Le Tigre du Bengale (film, 1959)

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Page d'aide sur l'homonymie Ne doit pas être confondu avec Le Tigre du Bengale (film, 1938).

Le Tigre du Bengale

Titre original Der Tiger von Eschnapur
Réalisation Fritz Lang
Scénario Fritz Lang et Werner Jörg Lüddecke, d'après le roman de Thea von Harbou
Acteurs principaux
Pays d’origine Allemagne de l'Ouest Allemagne de l'Ouest
Drapeau de l'Italie Italie
Drapeau de la France France
Genre Film d'aventures
Sortie 1959
Durée 97 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Tigre du Bengale (Der Tiger von Eschnapur) est un film allemand réalisé par Fritz Lang, sorti en 1959. C'est le premier volet d'un diptyque qui se poursuit avec Le Tombeau hindou.

Synopsis[modifier | modifier le code]

L’architecte Harald Berger se rend à Eschnapur (ville imaginaire, le film ayant été tourné à Udaipur - loin du Bengale), à l’invitation du maharadjah Chandra qui souhaite faire des travaux dans son palais. En chemin, il sauve une danseuse, Seetha, des griffes d’un tigre. Ils ne tardent pas à tomber amoureux l’un de l’autre. Seetha se rend elle aussi auprès du maharadjah, pour lequel elle exécute une danse dans le temple de la déesse Kali.

Harald Berger a reçu l'aide d'Azagara, un architecte indien formé en Occident. Pendant leurs explorations dans les souterrains destinées à conforter la construction des bâtiments, ils se trouvent à proximité du temple de la Déesse. Harald surprend Seetha en train de danser dans le temple pour le maharajah. Il découvre aussi une léproserie improvisée où le maharadjah séquestre les lépreux afin qu'ils n'infestent pas la ville.

Épris de la danseuse, Chandra la séquestre dans son palais, attendant le jour où elle acceptera de l’épouser. Ce mariage est favorisé par le frère de Chandra, Ramigani. Celui-ci compte sur le scandale provoqué par cette union auprès des prêtres pour renverser son frère et s’emparer du pouvoir.

Chandra ne tarde pas à découvrir que Berger est épris de Seetha. Sur dénonciation des prêtres, il s'aperçoit qu'Harald rend visite le soir à Seetha. Comme châtiment, l’architecte devra affronter le tigre qui a menacé Seetha. Berger parvient à tuer l’animal : il a la vie sauve. Grâce à sa connaissance des souterrains du palais, il rejoint Seetha, et les deux amants prennent la fuite, bientôt poursuivis par les hommes du maharadjah.

Inquiets d’être sans nouvelles, Irene, sœur d’Harald, et son mari Walter Rhode, lui aussi architecte, se rendent à Eschnapur. Le maharadjah commande alors à Walter la construction d’un mausolée, révélant son projet d’y emmurer vivante la femme qui l’a trahi. Pendant ce temps, Harald et Seetha se perdent dans le désert…

Critiques sur l'authenticité[réf. nécessaire][modifier | modifier le code]

Dans la logique des films de ces années-là, plusieurs points concourent à l'intensité dramatique, mais sont contradictoires avec la religion hindoue : le fait d'avoir une danseuse d'origine étrangère récente (enfant, elle a connu son père d'origine irlandaise), alors que pour les hindous l'origine d'une personne, assimilée à sa pureté est importante. Et que les étrangers sont considérés comme impurs. Les costumes de la danseuse sont outrageusement dénudés et transparents (sans cependant rien dévoiler selon les règles du code Hays de l'époque). Alors que les costumes des danseuses rituelles telles que celles du Bharata natyam sont riches, mais très décents.

Les danses sont totalement fantaisistes en plaquant des figures de danse réputées exotiques avec force déhanchements sur une musique aux rythmes toujours occidentaux. Le temple de la Déesse est situé dans un souterrain, alors qu'en Inde les temples sont des constructions majeures au vu de tous. De plus, il n'est pas isolé de l'extérieur : Harald réussit à passer des souterrains dans le temple où il voit danser Seetha. Il est également totalement irréaliste que le temple se trouve à proximité d'une léproserie improvisée. Mais Fritz Lang n'a jamais voulu faire œuvre d'authenticité. C'est une Inde fantasmée qu'il nous montre.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Autour du film[modifier | modifier le code]

Se reporter au Tombeau hindou.

Anecdote[modifier | modifier le code]

  • À Calcutta, Asagara, le collaborateur hindou de Berger rencontre Irene Rhode, la sœur de Berger et son mari le docteur Walter Rhode, la pièce où ils discutent est décorée de meubles de Carlo Bugatti.

Lien externe[modifier | modifier le code]