Ménéac

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Ménéac
Le menhir de Camblot.
Le menhir de Camblot.
Blason de Ménéac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Canton La Trinité-Porhoët
Intercommunalité Communauté de communes du Porhoët
Maire
Mandat
Yvette Folliard
2014-2020
Code postal 56490
Code commune 56129
Démographie
Gentilé Ménéacois, Ménéacoises
Population
municipale
1 575 hab. (2011)
Densité 23 hab./km2
Population
aire urbaine
5 454 hab.
Géographie
Coordonnées 48° 08′ 25″ N 2° 27′ 34″ O / 48.1402777778, -2.45944444444 ()48° 08′ 25″ Nord 2° 27′ 34″ Ouest / 48.1402777778, -2.45944444444 ()  
Altitude Min. 68 m – Max. 208 m
Superficie 68,22 km2
Localisation

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Ménéac
Liens
Site web http://www.porhoet.fr/

Ménéac [meneak] est une commune française, située dans le département du Morbihan en région Bretagne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Ménéac est une commune de la région Bretagne, département du Morbihan, arrondissement de Vannes, canton de la Trinité-Porhoët. Elle est située dans le centre-Bretagne, en limite des Côtes d'Armor, à 40 Minutes de Rennes par la R.N. 164. Le bourg est situé sur une éminence pierreuse dominant un ensemble faiblement vallonné.

Histoire[modifier | modifier le code]

Néolithique[modifier | modifier le code]

Le territoire de Ménéac est occupé dès le Néolithique comme le prouvent les différents menhirs situés sur la commune par exemple aux villages de Camblot ou de Bellouan.

Époque Gallo-Romaine[modifier | modifier le code]

Le nom de Ménéac a une origine gallo-romaine : le « fundus meneacus » signifie « colline » (Mene = montagne en haut vannetais).

Moyen Âge et Ancien Régime[modifier | modifier le code]

La paroisse de Ménéac est fondée au début du XIe siècle par des moines venus de l'abbaye du Mont-Saint-Michel. D'abord simple chapellerie de Saint-Yguer en 1638, Ménéac est érigé en trève vers 1668., avec chapelle et cimetière. La paroisse faisait alors partie de l'évêché de Saint-Malo et du prieuré de Saint-Martin de Josselin. L'église romane datant de cette époque fut remplacée au XIXe siècle par l'église actuelle.

D'après des documents des Archives Départementales de Vannes, il apparait que les Seigneurs de la Grandville (en Brandivy), la famille Guého sont aussi les Seigneurs de la Muce paroisse de Ménéac ainsi que les Seigneurs de Locquémerien paroisse de Grand-Champ et d'Iseignon paroisse de Malensac et ce entre 1427 avec un certain Jean Guého jusqu'en 1558, qu'ils possèdent un blason d'argent à trois tourteaux de sable.

Ménéac comptait plus de trois mille habitants à la fin de l'Ancien Régime. Y vivaient habituellement une quinzaine de prêtres habitués, fils de petits notables de la paroisse, qui attendaient qu'une place de vicaire se libère, vivant de petits bénéfices attachées à des chapelles particulières. La noblesse y était également nombreuse: Les Troussier, les Motte de Kerdreux, les Guého de la Muce, les Lorfeuvre... Certains familles aux XVIème et XVIIème siècles, à l'instar des Lorfeuvre, mirent leur noblesse en sommeil. Il y avait plusieurs juridictions seigneuriales, ce qui fait qu'une trentaine de propriétaires aisés et de cadets de noblesse exerçaient des charges de notaires, de greffiers et de procureurs fiscaux.

Événements[modifier | modifier le code]

  • Le cahier de doléances furent rédigé par le conseil de fabrique le 5 avril 1789. Ce cahier présente ses doléances "pour entrer, avec reconnaissance dans les vues de Sa Majesté [...]", soucieux "du moins [que] sa bonne volonté [soit] agréable à son souverain qu'il adore". Le cahier dénonce les corvées, les chasses, le poids des impôts (en se livrant à une démonstration chiffrant noircissant le tableau avec une mauvaise foi évidente : ainsi, à titre d'exemple, la dîme est présentée comme prélevant un dixième du revenu alors qu'à Ménéac la dîme ne prélève qu'une gerbe sur trente-six et non une sur dix. De même, le poids de l'impôt est calculé par rapport au "revenu" officiel de la terre, c'est-à-dire un vingtième de la valeur du capital, alors que ce revenu est ce que retire un propriétaire qui loue sa terre et non ce qu'en retire l'exploitant qui la fait valoir directement, l'exploitant en retirant habituellement plus du triple). Le cahier réclame l'équité fiscale, l'exemption du Clergé du don gratuit, l'augmentation de la portion congrue, la suppression des abbayes, la diminution du nombre de couvents, la diminution des revenus des prélats. Il souhaite une réforme de la cotume voir une uniformisation des lois. Il demande que la dette soit férifiée et les lois du royaume fixées préalablement au consentement de l'impôt.
  • En 1791, les prêtres de la paroisse refusèrent de prêter serment à la Constitution civile du Clergé. Ils furent soutenus par la population.
  • Le conseil municipal, présidé par Nicolas Pichot, fut dénoncé à deux reprises au cours de l'hiver 1791-1792 comme contre-révolutionnaires par une poignée de pétitionnaires patriotes, qui n'ont pas réussi à réunir dix signatures car l'immense majorité de la population soutient le conseil et les prêtres réfractaires. Les membres du conseil étaient, d'après les pétitionnaires patriotes, d'anciens procureurs fiscaux et notaires seigneuriaux, proches des anciens seigneurs. Le conseil municipal avait ordonné au prêtre jureur d'enregistrer les baptêmes qu'il n'avait pas célébrés (et qui l'avaient été par des prêtres réfractaires). Comme le prêtre jureur refusa de s'incliner, le conseil décida de lui retirer la tenue des registres paroissiaux. La commune de Ménéac fut alors, pendant quelques semaines, occupée par un détachement de soldats qui se livrèrent à des pillages dont le conseil municipal se plaignit. Au début du mois d'avril 1792, le prêtre jureur, isolé et découragé, démissionna. Le conseil municipal décida alors de rappeler les anciens prêtres, insermentés, produisant à l'appui de sa décision une pétition signée par plus de quatre-vingts citoyens. Le directoire du département convoqua à Vannes les membres du conseil pour les sermonner.
  • Au printemps 1793, des incidents contre-révolutionnaires éclatèrent. Ils furent évoqués à la Convention nationale. Dans les années qui suivirent la population participa massivement à la Chouannerie. En juillet 1799, le recteur insermenté, l'abbé Le Mée, fut arrêté à la Catredaie chez François Pencolé chez lequel il avait passé la nuit. Il fut déporté à l'Ile de Ré où il demeura incarcéré pendant quelques mois.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Ménéac Blason De gueules, à trois écussons d'argent chargés chacun de trois mouchetures d'hermine de sable, deux et un.
Détails Armes de la famille du Bé.
Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1790 juin 1790 Mathurin Lorfeuvre   Vicaire
1791   Nicolas Pichot   Notaire
1815 septembre 1830 Comte du Plessis de Grénédan Ultra-royaliste propriétaire
septembre 1830 mai 1835 Jean Pencolé conservateur propriétaire
mars 2001 mars 2020 Yvette Folliard MoDem retraitée
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 1 575 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
3 207 2 759 3 019 3 148 3 487 3 527 3 425 3 425 3 560
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
3 422 3 479 3 420 3 464 3 750 3 873 3 751 3 790 3 805
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 827 4 028 3 948 3 449 3 262 3 180 3 155 2 841 2 694
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
2 615 2 514 2 185 2 046 1 837 1 690 1 704 1 712 1 586
2011 - - - - - - - -
1 575 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le menhir de Camblot

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Jean Héli débarque en Nouvelle-France vers 1669. Il était le fils de Jean Hélie et de Jeanne Meusnier, du Faubourg de Ménéarq, évêché de Saint-Malo, en Bretagne. Il se marie à Sainte-Famille de l'Ile d'Orléans (Canada), le 28 novembre 1669, à Jeanne Labbé, fille de Charles Labbé et de Marie François, de Saint-Leu et Saint-Gilles de Paris. Ce Jean Héli est l’ancêtre de la plupart des « Hélie », « Hely » et « Breton » d’Amérique.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Archives[modifier | modifier le code]

  • Château de Bellouan en Ménéac (seigneuries de la Muce et Chauchix) > Fonds de Bellouan, Archives I&V, fonds 55 J, (0,60 ml).

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011