la carrière de Ruth.

Babe Ruth s'éteint en 1948 des suites d'un cancer de la gorge. Son épouse Claire est décédée en 1976.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Babe Ruth s'échauffe avant de lancer dans un match des Red Sox
  • Coups de circuit : 714 (3e de l'histoire des ligues, et deuxième parmi les gauchers)
  • Points produits : 2213 (2e)
  • Points marqués : 2174 (3e)
  • Moyenne au bâton : 0,342 (9e)
  • Pourcentage de présences sur les buts : 0,469 (2e)
  • Pourcentage de puissance : 0,690 (1er)
  • Buts sur balle : 2032 (3e)
  • Coups sûrs : 2873 (38e)
  • Premier joueur à frapper 200 coups de circuit

Les honneurs[modifier | modifier le code]

  • 7 victoires en Séries mondiales : 1915, 1916 et 1918 avec Boston, 1923, 1927, 1928 et 1932 avec New York
  • 10 titres de Ligue américaine : 1915, 1916, 1918, 1921, 1922, 1923, 1926, 1927, 1928 et 1932.
  • 2 fois élu à l'équipe d'étoiles pour la Ligue américaine : 1933 et 1934

Statistiques[modifier | modifier le code]

Au bâton
G AB H 2B 3B HR R RBI BB SO AVG OBP SLG OPS
2503 8399 2873 506 136 714 2174 2213 2062 1330 0,342 0,469 0,690 1,159
Au monticule
W L  % G GS CG SH SV IP BB SO ERA WHIP
94 46 .671 163 148 107 17 4 1221,1 441 488 2,28 1,16

Au bâton[modifier | modifier le code]

  • 12 fois meilleur marqueur de coups de circuit
  • 1 fois meilleur à la moyenne de coups sûrs : 1924 (.378)
  • 13 fois meilleur au pourcentage de puissance
  • 8 fois meilleur aux points marqués
  • 6 fois meilleur aux points frappés
  • Aux séries mondiales : 41 matches joués, 129 présences à la batte, 42 coups sûrs (0,326) dont 5 doubles, 2 triples et 15 coups de circuit (puissance :0,744), 37 points marqués et 33 points frappés, 4 bases volées et 33 bases automatiques.

En tant que lanceur[modifier | modifier le code]

  • 1 fois meilleur au pourcentage de victoires (lancer) : 1915 (75,0 %)
  • 1 fois meilleur au nombre de matches sans points encaissés : 1916 (9)
  • 1 fois meilleur à la moyenne de points mérités (ERA) : 1916 (1,75)
  • Aux séries mondiales : 3 matches joués dont deux complets (un sans encaisser de points) pour 3 victoires. 31 manches jouées, 19 coups sûrs, 8 SO et une moyenne de 0,87.

Dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. books.google.fr
  2. (en) Marshall Smelser, The Life that Ruth Built, New York, Quadrangle/New York Times Book Co,‎ 1975 (ISBN 978-0-8129-0540-3, liens OCLC? et LCCN?), p. 5–8

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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