Hoquet

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Hoquet
Classification et ressources externes
CIM-10 R06.6
CIM-9 786.8
DiseasesDB 5887
MedlinePlus 003068
eMedicine emerg/252 
MeSH D006606
Wikipédia ne donne pas de conseils médicaux Mise en garde médicale

En physiologie, le hoquet (/ʔɔkɛ/), ou myoclonie phrénoglottique en termes médicaux, est un réflexe respiratoire caractérisé par une succession de contractions inspiratoires spasmodiques, incontrôlables et involontaires des muscles inspiratoires (diaphragme, muscle intercostal externe, muscles scalènes (en) et parfois les muscles intercostaux parasternaux et les muscles sterno-cléido-mastoïdiens) concomitante d'une inhibition des muscles expiratoires, suivies 35 ms plus tard d'une constriction (resserrement circulaire) de la glotte. L'arrivée d'air est alors freinée et a du mal à pénétrer dans la trachée et les poumons, ce qui provoque une incommodité et une vibration des cordes vocales, au niveau de l'épiglotte : le bruit glottal caractéristique du hoquet s'échappe[1](Écoutez).

Le plus souvent, le hoquet est momentané, banal et complètement inoffensif. Il touche l'ensemble de la population humaine, y compris le fœtus, et d'autres mammifères. Ce hoquet est le plus souvent lié à une dilatation de l'estomac, situé près du diaphragme, après un repas trop copieux ou ingurgité trop rapidement.

Mais il peut, dans certains cas pathologiques, se prolonger et devenir nocif pour la santé. Le hoquet « chronique » peut ainsi s'étendre pendant plusieurs semaines ou plusieurs mois, voire plusieurs années, comme en témoigne le record de Charles Osborne, qui a hoqueté pendant 68 ans. Toutefois, ces situations sont très rares (1 personne sur 100 000 est ou a été touchée par le hoquet « chronique » [2],[3]) et sont, la plupart du temps, les conséquences d'une affection abdominale ou nerveuse.

Les médecins distinguent ainsi trois types de hoquets :

  • le hoquet bénin, le plus fréquent, qui ne dure généralement que quelques minutes ;
  • le hoquet persistant, qui dure plus de 48 heures ;
  • le hoquet réfractaire, qui dure plus d'un mois.

Étymologies et définitions[modifier | modifier le code]

Définitions et étymologie de « hoquet »[modifier | modifier le code]

Le mot « hoquet » est apparu au début du XIVe siècle, d'après l'onomatopée hok, exprimant un bruit de coup. Cette même étymologie se retrouve dans la plupart des pays du monde : le mot est souvent construit à partir de la traduction écrite du bruit du hoquet, qui diffère selon la prononciation de la langue (hic pour hiccup en anglais, schluck pour schluckauf en allemand, ou encore cái pour cái nâc en vietnamien). Le terme signifiait d'abord un choc ou un heurt, puis il prit sa définition courante au XVe siècle[4],[5],[6].

« Hoquet » aujourd'hui peut être encore employé sous d'autres sens :

  • au sens figuré, il peut signifier un empêchement ou une difficulté soudaine lorsqu'il est utilisé à la place du mot hic[7].
Exemples : « Il y a eu un hoquet », « il y a comme un hoquet »

Le terme « hoquet » est aussi utilisé, dans la littérature française (voir les citations) pour désigner un bruit rauque accompagnant, par exemple, des sanglots ou des pleurs (« il poussa un hoquet de dégoût ») ou pour illustrer le bruit de secousses de machines (« un hoquet de moteur »).

Il existe un verbe intransitif correspondant au hoquet : « hoqueter », mais assez rarement utilisé au profit de l'expression « avoir le hoquet ».

Le terme anglais « hockey » est issu du mot hoquet en moyen français : en 1808, Jean-Baptiste-Bonaventure de Roquefort, a écrit le Glossaire de la langue romane qui note que le hoquet était un ancien mot pour désigner une houlette, un bâton de berger (la forme incurvée de la houlette ressemblant à la crosse de hockey) ; et l'action de lever le menton de quelqu'un, en lui portant la main dessous[8].

Étymologie de « myoclonie phrénoglottique »[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Myoclonie.

L'expression « myoclonie phrénoglottique » est le terme médical pour désigner le hoquet.

Il est composé de plusieurs parties étymologiques :

  • « myo- » (du grec mus) : muscle
  • « clonie » (du grec klonos, agiter) : secousse brève et involontaire
  • « phréno » (du grec phrenos, diaphragme) : relatif au diaphragme
  • « glottique » : relatif à la glotte

Ce qui signifie littéralement « secousse musculaire brève et involontaire du diaphragme et de la glotte ».

Historique[modifier | modifier le code]

Dans Le Banquet de Platon, Aristophane ne peut discourir à cause d'un hoquet pour des raisons digestives, Eryximaque lui donne alors des remèdes pour l'arrêter[9],[10],[11],[12].

Galien, un médecin grec de l'Antiquité, affirma que le hoquet était provoqué par de violentes émotions de l'estomac, situé près du diaphragme. Au XVIe siècle, le médecin français Jean Fernel affirmait que le hoquet provenait d'un mouvement convulsif de l'estomac. En Angleterre, au XVIIe siècle, un médecin affirma que le hoquet était dû à une manifestation d'hystérie[13]. Cette explication perdura avec l'avènement de la psychanalyse[14] bien que les explications physiologiques n'aient jamais été remises en question.

Au XXe siècle, la connaissance du hoquet a progressé notamment grâce aux découvertes en neurophysiologie, permettant ainsi de mettre en évidence que le diaphragme n'est pas le seul muscle à intervenir dans le phénomène. La première étude physiologique rigoureuse chez l'homme date de 1970[15]. Le phénomène n'est cependant pas entièrement expliqué de nos jours. Le record du hoquet le plus long connu à ce jour est détenu par Charles Osborne, qui hoqueta sans interruption pendant 68 années, de 1922 à 1990[16].

En 2006, Francis M. Fesmire, de l'université du Tennessee, a reçu, en médecine, le prix Ig Nobel pour son rapport d'étude clinique sur l'arrêt des hoquets chroniques par toucher rectal (« calmant » ainsi le nerf vague).

Description[modifier | modifier le code]

Le système d'organes humains « touché » par le hoquet est principalement le système respiratoire[17],[11],[18].

Fonctionnement normal[modifier | modifier le code]

Diaphragme.
  • Au moment de l'inspiration, le diaphragme, le principal muscle respiratoire qui forme une sorte de coupole aplatie et qui sépare le thorax de l'abdomen, se contracte, s'abaisse et les poumons se remplissent d'air. À l'inverse, au moment de l'expiration, le diaphragme se relâche, se relève et fait pression sur les poumons qui se vident d'air.
Articles détaillés : glotte, épiglotte et trachée.

Fonctionnement lors du hoquet[modifier | modifier le code]

Les deux nerfs phréniques, à gauche et à droite du pharynx, descendent jusqu'au diaphragme où ils se divisent en différentes ramifications. Les nerfs vagues (nerfs pneumogastriques) se trouvent à proximité.
Vue de l'entrée du larynx, où se trouve la cavité de l'épiglotte qui renferme la glotte, un « petit clapet » permettant de fermer et ouvrir le « passage » aux poumons (trachée) et qui conserve les cordes vocales.

Le hoquet est dû à de brusques contractions imprévues du diaphragme pendant l'inspiration. C'est un réflexe, mais qui n'a pas de fonction protectrice ou utilité connues, contrairement à l'éternuement ou au gaz par exemple.

L'arrivée d'air est freinée par la glotte, qui se ferme brutalement environ 35 millisecondes après la contraction du diaphragme. L'air ne passe plus dans la trachée et fait vibrer les cordes vocales, provoquant ainsi le bruit guttural caractéristique du hoquet.

Ces contractions sont liées à l'irritation du diaphragme. Celui-ci possède deux nerfs innervants provenant du plexus nerveux cervical, appelés nerfs phréniques (nerf phrénique droit et nerf phrénique gauche), et responsables des contractions et des relâchements du diaphragme.

Il existe également deux nerfs crâniens qui passent près du diaphragme, appelés nerfs vagues (ou nerfs pneumogastriques). Ils sont responsables de la digestion, de la phonation et de la fréquence cardiaque. Ce sont les nerfs crâniens les plus étendus. C'est précisément quand un de ces nerfs s'irrite que le hoquet se produit. Les origines de la stimulation de ces nerfs sont très nombreuses, suivant le type du hoquet.

Le hoquet se superpose à la ventilation pulmonaire normale. Les muscles annexes du diaphragme de la respiration (scalènes, intercostaux, abdominaux) peuvent parfois aussi être impliqués.

Les différents types de hoquets, leurs causes et leurs conséquences[modifier | modifier le code]

Le hoquet bénin[modifier | modifier le code]

Le hoquet bénin est le plus courant des types de hoquet. Il est banal, bref et intermittent : il ne dure que quelques minutes, parfois même que quelques secondes.

Causes[modifier | modifier le code]

Position du diaphragme (2) et de l'estomac (3) chez l'homme

Il existe des causes nombreuses et diverses au hoquet[11]. Ainsi, il est difficile d'identifier quelle est l'origine exacte de chaque hoquet.

Les causes sont souvent liées au mode de vie, la majorité sont d'ordre digestif :

  • Distension de l'estomac (l'origine la plus courante du hoquet) :
Quand l'estomac est rempli d'air ou de liquide, il se dilate, et provoque des irritations au nerf phrénique et donc au diaphragme, proches de lui.
La distension de l'estomac peut être provoquée par un repas trop copieux, ou ingurgité trop rapidement.
Il peut être aussi provoqué par l'aérophagie (avaler de l'air en mangeant), une absorption excessive de boissons gazeuses ou alcoolisées (ce dernier neutralise également les inhibiteurs naturels du hoquet, au niveau du cerveau, excitant aussi le nerf phrénique), un repas trop chaud ou trop froid.
  • Changement brusque de la température :
Il peut être provoqué en absorbant un liquide très froid ou très chaud, ou en changeant de pièces de températures très différentes.
Ce changement brusque rend alors le nerf phrénique hypersensible.
  • Tabagisme excessif (plus de dix cigarettes par jour) :
Le tabac provoque l'excitation du nerf phrénique, ce qui favorise le hoquet et entraîne la toux qui irrite aussi le diaphragme.
  • Causes psychologiques :
Le hoquet peut être lié à des changements d'humeurs, à l'hystérie, au stress ou à une émotion forte. Chez les enfants, le hoquet peut surgir après ou pendant une crise de pleurs.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Le hoquet bénin est complètement inoffensif. Toutefois, il est préférable de consulter un médecin s'il est trop fréquent.

Le hoquet bénin provoque parfois une petite douleur au niveau de l'épiglotte et une sensation d'inconfort. Il peut être handicapant pour manger, boire ou communiquer.

Y mettre fin[modifier | modifier le code]

Pour mettre fin au hoquet bénin, il faut en théorie « calmer » les contractions du diaphragme. Mais il suffit parfois de l'oublier pour le faire passer. Ainsi, certaines méthodes utilisent des techniques n'ayant aucun rapport avec le diaphragme (comme se pincer l'auriculaire). La plupart de ces méthodes se sont transmises traditionnellement de génération en génération, malgré leur inefficacité, ou leur absence de rationalité.

Pour éviter d'avoir le hoquet trop souvent, il faut s'habituer à manger plus lentement, moins copieusement et diminuer sa consommation d'alcool ou de cigarettes[19],[20],[21],[22].

Boire un verre d'eau reste une des meilleures solutions pour stopper rapidement le hoquet bénin.

Il existe plus de 60 « remèdes » répertoriés[14], en voici quelques exemples :

  • Hypercapnie permissive (l'augmentation du taux de dioxyde de carbone dans le sang qui permet d'inhiber le hoquet)[23]
  • la manœuvre dite « de Van Wijlick » fonctionne chez plus de 90 % de la population. Elle consiste à bomber la poitrine et rapprocher les omoplates en reculant les épaules le plus en arrière possible. Quelques secondes suffisent à stopper net le hoquet.
  • Inspirer une grande bouffée d’air et la garder le plus longtemps possible[24]
  • Modifier son rythme respiratoire : respirer profondément, très lentement, de façon très contrôlée, assis en tailleur, dos droit [réf. nécessaire]
    • Couper brusquement la respiration (ex : en faisant peur à la personne qui hoquette)
  • Boire doucement ou très rapidement un verre de liquide (non gazeux et non alcoolisé) [réf. nécessaire]
    • Boire 7 « coups » d'eau sans inspirer entre les gorgées
    • Boire un verre d'eau en se bouchant les oreilles (en penchant fortement la tête en arrière)
    • Boire un grand verre d'eau par le bord opposé à celui qui se trouve devant soi… (oblige à se pencher en avant et à comprimer le diaphragme)
  • Compresser le nerf phrénique [réf. nécessaire]
  • Comprimer son diaphragme [réf. nécessaire]
    • S'allonger sur le dos et ramener les genoux contre la poitrine
  • Traction sur la langue[23]
  • Frotter doucement le palais avec un coton tige d'avant en arrière [réf. nécessaire]
  • Compression prudente des globes oculaires[23]
  • Pression sur les artères radiales au pouls [réf. nécessaire]
  • Avaler normalement un produit acide ou sucré [réf. nécessaire]
  • se pincer le petit doigt avec le pouce de la même main dès le premier hoquet (point d'acupuncture)
  • Placer un objet froid sur le ventre (diaphragme) ou le dos [réf. nécessaire]
  • Penser à autre chose pendant un court instant [réf. nécessaire]
  • Remède selon Francis M. Fesmire (du collège de médecine de l'université du Tennessee)[25], repris par Majed Odeh, Harry Bassan et Arie Oliven (du département de médecine interne au centre médical Bnai Zion d'Haïfa)[26],[27] : massage rectal digital (a obtenu le prix parodique Ig Nobel en médecine, en 2006[28])

Hoquet persistant et hoquet réfractaire[modifier | modifier le code]

Le hoquet chronique, persistant ou réfractaire, sont les deux types de hoquet les plus rares (1 individu atteint sur 100 000[29]). Ce sont des hoquets chroniques (ou des hoquets rebelles). Ils sont délétères et considérés comme des maladies (non contagieuses).

La consultation d'un médecin est nécessaire.

On distingue :

  • le hoquet persistant qui dure plus de 48 heures ;
  • le hoquet réfractaire qui dure plus d'un mois, parfois plusieurs années.

Les personnes âgées (plus de 50 ans) sont la tranche d'âge la plus atteinte par le hoquet chronique[30].

Causes[modifier | modifier le code]

Le hoquet persistant ou le hoquet réfractaire sont dans 90 % des cas[11] dus à des causes pathologiques ou digestives : ils sont généralement liés à certaines maladies qui peuvent provoquer l'irritation du nerf phrénique ou du nerf vague.

Le hoquet peut donc devenir un signe. Lorsqu'une personne est atteinte d'un hoquet chronique, des tests sanguins et toutes sortes d'autres examens doivent être effectués pour permettre de déceler, par exemple, un diabète ou une insuffisance rénale.

Il existe une multitude de causes, du fait que le nerf pneumogastrique et le nerf phrénique, les responsables du hoquet, passent à de nombreux endroits dans le corps. On trouve ainsi des situations étonnantes : d'après l'expérience d'un médecin, un de ses patients, un homme âgé de 27 ans, avait été atteint de hoquet persistant à cause de poils qui frottaient le tympan : une fois ces poils enlevés, le hoquet avait disparu[11],[31],[32]. Voici les cas les plus courants :

Trouble abdominal
(voir abdomen)
Affection du système nerveux
Cause toxique ou métabolique
(Voir métabolisme)
Causes infectieuses
Autres

Conséquences[modifier | modifier le code]

Le hoquet peut avoir plusieurs conséquences[11],[34],[35]. Le hoquet chronique est considéré comme une maladie grave.

Il est très handicapant pour dormir, respirer, boire et manger et pour toutes les activités impliquant la bouche ou la respiration (se brosser les dents, jouer d'un instrument à ventetc.).

Il entraîne à long terme des insomnies, des troubles respiratoires, des troubles alimentaires et une déshydratation qui provoquent un épuisement et un affaiblissement considérable. De plus, il peut avoir des répercussions sur la communication et la vie sociale. Le hoquet peut vite agacer l'entourage du malade et venir à bout de certaines relations, pouvant entraîner une dépression du malade…

Il peut dans le pire des cas, si aucune mesure n'est prise (ou trop tardivement) entraîner un décès.

Traitement[modifier | modifier le code]

Divers traitement ont été proposés[11],[21],[36],[37]. La plupart des hoquets chroniques résultent de maladies. Le meilleur moyen de stopper promptement le hoquet est alors d'entreprendre un traitement pour guérir la maladie responsable du hoquet.

Pour le reste des cas (ou pour diminuer la fréquence du hoquet), on peut envisager plusieurs méthodes :

Méthodes physiques
  • Correction des troubles métaboliques : diminuer la consommation d'alcool, de cigarettes, etc.
  • Lavage gastrique
  • Excitation physique de la paroi du pharynx grâce à une sonde « naso-gastrique » à laquelle on fait subir quelques balancements
  • Stimulation galvanique du nerf phrénique grâce à des électrodes placées à la base du cou
  • Dilatation de l'œsophage
  • Massage rectal digital
  • La manœuvre dite « de Van Wijlick » fonctionne chez plus de 90 % de la population. Il consiste à bomber la poitrine et rapprocher les omoplates en reculant les épaules le plus en arrière possible pendant plusieurs secondes (selon la fréquence du hoquet).
Médicaments
(Voir médicaments)

Plus un hoquet est ancien, plus il est difficile à traiter et plus il a tendance à récidiver après guérison.

Manifestation et fréquence[modifier | modifier le code]

Le hoquet est un phénomène banal qui touche l'ensemble de la population, y compris le fœtus dans le ventre de sa mère, et certains animaux. Les bébés et les hommes sont plus atteints que les adultes et les femmes[40].

Hoquet chez le fœtus[modifier | modifier le code]

Des ultrasons ont permis de démontrer que les fœtus commencent à hoqueter deux mois après le début de la grossesse, dans l'utérus, avant que tous les mouvements respiratoires apparaissent[41],[42].

Des hypothèses prétendent que les mouvements du hoquet chez le fœtus prépareraient les muscles respiratoires du bébé pour respirer après sa naissance. D'autres avancent que les mouvements empêcheraient le liquide amniotique d'entrer dans les poumons, mais ces derniers sont étanches.

Le hoquet chez l'adulte pourrait venir de ces réflexes primitifs mais on explique pas alors que le fœtus présente des mouvements d'allure respiratoire normale[43].

Hoquet chez le bébé[modifier | modifier le code]

Il arrive souvent que le nourrisson attrape le hoquet après ses tétées pendant lesquelles il avale de l'air (aérophagie)

Le hoquet peut être très fréquent chez un bébé[44],[45],[46] et peut durer jusqu'à une demi-heure. Mais comme l'enfant ou l'adulte, le hoquet passager n'est ni dangereux, ni douloureux. Il n'est pas non plus le symptôme ou le signe d'une maladie.

Le hoquet arrive plus fréquemment chez un bébé que chez un adulte car un bébé mange ou boit en général trop vite, avec avidité, provoquant ainsi la dilatation de l'estomac, puis l'irritation du nerf phrénique.

Pour empêcher le hoquet, il faut alors éviter que le bébé prenne trop vite sa tétée ou son repas, en faisant des petites interruptions et en mangeant dans une atmosphère détendue et calme.

Contrairement à l'idée reçue, même s'il arrive plus fréquemment chez l'enfant, le hoquet ne fait pas grandir, et la croissance n'est pas une cause du hoquet.

Manifestations chez les autres animaux[modifier | modifier le code]

Des scientifiques ont observé le hoquet uniquement chez le rat, le lapin, les furets ou encore le chat. Il semblerait néanmoins que seuls les mammifères en fassent l'expérience[14].

Fréquence[modifier | modifier le code]

La fréquence du hoquet est très variable. Le nombre de « hics » peut ainsi varier de deux à soixante par minute[47].

Ordinairement, pour un hoquet bénin, la fréquence se trouve autour de 6 hics à la minute.

Origine évolutive[modifier | modifier le code]

Le système respiratoire de la grenouille est-il lié au hoquet ?

Une équipe de chercheurs français, de l'hôpital de la Salpêtrière à Paris, a suggéré en 2003 que le hoquet puisse avoir une origine évolutive, en particulier parce qu'on suppose l'existence d'un ancêtre aquatique commun aux animaux terrestres. Cet ancêtre hypothétique aurait possédé des branchies et une glotte, et aurait été capable de respirer à la fois sous l'eau et hors de l'eau à l'instar des amphibiens actuels. Pour respirer dans l'eau, ces derniers poussent l'eau à travers leurs branchies tout en fermant la glotte pour empêcher l'eau d'entrer dans leurs poumons, la ventilation branchiale du têtard ayant ainsi une homologie avec le hoquet et une analogie avec la tétée des nouveau-nés. D'après les chercheurs, le hoquet serait alors apparu en même temps que la disparition des branchies chez les animaux terrestres, étant la rançon d'un processus évolutif qui permet au mammifère nouveau-né de s'alimenter[10],[14].

Cette hypothèse n'a toutefois pas été prouvée.

Symbolisme et culture[modifier | modifier le code]

Citations[modifier | modifier le code]

  • Citations sur le hoquet :

« Bébé hoquetant,
Bébé bien portant »

— Anonyme

  • Citations poétiques[48] :

« Et les agonisants dans le fond des hospices
Poussaient leur dernier râle en hoquets inégaux. »

— Charles Baudelaire (les Fleurs du mal)

« La nausée métaphysique nous fait hoqueter des pourquoi. »

— Jean Rostand

« Quand un train passe sur une plaque tournante, les wagons ont l'air d'avoir le hoquet. »

— Jules Renard

« La colère est le hoquet de l'humeur. »

— Albert Brie

Bande dessinée et animation[modifier | modifier le code]

« Le hoquet est une maladie presque inguérissable... »

— Goscinny (Astérix et les Normands[49])

« La plupart des remèdes contre le hoquet sont faits pour amuser les autres. »

— Bill Watterson (Calvin et Hobbes)

Images[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le hoquet possède cependant d'autres définitions qui ne sont plus ou très rarement employés.
  2. Voir Dossier: le hoquet sur le site de France5
  3. Voir Le hoquet chronique sur le site d'Arte
  4. Définition écrite d'après Le Petit Robert (log. v 2.2)
  5. Dossier : Le hoquet, France 5
  6. Chair de poule, hoquet, pets et rots… les signaux du corps aux éditions milan junior
  7. hic, en latin, signifiait « ici » dans la locution hic est questio (« là est la question »). Aujourd'hui, le mot hic signifie un problème, un pépin.
  8. (en)Online Etymology Dictionary
  9. http://www.france5.fr/sante/connaitre/W00462/3/122034.cfm Arte
  10. a et b (en) BBC NEWS | Health | « Why we hiccup »
  11. a, b, c, d, e, f et g « Le hoquet » série Santé pratique, e-Santé : votre magazine santé avec e-sante.fr]
  12. prix Ig Nobel
  13. Contribution à l'étude du hoquet hystérique; Armand Moreau ; Henri Jouve éditeur ; 1895
  14. a, b, c et d Christian Straus et Thomas Similowski, « Le hoquet un héritage énigmatique », La Recherche, no 380,‎ Novembre 2004, p. 46-49
  15. (en) John Newsom Davis, « An experimental study of hiccup », Brain, vol. 93, no 4,‎ 1970, p. 851-872 (DOI 10.1093/brain/93.4.851)
  16. Livre Guinness des records 2001
  17. http://eureka.povlab.org/fiche.php?qid=35
  18. CAT.INIST
  19. Retenir sa respiration stoppe le hoquet
  20. Marie-Chstine Erlinger, Marie-Rose Lefèvre (journaliste)s, Chair de poule, hoquets, pets et rots… les signaux du corps, Éditions Milan junior
  21. a et b Le hoquet - Encyclopédie médicale - Doctissimo
  22. Quid 2006, p. 95 (catégorie médecine)
  23. a, b, c, d, e et f Dr Lyonel Rossant, Dr Jacqueline Rossant-Lumbroso, « Le hoquet » (consulté le 15 novembre 2009)
  24. Sophie Noachovitch, validé par le Dr Frédéric Amarger, « Comment arrêter le hoquet ? », Medicalorama,‎ 7 mai 2008 (consulté le 15 novembre 2009)
  25. (en) Francis M. Fesmire, « Termination of intractable hiccups with digital rectal massage », Annals of Emergency Medicine, vol. 17, no 8,‎ août 1988, p. 872 (ISSN 0196-0644 et 1097-6760, PMID 3395000)
  26. (en) Majed Odeh, Harry Bassan et Arie Oliven, « Termination of intractable hiccups with digital rectal massage (case report) », Journal of Internal Medicine, vol. 227, no 2,‎ février 1990, p. 145–146 (ISSN 0954-6820 et 1365-2796, PMID 2299306, DOI 10.1111/j.1365-2796.1990.tb00134.x)
  27. (en) Majed Odeh et Arie Oliven, « Hiccups and Digital Rectal Massage », Archives of Otolaryngology - Head & Neck Surgery, vol. 119, no 12,‎ décembre 1993, p. 1383 (ISSN 0886-4470 et 1538-361X, PMID 17431994, résumé)
  28. (en) « Winners of the Ig® Nobel Prize: The 2006 Ig Nobel Prize Winners », sur Improbable Research.
  29. Le hoquet chronique - ARTE
  30. (en) « Retrospective analysis of hiccups in patients at a… » J Natl Med Assoc. 2002 - PubMed Result
  31. (en)http://www.straightdope.com/classics/a5_118.html
  32. hoquet
  33. Le hoquet, quelques fois en lien avec le cancer.
  34. http://uhcd.chra.free.fr/diumu/hocquet.ppt Animation Power Point
  35. Please title this page. (Page 5)
  36. hoquet
  37. Estragon : tout sur l'estragon, recettes, saison de l'estragon sur L'Internaute
  38. (en) S. Launois et al., « Hiccup in adults : an overview », The European Respiratory Journal, vol. 6, no 4,‎ avril 1993, p. 563-75. (PMID 8491309)
  39. (en) K. Mariën et D. Havlak, « Baclofen with famotidine for intractable hiccups », European Respiratory Journal, vol. 10, no 9,‎ 1997, p. 2188-2188 (DOI 10.1183/09031936.97.10092188)
  40. Chronique Santé
  41. hiccup (en)
  42. (en) http://www.newscientist.com/article.ns?id=dn3355
  43. (en) de Vries JIP, Visser GHA et col, « The emergence of fetal behaviour », Early Human Development, vol. 7, no 4,‎ 1982, p. 301-322
  44. « Bébé a souvent le hoquet, pourquoi? », sur http://www.infobebes.com (consulté le 28 mai 2012)
  45. Ce qui peut vous étonner - Medisite, l'internet au service de la santé
  46. Hoquet du nourrisson.
  47. France 5 : Le magazine de la santé - Le hoquet (Dossier : Le hoquet)
  48. Citation hoquet - 4 citations sur le thème hoquet - Dicocitations ™
  49. Astérix et les Normands : étude de l'album

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Chair de poule, hoquet, pets et rots… Les signaux du corps, Marie-Christine Erlinger et Marie-Rose Lefèvre, Éditions Milan Junior, 2001, ISBN 2-7459-0270-9, p. 6-7 Le hoquet.
  • Comment bien vivre avec son corps, Marie Bertherat, Éditions Albin Michel-Jeunesse, 2003, ISBN 2-226-14090-5, p. 123-125 J'ai le hoquet.