Guerre de positions

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Tour de garde reconstituée du Limes romain de Germanie supérieure à Arzbach, située en Rhénanie-Palatinat actuelle.

La guerre de positions est l'antithèse de la guerre de mouvement. Elle consiste en une attaque depuis un point fixe fortifié : tranchée, fort... Elle se résume par « laisser l'ennemi venir ».

Dès lors que les buts de guerre ont eu trait à la maîtrise d'un espace géographique, les hommes ont eu à défendre des points fixes (ville, fort, ressources naturelles...). Ils se sont très vite rendu compte que la guerre de mouvement qu'ils utilisaient n'était pas compatible avec de telles batailles. Ils ont alors inventé le principe de la guerre de position, afin de contrer les ennemis utilisant la guerre de mouvement. Cette stratégie repose sur l'utilisation d'infanterie équipée d'armes de jet et d'artillerie. Elle peut aussi être utilisée dans une bataille rangée: l'infanterie de mêlée se place en rang serrés pour combattre la première ligne. Elle sera appuyée par de l'infanterie équipée d'armes de jet et de l'artillerie, tandis que la cavalerie passera derrière l'ennemi pour l'attaquer sur deux fronts.

Lors du siège d'Alésia par César, on assista à une double guerre de position : Romains et Gaulois avaient des fortifications et lançaient des assauts fréquents. Ce fut aussi le cas lors de la Première Guerre mondiale, où les ennemis se tenaient chacun dans des tranchées et lançaient de temps à autre des charges, appuyées et « préparées » par l'artillerie et l'aviation. Notons que, le plus souvent, la guerre de position a pour but de débloquer la situation afin de passer à une guerre de mouvement (comme lors de la Première Guerre mondiale).

Articles connexes[modifier | modifier le code]