Aelita (film)

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Aelita

Description de cette image, également commentée ci-après

Affiche du film en 1927, par Izrail Bograd

Titre original Aelita
Réalisation Yakov Protazanov
Pays d’origine URSS
Sortie 1924
Durée 110 min.

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Aelita (Аэлита) est un film soviétique muet de science-fiction de Yakov Protazanov, sorti en 1924. L'histoire s'inspire d'un roman d'Alexei Tolstoï.

L'histoire[modifier | modifier le code]

L'histoire débute en décembre 1921. Un mystérieux message est envoyé aux radios du monde entier, simplement trois mots : « Anta… Adeli… Uta… » que les spécialistes ne peuvent déchiffrer. Dans une station de Moscou, l'ingénieur Los et son collègue et voisin l'ingénieur Spiridinov reçoivent ce message. On apprend ensuite qu'ils élaborent en secret les plans d'un vaisseau spatial.

Ce message plonge l'ingénieur Los dans des rêves martiens où apparaissent la reine Aelita, son prétendant Gor (maître de l'énergie), sa servante Ihoshka et son père Tuskub qui dirige en fait l'État totalitaire martien.

Sur terre, on suit la femme de Los, Natacha qui travaille dans un centre d'accueil des réfugiés. Elle y croise Gusev, un sympathique soldat de l'Armée rouge, et un couple d'anciens bourgeois opportunistes : Ehrlich et sa femme Elena. Ceux-ci parviennent en mentant et manipulant un ancien prétendant d'Elena, Spiridinov, à s'installer dans l'immeuble où vit Los, et même dans son atelier. Ehrlich, devenu fonctionnaire, trafique, vole du sucre et tente de séduire Natacha alors que sa femme Elena soutire à Spiridinov de nombreux cadeaux. Les policiers n'arrivent pas à confondre Ehrlich mais un homme, Kravstov, que la police refuse d'engager décide de mener l'enquête seul. Pendant ce temps, Los, que la jalousie gagne, continue de se perdre dans ses rêves martiens.

Sur Mars, Aelita convainc Gor de lui montrer des images de la Terre, mais Gor craint Tuskub qui ne veut pas qu'Aelita ait accès au télescope. Elle y parvient grâce à sa servante Ihoshka. Elle y découvre un humain, Los, dont elle tombe amoureuse. Gor, jaloux, détruit le télescope. On assiste à la mise en hibernation par les soldats d'un tiers des travailleurs martiens qui ne sont plus utiles. Ceux-ci vivent en permanence dans des caves.

Dans l'immeuble, Ehrlich se fait de plus en plus pressant auprès de Natacha qui accepte de le suivre dans un bal clandestin. Jaloux et déçu, Los quitte Moscou pour quelques mois pour aller travailler sur un chantier. Alors que la situation s'améliore en Russie, le centre d'accueil des réfugiés ferme, le soldat Gusev se marie avec une infirmière du centre et Natacha travaille désormais dans un orphelinat. Spiridinov annonce à Los dans une lettre qu'il quitte la Russie et qu'il a caché les plans du vaisseau dans le manteau de la cheminée.

De retour du chantier, alors qu'il revient avec un bouquet de fleurs, il croit voir sa femme avec Ehrlich et dans un accès de jalousie, lui tire dessus. Il rêve alors qu'il se déguise en Spiridinov. Il assiste à l'enterrement de sa femme, récupère les plans du vaisseau et décide de le faire construire. Il quitte la terre un jour de fête nationale en compagnie du soldat Gusev, et de Kravstov qui cherche à l'arrêter pour le meurtre de Natacha et se retrouve sans le vouloir dans l'expédition.

Le trio arrive sur la planète Mars ; accueilli en cachette par Aelita, il est découvert et arrêté. Gusev et Los poussent le peuple martien opprimé à se révolter contre Tuskub et les « anciens ». Aelita prend la tête de la révolte. Mais la reine veut en fait le pouvoir pour elle seule et trahit la révolution dès la proclamation de la victoire, en demandant aux soldats de tirer sur les rebelles.

Dégoûté, Los revient sur terre, découvre le mystère du message radio et retrouve sa femme, qu'en fait il avait ratée. Le film se conclut par sa destruction des plans de la fusée.

Fiche technique[modifier | modifier le code]

Distribution[modifier | modifier le code]

Nikolai Batalov dans Aelita.

Autour du film[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Franck Lubet, « Aelita de Jakov Protazanov. Comment le cinéma soviétique enfanta un blockbuster », Cadrage.net, janvier-février 2004. [lire en ligne]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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