Prix Ig Nobel

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Prix Ig Nobel
Organisateur The Annals of Improbable Research
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Date de création 1991
Site officiel (en) http://improbable.com/

Le prix Ig Nobel (qui peut être prononcé Ignobel, car nommé ainsi par jeu de mots entre « prix Nobel » et l'adjectif « ignoble ») est un prix parodique décerné à des personnes dont les « découvertes » ou les « accomplissements » peuvent apparaître bizarres, drôles ou absurdes. Parfois dépréciatifs et critiques, les prix sont destinés à célébrer l'insolite, honorer l'imagination et stimuler l'intérêt dans les sciences, la médecine, et la technologie.

Principe[modifier | modifier le code]

Électroaimant de Bitter : cette grenouille en lévitation grâce à un dispositif magnétique a fait l'objet du prix Ig Nobel de physique 2000.

L'énoncé officiel[1] dit que ces prix sont avant tout destinés à éveiller la curiosité du public pour la science en général, bien qu’ils puissent parfois prendre une valeur dénonciatrice (voir partie sur les critères).

« Les prix Ig Nobel couronnent des prouesses qui font rire les gens au premier abord, et les font ensuite réfléchir. Ces prix ont pour but de rendre hommage à l'originalité et d'honorer l'imagination — ainsi que d'attiser l'intérêt des gens pour la science, la médecine et la technologie[2]. »

On peut ajouter à cela que la futilité de certains travaux primés peut n'être qu'apparente : ainsi, l'étude de 2006 relative aux spaghettis (évoquée plus loin dans cet article) permet de répondre à une question posée par Pierre-Gilles de Gennes et semble trouver des applications en architecture[3].

L'expression reprend le nom d'une revue irrévérencieuse des années 1960, The Journal of Unreproducible Results, que la revue Planète avait fait connaître alors en France. Dix prix sont donnés chaque année à quelques personnes qui ont fait des choses remarquablement bêtes – parfois admirables, mais parfois pas. Les prix sont présentés à l'université Harvard avec le patronage de la revue d'humour en science Annals of Improbable Research.

Le nom est un jeu de mots en référence au prix Nobel : en anglais, « Ig Nobel » se prononce approximativement comme le mot « ignoble ».

Les premiers prix Ig Nobel ont été remis en 1991.

En 2010, un ancien lauréat du prix Ig Nobel a reçu le prix Nobel de physique (Andre Geim, prix Ig Nobel pour la lévitation d'une grenouille ; prix Nobel pour son travail sur les graphènes)[4].

Critères[modifier | modifier le code]

Le prix est décerné une fois par an, mais les domaines sont variables. Les domaines possibles sont toutes les branches de la science, ou tous les domaines proches de ceux pour lesquels il existe un prix Nobel. Cela inclut la psychologie, les mathématiques (absentes notables du prix Nobel) ou l'informatique. Le prix est décerné chaque année, dans des domaines choisis par les jurés suivant ce que l'actualité a fourni.

On peut distinguer plusieurs types de travaux susceptibles de recevoir un prix Ig Nobel. Tout d'abord les recherches concluantes, mais répondant à une question qui semble n'avoir que peu d'intérêt, voire être risible, par rapport à l'effort fourni. C'est la situation la plus courante pour les authentiques chercheurs recevant un prix. Dans ce cas-là, les lauréats viennent parfois recevoir leur prix, comme Basile Audoly et Sébastien Neukirch en 2006. Le prix peut également récompenser l'humour volontaire.

Dans d'autres cas, le prix est plutôt une critique vis-à-vis du lauréat. Dans un registre humoristique, un prix peut être décerné pour un événement remarquable, de manière ironique : prix Ig Nobel de la paix en 1996 au président Jacques Chirac pour sa reprise des essais d'armes nucléaires ; prix Ig Nobel d'économie aux dirigeants d'Enron pour les mensonges de leur comptabilité. Enfin, le prix peut être décerné à des recherches avec un effet d'annonce important mais finalement non confirmées alors qu'elles annonçaient initialement des résultats spectaculaires (comme le prix décerné pour la « découverte » de la mémoire de l'eau).

Liste des prix Ig Nobel[modifier | modifier le code]

Voir la catégorie : Lauréat du prix Ig Nobel.

Prix décernés en 1991[modifier | modifier le code]

  • Chimie : Jacques Benveniste, chercheur français à l'INSERM et correspondant permanent de Nature, pour sa conviction tenace que l'eau est un liquide intelligent — la mémoire de l'eau — et pour avoir démontré de manière selon lui satisfaisante que l'eau est capable de retenir des événements bien après la disparition de toute trace de ces événements.
  • Médecine : Alan Kligerman, inventeur de soulagements digestifs, effaceur de vapeur, inventeur du Beano, pour ses travaux pionniers concernant les liquides anti-gaz qui préviennent les gonflements, les gaz, l'inconfort et la gêne.
  • Éducation : J. Danforth Quayle, homme politique américain, pour avoir démontré mieux que quiconque le besoin d'une éducation nationale.
  • Biologie : Robert Klark Graham, sélectionneur de graines et prophète de la théorie de la propagation, pour le développement d'une banque du choix de semence, une banque du sperme qui n'accepte que des Prix Nobel et des champions olympiques.
  • Économie : Michael Milken, personnalité importante de Wall Street et père des obligations pourries, auprès de qui le monde est endetté.
  • Littérature : Erich von Däniken, raconteur visionnaire et auteur des Chars des Dieux, pour avoir expliqué comment la civilisation humaine a été influencée par d'anciens astronautes extra-terrestres.
  • Paix : Edward Teller, père de la bombe à hydrogène et amateur du système d'armes « guerre des étoiles », pour avoir consacré sa vie à changer la signification du mot « paix ».
  • Physique : Thomas M. Kyle, pour sa découverte de l'élément le plus lourd de l'univers, l'Administratium, qui comprend un neutron, huit neutrons-assistants, 35 vice-neutrons et 256 vice-neutrons-assistants.

Prix décernés en 1992[modifier | modifier le code]

  • Médecine : F. Kanda, E. Yagi, M. Fukuda, K. Nakajima, T. Ohta et O. Nakata du centre de recherche Shiseido de Yokohama, pour leur étude pionnière Découverte des composants chimiques responsables de la mauvaise odeur des pieds, et particulièrement pour leur conclusion que les gens qui pensent sentir des pieds sentent, et que les autres ne sentent pas.
  • Archéologie : les Éclaireuses Éclaireurs de France, nettoyeurs de graffitis, pour avoir effacé les peintures rupestres de la grotte de Mayrière supérieure, près du village de Bruniquel.
  • Économie : les investisseurs de la Lloyd's of London, héritiers de 300 ans de gestion prudente, pour leur tentative d'assurer le désastre en refusant de payer les pertes de leur compagnie.
  • Biologie : le docteur Cecil Jacobson, généreux donateur de sperme et prolifique patriarche de la banque du sperme, pour avoir mis au point une méthode simple permettant le contrôle de qualité d'une main.
  • Chimie : Ivette Bassa, fabriquant de choses colorées[Quoi ?], pour son rôle dans le couronnement de la chimie du vingtième siècle : la synthèse de la gelée alimentaire bleu clair.
  • Physique : David Chorley et Doug Bower, physiciens de basse énergie, pour leurs contributions à la théorie des champs basées sur la destruction géométrique de cultures anglaises.
  • Paix : Daryl Gates, ancien chef de la police de Los Angeles, pour sa méthode unique pour rassembler les gens.
  • Nutrition : les amateurs de corned-beef, consommateurs de nourriture en boîte, pour 54 années de digestion en vrac.
  • Littérature : Youri Stroutchkov, auteur de l'institut des composés organo-élémentaires de Moscou, pour les 948 papiers scientifiques qu'il a publiés entre 1982 et 1990, soit en moyenne un tous les 3,9 jours.
  • Art : conjointement à Jim Knowlton, homme de la renaissance moderne, pour son classique poster d'anatomie « Les pénis du règne animal », et à la fondation nationale pour les Arts[Laquelle ?] pour avoir encouragé M. Knowlton à continuer son ouvrage sous la forme d'un livre animé.

Prix décernés en 1993[modifier | modifier le code]

  • Psychologie : John Mack de l'école de médecine de Harvard et David Michael Jacobs de l'université de Temple pour leur démonstration selon laquelle les personnes croyant avoir été enlevées par des extra-terrestres l'ont probablement été — et spécialement pour leur conclusion : « Le but de l'enlèvement est la création d'enfants. »
  • Ingénierie de la consommation : Ron Popeil, inventeur et présentateur très régulier d'émissions de télévision nocturnes, pour avoir redéfini la révolution industrielle grâce à des outils comme le Veg-o-matic, le pêcheur de poche, Monsieur Microphone, ou le brouilleur d'œufs dans la coquille.
  • Biologie : Paul Williams Jr. du département Santé de l'État de l'Oregon et Kenneth W. Newell de l'école de médecine tropicale de Liverpool, chercheurs en biologie, pour leur étude inédite L'excrétion de salmonelle chez les cochons en vadrouille.
  • Économie : Ravi Batra de l'université méthodiste du Sud, économiste et auteur des best-sellers La grande dépression de 1990 et Survivre à la grande dépression de 1990, pour avoir vendu suffisamment de livres pour, à lui seul, empêcher l'effondrement de l'économie mondiale.
  • Paix : à la compagnie Pepsi-Cola des Philippines, pour avoir sponsorisé un concours pour faire un millionnaire, puis annoncé un faux numéro gagnant, incitant et unissant ainsi 800 000 candidats vainqueurs dans la protestation, et rassemblant plusieurs factions armées pour la première fois de l'histoire du pays.
  • Technologie futuriste : conjointement à Jay Schiffman de Farmington Hills, Michigan, inventeur de l'AutoVision, un dispositif de projection d'image permettant de conduire une voiture tout en regardant la télévision (dans le but d'empêcher le conducteur de se déconcentrer et de s'endormir), et à la législation de l'État du Michigan, qui l'a rendu légal.
  • Chimie : James et Gaines Campbell de Lookout Mountain, Tennessee, fournisseurs de fragrances, pour avoir inventé les bandes odorantes, une méthode permettant d'appliquer une odeur aux pages d'un magazine.
  • Littérature : E. Topol, R. Califf, F. Van de Werf, P. W. Armstrong, et leurs 972 coauteurs provenant d'Allemagne, Australie, Belgique, Canada, Espagne, États-Unis, France, Irlande, Israël, Luxembourg, Nouvelle-Zélande, Pays-Bas, Pologne, Royaume-Uni, Suisse, pour avoir publié un article de recherche médicale qui a cent fois plus d'auteurs que de pages dans The New England Journal of Medicine[5].
  • Mathématiques : Robert Faid de Greenville, Caroline du Sud, voyant en statistiques, pour avoir calculé les chances exactes (710 609 175 188 282 000 contre 1) que Mikhaïl Gorbatchev soit l'Antéchrist.
  • Physique : Corentin Louis Kervran (France), admirateur de l'alchimie, pour sa conclusion que le calcium des coquilles d'œufs de poulet est créé par un processus de fusion froide.
  • Médecine : James F. Nolan, Thomas J. Stillwell, et John P. Sands, Jr., médecins, pour leur mémoire de recherche, Gestion correcte d'un pénis coincé dans une fermeture éclair.

Prix décernés en 1994[modifier | modifier le code]

  • Biologie : W. Brian Sweeney, Brian Krafte-Jacobs, Jeffrey W. Britton et Wayne Hansen, pour leur étude L'homme de troupe constipé : fréquence parmi les troupes américaines déployées et plus spécialement pour leur analyse numérique de la fréquence de défécation.
  • Paix : John Hagelin de l'université de Maharishi et de l'institut de science, technologie et politique publique, qui a promu la pensée pacifique par sa conclusion expérimentale que 4 000 méditants entraînés pourraient causer une baisse de 18 % de la criminalité à Washington, D.C..
  • Médecine : ce prix a été décerné en deux parties :
    • au patient X, vétéran du corps des US Marine Corps, victime d'une morsure venimeuse de son serpent à sonnette domestique, pour son usage acharné de la thérapie des électrochocs ; à sa propre demande, les fils de commande d'une bougie ont été attachés à sa lèvre et le moteur de la voiture a tourné à 3 000 tours par minute pendant cinq minutes.
    • au docteur Richard C. Dart du Centre anti-poison des montagnes Rocheuses et au docteur Richard A. Gustafson du Centre d'hygiène de l'université d'Arizona, pour leur rapport médical Le non-fonctionnement des électrochocs contre le venin des serpents à sonnettes.
  • Entomologie : Robert A. Lopez de Westport, État de New York, vétérinaire, pour sa série d'expériences sur les acariens d'oreilles des chats, les insérant dans ses propres oreilles pour en observer et analyser les résultats.
  • Psychologie : Lee Kuan Yew, ancien Premier ministre de Singapour, praticien de la psychologie du renforcement négatif, pour son étude de trente ans sur les effets de la punition sur trois millions de citoyens de Singapour pour cracher et mâcher du chewing-gum dans la rue ou pour nourrir les pigeons.
  • Littérature : L. Ron Hubbard, auteur de science-fiction et fondateur de la Scientologie, pour son livre, La Dianétique.
  • Chimie : le sénateur du Texas Bob Glasgow, auteur de la loi de contrôle des drogues de 1989, qui rendit illégal l'achat sans autorisation de vases à bec, de fioles, de tubes à essais ou de tout autre verre de laboratoire.
  • Économie : Juan Pablo Davila du Chili, vendeur de futurs financiers[Quoi ?] et ancien employé de la compagnie nationale Codelco, pour avoir dit à son ordinateur de vendre quand il souhaitait acheter, puis tenté de récupérer ses pertes par des achats encore plus catastrophiques et qui finit par faire perdre 0,5 % du PNB chilien. La réussite de Davila a inspiré à ses concitoyens un nouveau verbe : « davilar », qui signifie « se manquer royalement ».
  • Mathématiques : l'Église baptiste sudiste de l'Alabama, mesureurs mathématiques de moralité, pour ses estimations comté par comté du nombre de citoyens d'Alabama destinés à l'enfer sans repentir.

Prix décernés en 1995[modifier | modifier le code]

  • Nutrition : John Martinez de J. Martinez & Co à Atlanta, Géorgie, pour le café Luwak, un café Indonésien, le café le plus cher du monde, qui vient de graines de café avalées et expulsées par le luwak, le cousin indonésien de la civette.
  • Physique : D.M.R. Georget, R. Parker, et A.C. Smith, de l'institut de recherche sur la nourriture, Norwich, Angleterre, pour leur analyse des céréales de petit déjeuner détrempées.
  • Économie : conjointement à Nick Leeson et à ses supérieurs de la banque de Barings et à Robert Citron du comté d'Orange, Californie, pour l'usage du calcul de produits dérivés dans la démonstration des limites de toute institution financière.
  • Médecine : Marcia E. Buebel, David S. Shannahoff-Khalsa, et Michael R. Boyle, pour leur étude intitulée Les effets de la respiration forcée par une seule narine sur la connaissance.
  • Littérature : David B. Busch et James R. Starling, de Madison, Wisconsin, pour leur mémoire de recherche Corps étrangers rectaux : étude de cas et revue de détails de la littérature mondiale. Ils citent notamment, entre autres : sept ampoules électriques, un fusil à affûter, deux ampoules de flash, une boîte à tabac, une bouteille d'huile avec un bouchon en patate, onze fruits et légumes différents, une scie de bijoutier, une queue de cochon congelée, une coupe en fer blanc, un verre à bière, et le cumul de la part d'un patient de lunettes, d'une clef de valise, d'une poche à tabac et d'un magazine.
  • Paix : au parlement national de Taïwan, qui a montré que les politiciens gagnent plus en se battant entre eux qu'en faisant la guerre à d'autres pays.
  • Psychologie : Shigeru Watanabe, Junko Sakamoto, et Masumi Wakita, de l'université de Keio, pour avoir appris à des pigeons à faire la différence entre les tableaux de Picasso et ceux de Monet.
  • Santé publique : Martha Kold Bakkevig de Sintef Unimed à Trondheim, Norvège, et Ruth Nielson l'université technique du Danemark, pour leur étude L'impact de sous-vêtements mouillés sur la thermorégulation et sur le confort thermique dans le froid.
  • Médecine dentaire : Robert H. Beaumont, de Shoreview, Minnesota, pour son étude Les préférences du patient : fil dentaire ciré ou non ciré ?
  • Chimie : Bijan Pakzad de Beverly Hills, pour avoir créé l'eau de Cologne et le parfum ADN, qui ne contiennent ni l'un ni l'autre d'acide désoxyribo-nucléique, mais sont tous deux vendus dans une bouteille en double hélice.

Prix décernés en 1996[modifier | modifier le code]

  • Biologie : Anders Barheim et Hogne Sandvik de l'université de Bergen, Norvège, pour leur étude Les effets de la bière, de l'ail et la crème aigre sur l'appétit des sangsues.
  • Médecine : James Johnston de RJ Reynolds Tobacco Company, Joseph Taddeo de US Tobacco, Andrew Tisch de Lorillard, William Campbell de Philip Morris, Edward A. Horrigan de Liggett Group, Donald S. Johnston de American Tobacco Company et Thomas E. Sandefur, Jr., président de Brown et Williamson Tobacco Company, pour avoir découvert que la nicotine n'entraîne pas de dépendance, et l'avoir présentée devant le Congrès des États-Unis.
  • Physique : Robert Matthews de l'université d'Aston, Angleterre, pour ses études sur la loi de Murphy, et particulièrement pour sa démonstration que la tartine tombe souvent du côté beurré.
  • Paix : Jacques Chirac, président de la République française, pour avoir célébré le cinquantième anniversaire des bombardements de Hiroshima et Nagasaki en reprenant les essais nucléaires français dans le Pacifique.
  • Santé publique : Ellen Kleist de Nuuk, Groenland et Harald Moi d'Oslo, Norvège, pour leur étude médicale transmission de la gonorrhée par les poupées gonflables.
  • Chimie : George Goble de l'université Purdue, pour son record du monde d'allumage de barbecue (trois secondes) en utilisant du charbon et de l'oxygène liquide.
  • Biodiversité : Chonosuke Okamura du laboratoire Okamura des fossiles à Nagoya, Japon, pour avoir découvert les fossiles de dinosaures, de chevaux, de dragons, de princesses, et de plus de mille autres « mini-espèces » éteintes, mesurant toutes moins d'un quart de millimètre de longueur.
  • Littérature : aux éditeurs du journal Social Text, pour avoir publié des recherches qu'ils ne comprenaient pas, dont l'auteur disait qu'elles ne voulaient rien dire, et qui disaient que la réalité n'existe pas.
  • Économie : Dr. Robert J. Genco de l'université de Buffalo, pour avoir découvert que « les tensions économiques sont annonciatrices de maladies parondontales destructives ».
  • Art : Don Featherstone de Fitchburg, Massachusetts, pour son invention décorative du flamant rose en plastique.

Prix décernés en 1997[modifier | modifier le code]

  • Biologie : T. Yagyu et ses collègues de l'hôpital universitaire de Zurich, Suisse, de l'université de médecine Kansai, à Ôsaka, Japon, et des Recherches en technologies des neurosciences à Prague, République tchèque, pour leurs mesures de l'activité cérébrale au cours de la mastication de différents goûts de chewing-gums.
  • Entomologie : Mark Hostetler de l'université de Floride, pour son livre d'école intitulé Cette bouillie sur votre voiture, qui permet d'identifier les impacts d'insectes sur les pare-brise d'automobiles.
  • Astronomie : Richard Hoagland du New Jersey, pour avoir identifié des éléments artificiels sur d'autres astres, notamment un visage humain sur Mars et des gratte-ciels de quinze kilomètres de hauteur sur la face cachée de la lune.
  • Communications : Sanford Wallace, président de la Cyber Promotions de Philadelphie, qui a fait parvenir du spam sur toute la planète.
  • Physique : John Bockris de l'université A&M du Texas, pour ses réussites variées dans les domaines de la fusion froide, de la transmutation d'éléments simples en or, et de l'incinération électro-chimique des déchets domestiques.
  • Littérature : Doron Witztum, Eliyahu Rips et Yoav Rosenberg, Israël, et Michael Drosnin, États-Unis, pour leur découverte statistique tirée par les cheveux que la Bible dissimule un code secret.
  • Médecine : Carl J. Charnetski et Francis X. Brennan, Jr. de l'université de Wilkes, et James F. Harrison de Muzak Ltd. à Seattle, État de Washington, pour avoir découvert qu'écouter de la musique d'ascenseur Muzak stimule la production d'immunoglobuline A, et donc peut aider à combattre le rhume.
  • Économie : Akihiro Yokoi de la compagnie Wiz à Chiba, Japon et Aki Maita de la société Bandai à Tôkyô, père et mère du Tamagotchi, qui a détourné des millions d'heures-travail vers le pouponnage d'animaux virtuels.
  • Paix : Harold Hillman de l'université du Surrey, Angleterre, pour son étude La douleur éventuellement ressentie durant l'exécution par différentes méthodes.
  • Météorologie : Bernard Vonnegut de l'université d'État d'Albany, pour son rapport Le plumage des poulets comme mesure de la vitesse des vents des tornades.

Prix décernés en 1998[modifier | modifier le code]

  • Ingénierie et sécurité : Troy Hurtubise, de North Bay, Canada, pour avoir développé et testé personnellement une armure à l'épreuve des grizzlys.
  • Biologie : Peter Fong de l'école technique de Gettysburg, Pennsylvanie, pour sa contribution au bien-être des palourdes à l'aide du Prozac.
  • Paix : Atal Bihari Vajpayee, premier ministre d'Inde et Nawaz Sharif, premier ministre du Pakistan, pour leurs explosions « pacifiques » de bombes atomiques[6].
  • Chimie : Jacques Benveniste (France) pour son affirmation que l'eau a une mémoire et que ses propriétés pouvaient être transmises par des vecteurs ondulatoires appropriés et notamment via le téléphone et Internet[7]. A noter que Benveniste a également remporté le prix Ig Nobel de chimie en 1991.
  • Science de l'éducation : Dolores Krieger, professeur à l'université de New York, pour sa démonstration de l'importance du contact thérapeutique, une méthode dans laquelle les infirmiers manipulent les champs d'énergie des patients en évitant précautionneusement tout contact physique avec eux.
  • Statistiques : Jerald Bain de l'hôpital du Mont Sinaï à Toronto et Kerry Siminoski de l'université d'Alberta pour leur étude La relation entre taille, pointure et longueur du pénis.
  • Physique : Deepak Chopra du centre Chopra du bien-être, à La Jolla, Californie, pour son interprétation de la physique quantique appliquée à la vie, la liberté et la poursuite du bonheur économique.
  • Économie : Richard Seed de Chicago pour ses efforts visant à entretenir l'économie mondiale en se clonant ainsi que d'autres êtres humains.
  • Médecine : au patient X et à ses docteurs, Caroline Mills, Meirion Llewelyn, David Kelly, et Peter Holt, de l'hôpital royal de Gwent, à Newport, Pays de Galles, pour leur étude médicale Un homme qui s'est piqué le doigt et a dégagé une odeur putride pendant cinq ans.
  • Littérature : au docteur Mara Sidoli de Washington, DC, pour son étude Péter : une défense contre les peurs inavouables.

Prix décernés en 1999[modifier | modifier le code]

  • Sociologie : Steve Penfold, de l'université de York à Toronto, pour sa thèse de doctorat sur la sociologie des boutiques de beignets canadiennes.
  • Physique : le docteur Len Fisher de Bath, Angleterre et Sydney, Australie pour avoir calculé la meilleure façon de tremper un biscuit, et le professeur Jean-Marc Vanden-Broeck de l'université d'East Anglia, Angleterre pour avoir calculé comment faire un bec de théière qui ne goutte pas.
  • Littérature : l'institut britannique de standardisation pour sa spécification de six pages (BS-6008) concernant la bonne façon de faire une tasse de thé (cf. ISO 3103).
  • Sciences de l'éducation : les Bureaux de l'Éducation des États du Kansas et du Colorado, pour avoir indiqué que les enfants ne devraient plus croire à la théorie de l'évolution de Darwin, ni à la théorie de la gravitation de Newton, ni la théorie de l'électromagnétisme de Faraday et Maxwell, ni la théorie de Pasteur selon laquelle les microbes causent des maladies.
  • Médecine : le docteur Arvid Vatle de Stord, Norvège, pour avoir collectionné, classé et contemplé quelle sorte de récipients ses patients choisissaient pour amener des échantillons d'urine.
  • Chimie : Takeshi Makino, président de l'Agence des détectives pour la sécurité à Osaka, Japon, pour son implication dans S-Check, un spray de détection d'infidélités que les femmes peuvent appliquer sur les sous-vêtements de leur mari.
  • Biologie : au docteur Paul Bosland, directeur de l'Institut du piment, université de l'État du Nouveau-Mexique à Las Cruces, pour avoir créé un piment jalapeño non épicé.
  • Protection de l'environnement : Hyuk-ho Kwon de la compagnie Kolon de Séoul, Corée, pour avoir inventé un costume autoparfumant.
  • Paix : Charl Fourie et Michelle Wong de Johannesburg, Afrique du Sud, pour l'invention d'une alarme anti-vol d'automobile équipée d'un lance-flammes.
  • Hygiène : George et Charlotte Blonsky de New York et San Jose, Californie, pour leur système[8] pour aider les femmes à accoucher : la femme est attachée sur une table circulaire, qui est mise en rotation à haute vitesse.

Prix décernés en 2000[modifier | modifier le code]

  • Psychologie : David Dunning de l'université Cornell et Justin Kreuger de l'université de l'Illinois, pour leur étude Incapables et inconscients de l'être : comment la difficulté de reconnaître sa propre incompétence mène à une surévaluation de soi.
  • Littérature : Jasmuheen (précédemment connue comme Ellen Greve) d'Australie, première dame du Breatharianism (« respirianisme »), pour son livre Vivre de lumière, qui explique que même si certaines personnes mangent de la nourriture, elles n'en ont pas vraiment besoin.
  • Biologie : Richard Wassersug de l'université de Dalhousie, pour son rapport Comparaison du goût de têtards des saisons sèches au Costa Rica.
  • Physique : Andre Geim de l'université de Nimègue (Pays-Bas) et Sir Michael Berry de l'université de Bristol (Royaume-Uni), pour l'utilisation d'aimants pour faire léviter une grenouille. Par ailleurs, Andre Geim recevra en 2010 le prix Nobel de physique pour ses travaux sur le graphène, faisant de lui le seul primé de l'Ig Nobel à recevoir également un véritable prix Nobel.
  • Chimie : Donatella Marazziti, Alessandra Rossi, et Giovanni B. Cassano de l'université de Pise (Italie), et Hagop S. Akiskal de l'université de Californie (États-Unis), pour avoir découvert que, d'un point de vue biochimique, l'amour romantique ne peut pas être distingué d'un trouble obsessionnel compulsif.
  • Économie : le révérend Sun Myung Moon, pour avoir apporté efficacité et croissance à l'industrie du mariage de masse avec, selon ses chiffres, le mariage de 36 couples en 1960, de 430 couples en 68, de 1 800 couples en 75, de 6 000 couples en 82, de 30 000 couples en 92, de 360 000 couples en 95 et finalement 36 000 000 de couples en 1997.
  • Médecine : Willibrord Weijmar Schultz, Pek van Andel, et Eduard Mooyaart de Groningen, Pays-Bas, et Ida Sabelis d'Amsterdam, pour leur étude Imagerie par résonance magnétique des organes sexuels masculin et féminin pendant le coït et l'excitation sexuelle féminine.
  • Informatique : Chris Niswander de Tucson, Arizona, pour l'invention de PawSense[9] (« Sensation de Patte »), logiciel qui détecte si un chat marche sur le clavier de votre ordinateur.
  • Paix : la Royal Navy, pour avoir ordonné à ses marins de ne plus utiliser de vrais obus de canon et de se contenter de crier « Bang ! »
  • Santé publique : Jonathan Wyatt, Gordon McNaughton, et William Tullet de Glasgow (Écosse), pour leur étude, L'affaissement de toilettes à Glasgow.

Prix décernés en 2001[modifier | modifier le code]

  • Médecine : Peter Barss de l'université McGill, pour son rapport médical sur les blessures dues à des chutes de noix de coco.
  • Physique : David Schmidt de l'université du Massachusetts pour sa réponse partielle à la question : Pourquoi les rideaux de douche se gonflent-ils vers l'intérieur ?.
  • Biologie : Buck Weimer de Pueblo, Colorado, pour l'invention de sous-vêtements étanches équipés d'un charbon supprimant les mauvaises odeurs des gaz avant qu'ils ne s'échappent.
  • Économie : Joel Slemrod, de l'école de commerce de l'université du Michigan, et Wojciech Kopczuk, de l'université de Colombie britannique, pour leur conclusion selon laquelle les gens trouvent un moyen de reporter leur mort si cela peut leur accorder une diminution de l'impôt sur les successions.
  • Littérature : John Richards de Boston, Angleterre, fondateur de la société de protection de l'apostrophe, pour ses efforts pour protéger, promouvoir et défendre les différences entre pluriel et possessif en anglais.
  • Psychologie : Lawrence W. Sherman de l'université de Miami, Ohio, pour son mémoire de recherche Une étude écologique de la jubilation dans les petits groupes d'enfants pré-scolaires.
  • Astrophysique : Dr. Jack et Rexella Van Impe du ministère Jack Van Impe à Rochester Hills, Michigan, pour leur découverte selon laquelle les trous noirs remplissent toutes les conditions techniques pour abriter l'enfer.
  • Paix : Viliumas Malinauskus de Grutas, Lituanie, pour la création du parc d'attractions Le monde de Staline.
  • Technologie : conjointement décerné à John Keogh de Hawthorn, État de Victoria, Australie, pour avoir breveté la roue en 2001, et au Bureau australien des brevets qui lui a accordé le brevet d'innovation numéro 2001100012.
  • Santé publique : Chittaranjan Andrade et B.S. Srihari de l'Institut national de la santé mentale et des neurosciences, Bangalore, Inde, pour leur découverte médicale selon laquelle se curer le nez est une activité courante chez les adolescents.

Prix décernés en 2002[modifier | modifier le code]

  • Biologie : Norma E. Bubier, Charles G.M. Paxton, Phil Bowers, et D. Charles Deeming (Angleterre) pour leur étude sur le Comportement nuptial des autruches vis-à-vis des humains dans les conditions agricoles en Grande-Bretagne.
  • Physique : Arnd Leike (Allemagne) pour sa Démonstration de l'application de la loi de dégradation exponentielle à partir de la mousse de bière.
  • Recherche interdisciplinaire : Karl Kruszelnicki (Australie) pour son Enquête complète sur les poils de nombril.
  • Chimie : Theo Gray (États-Unis) pour l'assemblage de plusieurs éléments de la table périodique sous forme d'une « table périodique en table à quatre pattes ».
  • Mathématiques : K. P. Sreekumar le feu G. Nirmalan (Inde) pour leur rapport analytique « estimant la superficie totale de l'éléphant indien ».
  • Littérature : David S. Kreiner (États-Unis) pour son rapport sur « les effets des surlignements inopportuns pré-existants sur la compréhension de la lecture »
  • Paix : Keita Sato, Matsumi Suzuki, Norio Kogure (Japon) pour la promotion de la paix et de l'harmonie entre espèces en inventant le « Bow-lingual », une machine de traduction automatique entre les hommes et les chiens.
  • Hygiène : Eduardo Segura (Espagne) pour son invention d'une machine à laver pour les chiens et les chats.
  • Économie : aux présidents, directeurs et auditeurs de plusieurs compagnies (la plupart américaines) tels que Enron, Lernout & Hauspie, Kmart, Maxwell Communications, Merrill Lynch, Merck, WorldCom, Xerox et Arthur Andersen, pour leur adaptation du concept mathématique des nombres imaginaires au service du monde des affaires.
  • Médecine : Chris McManus (Angleterre) pour son étude de « l'asymétrie scrotale des hommes dans les statues anciennes ».

Prix décernés en 2003[modifier | modifier le code]

  • Ingénierie : John Paul Stapp, Edward A. Murphy Jr., et George Nichols, pour avoir conjointement donné naissance en 1949 à la loi de Murphy, dont le principe de base est : « s'il y a une ou plusieurs manières de faire quelque chose, et qu'une de ces manières peut aboutir à une catastrophe, alors quelqu'un l'emploiera ».
  • Physique : Jack Harvey, John Culvenor, Warren Payne, Steve Cowley, Michael Lawrance, David Stuart, et Robyn Williams, Australie, pour leur rapport Analyse des forces nécessaires pour traîner un mouton sur différentes surfaces.
  • Médecine : Eleanor Maguire, David Gadian, Ingrid Johnsrude, Catriona Good, John Ashburner, Richard Frackowiak, et Christopher Frith de l'université de Londres, pour la mise en évidence que les cerveaux de conducteurs de taxis londoniens sont plus fortement développés que ceux de leurs concitoyens.
  • Littérature : John Trinkaus, de l'École d'affaires de Zicklin, New York, pour avoir méticuleusement rassemblé des données et édité plus de 80 rapports détaillés sur différents sujets tels que :
    • quel pourcentage de jeunes portent des casquettes de baseball avec les visières à l'arrière plutôt qu'à l'avant ;
    • quel pourcentage de piétons portent des chaussures de sport qui sont blanches plutôt que d'une autre couleur ;
    • quel pourcentage de nageurs boivent la tasse du côté peu profond d'une piscine plutôt que du côté profond ;
    • quel pourcentage d'automobilistes s'arrêtent presque, mais pas complètement, à un signal stop ;
    • quel pourcentage de banlieusards portent des attachés-cases ;
    • quel pourcentage des clients excèdent exprès le nombre d'articles autorisés dans la file d'attente d'un supermarché ;
    • quel pourcentage d'étudiants détestent le goût des choux de Bruxelles.
  • Chimie : Yukio Hirose de l'université de Kanazawa, pour ses investigations sur une statue de bronze, dans la ville de Kanazawa, qui n'attire pas les pigeons.
  • Économie : Karl Schwärzler et l'État du Liechtenstein, pour avoir rendu possible la location du pays entier pour des congrès, mariages, et autres rassemblements.
  • Multidiscipline : Stefano Ghirlanda, Liselotte Jansson, et Magnus Enquist de l'université de Stockholm, pour leur rapport Les poulets préfèrent les beaux humains.
  • Paix : Lal Bihari de l'Uttar Pradesh en Inde, pour sa triple réalisation :
    • avoir mené une vie active alors qu'il avait été reconnu officiellement décédé en 1976
    • avoir mené une campagne posthume acharnée contre l'inertie bureaucratique
    • avoir créé l'association des personnes décédées.
  • Psychologie : Gian Vittorio Caprara et Claudio Barbaranelli de l'université de Rome, et Philip Zimbardo de l'université Stanford, pour leur rapport Les esprits simples de politiciens.
  • Biologie : C.W. Moeliker du Natuurmuseum Rotterdam, pour son rapport sur le premier cas scientifiquement observé de nécrophilie homosexuelle chez le canard colvert.

Prix décernés en 2004[modifier | modifier le code]

  • Médecine : Steven Stack et James Gundlach (États-Unis) pour leur rapport publié sur L'effet de la musique country sur le suicide.
  • Physique : Ramesh Balasubramaniam (Canada) et Michael Turley (États-Unis) pour leur exploration et explication des dynamiques du hula hoop.
  • Hygiène : Jillian Clarke (États-Unis) pour son investigation sur la vérité scientifique de la « règle des cinq secondes », au sujet de la question de manger des aliments tombés au sol.
  • Chimie : la compagnie Coca-Cola de Grande-Bretagne, pour son usage de la technologie avancée pour convertir l'eau contaminée de la Tamise en Dasani, une eau minérale embouteillée, mais qu'il a fallu finalement retirer des étalages, à cause de la présence d'un produit cancérigène.
  • Ingénierie : Donald J. et Frank J. Smith (États-Unis), pour avoir breveté le « combover » (mot anglais désignant une méthode de coiffure permettant aux chauves d'utiliser les quelques cheveux qui leur restent pour camoufler leur calvitie).
  • Littérature : The American Nudist Research Library (Kissimmee, Floride, États-Unis), pour la préservation de l'histoire nudiste « afin que tout le monde puisse la voir ».
  • Psychologie : Daniel Simon et Christopher Chabris, pour avoir démontré que quand les gens concentrent leur attention sur quelque chose, il est très facile d'oublier tout le reste, y compris une femme déguisée en gorille.
  • Économie : le Vatican, pour avoir sous-traité des prières en Inde.
  • Paix : Daisuke Inoue (Japon), pour l'invention du karaoké, fournissant ainsi une nouvelle méthode pour que les gens apprennent à se tolérer.
  • Biologie : Ben Wilson et Lawrence Dill (Canada), Robert Batty (Écosse), Magnue Wahlberg (Danemark), et Hakan Westenberg (Suède), pour leur démonstration de la communication des harengs au moyen de pets.

Prix décernés en 2005[modifier | modifier le code]

  • Histoire de l'agriculture : James Watson, université de Massey (Nouvelle-Zélande), pour La signification des pantalons explosifs de M. Richard Buckley : réflexions sur un aspect des changements technologiques chez les journaliers de Nouvelle-Zélande entre les deux guerres mondiales.
  • Physique : John Mainstone et Thomas Parnell, université de Queensland (Australie), pour avoir observé s'égoutter du goudron solidifié dans un entonnoir, au rythme d'environ une goutte tous les neuf ans, depuis 1927. Il s'agit de l'expérience de la goutte de poix.
  • Médecine : Gregg A. Miller, d'Oak Grove, Missouri, pour avoir inventé les « Neuticles », remplacement artificiel de testicules de chiens, disponibles en 3 tailles et 3 consistances[10].
  • Littérature : les arnaqueurs « nigérians » pour leur inventivité dans la création de personnages fictifs destinés à extorquer de l'argent[11].
  • Paix : Claire Rind et Peter Simmons, université de Newcastle, pour avoir étudié l'activité cérébrale d'une sauterelle pendant qu'elle regardait le film Star Wars.
  • Économie : Gauri Nanda, du MIT, pour avoir inventé un réveil qui s'enfuit et se cache, de manière répétitive, pour s'assurer que le dormeur se lève.
  • Chimie : Edward Cussler et Brian Gettelfinger, université du Minnesota, pour avoir répondu à la question « les gens nagent-ils plus vite dans le sirop ou dans l'eau ? ».
  • Biologie : Benjamin Smith de l'université d'Adélaïde et de l'université de Toronto, la société de parfums Firmenich de Genève, ChemComm Enterprises de Archamps (France), Craig Williams de l'université James Cook et de l'université d'Australie du Sud, Michael Tyler de l'université d'Adélaïde, Brian Williams de l'université d'Adélaïde et Yoji Hayasaka de l'institut de recherche australien du vin, pour la classification des odeurs de 131 espèces de grenouilles lorsqu'elles sont stressées.
  • Nutrition : le docteur Yoshirō Nakamatsu, Tokyo, pour avoir photographié et analysé rétrospectivement ses repas durant 34 ans.
  • Dynamique des fluides : Victor Benno Meyer-Rochow de l'université de Brême et de l'université d'Oulu (Finlande) et József Gál de l'Université Loránd Eötvös (Hongrie), pour avoir évalué la pression à l'intérieur des manchots pendant la défécation.

Prix décernés en 2006[modifier | modifier le code]

  • Ornithologie : Ivan R. Schwab et Philip R.A. May, université de Californie, pour leurs travaux expliquant pourquoi les pic verts ne sont pas sujets aux maux de tête.
  • Nutrition : Wasmia Al-Houty de l'université du Koweït et Faten Al-Mussalam de l'autorité publique pour l'environnement du Koweït, pour l'étude des préférences gustatives du scarabée bousier.
  • Paix : Howard Stapleton de Merthyr Tydfil (Pays de Galles), pour l'invention d'un appareil émettant un son insupportable audible uniquement par les jeunes de moins de 20 ans.
  • Acoustique : D. Lynn Halpern, Randolph Blake et James Hillenbrand de la Northwestern University (Chicago), pour avoir expliqué pourquoi le crissement des ongles sur un tableau noir est désagréable à l'oreille.
  • Mathématiques : Nic Svenson et Piers Barnes, de l'organisation australienne du Commonwealth pour la science et la recherche, pour leur calcul du nombre de photos qu'il est nécessaire de prendre pour être (presque) certain que personne dans une photo de groupe n'aura les yeux fermés.
  • Littérature : Daniel Oppenheimer de l'université de Princeton, pour son rapport Conséquences de l'utilisation abusive de la langue vernaculaire érudite : les problèmes de l'utilisation de mots longs sans nécessité.
  • Médecine : Francis M. Fesmire de l'université de Tennessee, pour son rapport d'étude clinique sur le soulagement des hoquets tenaces par massage rectal digital.
  • Physique : Basile Audoly et Sébastien Neukirch de l'université Pierre et Marie Curie (Paris), pour leurs recherches expliquant pourquoi les spaghettis secs se cassent généralement en plus de deux morceaux.
  • Chimie : Antonio Mulet, José Javier Benedito et José Bon de l'université de Valence (Espagne) et Carmen Rosselló de l'université des îles Baléares (Espagne), pour avoir mesuré la vitesse des ultrasons dans le fromage Cheddar en fonction de la température.
  • Biologie : Bart Knols et Ruurd de Jong de l'université agricole de Wageningen (Pays-Bas), pour avoir démontré que le moustique anophèle femelle, vecteur de la malaria, est tout autant attiré par l'odeur du fromage Limburger que par celle des pieds humains.

Prix décernés en 2007[modifier | modifier le code]

  • Médecine : Brian Witcombe, de Gloucester (Angleterre), et Dan Meyer, d'Antioche (Tennessee, États-Unis), pour leur rapport médical sur l'ingestion de sabres et ses effets secondaires.
  • Physique : L. Mahadevan, de l'université Harvard (Massachusetts, États-Unis) et Enrique Cerda Villablanca, de l'université de Santiago du Chili, pour leur étude sur l'apparition des plis sur les draps.
  • Biologie : Pr Johanna E.M.H. van Bronswijk, de l'université technique d'Eindhoven (Pays-Bas), pour son recensement de tous les acariens, insectes, araignées, pseudo-scorpions, crustacés, bactéries, algues, fougères et champignons avec lesquels l'humain partage son lit.
  • Chimie : Mayu Yamamoto de l'International Medical Center of Japan, pour avoir développé une méthode d'extraction de la vanilline (arôme et parfum de vanille) à partir de bouse de vache.
  • Linguistique : Juan Manuel Toro, Josep B. Trobalon et Núria Sebastián-Gallés de l'université de Barcelone, pour avoir montré que les rats sont le plus souvent incapables de reconnaître la langue japonaise de la langue néerlandaise dans un discours diffusé à l'envers.
  • Littérature : Glenda Browne, de Blaxland (Blue Mountains, Australie) pour son étude sur le mot The, et sur les nombreux problèmes qu'il pose pour le classement alphabétique.
  • Paix : à l'Air Force Wright Laboratory de Dayton (Ohio), pour leur travail de recherche et développement sur une arme chimique, la « bombe gay », qui rend les soldats ennemis sexuellement irrésistibles pour leurs frères d'armes.
  • Nutrition : Brian Wansink de l'université Cornell pour ses recherches sur l'appétit des êtres humains, en les nourrissant à l'aide d'un bol sans fond à remplissage automatique.
  • Économie : Kuo Cheng Hsieh, de Taïwan, pour avoir breveté en 2001 un appareil qui capture les braqueurs de banque en leur jetant un filet dessus.
  • Aviation : Patricia V. Agostino, Santiago A. Plano et Diego A. Golombek de l'université nationale de Quilmes, en Argentine, pour avoir découvert que le Viagra aidait les hamsters à se remettre d'un décalage horaire.

Prix décernés en 2008[modifier | modifier le code]

La 18e cérémonie des igNobel s’est tenue le 3 octobre 2008.

  • Nutrition : Massimiliano Zampini, de l'université de Trente et Charles Spence de l'université d’Oxford pour leurs recherches sur la sonorité de la nourriture.
  • Paix : au comité d'éthique sur la biotechnologie non-humaine de la Confédération suisse pour avoir établi légalement que les plantes avaient une dignité.
  • Archéologie : Astolfo G. Mello Araujo et José Carlos Marcelino de l'université de São Paulo, pour avoir mesuré les effets nocifs du tatou sur le contenu des sites de fouilles archéologiques.
  • Biologie : Marie-Christine Cadiergues, Christel Joubert et Michel Franc de l'École nationale vétérinaire de Toulouse pour avoir découvert que les puces qui vivent sur un chien peuvent sauter plus haut que les puces qui vivent sur un chat.
  • Médecine : Dan Ariely (université Duke) qui a démontré qu'un placebo au tarif très élevé était plus efficace qu’un placebo au prix peu élevé.
  • Sciences cognitives : Toshiyuki Nakagaki (université d’Hokkaido), Hiroyasu Yamada (Nagoya), Ryo Kobayashi (Hiroshima), Atsushi Tero de la Japan science and technology (JST/Presto), Akio Ishiguro de l'université Tohoku et Ágotá Tóth de l'université de Szeged en Hongrie, qui ont découvert que les mycétozoaires pouvaient trouver la sortie d'un labyrinthe.
  • Économie : Geoffrey Miller, Joshua Tybur et Brent Jordan de l'université de New Mexico pour avoir découvert que le cycle d'ovulation d'une danseuse de lap dance pouvait avoir un effet sur le montant de ses pourboires.
  • Sciences physiques : Dorian Raymer, des observatoires océaniques de l'institution Scripps et Douglas Smith de l'université de Californie à San Diego, pour avoir prouvé mathématiquement que les tas de cheveux, de cordes ou autre finissaient inévitablement par s'emmêler en nœuds.
  • Chimie : à Sharee A. Umpierre de l'université de Puerto Rico, Joseph A. Hill, des centres de fertilité de Nouvelle-Angleterre et à Deborah J. Anderson de l’université de médecine de Boston et de la Harvard medical school pour avoir démontré que le Coca-Cola était un spermicide efficace. Le prix est aussi remis aux chercheurs taïwanais Chuang-Ye Hong, C.C. Shieh, P. Wu, et B.N. Chiang qui ont de leur côté établi que le Coca-Cola n’était pas un spermicide efficace.
  • Littérature : David Sims, de la Cass Business School (Londres) pour son étude You Bastard: A Narrative Exploration of the Experience of Indignation within Organizations. (traduction approximative : « Espèce de salaud ! Une exploration narrative de l'expérience de l'indignation au sein des organisations »).

Prix décernés en 2009[modifier | modifier le code]

La 19e cérémonie des Ig Nobel s’est tenue le 1er octobre 2009.

  • Médecine vétérinaire : à Catherine Douglas et Peter Rowlinson de l'université de Newcastle, pour avoir démontré que les vaches portant un prénom produisent plus de lait que les autres.
  • Paix : à Stephan Bolliger, Steffen Ross, Lars Oesterhelweg, Michael Thali et Beat Kneubuehl de l'université de Berne, pour avoir montré qu'il est préférable de recevoir sur la tête une bouteille pleine de bière plutôt qu'une bouteille vide.
  • Économie : aux administrateurs, dirigeants et commissaires aux comptes de quatre banques islandaises (Kaupthing, Landsbanki, Glitnir, et la Banque Centrale d'Islande) pour avoir démontré que les banques minuscules peuvent être rapidement transformées en banques énormes, et vice versa (et pour avoir démontré que des choses semblables peuvent être faites pour une économie nationale tout entière).
  • Chimie : à Javier Morales, Miguel Apátiga, et Victor M. Castaño de la Universidad Nacional Autónoma de México, pour avoir créé des diamants à partir de liquides, et notamment à partir de tequila.
  • Médecine : à Donald L. Unger, de Thousand Oaks, pour avoir enquêté sur une cause possible de l'arthrite des doigts, en faisant craquer les doigts de sa main gauche (mais jamais ceux de la droite) tous les jours pendant plus de soixante ans.
  • Physique : à Katherine K. Whitcome de l'université de Cincinnati, Daniel E. Lieberman de l'université Harvard et Liza J. Shapiro de l'université du Texas, pour avoir déterminé pourquoi les femmes enceintes ne basculent pas en avant.
  • Littérature : aux services de police irlandais (An Garda Siochana), pour avoir donné plus d'une cinquantaine de contraventions à Prawo Jazdy, dont le nom signifie en polonais « Permis de conduire ».
  • Santé publique : à Elena N. Bodnar, Raphael C. Lee, et Sandra Marijan de Chicago, pour avoir inventé un soutien-gorge qui, en cas d'urgence, peut être rapidement converti en une paire de masques à gaz.
  • Mathématiques : à Gideon Gono, gouverneur de la réserve bancaire du Zimbabwe, pour avoir donné aux gens un moyen simple et quotidien de faire face à une large gamme de nombres (des plus petits aux plus grands) en faisant imprimer des billets de banque de valeurs allant d'un centime à cent mille milliards de dollars.
  • Biologie : à Fumiaki Taguchi, Song Guofu, et Zhang Guanglei de la Kitasato University Graduate School of Medical Sciences de Sagamihara, pour avoir démontré que l'on peut réduire la masse des déchets de cuisine de plus de 90 % en utilisant des bactéries extraites d'excréments de pandas géants.

Prix décernés en 2010[modifier | modifier le code]

La 20e cérémonie s'est tenue le .

  • Management : à Alessandro Pluchino, Andrea Rapisarda, et Cesare Garofalo de l'université de Catane (Italie) pour avoir démontré qu'une organisation donnée gagnerait en efficacité si les promotions hiérarchiques étaient faites de manière aléatoire. Leurs travaux se basent sur le principe de Peter selon lequel tout employé s'élève dans la hiérarchie jusqu'à son niveau d'incompétence maximum.
  • Ingénierie : à Karina Acevedo-Whitehouse, Agnes Rocha-Gosselin et Diane Gendron pour un petit hélicoptère qu'elles ont conçu et qui, piloté à distance, permet de collecter la bave et les gaz expirés par des baleines sans se salir ni se mouiller les mains afin d'étudier très sérieusement le sort des baleines et notamment leurs possibles infections.
  • Physique : à Lianne Parkin, Sheila Williams et Patricia Priest qui ont démontré que porter des chaussettes à l'extérieur de ses chaussures limitait le risque de chute sur un sol gelé.
  • Biologie : à Libiao Zhang, Min Tan, Guangjian Zhu, Jianping Ye, Tiyu Hong, Shanyi Zhou, Shuyi Zhang et Gareth Jones, qui ont publié une étude sur la pratique de la fellation chez les chauves souris.
  • Paix : à Richard Stephens, John Atkins et Andrew Kingston qui ont démontré que jurer est un bon moyen d'augmenter sa tolérance à la douleur. Un phénomène qui n'avait jusqu'alors jamais été étudié.
  • Santé publique : à Manuel Barbeito, Charles Mathews et Larry Taylor pour leurs travaux sur les microbes qui s'accrochent au scientifique barbu. Ils ont montré que certaines bestioles que l'on trouve dans les laboratoires de microbiologie s'installaient durablement dans les poils de celui qui les manipulait.
  • Régulation des transports : à Toshiyuki Nakagaki, Atsushi Tero, Seiji Takagi, Tetsu Saigusa, Kentaro Ito, Kenji Yumiki, Ryo Kobayashi, Dan Bebber et Mark Fricker pour leur étude sur le myxomycète Physarum polycephalum et la modélisation des réseaux ferroviaires.
  • Économie : aux dirigeants de Goldman Sachs, AIG, Lehman Brothers, Bear Stearns, Merrill Lynch et Magnetar pour avoir « créé et promu de nouvelles manières d'investir de l'argent en maximisant les gains financiers et en minimisant le risque pour l'économie mondiale, ou une portion de celle-ci ». Ce prix faisant partie de la catégorie « critique » et non « récompense pour les recherches volontairement incongrues » (voir #Critères), les lauréats ne sont pas venus à la cérémonie.
  • Médecine : à Simon Rietveld et Ilja van Beest pour leur étude sur l'influence des montagnes russes sur l'asthme.
  • Chimie : à Eric Adams, Scott Socolofsky, Stephen Masutani ainsi que la compagnie pétrolière BP pour avoir réfuté la vieille croyance que l'eau et l'huile (pétrole) n'étaient pas miscibles. BP n'est pas venu à la cérémonie, à l'inverse des trois scientifiques américains.

Prix décernés en 2011[modifier | modifier le code]

La 21e cérémonie s'est tenue le .

  • Physiologie : à Anna Wilkinson, Natalie Sebanz, Isabella Mandl et Ludwig Huber pour leur étude montrant qu'il n'y a pas de preuve que le bâillement soit contagieux chez les tortues charbonnières à pattes rouges.
  • Chimie : à Makoto Imai, Naoki Urushihata, Hideki Tanemura, Yukinobu Tajima, Hideaki Goto, Koichiro Mizoguchi et Junichi Murakami, pour avoir déterminé la densité idéale de wasabi pour être réveillé en cas d'incendie ou de toute autre urgence, dans l'optique de réaliser un système d'alarme à base de wasabi diffusé dans l'atmosphère.
  • Médecine : à Mirjam Tuk, Debra Trampe et Luk Warlop, ainsi qu'à Matthew Lewis, Peter Snyder et Robert Feldman, Robert Pietrzak, David Darby et Paul Maruff pour avoir démontré que l'on peut prendre, dans certains cas, de meilleures décisions lorsqu'on a un besoin urgent d'uriner, et de mauvaises décisions dans d'autres cas.
  • Psychologie : à Karl Halvor Teigen de l'Université d'Oslo, pour avoir tenté de comprendre l'origine des soupirs dans la vie de tous les jours.
  • Littérature : à John Perry de l'Université de Stanford, pour sa théorie de la « procrastination structurée » qui affirme que pour réussir sa vie, il faut se concentrer sur quelque chose d'important, mais avant tout afin d'éviter de réaliser quelque chose d'encore plus important.
  • Biologie : à Darryl Gwynne et David Rentz pour avoir découvert qu'une espèce de scarabée tentait de s'accoupler avec un certain type de canette de bière australienne.
  • Physique : à Philippe Perrin, Cyril Perrot, Dominique Deviterne, Bruno Ragaru et Herman Kingma, pour avoir déterminé pourquoi les lanceurs de disque sont atteints de vertige, mais pas les lanceurs de marteau.
  • Mathématiques : à Dorothy Martin, Pat Robertson, Elizabeth Clare, Lee Jang Rim, Credonia Mwerinde et Harold Camping, pour avoir prophétisé la fin du monde, respectivement en 1954, 1982, 1990, 1992, 1999, 1994 — le dernier ayant rectifié sa prédiction pour le 21 octobre 2011. Tous sont récompensés pour nous avoir enseigné la prudence dans le domaine des affirmations basées sur des calculs mathématiques.
  • Paix : à Arturas Zuokas, le maire de Vilnius, pour avoir démontré que le problème du stationnement illégal pouvait être résolu en écrasant les véhicules mal garés avec un véhicule blindé.
  • Sécurité publique : à John Senders de l'Université de Toronto, pour avoir conduit une recherche sur l'attention requise pour conduire un véhicule, qui impliquait une série de tests dans lesquels un dispositif masquait régulièrement la vue du conducteur roulant sur une autoroute.

Prix décernés en 2012[modifier | modifier le code]

La 22e cérémonie s'est tenue le .

  • Psychologie : à Anita Eerland, Rolf Zwaan et Tulio Guadalupe pour leur étude montrant que le fait de se pencher vers la gauche fait apparaître plus petite la tour Eiffel[12].
  • Paix : à la Société SKN pour sa conversion de vieilles munitions russes en diamants[13],[14].
  • Acoustique : à Kazutaka Kurihara et Koji Tsukada pour la création du « SpeechJammer » — une machine qui perturbe la parole d'une personne, en lui faisant entendre ses propres mots avec un très léger retard[15].
  • Neuroscience : à Craig Bennett, Abigail Baird, Michael Miller et George Wolford, pour avoir démontré que les chercheurs sur le cerveau, en utilisant des instruments complexes et des statistiques simples, peuvent voir une activité cérébrale significative n'importe où — même chez des saumons morts[16].
  • Chimie : à Johan Pettersson pour avoir expliqué pourquoi dans certaines maisons de la ville d'Anderslöv, en Suède, les cheveux des gens sont devenus verts.
  • Littérature : au Government Accountability Office (GAO) des États-Unis, pour son rapport sur ​​les rapports au sujet des rapports recommandant la préparation d'un rapport sur le rapport au sujet des rapports sur les rapports.
  • Physique : à Joseph Keller, Raymond Goldstein, Patrick Warren et Robin Ball, pour le calcul de l'équilibre des forces qui façonnent et déplacent les cheveux dans une queue de cheval humaine[17].
  • Dynamique des fluides : à Rouslan Krechetnikov et Hans Mayer, pour leur étude de la dynamique des ballottements des liquides, afin de comprendre ce qui se passe quand une personne marche en portant une tasse de café[18].
  • Anatomie : à Frans de Waal et Jennifer Pokorny, pour avoir découvert que les chimpanzés peuvent identifier d'autres chimpanzés individuellement en voyant l'image de leurs postérieurs[19].
  • Médecine : à Emmanuel Ben-Soussan et Michel Antonietti, pour avoir expliqué aux médecins qui pratiquent des coloscopies comment minimiser le risque d'explosion de leurs patients.

Prix décernés en 2013[modifier | modifier le code]

La 23e cérémonie s'est tenue le [20],[21].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Site officiel
  2. (en) The Ig® Nobel Prizes : « The Ig Nobel Prizes honor achievements that first make people laugh, and then make them think. The prizes are intended to celebrate the unusual, honor the imaginative -- and spur people's interest in science, medicine, and technology. » (consulté le 28/07/2009)
  3. Ig Nobel 2008 : des Français à l'honneur pour un saut de puce (consulté le 23/10/2009)
  4. Geim becomes first Nobel & Ig Nobel winner, Improbable research, 5 octobre 2010, consulté le 19 novembre 2013
  5. The New England Journal of Medicine, volume 329, numéro 10 du 2 septembre 1993, p. 673-682
  6. (en) Winners of the Ig® Nobel Prize
  7. Article sur le prix de chimie reçu en 1998 par Jacques Benveniste, sur Improbable.com
  8. (en) Brevet américain n° 3,216,423
  9. (en) PawSense
  10. Voir le brevet américain no 5868140.
  11. Voir potifos.com/fraud/ ou Fraude 4-1-9]
  12. (en) Eerland, A.; Guadalupe, T. M.; Zwaan, R. A. (2011). "Leaning to the Left Makes the Eiffel Tower Seem Smaller: Posture-Modulated Estimation". Psychological Science 22 (12): 1511–1514.
  13. (fr) Article du Blog Monde.fr, Bigbrower, du 21 septembre 2012 intitulé THE WINNER IS – Mieux que les Nobel ? Les Ig Nobel !
  14. (en) site officie
  15. (en) Tsukada, Koji (2012). "SpeechJammer: A System Utilizing Artificial Speech Disturbance with Delayed Auditory Feedback".
  16. (en) Bennett, C. M.; Miller, M. B.; Wolford, G. L. (2009). "Neural correlates of interspecies perspective taking in the post-mortem Atlantic Salmon: An argument for multiple comparisons correction". NeuroImage 47: S125.
  17. (en) Goldstein, R.; Warren, P.; Ball, R. (2012). "Shape of a Ponytail and the Statistical Physics of Hair Fiber Bundles". Physical Review Letters 108 (7).
  18. (en) Mayer, H.; Krechetnikov, R. (2012). "Walking with coffee: Why does it spill?". Physical Review E 85 (4).
  19. (en) De Waal, F. B. M.; Pokorny, J. J. (2008). "Faces and Behinds: Chimpanzee Sex Perception". Advanced Science Letters 1: 99.
  20. Cérémonie 2013.
  21. Prix de la cérémonie de 2013.
  22. Laurent B ` egue, Brad J. Bushman, Oulmann Zerhouni, Baptiste Subra and Medhi Ourabah (2013), Beauty is in the eye of the beer holder’: People who think they are drunk also think they are attractive ; British Journal of Psychology, 104, 225–234 ; The British Psychological Society, PDF, 10 p
  23. http://www.leparisien.fr/grenoble-38000/un-labo-grenoblois-decroche-un-ig-nobel-a-harvard-13-09-2013-3132995.php

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]