Guerre économique

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Le terme de guerre économique[note 1] renvoie à un concept polysémique invoquant plusieurs définitions :

  • Dans une optique mercantiliste ou néo-mercantiliste, la guerre économique désigne un conflit entre économies concurrentes dans le jeu des échanges internationaux, conflit d’où sortira un gagnant et un perdant (dans le cas où la « guerre économique » est évitée par des concessions réciproques, on parle parfois de « mercantilisme éclairé »[1]).
  • Dans une optique mercantiliste ou impérialiste, la « guerre économique » peut consister en une action militaire ayant des finalités économiques[2].
  • Dans le cadre d’un conflit armé, on parle de guerre économique pour souligner l’importance de la dimension industrielle du conflit[3].
  • Dans ce même contexte, la guerre économique permet aussi de faire pression sur les populations ennemies : grâce au blocus par exemple[4].
  • Certains mercantilistes ou néo-mercantilistes parlent de guerre économique pour désigner la concurrence exacerbée entre entreprises, celle-ci se manifestant par des pratiques agressives (espionnage industriel, dumping …). Selon certains dont les partisans du Libre échange, cette utilisation relève d’un abus de langage[5].

La guerre économique chez les mercantilistes[modifier | modifier le code]

Le concept de « guerre économique » reste relativement flou et ne peut être attribué à tel ou tel courant de pensée sans en négliger certaines subtilités. Bien que quelques mercantilistes admettent les bienfaits du commerce extérieur, le concept de guerre économique trouve ses fondements dans cette pensée qui domina l’économie du XVIe au XVIIIe siècles. On désigne, le plus souvent de façon péjorative, du terme « néo-mercantilistes » les personnes prônant que le commerce international relève d’une « guerre économique ».

Cette période est marquée par une montée de la puissance maritime du Royaume-Uni et des Provinces-Unies, qui cherchent à développer de nouvelles règles économiques qui leur soient plus favorables, alors que les puissances d'Europe du Sud (Espagne et Portugal) bénéficiaient d'un monopole avec le traité de Tordesillas (1494) lors des grandes découvertes à la fin du XVe siècle et au XVIe siècle. Après la création de la Compagnie anglaise des Indes orientales par l'Angleterre (1600) puis la riposte des Provinces-Unies avec la Compagnie néerlandaise des Indes orientales (1602), la France réagit à son tour par la création de la compagnie française des Indes orientales (1664).

C'est dans ce contexte de guerre commerciale que le juriste néerlandais Hugo Grotius fonda le droit international[6].

Cette guerre commerciale intra-européenne ne doit donc pas faire oublier l'importance du droit international dans l'apparition de rivalités entre puissances économiques.

L’économie au service de la guerre[modifier | modifier le code]

À la suite de Machiavel, la plupart des penseurs mercantilistes voient dans l’économie l’art d’enrichir le Prince[7] et le royaume, dans une optique de puissance, c’est-à-dire une optique militaire[8].

Ainsi le mercantiliste français Antoine de Montchrestien explique en 1615 :

« Il est impossible de faire la guerre sans hommes, d’entretenir des hommes sans soldes, de fournir à leur solde sans tributs, de lever des tributs sans commerce. »[9]

Ainsi pour accroître la puissance du Prince en lui permettant de mener la guerre, il est essentiel de développer le commerce national, et de combattre le commerce étranger. L’objectif est double : il faut que le Prince ait davantage d’or, et que les Princes étrangers en aient moins. Dans cette optique, l’économie nationale à une vocation guerrière. Jean-Baptiste Colbert précise : « Les compagnies de commerce sont les armées du roi, et les manufactures sont ses réserves ». L’objectif de ses « armées » et de repousser les « armées » étrangères. Ainsi pour souligner cette haine du commerce étranger, Antoine de Montchrestien déclare :

« Les marchands étrangers sont comme des pompes qui tirent hors du royaume […] la pure substance de nos peuples […] ; ce sont des sangsues qui s’attachent à ce grand corps de la France, tirent son meilleur sang et s’en gorgent »

La guerre au service de l’économie[modifier | modifier le code]

L’idée que la guerre puisse être un facteur de croissance économique a été à l’origine développée par les mercantilistes[10].

Pour gagner la guerre économique, les mercantilistes préconisent l’expansion militaire, non contre les puissances adverses uniquement, mais contre des nations tierces. Afin de limiter la dépendance vis-à-vis des marchands étrangers, il est nécessaire d’annexer les territoires qui fourniront les richesses dont la métropole ne dispose pas. Les mercantilistes préconisent donc l’expansion coloniale.

La dynamique de la guerre économique[modifier | modifier le code]

Les interactions entre guerre et économie produisent une dynamique favorable à la fois à la puissance militaire et à la richesse nationale. Certes, les conquêtes accroissent les richesses, et les richesses accroissent les opportunités de conquêtes, mais le système mercantiliste repose aussi sur des mécanismes plus subtiles. Par exemple, les monopoles accordés aux compagnies nationales pour le commerce avec les colonies (comme le Navigation Act de Cromwell) permettent l’expansion de la flotte marchande du pays, et réduisent les opportunités de construction rentable de navires pour les pays adverses. Le commerce permet donc la maîtrise des mers et inversement.

Comme l'indique le rapport Anteios 2010, "la guerre économique peut tout d’abord être définie, au sens strict, comme une modalité de la guerre. Elle s’inscrit alors dans un contexte de conflit entre nations sous la forme d’actions de violence économiques : l’embargo, le boycott, des mesures de contingentement en sont des exemples parmi d’autres. Les armes économiques sont mises au service d’un projet politique, le plus souvent l’affaiblissement d’une cible. L’opération peut s’avérer coûteuse pour celui qui l’applique. Cette guerre économique s’apparente à une guerre par l’économie. Elle devra évidemment retenir notre attention. Néanmoins, la majorité de ceux qui recourent à l’expression aujourd’hui l’entendent dans un second sens. La guerre économique, selon Luttwak, Harbulot[11] ou Esambert, désigne un combat entre les nations mues par leur volonté de puissance, ce qui les distingue des entreprises dont les objectifs sont d’abord économiques. A l’heure de la prolifération nucléaire et du risque d’un embrasement généralisé, la puissance rime avant tout pour un Etat avec sa capacité à modifier les conditions de la concurrence, à transformer le contexte économique à son profit afin de conserver des emplois, à s’assurer de sa domination technologique, commerciale, économique et, partant, politique. Conséquence de la fin du bloc soviétique autant que de la mondialisation, ce conflit aux racines singulières trancherait avec ses avatars mercantilistes des siècles passés. Forme atténuée du hard power, la guerre économique traduirait alors « l’ensemble des moyens utilisés par un pays à l’encontre des autres pour défendre ses parts de marché ou accroître sa puissance » ou, plus synthétiquement, elle se présente comme un affrontement entre les Etats qui cherchent à s’approprier marchés et ressources rares, matières premières, capitaux, technologies, cerveaux…".

Critique de la guerre économique mercantiliste[modifier | modifier le code]

Pour les philosophes des Lumières[modifier | modifier le code]

Les philosophes des Lumières sont parmi les premiers (précédés par quelques hommes d’État comme Vauban) à critiquer le système mercantiliste. Dans De l’esprit des lois, Montesquieu veut montrer que Commerce et Paix vont toujours de pair :

Le Commerce guérit des préjugés destructeurs ; et c’est presque une règle générale, que partout où il y a du commerce, il y a des mœurs douces ; et que partout où il y a des mœurs douces, il y a du commerce. […] L’effet naturel du commerce est de porter à la paix. Deux nations qui négocient ensemble se rendent réciproquement dépendantes ; si l’une a intérêt à acheter, l’autre a intérêt de vendre ; et toutes les unions sont fondées sur des besoins mutuels. » [12]

Par la suite, le philosophe David Hume s’attaquera directement à la théorie mercantiliste en tentant d’en montrer les failles théoriques. Selon les mercantilistes, le commerce international doit servir à remplir les caisses de l’État. Il faut donc que la balance commerciale soit excédentaire. David Hume tente de démontrer que sur le long terme une balance commerciale est toujours globalement équilibrée[13]. Ainsi, lorsqu’une nation a une balance excédentaire, la forte rentrée de monnaie provoque l’inflation et donc une perte de compétitivité qui se traduit par une balance commerciale devenant déficitaire. La guerre économique livrée par les mercantilistes relève donc pour lui d’une erreur théorique.

Chez les économistes libéraux et keynésiens[modifier | modifier le code]

Pour les tenants du libéralisme économique, la prospérité des uns fait la prospérité des autres. La confrontation des intérêts égoïstes ou nationaux ne doit pas mener à la guerre mais à l’harmonie. Ainsi selon Jean-Baptiste Say:

« Une nation, par rapport à une nation voisine, est dans le même cas qu’une province par rapport à une autre province, qu’une ville par rapport aux campagnes : elle est intéressée à la voir prospérer, et assurée de profiter de son opulence. »[14]

Ce fut aussi l’opinion défendue par John Maynard Keynes lors de la crise de 1929 où les gouvernements tentaient de se prémunir du chômage en l’exportant dans les pays étrangers (politique dite : beggar-my-neighbour policy). Selon lui, les mesures nuisant aux économies étrangères, nuisent en définitif à l’économie nationale.

La guerre économique dans l'optique néo-mercantiliste[modifier | modifier le code]

Certains États ou individus, qualifiés de « néo-mercantilistes » voient dans le commerce international une guerre économique nécessitant des pratiques agressives. Leurs idées sont illustrés selon eux par les nombreuses querelles commerciales entre nations. Ainsi Elie Cohen explique :

Il y a un vieux fond mercantiliste en France qui tend à voir dans les querelles commerciales l'ombre portée de la guerre économique, voire de la guerre par d'autres moyens[15].

Chez les libre-échangistes[modifier | modifier le code]

Paul Krugman estime que le concept de guerre économique dérive de la dangereuse obsession de la compétitivité et du désir de procurer des frissons :

« Tout d’abord, l’image de la compétition est plus excitante et le frisson fait vendre. Le sous-titre de l’énorme succès de librairie que fut l’ouvrage de Lester Thurow Head to Head est « La future bataille économique entre le Japon, l’Europe et l’Amérique » ; la quatrième de couverture annonce que « la guerre décisive du siècle a commencé […] et l’Amérique a peut-être déjà décidé de la perdre »[16].

Mais pour lui, la diffusion du concept de « guerre économique » est un vrai problème car elle menace les acquis du commerce international et risque de déboucher sur une guerre commerciale qui n’a pas lieu d’être :

« Un autre danger, beaucoup plus grave, serait que cette obsession de la compétitivité conduise à des conflits à propos du commerce international, voire à une véritable guerre commerciale. » [17]

Les travaux théoriques de cet auteur ont cherché à montrer que la richesse nationale n'était pas liée à la compétitivité internationale d'un pays mais à sa seule productivité. Dès lors l'idée que la meilleure compétitivité des pays étrangers n'a pas d'effets négatifs sur la richesse intérieure.

Ce n'est pas à la guerre économique comme compétition entre états à laquelle s'est intéressé Joseph Schumpeter mais au risque d'une compétition acharnée et donc potentiellement nuisible entre entreprises. Il rejette l’idée que la concurrence exacerbée entre des entités économiques ayant pour fin la constitution de monopole ait quelque conséquence destructrice. Selon lui cette concurrence ne constitue pas une « guerre au couteau » nuisant à l’intérêt général.

Les différentes pratiques actuelles selon des vues mercantilistes[modifier | modifier le code]

Le débauchage concurrentiel[modifier | modifier le code]

Cette pratique consiste à essayer d'embaucher des employés d'entreprises concurrentes, dans deux buts :

  • réduire la force de travail et le savoir-faire de l'entreprise concurrente ;
  • grâce à l'employé débauché, récupérer les méthodes de travail, les techniques de l'entreprise concurrente, grâce au savoir-faire de la personne embauchée.

Le lobbying[modifier | modifier le code]

C'est une technique de pression ou d'influence sur des décideurs (politiques, économiques souvent). Il peut être direct, par des interventions, ou même le soudoiement (voir : corruption), ou indirect par la création de sites web, de mailings, de communautés de pratique, de revues, d'articles orientés dans les journaux, de publicité, et par la communication sous toutes ses formes, tous moyens destinés à influencer les mentalités.

Le lobbying est facilité par le fait que les entreprises s'adjoignent maintenant les compétences d'ONG sur les questions sociétales (environnement, droits de l'homme). Cette pratique est fréquente dans le monde anglo-saxon (États-Unis, Canada, Royaume-Uni, Australie, Scandinavie), et facilitée par l'emploi de la langue anglaise comme langue véhiculaire.

Outre les ONG, le lobbying emploie aujourd'hui des réseaux institutionnels comme ceux de la chambre de commerce internationale, le WBCSD, le Business Action for Sustainable Development, l'OCDE, l'OMC, le FMI, les sommets de la Terre. Il s'appuie sur l'efficacité des compte-rendus écrits rédigés par certaines personnes ou réseaux qui participent aux sommets.

Même si des dérives existent, il ne s'agit pas le plus souvent de méthodes malhonnêtes dans le sens qu'elles s'appuient le plus souvent sur des règles édictées progressivement par des organismes internationaux. En revanche, le système juridique anglo-saxon de common law s'avère plus efficace, en tous cas jusqu'à aujourd'hui, pour adresser les enjeux sociétaux du développement durable et de la responsabilité sociétale à travers la multiplicité des parties prenantes des entreprises.

Le lobbying trouve un terrain fertile dans la mise en œuvre des nouvelles normes comptables IAS/IFRS qui intègrent dorénavant le capital immatériel.

À travers le lobbying, ce sont deux cultures et deux conceptions de systèmes juridiques qui se confrontent : le droit civil qui domine en Europe continentale, et la Common law.

La normalisation[modifier | modifier le code]

Les normes et les standards en général (sécurité, systèmes d'information, comptabilité, traçabilité, etc.) peuvent permettre d'atteindre certains buts mercantilistes :

  • se protéger d'une concurrence étrangère ;
  • imposer ses produits à des pays tiers, lorsque les normes en question ont une application internationale (exemple : les OGM).

La prééminence de l'anglais dans les relations internationales fait partie de cette normalisation, et est parfois perçu comme handicapant les pays où l'anglais n'est pas la langue maternelle (voir aussi : Académie de la Carpette anglaise), ou les zones géographiques comme l'Europe où il existe une grande diversité de langues maternelles. Aux États-Unis est né le projet Dictionnaires d'autrefois [18]. Le choix de l'anglais scientifique aurait dû être associé à une démarche de ce type, car c'est le flou sur les définitions des langues anglaises qui donne à la manipulation la place qu'elle ne devrait pas avoir...Les exemples éclairant sont par exemple: les mots "meat", "seed" ou management[réf. souhaitée].

Les normes comptables IAS/IFRS sont les normes qui ont actuellement le plus d'influence sur la gestion des entreprises, et même indirectement sur les systèmes de comptabilités publiques dans l'Union européenne. Il s'agit en effet aujourd'hui de comptabiliser le capital immatériel constitué par les compétences des entreprises, leurs relations commerciales, leurs structures (brevets, systèmes d'information des entreprises et même des administrations). Cette comptabilisation est destinée à être gérée à travers les immobilisations incorporelles, qui, aux dires de beaucoup d'experts, représentent 60 à 70 % de la valeur des entreprises.

Ainsi, on investit aujourd'hui deux fois plus dans la connaissance pure (formation, conduite du changement, ...) que dans les outils de production pure.

L'influence socioculturelle[modifier | modifier le code]

Selon les spécialistes en intelligence économique Éric Denécé et Claude Revel, les États-Unis cherchent à se positionner en amont des marchés en jouant sur toutes les techniques de l'influence, et en particulier sur l'influence socioculturelle.

Se produit peu à peu un formatage des idées sur le modèle américain dans bon nombre de pays d'Europe, dont la France. Par exemple, au niveau des écoles de commerce, les Masters of Business Administration sont devenus la référence. Les cabinets de conseil et d'audit anglosaxons recrutent dans ce creuset.

La diffusion de films partout dans le monde permet de préparer le terrain aux implantations futures d'entreprises et rend plus facile l'installation de la domination économique[19].

Les actions humanitaires et les ONG[modifier | modifier le code]

Ces institutions peuvent avoir une influence culturelle, économique, et politique sur les pays où elles sont implantées, et être utilisées par les entreprises comme un moyen de s'introduire dans de nouveaux pays[20].

La contrefaçon concurrentielle[modifier | modifier le code]

La contrefaçon est l'imitation d'un produit développé par un concurrent. Elle concerne par exemple, les produits de luxe, mais aussi les logiciels, les médicaments, etc.
Cette concurrence est souvent illégale car elle viole la propriété industrielle et les brevets.

La guerre de l'information[modifier | modifier le code]

La guerre de l'information est le point commun de la plupart des méthodes employées aujourd'hui (lobbying, normalisation, social learning, ...) pour acquérir une supériorité économique en jouant sur le facteur culturel.

L'acquisition de connaissances emploie aujourd'hui des méthodes qui ne sont pas nécessairement malhonnêtes comme les sources ouvertes (information blanche), c'est-à-dire le recueil d'informations disponibles en source ouverte sur les réseaux internet.

La meilleure méthode pour se prémunir d'un pillage systématique est d'adopter une attitude systématiquement prudente et non naïve, et de bâtir des réseaux extranet en accès restreint pour les communautés de pratique qui ne concernent que certaines parties prenantes de l'entreprise.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • "La guerre économique", Eric Delbecque et Christian Harbulot, Que sais-je, PUF, 2010.
  • "La guerre économique", Jean-Marc Huissoud et Frédéric Munier, rapport Anteios, PUF, 2010.
  • "La main invisible des puissances", Christian Harbulot, Ellipses, 2007.
  • "Patriotisme économique, de la guerre à la paix économique",Bernard Carayon, Éditions du Rocher, 2006.
  • "L'autre guerre des États-Unis, Économie : les secrets d'une machine de conquête", Eric Denécé et Claude Revel, Robert Laffont,2005.
  • "Les secrets de la guerre économique", Ali Laïdi et Denis Lanvaux, Seuil,2004.
  • "La machine de guerre économique", Christian Harbulot, Economica, 1992.
  • "La guerre économique mondiale",Bernard Esambert, Olivier Orban,1991.
  • "Penser la guerre, penser l'économie", Christian Schmidt, Odile Jacob, 1991.
  • Thibault du Manoir de Juaye, Les robes noires dans la guerre économique, Nouveau Monde 2011
  • Gagliano Giuseppe,Guerra economica e intelligence nella riflessione strategica francese contemporanea,Edizioni Fuoco,201

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes
  1. Terme forgé dans les années 80-90 ans par Bernard Esambert et quelques stratèges d'entreprise impressionnés par le jeu de go.
Références
  1. selon l’expression de Paul Krugman désignant les pratiques de l’OMC
  2. Exemple : « Le Blocus continental, machine de guerre économique contre l'Angleterre… » Jean Tulard, « Empire (Premier) 1804-1814 », in Encyclopædia Universalis 2005
  3. Exemple : « En 1914, Rathenau devient le directeur de l'Office des matières premières, ce qui lui permet de diriger toute la guerre économique. » François-Georges Dreyfus, « Rathenau Walther (1867-1922) », in Encyclopædia Universalis 2005
  4. « Il s’agit d’entreprendre une action économique qui affaiblira l’autre partie, même au détriment de ses propres avantages économiques. » Fanny Coulomb, « Pour une nouvelle conceptualisation de la guerre économique », Guerre et Économie, in Référence Géopolitique, Ellipse, 2003
  5. Parler de « guerre » économique à propos de l’affrontement entre deux entreprises concurrentes constitue aussi un « abus » de langage, qui laissera alors supposer que toute compétition s’apparente à la guerre. Fanny Coulomb, op. cit.
  6. De iure praedae, Sur le droit de capture, incluant Hugo Grotius. Mare liberum, Les Mers Libres en 1604.
  7. « Dans un gouvernement bien organisé, l’État doit être riche et les citoyens pauvres » Machiavel, Le Prince, 1514
  8. « Il faut assurer la richesse du Prince, pour lui, mais aussi pour financer les guerres incessantes » Michel Beaud, Histoire du Capitalisme de 1500 à 2000, cinquième édition mise à jour, Points Seuil, 1999, page 33.
  9. Antoine de Montchrestien, Traité d’économie politique, 1615
  10. « La guerre comme facteur de puissance et de développement : cette conception, dans sa forme la plus accomplie, date des mercantilistes… » Jacques Fontanel et Ron Smith, « Les économistes et la guerre », in Le Monde, 19 mars 1991
  11. Pour une expression d’actualité de la pensée de cet auteur, voir l’interview qu’il a accordée à la Lettre de la Fondation Prometheus pour septembre 2013 : http://www.fondation-prometheus.org/wsite/wp-content/uploads/Lettre_Fondation_Prometheus_septembre_2013.pdf
  12. Montesquieu, De l’Esprit des lois, 1748
  13. David Hume, Discours politiques, 1752
  14. Jean-Baptiste Say, Traité d’économie politique, 1803
  15. Elie Cohen, « La Guerre économique n'aura pas lieu » (dans Guerre(s) et Paix, CNRS Thema 2e trimestre 2004), [1]
  16. Paul Krugman, La Mondialisation n’est pas coupable, La Découverte/Poche, 2000, pages 30-31
  17. Paul Krugman, op. cit., page 33
  18. ARTFL dictionary collection
  19. Éric Denécé et Claude Revel, l'autre guerre des États-Unis, économie : les secrets d'une machine de conquête, page 165
  20. Pour illustrer l’enjeu autour des ONG, voir le Baromètre de transparence des ONG, mentionné dans l’article du Bilan, « Les ONG deviennent les fantassins de la guerre économique » : http://www.bilan.ch/economie-les-plus-de-la-redaction/les-ong-deviennent-les-fantassins-de-la-guerre-economique


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]