Death in June

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Death in June

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Douglas Pearce

Informations générales
Pays d'origine Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre musical Musique industrielle, dark ambient, martial industriel, neofolk
Années actives 1981 – Aujourd'hui
Site officiel http://www.deathinjune.net/
Composition du groupe
Membres Douglas Pearce

Death in June est un groupe de musique folk et expérimentale britannique créé en 1981.

Il a été fondé par Douglas Pearce, aux côtés de Patrick Leagas et Tony Wakeford.

Crisis (pré - Death in June)[modifier | modifier le code]

Douglas Pearce et Tony Wakeford avaient été membres du groupe punk politisé, Crisis, qui s’était formé en 1977.

Crisis avait gagné un suivi substantiel dans la scène punk britannique, qui était en plein essor à l’époque. Crisis jouait à des rassemblements pour Rock Against Racism (RAR), et l’Anti-Nazi League (ANL), organisations dont Stewart Home, critique de Crisis/Death in June, écrivit qu’elles étaient affiliées au Socialist Workers Party. Le SWP organisa la tournée de Crisis en Norvège et Tony Wakeford avait sa carte de membre du SWP.

Historique[modifier | modifier le code]

Patrick Leagas, membre du groupe Runners from 84 se joignit à eux pour former Death in June, qui s’éloigna rapidement de la scène punk et commença à rajouter à leur son des éléments électroniques et des percussions martiales. Leurs paroles restaient empreintes de la poésie et d’un état d’urgence politique qu’on retrouvait dans les enregistrements de Crisis. Des titres comme Holy Water et State Laughter, sur leur premier album The Guilty Have No Pride, démontraient une fascination grandissante pour les systèmes politiques.

Tony Wakeford quittera Death in June en janvier 1984 après un concert à Paris, et Patrick Leagas fera de même un album plus tard en avril 1985, après une courte tournée en Italie. Leagas, qui se faisait désormais appeler Patrick O-Kill, forma Sixth Comm, et Tony Wakeford forma le groupe de dark folk Sol Invictus.

Depuis lors, Death in June était constitué de Douglas P. et d’intervenants extérieurs. Douglas Pearce mêlera son intérêt pour la politique avec une approche plus ésotérique de son travail, notamment sous l'influence de David Tibet à partir de l'album Nada. C'est également David Tibet qui entraînera de manière décisive Death in June sur les terres de la musique folk.

Au fil des ans et des albums Douglas Pearce a collaboré avec certains des artistes les plus influents dans l’underground musical, des scènes de l'industrial, du néofolk, et de l’expérimentale/noise. On peut dénombrer Forseti, David Tibet, Boyd Rice, Rose McDowall, Albin Julius, John Balance, Michael Cashmore, Simon Norris, et James Mannox.

Boyd Rice fut lui aussi un collaborateur prolifique et de longue date.

L'émergence du Neofolk[modifier | modifier le code]

L’influence de Douglas Pearce a également été primordiale dans l’évolution d’un genre de musique appelé néofolk à travers l’Europe. Douglas Pearce joue régulièrement en concert avec des artistes qui sont considérés comme faisant partie de ce genre, et certains sont parfois invités sur les albums de Death in June.

La fin de Death in June ?[modifier | modifier le code]

Lors de son concert à Brest en mai 2005, organisé par le label industriel Steelwork Maschine, Douglas Pearce a annoncé que ce serait le dernier concert de Death in June.

Il déserte alors la scène pendant 6 ans jusqu'à l'annonce, le 8 septembre 2011, de l'organisation d'une tournée européenne à l'occasion du 30ème anniversaire du groupe[1].

Influences et références[modifier | modifier le code]

Douglas Pearce a exprimé son admiration pour les écrits de Friedrich Nietzsche ainsi que pour les mythes nordiques. Il a également maintes fois affirmé que les plus grandes inspirations dans sa vie sont venues de Yukio Mishima et Jean Genet.

Naturellement le fait que ces deux écrivains aient été homosexuels n'est pas « innocent » : Douglas Pearce n'a jamais caché son orientation sexuelle, et les aspects homoérotiques de la guerre, de la camaraderie, de l'uniforme, ont toujours été avoués et mis en avant par l'artiste ; bien plus que de quelconques idéaux politiques, n'en déplaisent aux détracteurs de Death in June, comme à certains de ses fans nostalgiques du IIIe Reich.

Douglas Pearce, cite régulièrement comme faisant partie de ces influences de jeunesse, Nico, Scott Walker, Ennio Morricone, les groupes Love, The Byrds et il est indéniable que l'influence de Joy Division est en grande partie responsable du style du groupe à son début (Joy Division jouant aussi sur les symboles et les références au régime Nazi, ce qui avait été également reproché, à tort, au groupe).

Sont également connus pour avoir beaucoup influencé le groupe jusque dans sa musique, les films The World That Summer, Portier de nuit, Le Prisonnier, Nuit Et Brouillard, et Requiem pour un massacre.

Symbolisme et esthétiques[modifier | modifier le code]

Un grand souci a toujours été donné au packaging des albums de telle manière que chaque disque est autant un objet d’art que son contenu. Nombre d’entre eux ont été édités à des pressages très limités, gravés de messages ésotériques et symboliques, et distribués à un public réduit dans différents milieux undergrounds. Cette pratique a assuré à Death in June un public substantiel dans le monde entier. Et d’un autre côté, ses disques les plus rares sont vendus à des prix parfois excessivement élevés aux collectionneurs et aux fans.

Totenkopf 6[modifier | modifier le code]

Death in June a, depuis sa création, utilisé une variation affichant un rictus de la Totenkopf ou Death's Head comme insigne, avec le chiffre « 6 » ajouté. Douglas P. a plusieurs fois déclaré que l’utilisation de ce symbole n’était aucunement une apologie des atrocités commises dans les camps d’extermination nazis, et que l’existence de ce symbole est antérieure au Troisième Reich. Quoi qu’il en soit, l’utilisation de ce symbole, rempli d’associations négatives, possède un sens tout à fait personnel, comme chacun des aspects de Death in June, qui a démontré une appréciation pour une certaine auto-discipline et le rôle primordial de l’esthétique. « La Totenkopf reprèsente la Mort, le 6 le mois de Juin » [2]. La première apparition de ce symbole sur un disque de Death In June remonte à 1982 avec la pochette du single State Laughter.

Whiphand 6[modifier | modifier le code]

Une main gantelée tenant un fouet dans un cercle accompagnée d’un « 6 ». Ce symbole est apparu avec la parution du single de She Said Destroy en 1984, et a été expliqué par Pearce comme étant un symbole fétichiste et représentant l’idée de contrôle. [2]

Trois Barres[modifier | modifier le code]

Trois barres verticales parallèles accompagnées d'un "6". Bien que très basique, ce symbole provient de l'insigne de la 3ème Panzerdivision SS, utilisé à partir de 1943 à Kursk. Le symbole était utilisé pour marquer les véhicules de l'unité. Dans le cadre de Death In June, il aurait été utilisé pour reprèsenter les trois membres originels du groupe. Apparu sur la compilation Lesson One : Misanthropy! en 1986, il a rarement été réutilisé depuis.

Runes[modifier | modifier le code]

Les références au paganisme sont devenues à partir de 1985 de plus en plus fréquentes dans les paroles du groupe comme dans son esthétique, en particulier avec l'utilisation de runes.

La rune Odal, inversée, est ainsi apparue sur le single de Come Before Christ and Murder Love en 1985, mais n'a pas été réutilisée depuis.

La rune Algiz est elle apparue sur The World That Summer en 1986, et a été régulièrement utilisée depuis, aussi bien sur différents disques que sur le site internet du groupe.

Enfin, une combinaison de plusieurs runes, appellée Bind Rune, apparaît en 1987 sur To Drown A Rose puis plus régulièrement à partir de 1995 sur l'album Rose Clouds Of Holocaust, et est utilisée comme une signature par Douglas Pearce. Selon lui :

"In 1986 whilst staying with Tibet in his flat in Freya Aswynn's house in north London over a period of 3 nights I dreamed I was falling in a sort of rain of indistinct runes. On each separate night I managed to concentrate enough on one particular rune to stop it from spinning and moving so I could actually see which one it was. When I awoke I made a note of it. After 3 nights the dream stopped and I decided to try and form an 'appropriate' bind rune from the original 3. This I did and after Freya saw it I basically was given a 'thumbs up' about the whole thing. It definitely does not refer to my name but it definitely does refer to ME."[3]

Masques[modifier | modifier le code]

Depuis les débuts de Death In June, le groupe a eu tendance a apparaître en uniformes, tournant souvent le dos au photographe, et portant différents masques.

En 1992 à Venise, Douglas Pearce trouva un masque unique dans une boutique, qui est depuis devenu une icône liée au groupe et qui est depuis utilisé quasiment systématiquement lors des apparitions du groupe.

Camouflage[modifier | modifier le code]

Le groupe apparaît régulièrement portant différentes sortes de camouflages. Plus régulièrement, le camouflage Allemand des Waffen SS Erbsenmuster/"pea pattern"[4], bien qu'également des camouflages plus modernes comme le Flecktarn[5] de la Bundeswehr ou le fleckerlteppich[6] Autrichien.

Les origines du nom[modifier | modifier le code]

Beaucoup de choses ont été dites sur les origines du nom Death in June. Il est communément accepté comme une allusion à la Nuit des Longs Couteaux du 29 au 30 juin 1934, où les SA furent « purgés » par le régime nazi. De son côté, Douglas P répond avoir entendu quelque chose de travers et qu’il avait compris comme étant « Death in June ». Le nom n’exprimerait pas, selon Douglas P, une seule et unique idée, bien au contraire, ce nom multifacettes restant ouvert à toutes interprétations. Beaucoup cependant accusent Death in June d’être néo-nazi, fasciste, et raciste. Il est vrai que Death in June se retrouve souvent dans des situations qui le lient à la période nazie et l'on peut se demander, par la fréquence de ces faits, si ces incidents en sont bien. Certains balaient ces accusations en rappelant que Douglas Pearce est homosexuel (mais de très nombreux cadres nazis étaient homosexuels), et qu'il a déjà joué en Israël, comme le montre la présence des deux drapeaux (celui d'Israël et le Gay Flag) sur le site officiel de Death in June. On peut ainsi supposer que Death in June joue en réalité sur l'apparence et la provocation, à travers une certaine esthétique controversée.

À noter cependant que Douglas Pearce voue un certain intérêt pour Ernst Röhm, officier nazi et homosexuel, fondateur des SA (les chemises brunes) : "At the start of the eighties, Tony and I were involved in radical left politics and beneath it history students. In search of a political view for the future we came across National Bolshevism which is closely connected with the Sturmabteilung hierarchy. People like Gregor Strasser and Ernst Röhm who were later known as 'second revolutionaries' attracted our attention." [7] Ces sections d'assaut connues pour leur brutalité et leurs crimes, étaient une des gardes rapprochées d'Hitler dès 1921. Röhm fut abattu le 2 juillet 1934 à la prison de Stadelheim à Munich, sur ordre de Hitler. Il semblait alors représenter un danger pour les SS de Heinrich Himmler, l'autre section montante du nazisme, en raison de ses aspirations révolutionnaires et socialisantes au sein du régime national-socialiste. Ernst Röhm s'opposait notamment au rapprochement politique avec les conservateurs. Le chanteur de Death in June, Douglas Pearce, a même repris l'hymne des SA, "Horst Wessel Lied", devenu ensuite l'hymne nazi, sur le titre éponyme de l'album Brown Book en 1987.

Discographie[modifier | modifier le code]

Année Titre Format
1981 Heaven Street 12"
1982 State Laughter/Holy Water 7"
1983 The Guilty Have No Pride LP
1984 Burial LP
1984 She Said Destroy 12"/7"
1985 Nada! LP
1985 Born Again 12"
1985 Come Before Christ Et Murder Love 12"/7"
1986 The World That Summer 2xLP
1986 Lesson 1: Misanthropy LP
1987 To Drown A Rose 10"
1987 Brown Book LP
1987 Oh How We Laughed Live LP/CD
1989 93 Dead Sunwheels EP/CD
1989 The Corn Years CD
1990 The Wall Of Sacrifice LP/CD
1990 1888 EP
1991 The Cathedral Of Tears CD
1992 Ostenbraun 2x cassette/CD
1992 But, What Ends When The Symbols Shatter? LP/CD
1992 Paradise Rising 12"/CDS
1992 Death In June/Current 93/Sol Invictus CD
1993 Cathedral Of Tears 12"/CDS
1993 Something Is Coming 2xLP/2xCD
1994 Sun Dogs 7"/CDS
1995 Rose Clouds Of Holocaust LP/CD
1995 Black Whole Of Love CDS 7", 10", 12" box set
1995 Death In June Presents: Occidental Martyr 10" LP/CD
1996 Death In June Presents: KAPO! LP/CD
1997 Die Schuldigen und der Nebel: The Guilty Have No Past/Night Et Fog 2xCD box set
1997 DISCriminate ('81-'97) 2xCD
1998 Take Care & Control LP/CD
1998 Kameradschaft CDS
1998 Passion! Power!! Purge!!! CDS
1999 Death In June/Der Blutharsch/Forseti/NON & Freunde - Der Tod Im Juni CD
1999 Heilige! CD
2000 Operation Hummingbird LP/CD
2000 Fire + Ice - We Said Destroy 7"
2001 All Pigs Must Die LP/CD
2004 Alarm Agents (as Death in June et Boyd Rice) LP/Coloured Vinyl
2004 Alarm Agents (as Death in June et Boyd Rice) CD (différents remixes du LP, pistes supplémentaires)
2005 Abandon Tracks 2xLP/CD
2006 Free Tibet MP3 (gratuit sur le site officiel)
2008 The Rule Of Thirds 2xLP/CD
2010 Peaceful Snow/Lounge Corps CD/2*10"/USB BOX
2012 Lives At The Edge Of The World DVD
2013 Live At The Edge Of The World 2xLP
2013 The Snow Bunker Tapes CD/2*10"

Références[modifier | modifier le code]

  1. Blog consacré à la tournée du 30ème anniversaire du groupe
  2. a et b « interview with Douglas Pearce for Judas Kiss zine » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2014-01-13
  3. « http://www.deathinjune.org/modules/mediawiki/index.php/Interview:2002-Yahoo_Groups_1 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2014-01-13
  4. « SS- Erbsenmuster, Greater German Reich », kamouflage.net, sur Brad Turner (consulté le 7 juillet 2012)
  5. « Bundeswehr Flecktarn », kamouflage.net, sur Brad Turner (consulté le 7 juillet 2012)
  6. « Fleckerlteppich », kamouflage.net, sur Brad Turner (consulté le 7 juillet 2012)
  7. Misery and Purity: A History and Personal Interpretation of Death in June by Robert Forbes (Jara Press, Amersham 1995) p15
  • Misery et Purity: A History et Personal Interpretation par Robert Forbes (chronique)
  • Le Livre Brun, Editions du Camion Blanc, 1994, ISBN 2-910196-02-X

Liens externes[modifier | modifier le code]