Gunnm

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Gunnm

Description de l'image Gunnm.png.
銃夢
(Ganmu)
Type Seinen
Genre Cyberpunk, action, science-fiction
Manga
Auteur Yukito Kishiro
Éditeur Drapeau du Japon Shūeisha (jusqu'en 2010)
Kōdansha
(fr) Glénat
Prépublication Drapeau du Japon Business Jump
Sortie initiale novembre 1990mars 1995
Volumes 9
OAV japonais : Battle Angel
Réalisateur
Producteur
Kazuhiko Ikeguchi
Joichi Sugito
Scénariste
Yukito Kishiro
Akinori Endo
Studio d’animation Animate Film
KSS
Movic
Madhouse
Compositeur
Kaoru Wada
Studio d’enregistrement KSS Records
Licence (fr) Manga Mania
Manga Vidéo
Durée 2 x 25 min
Sortie
Épisodes 2

Autre

Gunnm (銃夢, Ganmu?, litt. « rêve d'une arme »[note 1]) est une série de seinen manga de Yukito Kishiro prépubliée entre 1990 et 1995 dans le magazine Business Jump et compilée en neuf volumes. La version française est publiée en intégralité par Glénat entre 1995 et 1998.

L'histoire de Gunnm est une dystopie basée sur une catastrophe écologique due à la collision d'une météorite avec la Terre, amenant l'humanité au bord de l'extinction. Le monde se divise alors entre Zalem, une ville suspendue réservée à une élite et Kuzutetsu, la terre qui lui sert de « décharge », où la lie de l'humanité survit dans la violence. Cette histoire raconte la renaissance d'une cyborg amnésique nommée Gally, qui va chercher un sens à sa vie.

Les deux premiers tomes de Gunnm sont adaptés en deux OAV en 1993, et commercialisés en français sous format VHS en 1998. Le manga connait également une suite alternative, Gunnm Last Order, publiée entre 2000 et 2014, ainsi qu'une troisième série, Gunnm Kasei senki, débutée en octobre 2014. L'univers de Gunnm est également enrichi par le jeu vidéo Gunnm Kasei no kioku sorti en 1998 ainsi que par deux mangas inspirés de l'histoire principale, le one shot Ashman et le recueil d'histoires courtes Gunnm Other Stories, sortis respectivement en 1997 et en 2007.

Trame[modifier | modifier le code]

Univers[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Univers de Gunnm.

L'histoire de Gunnm est une dystopie prenant place sur une Terre ravagée après la collision d'une météorite à sa surface. Malgré tout, l'humanité survit et se réorganise entre la mystérieuse cité suspendue dans le ciel, Zalem, et Kuzutetsu, le bidonville né des déchets de la cité.

Dans Gunnm, la majorité de l'histoire se déroule dans la décharge. Peuplée des humains survivants, beaucoup d'entre eux ont eu recours à la cybernétique pour s'améliorer. Il s'agit d'une ville violente, à l'image de ses distractions : le motorball, course extrême mêlant vitesse et combats, et le Colisée, une arène où les opposants cyborg s'affrontent jusqu'à la mort. Dans Kuzutetsu, tout s'achète, offrant une place prépondérante au marché noir et à la pègre.

Zalem assure sa suprématie économique et politique sur la décharge par le biais des usines. Elles servent d'interface avec la cité afin de récupérer les ressources nécessaires à son fonctionnement. Elles font également office de police au sein de la décharge. Particulièrement répressives, elles appliquent strictement les lois de Zalem dont la seule réponse aux crimes est la mort, sans autre forme de procès. Pour cela, elles ont recours aux Hunter-Warriors, des citoyens de la décharge enregistrés dans les usines en tant que chasseurs de primes, autorisés et récompensés à tuer les criminels aux yeux de Zalem.

Personnages[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Personnages de Gunnm.
Daisuke Ido (イド・ダイスケ, Ido Daisuke?) 
Ido est docteur en cybernétique et possède un atelier de mécanique dans le secteur Est de Kuzutetsu ; il est également enregistré en tant que Hunter-Warrior. C'est ancien habitant de Zalem et un homme fondamentalement bon même s'il possède une part d'ombre[réf. souhaitée]. Après avoir réparé Gally, la relation père/fille qui s'installe constitue une part importante de l'histoire.
Gally (ガリィ, Garī?) 
Elle renait dans la décharge, amnésique ; mais son instinct guerrier ressurgit rapidement ainsi que des bribes de son passé. Gally n'est pas l'innocente rêvée par Ido, dont elle s’émancipe rapidement afin de trouver un sens à sa vie. Combattante absolue, son corps cybernétique est une enveloppe dont elle mue à l'occasion.
Zapan (ザパン?)
Desty Nova (ディスティ・ノヴァ, Desty Nove?)

Synopsis[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des chapitres de Gunnm.

En parcourant la décharge, Daisuke Ido découvre une tête de cyborg encore intacte parmi les débris et décide de la sauver. Ido est un « docteur en cybernétique », il répare les cyborgs endommagés dans son atelier de Kuzutetsu, ville poubelle au-dessus de laquelle flotte Zalem, la mystérieuse cité volante. À son réveil, le cyborg n'a aucun souvenir. Ido l'appelle Gally et l'adopte, lui offre un nouveau corps mécanique et la traite comme sa propre fille. Afin de lui donner le meilleur, Ido a besoin d'argent. Il reprend alors discrètement son travail de « Hunter Warrior ».

Gally, innocente aux yeux d'Ido, sera confrontée à la violence et retrouvera certaines sensations de son passé, redécouvrant son talent pour le combat. En affrontant de nombreux adversaires et en se lançant dans l'aventure, Gally combat avant tout pour son humanité.

Analyse de l'œuvre[modifier | modifier le code]

Création de l'œuvre[modifier | modifier le code]

Gunnm est la première série de Yukito Kishiro, créée dans le but d'aborder « le thème de l'introspection d'un cyborg et le concept de survie dans un monde apocalyptique »[1]. L'auteur a construit Gunnm autour de deux thèmes récurrents dans ses œuvres : le « mode obscure » qui « fait allusion aux aspects sombres de la vie » et le « mode glorieux » qui « fait allusion à la bonté de la nature humaine »[2]. Pour Kishiro, la série Gunnm est unique car elle oppose ces deux aspects totalement différents de son univers de fiction, en créant des « personnages en quête d'humanité dans un monde sombre »[1].

En 1990, l'éditeur Shūeisha demande à Kishiro de produire des planches pour une compilation spéciale de manga prévu pour l'automne suivant. À l'époque, Kishiro est en train de travailler sur son plus long one shot manga, Reimeika, mettant en scène une cyborg officier de police du nom de Gally. L'éditeur lui suggère de reprendre ce personnage pour son histoire. Avec cette histoire courte, Kishiro pose les premières bases de Gunnm et crée son personnage principal Gally, qui se révélera très différente de son homonyme de Reimeika[3],[4]. Finalement, en novembre 1990, Shūeisha propose à Kishiro de faire de son histoire courte une série. Il en adapte l'histoire pour être compatible avec ce nouveau format en y incluant, notamment, la cité Zalem[3]. La publication commence dans le magazine bimensuel Business Jump de Shūeisha en novembre 1990. Durant l'écriture de Gunnm, Kishiro reprend d'autres éléments d'anciennes histoires courtes : le rêve d'ascension de Yugo vers Zalem est déjà évoqué dans la nouvelle Hito, tandis que Kaiyōsei et Dai Mashin évoquent tous deux la folie engendrée soit par la peur de l'inconnu soit par la découverte de la vérité[5].

En février 1994, un événement dont les circonstances n'ont pas été expliquées par l'auteur[6],[note 2] marque sa vie personnelle de manière physique et mentale, le rendant incapable de poursuivre la série[6]. Cependant, la série n'est pas terminée. Par sentiment de responsabilité envers son lectorat, il décide de continuer la publication, mais le rythme de publication diminue pour devenir mensuel[6]. Pendant l'été 1994, il déclare qu'il ne pourra pas continuer à dessiner Gunnm sur une longue période et annonce la fin prématurée de la série pour le début de l'année suivante, abandonnant l'axe spatial de l'histoire de Gally qu'il avait déjà imaginé. Au printemps 1995, une nouvelle fin est créée et l'auteur publie le dernier chapitre de la série, clôturant ainsi Gunnm[6]. En août 1995 sort un numéro spécial du magazine Business Jump comportant une vue d'ensemble de l'œuvre intitulée Guncyclopedia[7].

Yukito Kishiro ne perd pas de vue sa série et il commence à travailler en automne 1995 sur un projet de jeu vidéo de rôle afin de donner vie à son « regretté épisode spatial »[6]. Au printemps 1996, le magazine Jump Novel le sollicite pour la réalisation d'illustrations destinées à un roman inspiré de Gunnm. De fin 1996 à 1997, il complète l'univers de la série en publiant trois histoires courtes[6]. Avec un an de retard, le jeu vidéo de rôle de Yukito Kishiro est finalement commercialisé en 1998 sous le nom Gunnm Kasei no kioku (銃夢 ~火星の記憶~?, litt. Gunnm : Mémoires de Mars)[6].

Fin 1998, Shūeisha commence une nouvelle édition de Gunnm en six volumes, nommée Gunnm gōka-bun (Gunnm Complete Edition). Cette réédition est l'opportunité pour l'auteur de reprendre la série : il transforme le chapitre de clôture de l'édition originale en une ouverture vers son « épisode spatial »[6],[8]. Yukito Kishiro publie dans le numéro de décembre 2000 du magazine Ultra Jump le premier chapitre de sa nouvelle série Gunnm Last Order offrant à Gally son aventure spatiale[9].

Réception et critiques[modifier | modifier le code]

À sa sortie au Japon, Gunnm « choque les esprits »[10]. Il devient un best-seller au Japon et s'exporte rapidement à l'étranger où il rencontre le succès[11], comme en France et aux États-Unis[12]. D'ailleurs, il est l'un des premiers mangas à être exportés avec succès en Occident, où sa violence graphique alimente l'argumentaire des détracteurs du manga, tandis que leurs défenseurs soulignent la valeur philosophique de l'œuvre[13].

Jason Thompson (en) attribue à Gunnm la note maximum de quatre étoiles dans son recueil de critiques de mangas, Manga: The Complete Guide. Il décrit la série comme une « aventure cyberpunk intense et furieusement créative […] regorgeant de concepts de science-fiction audacieux et de scènes poignantes »[8]. Il salue également le rythme de l'oeuvre, mais par dessus tout, il met en avant son intemporalité, « pouvant autant être appréciée aujourd'hui qu'à sa sortie »[4].

Le manga figure dans l'ouvrage Les 1001 BD qu'il faut avoir lues dans sa vie. L'auteur de la fiche, Simon Ward, souligne le contraste entre « la violence graphique et gore et la grâce angélique d'Alita » : « Le monde est gris, oppressant, et le pouvoir y appartient aux plus développés sur le plan technologique. En dépit de cette noirceur, l'histoire recèle des moments de tendresse et de beauté […] ». Ward conclut qu'« en dépit des stéréotypes de la science-fiction, l'histoire est celle d'une jeune fille qui grandit et tente de trouver sa place[14] ». La série est également citée dans l'ouvrage Guide des mangas : Les 100 séries indispensables où elle figure dans la catégorie « Manga pour les garçons - à partir de 15 ans » : pour Anthony Prezman, « trés inspiré par l'ambiance sordide du Blade Runner de Ridley Scott, Gunnm est traversé de phases de violence inouïe (cyborgs mangeurs de cerveaux, mutilations) et d'instants de pure poésie »[15]. Enfin, dans Chronique de Player One, la série est présentée comme étant « l'un des mangas les plus fascinants des années 90 »[16].

Concernant la qualité graphique de l'œuvre, Elisabeth Paul-Takeuchi souligne « la finesse graphique avec laquelle Kishiro caresse son héroïne »[10], tandis que Jason Thompson met en avant un « dessin incroyablement détaillé »[4]. Dans Chronique de Player One, Alain Kahn et Olivier Richard saluent la qualité des illustrations qu'ils jugent « bouleversantes », notamment la double page d'introduction présentant Gally en « cyborg, ailée comme un ange, son thorax déchiré qui dévoile un organisme inhumain, tent[ant] de s'extraire d'une décharge »[16].

Par comparaison, l'adaptation en OAV reçoit un accueil mitigé. En effet, Jonathan Clements et Helen McCarthy présentent ces OAV comme n'étant « pas particulièrement originaux ». Tout d'abord, ils voient en eux une simple transposition du film Boyz N the Hood (1991) où la cybernétique prend la place de la drogue et où la décharge prend celle d'un ghetto de Los Angeles. De plus, ils considèrent que le manga Grey (en) (1985-1987) offre une approche plus intéressante d'un monde post-apocalyptique dans lequel chacun doit payer pour améliorer son statut social. Enfin, Shin'ichi Hoshi décrivait déjà en 1970 dans sa nouvelle Hey! Come On Out une race céleste utilisant la Terre comme décharge. Ainsi, ils attribuent la popularité aux États-Unis de Battle Angel[note 3] dans le début des années 1990 à l'engouement de cette époque des visionneurs d'anime pour la série Ken le Survivant[17].

Selon le site internet francophone manga-news.com, cette adaptation est une déception. Ils attribuent cet échec au fait que l'adaptation ne comprend que deux épisodes et qu'ils ont été réalisés alors que la série n'en était qu'à ses débuts, couvrant uniquement les deux premiers tomes. De ce fait, il en résulte une « intrigue réductrice » manquant d'intensité avec des personnages peu développés, contrastant avec l'univers riche et les combats intenses du manga. Cependant, ils saluent la qualité du chara design de Nobuteru Yūki qui « colle étonnamment bien à l'univers de Gunnm »[18].

Influences et thèmes abordés[modifier | modifier le code]

De nombreuses références au cinéma de science-fiction peuvent être trouvées dans Gunnm. La « naissance » de Gally des mains d'Ido évoque le film La Fiancée de Frankenstein, et son apparence « biomécanique » fait référence à la créature Alien de Hans Ruedi Giger[19]. L'univers post-apocalyptique de Kuzutetsu, où se côtoient humains et cyborgs, évoque la ville futuriste de Los Angeles décrite dans le film Blade Runner de Ridley Scott, tandis que Zalem, le « paradis » suspendu fonctionnant grâce au travail des habitants de Kuzutetsu, fait allusion à Metropolis[20]. Également, l'ambiance très violente de l'œuvre rappelle celle d'Orange mécanique de Stanley Kubrick[19],[21]. Le motorball, sport violent au cours duquel plusieurs cyborgs s'affrontent pour remporter une course en possession d'une sphère métallique, rappelle le film Rollerball de Norman Jewison[22].

D'ailleurs, Gunnm abordent des thèmes typiquement liés à la science-fiction. Pour créer son univers, Yukito Kishiro puise dans le thème de la nanotechnologie, par laquelle l'homme s'hybride à la machine pour se rapprocher de l'immortalité. Dans Gunnm, l'auteur pose une vision noire du futur, en explorant notamment les dérives de de l'évolution de cette science, et son impact social et sur l'individu. En effet, à l'ère de la cybernétique, le corps, totalement interchangeable, n'est plus un moyen de distinction ; seul le cerveau, unique et irremplaçable, définit l'individu[12].

Gunnm aborde des thèmes comme la recherche d'humanité, les inégalités sociales et la lutte pour la survie[23]. Chrysoline Canivet-Fovez déclare que « Gunnm regroupe donc tous les poncifs des œuvres où la machine, pouvant être conçue comme une arme mortelle, renferme la capacité spécifique aux êtres vivants de désirer et son principal souhait n'est autre que de posséder une humanité ». À la fin du récit, Gally renaît sous forme humaine grâce à l'amour et son désir d'humanité, et acquiert finalement une âme, à la manière de Pinocchio[19]. Gally représente l'élément perturbateur n'acceptant pas les inégalités sociales et la dualité entre la ville décharge de Kuzutetsu et la cité de Zalem[24].

Jean-Marie Bouissou voit dans Gunnm une transposition, inconsciente ou non, de l'histoire du Japon, de son ouverture à l'internationale durant l'ère Meiji jusqu'à la fin du XXe siècle. Dans cette fable, la cité de Zalem et ses habitants blancs aux noms anglo-saxons représentent le « monde développé blanc » qui exerce sa domination sur le reste du monde, le peuple métissé et cyborg de la Décharge. Au sein de ce peuple métissé, différentes facettes du peuple japonais sont représentées au travers des personnages de Ido, Gally et Kaos-Den[25]. Au cœur du récit, Gally représente le parcours du Japon de cette époque. Ainsi, dans sa quête d'identité, elle suit différentes phases de développement. Elle est tout d'abord « agresseur de ses voisins » (chasseuse de prime), puis « vainqueur de la compétition économique » (championne du motorball), « allié des États-Unis » (mercenaire de Zalem) avant de découvrir son identité : elle est Yōko (patronyme japonais), guerrière vaincue[26].

Médias[modifier | modifier le code]

Manga[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste des chapitres de Gunnm.
Images externes
Illustrations des couvertures des tomes de l'édition Complete Edition du manga Gunnm par Yukito Kishiro (1998-2000)
Makaku and Gally
Zalem and Gally
Killing Angel
Gally in the tube
Gally in the wilds
Next Generator

Prépubliée par Shūeisha dans le bimensuel Business Jump entre novembre 1990 et mars 1995[27], la série sort au Japon en neuf volumes reliés au format poche entre septembre 1991 et juillet 1995[28], puis en six volumes dans l'édition Complete Edition entre décembre 1998 et août 2000[29] après que l'auteur en ait modifié la fin[8]. Pour cette édition, chacune des couvertures est réalisée grâce à un modeleur 3D (voir Images Externes). Le dernier tome de cette édition est commercialisé avec un OAV de trois minutes en animation 3D intitulé Gunnm: 3D Special (銃夢-3Dスペシャル?). Cet épisode met en scène une course de motorball sur une musique de Den intitulée Water Blonde[30]. Une troisième édition en sept tomes est publiée par Shūeisha entre juin et décembre 2010[31],[32], malgré un désaccord opposant l'auteur et l'éditeur[33]. Shūeisha perd alors les droits de la série fin 2010 au profit de Kōdansha qui récupère toutes les œuvres de l'auteur[34] et publie une nouvelle édition en neuf volumes en janvier 2014[35],[36].

Logo-titre apparaissant sur la couverture des réimpressions de l'édition française en neuf volumes.

En francophonie, la maison d'édition francophone Glénat, après s'être focalisée sur la publication de mangas déjà connus sur petit écran par leurs adaptations anime comme Dragon Ball, Ranma ½ ou encore Sailor Moon et face à la concurrence de la nouvelle maison d'édition spécialisée dans le manga, Tonkam, ou encore du magazine Manga Player, précurseur de Pika Édition, décide elle aussi de publier des séries inédites. Pour cela, elle choisit la série Gunnm[37]. La série est ainsi distribuée en français à partir de 1995 et participe à l’essor du manga en France[38].

Il existe trois versions françaises publiées dans le sens de lecture occidental. La première édition, publiée entre 1995 et 1998 en neuf volumes au format poche[39],[40], est une adaptation faite à partir de la version américaine, et souffre de quelques erreurs et incohérences dues à la double traduction[réf. nécessaire]. Un coffret regroupant l'intégralité des neuf tomes est publié en novembre 1999[41]. Lors de futures réimpressions, cette édition est pourvue d'une jaquette amovible et d'un nouveau logo. Une édition en grand format est publiée entre 2000 et 2002[42] ; fidèle à la version japonaise en six volumes, elle est agrémentée de divers bonus et histoires courtes. Elle est expurgée de la fin du tome 9 à la demande de l'auteur, en vue d'une meilleure continuité avec Gunnm Last Order et l'adaptation est refaite à partir des planches et des textes japonais, mais certaines erreurs de la première adaptation ont été conservées, par souci de cohérence[réf. nécessaire]. Glénat propose entre mai 1996 et février 1998, la vente en kiosque du manga sous forme de livrets mensuels au format poche contenant deux à trois chapitres, pour un total de vingt-deux numéros[43],[44]. Depuis 2010, Glénat ne dispose plus des droits de la série du fait du changement d'éditeur japonais[45].

Le manga est également publié, dans d'autres langues, sous le titre Battle Angel Alita en anglais en Amérique du Nord par l'éditeur Viz Communications en 1992[46],[47], en allemand par Carlsen Comics en 1996[48], en polonais par Japonica Polonica Fantastica (en) en 2003[49], en néerlandais par Glénat Benelux en 2007[50],[51]. Enfin, il est édité sous le titre Gunnm: Alita, Ángel de Combate en espagnol par l'éditeur Planeta DeAgostini en 1993[52] et sous le nom Gunnm en finnois par Punainen jättiläinen (en) en 2006[53].

Consultez la liste des éditions de cette œuvre :
Gunnm (Yukito Kishiro).






Original Animation Video[modifier | modifier le code]

Article détaillé : (en) Battle Angel.

En 1993, les deux premiers volumes du manga Gunnm sont adaptés en Original Animation Video, Rusty Angel et Tears Sign, sortis respectivement les 21 juin et août 1993. Ils sont produits par Animate Film, supervisés par Rintaro et réalisés par Hiroshi Fukutomi, avec un scénario d'Akinori Endo, un character design de Nobuteru Yūki et une bande-son de Kaoru Wada[54]. Yukito Kishiro intervient également sur l'adaptation. Dès le début du projet, il rencontre les membres de l'équipe en charge de Gunnm afin qu'il donne ses recommandations sur l'adaptation de l'histoire. Plus tard, alors que le script et les storyboard sont terminés, il offre ses impressions sur l'ensemble. Si certaines de ses recommandations n'ont pas été prises en compte, il reconnait qu'ils ont fait « du bon travail »[3].

Animate Film propose le projet d'adaptation tel quel, à savoir limité aux deux premiers volumes de Gunnm. Concernant ce format, Yukito Kishiro explique qu'il aurait pu attendre qu'une meilleure offre d'adaptation lui soit faite. Cependant, à l'époque, il était pleinement occupé à sortir sa première série (Gunnm). De ce fait, l'adaptation en anime n'était pas une priorité et il n'a pas pu réfléchir posément à ce projet. D'ailleurs, en 2005, il déclare qu'aucune adaptation en animation n'est d'actualité[55].

Les OAV sont disponibles en anglais en Amérique du Nord, distribués par ADV Films en 1999[56] et en italien, distribués par Granata Press (it)[57].La version française, distribuée par Manga Mania ou Manga Vidéo, est commercialisée en une seule partie en VHS en 1998 et en DVD en 2001. L'OAV de Gunnm est un des premièrs OAV distribués en France, au côté notamment de Appleseed et Dominion Tank Police[16].

Cette adaptation comporte quelques différences avec le manga. Makaku s'appelle Guryushika, n'est pas une création de Desty Nova et son histoire antérieure n'est pas traitée. Un personnage inédit créé par Rintaro fait son apparition, Shiren. Celle-ci est décrite comme une ancienne maîtresse d'Ido, travaillant désormais pour Vector[21],[58].

Doublage[modifier | modifier le code]

Le doublage français des OAV est réalisé par le studio Start et dirigé par Dominique Bailly[59].

Personnages Doublage japonais[60] Doublage français[59]
Gally Miki Itō Véronique Soufflet
Daisuke Ido Shunsuke Kariya Georges Caudron
Yugo Kappei Yamaguchi Fabrice Josso
Gōzu Kazuhiko Kishino Yves Barsacq
Shiren Mami Koyama Marie-Christine Robert
Rasha Michitaka Kobayashi Jean Barney
Guryushika Ryūzaburō Ōtomo Bernard Métraux

Musique[modifier | modifier le code]

Deux albums avec les différentes compositions des épisodes, Gunnm: Image Album et Gunnm: Another Story, sont sortis respectivement le 21 mai et le 21 juin 1993[61],[62].

Produits dérivés[modifier | modifier le code]

Mangas[modifier | modifier le code]

Ashman[modifier | modifier le code]

«  Un chant poétique sur l'absolue détresse, la colère, et un peu d'espoir. »

— Yukito Kishiro, à propos de Ashman[63].


Ashman (灰者, Haisha?)[note 4] est un one shot manga dérivé de l'univers de Gunnm[63] prépublié entre septembre 1995 et juillet 1996 dans le magazine Ultra Jump publié par Shūeisha. Il est relié et commercialisé au Japon en 1997, puis réédité en 2014 par Kōdansha[64]. Il sort en version française chez Glénat en 1999[65] et est réédité en 2009[66],[67].

Face à l'engouement de ses lecteurs pour l'épisode où Gally est star du motorball, Yukito Kishiro décide d'écrire Ashman, one shot se déroulant dans le monde du motorball[63]. Son histoire suit un de ses joueurs, Snev « Le Roi du Crash », en raison de ses accidents répétés et surtout de son incapacité à terminer une course.

L'auteur reconnait plusieurs influences dans ce manga. Graphiquement, il s'est inspiré du travail de Frank Miller et Taiyo Matsumoto, avec un noir et blanc fort en contraste. Le film L'Échelle de Jacob a quant à lui inspiré la structure de son scénario[68]. Dans l'ouvrage DicoManga : Le dictionnaire encyclopédique de la bande dessinée japonaise, Stéphane Ferrand met en avant l'influence du film Rollerball réalisé par Norman Jewison en 1975. De plus, il explique que, tout comme dans le film de Norman Jewison, Yukito Kishiro explore « les dérives violentes [de ce sport] sous un angle politique et social »[63].

Gunnm Other Stories[modifier | modifier le code]

Gunnm Other Stories (銃夢外伝, Gunnm Gaiden?, ou Gunnm Another Stories) est un recueil de quatre histoires courtes publié au Japon le 19 décembre 2007 chez Shūeisha[69], puis réédité par Kōdansha le 25 juillet 2014[70]. Le recueil est disponible en français, publié en mai 2009 chez Glénat[71], ainsi qu'en espagnol, disponible chez l'éditeur Planeta DeAgostini depuis 2010[72].

Ces histoires s'inscrivent dans l'univers de la série Gunnm et illustrent certains points de l'histoire ou encore un travail graphique spécifique[73]. Seule la dernière histoire, Barjack Rhapsody, publiée en 2007, est inédite, les autres ayant été insérées dans les différents tomes de l'édition de Gunnm en grand format : Douce nuit, Le Doigt sonique et Origines (ou Borne 50[note 5]) sont publiées respectivement dans les tomes no 1, no 3 et no 4 de l'édition grand format.

Douce Nuit raconte l'arrivée d'Ido dans la décharge, ses débuts en tant qu'Hunter-Warrior et comment il devient cyber-docteur. Yukito Kishiro souhaitait au travers de cette histoire développer le problème de conscience d'Ido en tant que médecin. Ainsi, ce qui devait être une histoire de seulement trente pages, devient une histoire « plus longue que prévue ». Douce Nuit est inspirée d'un de ses précédents travaux, Conte de noël écrit en 1989. Il en conserve le concept général, à savoir « la relation entre un cyborg géant et une jeune fille clonée » ainsi que le design du cyborg[74].

Le Doigt Sonique relate l'affrontement de Gally contre un combattant légendaire de Kuzutetsu. L'auteur réalise pour la première fois un manga avec des outils informatiques[75] et teste différents effets graphiques, notamment sur la scène finale[71].

Enfin, Origines (ou Borne 50) relate l'histoire — quasiment dépourvue de dialogue — d'une borne rebelle qui tente de s'offrir une nouvelle vie et Barjack Rhapsody met en scène Koyomi, qui suit la piste d'une rumeur concernant le retour de Den et du Barjack.

Gunnm Last Order[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gunnm Last Order.

Une suite alternative à Gunnm, Gunnm Last Order, débute dans le magazine Ultra Jump de décembre 2000 publié par Shūeisha[6]. La série est transférée en 2010 dans le magazine Evening de l'éditeur Kōdansha après des discussions non concluantes quant à la poursuite de la publication par Shūeisha[76]. La série s'achève en janvier 2014[77] et est compilée en un total de dix-neuf tomes. La version française est publiée en intégralité par Glénat.

Avec Gunnm Last Order, Gunnm quitte le registre du cyberpunk pour le space opera. Ainsi, Gally quitte la Terre pour nous faire découvrir le système solaire, tel qu'il a évolué dans Gunnm.

Gunnm Kasei senki[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Gunnm Kasei senki.

Une troisième série, Gunnm: Kasei senki (銃夢火星戦記?, ou Gunnm Mars Chronicles, litt. Gunnm : Chroniques de la guerre martienne), débute en octobre 2014 dans le numéro 22 du magazine Evening de l'éditeur Kōdansha[78]. Présentée comme le dernier chapitre de l'aventure de Gunnm[79], elle raconte l'enfance de Gally sur Mars en compagnie de la jeune Erica[80]. Pour célébrer la publication du premier chapitre de la nouvelle série de Kishiro, le magazine publie dans le même numéro un one-shot inédit, Mu-kai (霧界?, litt. « Monde de brouillard »), écrit par l'écrivain de science-fiction Hirotaka Tobi (ja) et dessiné par Yukito Kishiro[79].

Jeu vidéo[modifier | modifier le code]

En automne 1995, en même temps que les travaux sur le roman Gunnm, Yukito Kishiro commence à échafauder les bases d'un jeu vidéo de rôle sur l'histoire « spatiale » de Gunnm qui n'avait pas été développée dans le manga[81]. Il présente alors son projet à la société Banpresto et le jeu est développé par Yukito Products. Intitulé Gunnm Kasei no kioku (銃夢 ~火星の記憶~?, litt. Gunnm : Mémoires de Mars), il est initialement conçu comme un RPG en 2D à fins multiples et à univers multiplateforme, avant de un action-RPG en 3D sur PlayStation[82]. Prévu pour 1997, le jeu connait quelques problèmes au cours du développement et est finalement publié le 27 août 1998, au Japon uniquement[83],[84].

Roman[modifier | modifier le code]

Images externes
Illustrations pour le roman Gunnm (1996) par Yukito Kishiro :
Calico, Red-hot Battery Kick
Scrap heaven
Life is like going mountain paths shouldering heavy loads
Dragon Slayer

Quelques mois après la fin brutale de Gunnm, en automne 1995, Yukito Kishiro est contacté par Novel pour adapter Gunnm en roman. Il conseille alors pour l'écriture un ancien assistant qui avait travaillé avec lui sur Gunnm, Yasuhisa Kawamura, tandis que lui s'occupera des illustrations. Ainsi, le roman est prépublié de mars à août 1996 dans le magazine Jump Novel (ジャンプ小説, Jump shōsetsu?)[83]. Il est ensuite publié en volume relié le 24 avril 1997 par Shūeisha dans la collection Jump J books[85],[86]. Le roman fait intervenir deux personnages inédits, Calico (キャリコ, Kyariko?)[87] et Norinco (ノリンコ, Norinko?)[88].

Film[modifier | modifier le code]

Jean-Pierre Dionnet souhaitait acheter les droits pour l'adaptation en prise de vue réelle de Gunnm avec Kirk Wong à la réalisation. Cependant, au moment de signer, les ayant-droits lui ont annoncé que « James Cameron [leur] a fait une offre qu'ils ne pouvaient pas refuser ». A propos de Cameron, Jean-Pierre Dionnet se déclare d'ailleurs « un peu choqué qu'[il] ait emprunté quelques idées [de Gunnm] pour [sa série] Dark Angel »[16].

C'est ainsi qu'en 2003, le réalisateur James Cameron annonce la préproduction d'une adaptation de Gunnm[89]. Il s'agit d'un film en prise de vue réelle couplée avec de l'animation 3D[90]. Fin 2008, l'artiste numérique Mark Goerner affirme qu'il travaille sur le projet depuis environ un an et demi mais que, bien qu'une bonne partie de la préproduction soit terminée, aucune sortie n'est alors programmée même après la sortie du film Avatar[91],[92].

En 2009, James Cameron déclare que le travail sur Avatar, avec les différentes technologies utilisées, est bénéfique pour l'adaptation de Gunnm, et que l'équipe de production possède déjà un bon scénario et a réalisé beaucoup de travail sur le design[93]. Il déclare quelque temps plus tard qu'il souhaite adapter les premiers chapitres du récit, notamment le motorball[94]. En 2012, il explique qu'il souhaite se focaliser d'abord sur la production de la franchise Avatar car elle véhicule un message mondial sur l'attitude de l'homme face à la nature, tout en étant un divertissement, alors que Gunnm n'est qu'une bonne histoire[95].

La production du film Battle Angel pourrait débuter en 2017., après la sortie du troisième volet de la franchise Avatar[96],[97].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Textes de référence[modifier | modifier le code]

Ouvrages généraux[modifier | modifier le code]

Articles[modifier | modifier le code]

  • Emmanuelle Mahoudeau, « Gunnm - Trois rêves de l'arme », AnimeLand, no 62,‎ juin 2000, p. 58-61 (ISSN 1148-0807)
  • Emmanuelle Mahoudeau, « Gunnm - L'Ange de la mort », AnimeLand, no 63,‎ juillet-août 2000, p. 78-80 (ISSN 1148-0807)
  • Jean-Marie Bouissou, « Une fable cyberpunk sur la mémoire historique, l'identité japonaise et l'ordre international : Gunnm, de Yukito Kishiro », Japon Pluriel, no 7,‎ février 2008 (ISBN 978-2-8097-0002-2)
  • Bounthavy Suvilay, « Quelques représentations de la nanotechnologie dans le manga », Alliage, no 62,‎ avril 2008, p. 89-98 (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Également la contraction de l'anglais « gun and dream » ガンム. Le kanji jū « gan » est homophone à l'anglais gun et « mu » signifie rêve
  2. « […] en février 1994, mon corps et mon esprit ont subi un choc fatal à cause d'un certain événement. Je ne souhaite pas dévoiler concrètement ce qui m'est arrivé, mais les dommages étaient tels que, tant sur le plan physique que mental, j'étais incapable de poursuivre la série. ».
  3. Aux États-Unis, l'OAV de Gunnm est titré Battle Angel.
  4. Le titre original de l'œuvre – Haisha – peut signifier « homme de cendre », « perdant » ou même « véhicule hors service » selon la manière de l'écrire, ici c'est la lecture « homme de cendre » qui est utilisée.
  5. Borne 50 est le titre de l'histoire dans la grande édition de Gunnm, Origines celui dans Gunnm Other Stories.

Références[modifier | modifier le code]

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  2. « Aqua Knight : Notes de Yukito Kishiro », sur le site dédié à Yukito Kishiro par l'éditeur Glénat.
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  4. a, b et c (en) Jason Thompson, « Jason Thompson's House of 1000 Manga - Battle Angel Alita », sur Anime News Network,‎ 9 décembre 2010 (consulté le 15 mars 2015).
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  6. a, b, c, d, e, f, g, h et i « Gunnm Last Order : Notes de Yukito Kishiro », sur le site dédié à Yukito Kishiro par l'éditeur Glénat.
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  9. Manga: The Complete Guide, 2007, Critique de Battle Angel Alita: Last Order.
  10. a et b DicoManga - Gunnm, Gunnm Last Order, 2008, p. 192-193.
  11. Anime interviews: the first five years of Animerica, anime & Manga monthly (1992-97), 1997, p. 55.
  12. a et b Quelques représentations de la nanotechnologie, 2008.
  13. DicoManga - Yukito Kishiro, 2008, p. 288.
  14. Simon Ward, « Gunnm », dans Les 1001 BD qu'il faut avoir lues dans sa vie, p. 562.
  15. Guide des mangas : Les 100 séries indispensables, 2006, p. 118-119.
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  38. Marius Chapuis, « Otomo sacré à Angoulême, le manga consacré », sur Libération,‎ 30 janvier 2015 (consulté le 27 mars 2015) : « L’ouverture d’un territoire inexploré, d’un champ d’expression nouveau et audacieux qui entrait en résonance avec l’animation japonaise, encore émergente. Akira […] a ouvert les portes du grand public et a permis l’éclosion d’une sous-culture jusqu’alors confidentielle. Glénat […] lance coup sur coup Dragon Ball, Gunnm, AppleseedCity Hunter paraît chez J’ai lu. Entre 1990 et 1993, quantité de titres mythiques débarquent dans les Fnac et autres grandes enseignes ».
  39. « Gunnm - Tome 1 », sur glenatmanga.com (consulté le 9 mars 2015).
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