Gaston de Foix-Nemours

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Gaston de Foix-Nemours
Buste de Gaston de Foix
Buste de Gaston de Foix

Titre Duc de Nemours
(1507 – 1512)
Autre titre Comte d'Étampes
Autres fonctions Gouverneur du Dauphiné (1509)
Biographie
Naissance 10 décembre 1489
Mazères
Décès 11 avril 1512
Ravenne
Père Jean de Foix (1450-1500)
Mère Marie d'Orléans
Son gisant au musée du château des Sforza de Milan.

Gaston de Foix, né à Mazères le 10 décembre 1489 et mort à Ravenne le 11 avril 1512, est duc de Nemours, comte d'Étampes et vicomte de Narbonne. Il est général des armées de son oncle le roi Louis XII dans son armée en Italie.

Biographie[modifier | modifier le code]

Représentation de la Bataille de Ravenne (1512)

Après avoir été gouverneur du Dauphiné (1509)[1], il reçut le commandement de l’armée royale en Italie, et mérita par ses hauts faits d’être surnommé le Foudre d’Italie : il débloqua Bologne, prit Brescia, gagna sur l’armée hispano-italienne la bataille de Ravenne.

Gaston de Foix est qualifié de « grand homme de guerre » à seulement 22 ans. Il est le neveu de Louis XII, qui lui confie la défense du Milanais en 1511[2] à une période où Jules II menaçait le royaume avec les Espagnols et les Vénitiens. Sa carrière militaire dura trois mois, mais il fit preuve en si peu de temps d’un « incomparable talent de manœuvrier », en avance sur les plus grands stratèges, Turenne et Napoléon. À cette période les armées se déplaçaient avec une lenteur extrême, Charles VIII mettait cinq mois pour se rendre sans combat des Alpes à la frontière de Naples et François Ier un mois pour faire les 220 kilomètres de l’Argentière à Marignan, Gaston, lui, stupéfia ses adversaires avec la rapidité de ses marches et une certaine audace de l’offensive. On rapporte que seul en face de trois adversaires, il sut faire front partout. Au mois de février 1512, en seulement 14 jours il ordonna à ses troupes de marcher plus de 200 kilomètres par temps de neige, sur chemins défoncés, et remporta 3 victoires : celle du 5, quand il délivra Bologne qu'assiégeait jusqu’alors le pape ; le 16, il battait les Vénitiens au nord de Mantoue ; le 19, il enlevait Brescia d’assaut. Il meurt 2 mois plus tard, le 11 avril, devant Ravenne[3] au moment où son triomphe est à son apogée - à la fin d’une bataille furieuse -.

« … Jamais gens, dit un témoin, ne firent plus de défense que les Espagnols qui, n’ayant plus ni bras ni jambe entière, mordaient leur ennemis ». 16 000 hommes étaient tués. Gaston avait reçu 18 blessures: « depuis le menton jusqu’au front en avait 14 ou 15, dit un chroniqueur, et par là montrait bien le gentil prince qu’il n’avait pas tourné le dos . »

— Albert Malet, mort pour la France en 1915, Histoire de France et notions sommaires d’histoire générale, Librairie Hachette[4].

Sépulture[modifier | modifier le code]

Après la bataille, son corps fut placé dans le dôme de Milan, entouré d'un trophée d'armes et drapeaux, mais les français ayant quitté Milan, le Cardinal de Sion fit déplacer la dépouille dans l'église de Sainte-Marthe[5] (démolie en 1875). En 1515, après la reprise de la ville, son oncle Louis XII commanda un mausolée au sculpteur italien Agostino Busti, et toutes les parties furent achevées en 1522. C'est alors que le gouvernement passa à François Sforce, aussi la construction fut abandonnée. Aujourd'hui sa statue et des fragments de bas-reliefs se trouvent au musée de Brera à Milan[6].

Généalogie[modifier | modifier le code]

Ascendants[modifier | modifier le code]

Famille paternelle[modifier | modifier le code]

Famille maternelle[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Essai historique sur la ville et l'église de Die, chanoine Jules Chevalier, T. III, 1909, p. 10, n. 1
  2. Jean Meyer, « Gaston de Foix, duc de Nemours (1489-1512) », Encyclopædia Universalis [en ligne], consulté le 20 mars 2013 (texte en ligne) : « Au moment de la constitution de la Sainte Ligue, créée en 1511, […] Gaston reçoit le commandement de l’armée d’Italie qui se trouve dans une situation difficile ».
  3. Voir le (texte en ligne) sur Larousse
  4. Albert Malet, mort pour la France en 1915, Histoire de France et notions sommaires d’histoire générale, Librairie Hachette, (en ligne sur archive.org)
  5. Aubin-Louis Millin, Voyage dans le Milanais, vol. 1, 1817, p. 256 note no 3
  6. Michel Hennin, Les monuments de l'histoire de France, vol. 7 (1483-1515), 1862, p. 348

Articles connexes[modifier | modifier le code]


Liens externes[modifier | modifier le code]

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