Tactique militaire

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Waterloo, 1805. Disposition des troupes et mouvements.

La tactique (militaire) est l'art de conduire une bataille, en disposant les différentes armes (infanterie, arme blindée cavalerie, artillerie, génie ; puis aviation tactique, etc.) sur le terrain et en en combinant l'action en vue d'obtenir le maximum d'effet sur l'ennemi.
En dehors du domaine militaire et par extension, ce terme s'applique à toute confrontation (économique, commerciale, sportive, ludique, diplomatique, etc.) et décrit l'art de combiner de manière optimale les modes opératoires et les moyens dont on dispose, pour emporter un gain ou une décision.

Un exemple : Marathon[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de Marathon.

Un exemple de tactique : Austerlitz[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille d'Austerlitz.

Un contre-exemple : Waterloo[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de Waterloo.

Un exemple : la Blitzkrieg[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Blitzkrieg.

Un exemple de tactique : la bataille d'El-Alamein (1942)[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Seconde_bataille_d'El_Alamein .

La bataille d'El-Alamein s'est déroulée entre la côte de la Méditérannée et la dépression de Quantara, sans possibilité de manœuvre opérative, et offre un exemple parfait de tactique telle que la considérait les grecs depuis Marathon.

Autres exemples de tactique[modifier | modifier le code]

La défense élastique ou défense en profondeur (1917)[modifier | modifier le code]

Utilisée dans la phase statique de la Première Guerre mondiale, elle est formalisée par l'armée allemande avant d'être à son tour reprise par les alliés et l'armée française en particulier avec l'arrivée au pouvoir de Clemenceau. Elle vise à répondre aux offensives massives sur de larges proportions du front. Elle relève du principe d'économie et de concentration des forces.

La défense élastique, c'est d'abord l'aménagement du terrain, en première ligne, mais aussi à l'arrière. Dans un contexte de guerre de tranchées, des bastions, redoutes, positions fortifiées, équipés de mitrailleuses sont installés. À l'arrière, les moyens sont mis en œuvre pour organiser le casernement des réserves et leur déplacement rapide sur les différents secteurs du front.

Lorsque l'offensive se produit, plutôt que de casser l'attaque, les troupes de ligne reculent en bon ordre sur des positions préparées à l'avance, tout en ralentissant l'ennemi. Les places fortes, quant à elles, tiennent. Leur rôle est de :

  1. ralentir la progression pour donner à l'État-major le temps de diriger les réserves sur le secteur du front attaqué ;
  2. segmenter en plusieurs pointes et canaliser l'attaque ennemie vers les points où le défenseur qui a concentré ses troupes va commencer la contre-attaque.

Lorsque les pointes de l'ennemi sont là où on veut les voir, et lorsque les troupes pour la contre-attaque sont rassemblées, le défenseur prononce la contre-offensive pointe après pointe avec le maximum de ses réserves afin d'obtenir un rapport de force favorable sur le point de la contre-attaque pendant que le reste des unités ennemies s'embourbe.

Cette tactique va être la première utilisation efficace de la mitrailleuse lourde. Elle va mettre en lumière le rôle des sapeurs (Génie militaire) et des sapeurs télégraphistes (les futures Transmissions). Elle atteindra sa pleine efficacité avec l'utilisation des chars d'assaut en appui de l'infanterie.

Manœuvre de la section d'infanterie[modifier | modifier le code]

Conçus pour la section d'infanterie (36 combattants) à trois groupes de combat face à une dizaine d'ennemis, le principe des trois mouvements de base peut aussi bien être appliqué par un groupe de combat face à un binôme de soldats, que par une compagnie face à une section. Dans ce dernier cas, l'appui sera réalisé par la troisième dimension : artillerie, aviation, flotte côtière (on parle alors d'appui feu naval).

Le but de la manœuvre est de se rendre maître d'un point du terrain. Dans l'ordre de mise en œuvre, nous avons : appui, couverture, débordement. Après reconnaissance du terrain environnant l'ennemi par un chef de groupe ou par le chef de section, les trois groupes partent du même point.

Le groupe d'appui fait face immédiatement à l'ennemi. Il s'agit pour lui d'immobiliser l'ennemi pendant le déplacement des deux autres groupes. Le deuxième groupe assure la couverture des deux autres en surveillant une autre direction potentiellement dangereuse. Il peut servir de réserve. Le troisième groupe contourne largement la position adverse en profitant de la couverture du deuxième. Au moment où le groupe d'appui ouvre le feu ou intensifie le tir sur l'objectif, le troisième groupe donne l'assaut par le flanc. Une fois le troisième groupe arrivé à proximité de l'objectif, le premier groupe reporte son tir sur un autre secteur du terrain pour éviter les tirs amis.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]