Abbaye de Vauluisant
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Cet article est une ébauche concernant le département français de l'Yonne et une abbaye ou un monastère.
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| Ancienne abbaye de Vauluisant | ||
| Présentation | ||
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| Culte | Catholique romain (désaffecté) |
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| Type | Abbaye | |
| Rattachement | Ordre de Cîteaux | |
| Début de la construction | 1127 | |
| Fin des travaux | XVIIIe siècle | |
| Protection | ||
| Géographie | ||
| Pays | ||
| Région | Bourgogne | |
| Département | Yonne | |
| Commune | Courgenay | |
| Coordonnées | ||
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L'abbaye de Vauluisant, (en latin : vallis lucens) située à proximité de Courgenay, non loin de Sens, dans le département français de l'Yonne, a été fondée en 1127 par des moines de Preuilly (Égligny).
C'est une ancienne abbaye cistercienne de Bourgogne, aujourd'hui propriété privée. L'abbaye fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 29 janvier 1951[1].
Sommaire |
Historique[modifier]
L'abbaye est fondée en 1127 par un groupe de moines cisterciens du monastère de Preuilly, en Seine-et-Marne, venus s'installer, sur les conseils de saint Bernard de Clairvaux, entre la forêt d'Othe et la forêt de Lancy, dans la vallée de L'Alain, aux confins du Domaine royal et du comté de Champagne. Ils nomment le lieu « val luisant » (vallis lucens), puis Vauluisant.
Rapidement, une communauté nombreuse se forme, et une première église abbatiale est consacrée en 1144. Une nouvelle église est élevée à la charnière des XIIe et XIIIe siècle, puis son chœur est rebâti quelques decennies plus tard. Lieu de ferveur, l'abbaye est également le centre d'une exploitation agricole efficace. Cet âge d'or dure deux siècles.
Mais l'abbaye est plusieurs fois détruite et pillée pendant la guerre de Cent Ans, et ce n'est qu'à partir du milieu du XVe siècle, avec le rétablissement de l'autorité royale sous le règne de Charles VII, que des travaux de remise en état sont entrepris.
Au XVIe siècle, outre les travaux de restauration, l'abbaye se développe et se transforme avec la construction de nouveaux bâtiments renaissance, la création d'un parc, un colombier, un moulin, une chapelle et des logis des hôtes, dans lesquels François Ier vint plusieurs fois.
Mais la prospérité de l'abbaye attire les convoitises : le cardinal de Coligny intrigue pour évincer l'abbé élu par la communauté et obtenir le bénéfice de Vauluisant. Avec le régime de la commende vient le déclin, autant spirituel que financier.
Lors des guerres de religion du XVIe siècle, l'abbaye est à nouveau endommagée avec l'arrivée en 1562 d'une troupe armée qui détruit partiellement l'église, puis des pillages multiples entre 1571 et 1576.
En 1636, le cardinal de Richelieu impose la réforme monastique (retour à la stricte observance des règles, reconstruction des bâtiments conventuels) et les anciens religieux quittent Vauluisant pour laisser la place à un petit groupe de cisterciens réformés. L'abbaye est alors en mauvais état, mais les moines réformés entreprennent un vaste chantier de restauration grâce aux fonds qu'ils tiraient de la vente de bois. Le monastère retrouve alors une part de sa splendeur passée et devient, pour un temps, le noviciat des cisterciens de la Stricte observance.
Les cisterciens quittent l'abbaye à la Révolution et elle devient un chantier de démolition.
L'ancien monastère est acquis sous la Restauration par un officier vétéran de l'Empire, le baron Campy, puis il est acheté en 1835 par Léopold Javal, un homme d'affaires qui en fait sa résidence secondaire et qui développe une vaste exploitation agricole. Dès 1847 il y fait organiser des concours agricoles annuels, d'abord de fauchage et labourage puis en 1862 y fait adjoindre un concours de ferrage[2].
Après la Seconde Guerre mondiale, le domaine est transmis à la famille Gamby qui en est toujours propriétaire et qui a entrepris de vastes travaux de restauration (l'aîle François Ier, la chapelle Sainte-Madeleine, le colombier, etc.). L'abbaye, animée par une association de bénévoles, se visite tous les dimanches après-midi d'avril à octobre.
Notes et références[modifier]
- Notice no PA00113657, base Mérimée, ministère français de la Culture
- Un paysan-factotum : Edmé-François Pailleret (1832-1908), fermier à Vauluisant. Des histoires sur l'Yonne - Livre 2. Tiré de Etudes Villeneuviennes, Bulletin de la Société d'Histoire et d'Archéologie du Canton de Villeneuve sur Yonne, n° 26, Association "Les Amis du Vieux Villeneuve sur Yonne", 1998.
- Frédéric Barbut, La route de abbayes en Bourgogne, Rennes, Éditions Ouest-France, coll. « Itinéraires de découvertes », 2002 (ISBN 2-7373-2599-4), p. 16,17
- Joséphine Rouillard « Les Cisterciens et l'eau », Hypothèses 1/1997 (), p. 77-82: www.cairn.info/revue-hypotheses-1997-1-page-77.htm.
- Denis Cailleaux, « Vauluisant », dans T. Kinder dir. Les Cisterciens dans l'Yonne, Ed. de l'Association des Amis de Pontigny, 1999, p. 103-115.
- Denis Cailleaux, « Prospections électriques à l’abbaye de Vauluisant », Dossiers d’Archéologie, no 340, juillet-août 2010, p. 10-15.