Fontiers-Cabardès

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Fontiers-Cabardès
La tour de l'horloge faisant partie de l'ancien château de Fontiers-Cabardès en avril 2009.
La tour de l'horloge faisant partie de l'ancien château de Fontiers-Cabardès en avril 2009.
Blason de Fontiers-Cabardès
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Aude
Arrondissement Carcassonne
Canton Saissac
Intercommunalité Communauté de communes du Cabardès Montagne Noire
Maire
Mandat
Gilbert Plagnes
2014-2020
Code postal 11390
Code commune 11150
Démographie
Gentilé Fontiérais
Population
municipale
437 hab. (2011)
Densité 52 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 22′ 14″ N 2° 14′ 55″ E / 43.370556, 2.24861143° 22′ 14″ Nord 2° 14′ 55″ Est / 43.370556, 2.248611  
Altitude Min. 438 m – Max. 803 m
Superficie 8,46 km2
Localisation

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Fontiers-Cabardès est une commune française située dans le département de l'Aude et la région Languedoc-Roussillon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune située dans le Cabardès à 25 km de Carcassonne sur un mamelon élevé de la Montagne Noire dominant les vallées de l'Aude, la chaine des Pyrénées et des Corbières, belle vue à l'est sur Le pic de Nore (1 210 m) Le village est borné au nord et à l'ouest par les forêts de Ramondens et de la Loubatieres.

Histoire[modifier | modifier le code]

Fontiers fut fondé en 1203 par des seigneurs du voisinage: Sicard de Puylaurens et Éleazar d'Aragon, il fut réuni à la couronne de France à la suite de la conquête de la croisade des Albigeois.

La commune de Fontiers était formée primitivement de plusieurs hameaux, souvent assez éloignés les uns des autres: Fontiers, Lacombe, les Bordes, la Fonde, la Canade, la Coulagne. Le roi de France Philippe le Bel avait donné aux habitants de Fontiers et de Saint-Denis, villages créés comme il le spécifiait dans sa charte pour le défrichement des forêts, le droit de prendre du bois pour construire leurs habitations. Il voulut réglementer cette autorisation à cause des abus qui se produisaient et en chargea le sénéchal de Carcassonne en février 1307.

Pierre de Rochefort, évêque de Carcassonne créa un peu plus tard en 1315 la Chartreuse de la Loubatière dans la forêt du même nom situé à proximité de Fontiers. La forêt de la Loubatière appartenait à l'évêque de Carcassonne, les bornes en pierres qui marquaient ses limites étaient ornées de la crosse épiscopale. La forêt est devenue domaniale en 1791.

En 2009,à peu de distance de la maison forestière (qui a remplacé la ferme des Chartreux) subsistent les ruines isolées, couvertes de lierre, d'une église; cet édifice dépendait de la Chartreuse; elle portait le nom de Notre-Dame-de-Beaulieu, puis celui de Sainte-Marie-de-la-Loubatière; une fontaine source abondante et glaciale, près de la maison forestière fut établie au milieu du cloître de la Loubatière en 1332 à la suite d'une donation de Pierre Dejean, évêque de Carcassonne[1].

Après l'inauguration en 1975 de l'usine de salaisons du Languedoc (S.O.S.A.L),un nouveau quartier fut créé au début des années 1980 sur la partie haute du village, qui donna naissance au lotissement de « Fontiers-Plaisance ».

En aout 2000 eut lieu sur les territoires de Fontiers-Cabardès et Brousses-et-Villaret (commune limitrophe) une « Rave party » ou « Tecknival » (fête de la musique techno) sauvage. Plus de 15 000 raveurs pendant cinq jours firent la fête jour et nuit au son d'une musique assourdissante. Le maire de Fontiers devant l'ampleur de la situation, pris le parti d'acheter une pompe à eau dans le but d'utiliser un ancien captage d'eau situé en contrebas du champ occupé par les raveurs.

Après la manifestation le nettoyage des lieux fut assuré en partie par des détenus de la maison d'arrêt de Carcassonne en fin de peine[2].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Fontiers-Cabardès

Son blasonnement est : de sable au pal d'argent.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1931 1937 Maurice Istria SE  
1937 1943 Louis Valette SE Docteur
1943 1989 Victor Bonnafous DVD Imprimeur, conseiller général du canton de Saissac
1989 2014 Yves Bonnafous DVD Ancien secrétaire général de la CCI de Carcassonne
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 437 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
839 938 1 008 1 035 1 099 1 073 1 077 1 113 1 104
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 122 1 127 459 434 431 387 378 368 365
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
370 336 348 282 248 235 227 245 237
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
305 205 245 307 306 324 407 419 437
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

À la suite de la fermeture de l'usine de salaisons "Campofrio Montagne Noire" début 2005, un projet de golf 18 trous porté par le groupe "Lacoste" est en cours depuis octobre 2006 sur le site des "Augers"sur près de 230 hectares, il pourrait génèrer la création de 80 emplois.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Clément
  • Le Bosquet Le Nôtre est la place principale du village. Elle aurait été dessinée par le célèbre jardinier André Le Nôtre (1613 - 1700) dont une rue porte son nom quand Pierre-Paul Riquet (1604-1680) qui résidait au château de Fontiers (il en reste La Tour de L'horloge) a entrepris la création de "la Rigole de la montagne" située à "La prise d'Alzeau" sur la commune voisine de Lacombe, à l'époque faisant partie de Fontiers-Cabardès.
  • La Rigole de la montagne permet d'alimenter le canal du Midi en eaux venues de la Montagne Noire.
  • L'église Saint-Clément est inscrite aux monuments historiques depuis le 14 avril 1948. Elle possède une nef à 4 travées charpentée sur arcs diaphragmes et 4 chapelles du XVIe siècle, un chevet à 5 pans, des chapiteaux corinthiens, 6 chapelles latérales, une chapelle au nord du chœur 1535/1537, un clocher de 17 cloches fondues en 1974 par le fondeur Dominique Bolife, et des piliers du chevet antérieurs au XVIe siècle.
  • La Tour de l'horloge datant du XVIe siècle et mesurant 18 m de haut. À côté se trouve une fontaine de 1727 dont la partie supérieure a été refaite en 1821 sur la place de l'Aubépine. La tour est classés à l'inventaire des monuments historiques.
  • L'ensemble des 3 Fontaines de la Samaritaine (1834/1854/1871) dont deux ont été bâties par l'abbé Escribe.

Celle de 1871 est inscrite à l'inventaire du patrimoine depuis 1944.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Joseph-Charles Scheurer (1840-1901) Musicien, compositeur, organiste, maitre de chapelle à la cathédrale Saint-Michel de Carcassonne.
  • Jacques Ourtal (1868-1962) Peintre, il a fréquenté Toulouse-Lautrec, Van-Gogh ou Villette. il réalise de grandes compositions pour les églises, des portraits ou des décors pour "l'hôtel de La Cité" (les 4 époques de La Cité) son tableau: "le lavoir de Fontiers" après avoir orné le bureau du procureur de la république se trouve exposé au musée des beaux arts de Carcassonne, une rue du village porte son nom, où était situé son atelier.
  • Marcel Forrieres (1914-1986) Curé de Fontiers de 1964 à 1986, après avoir été ordonné Prête en 1941, il devient secrétaire particulier de Mgr Gounaud et vicaire de la cathédrale de Tunis,il a marqué par sa forte personnalité ses paroissiens qui en hommage firent une souscription pour apposer une plaque visible dans l'entrée de l'église Saint-Clément.
  • Charles-Pierre Bru (1913-1998) Philosophe, peintre de l'abstraction et du surréalisme,ami des écrivains René Nelli et Joë Bousquet, il a créé la majorité de ses œuvres dans son atelier de "Pantouquet" à Fontiers.
  • Henri Tort-Nouguès (1921-2001) Professeur de philosophie, ancien grand-maître de la Grande Loge de France (1983-1985), président du festival de La Cité de Carcassonne (1996-1999). Le foyer du village porte son nom car il donnait chaque été une conférence sur des thèmes aussi variés que "Napoléon n'a jamais existé", "l'homme, la culture, la gastronomie" ou "Embarquement pour Cythère"...
  • Félix Bergèze (1914-2003) Joueur et entraîneur de rugby à XIII à l'ASC de Carcassonne avec laquelle il remporta de nombreux titres de champion ou des coupes de France (Lord Derby), il été surnommé "le Basque bondissant" ou "le sorcier".
  • Edouard Ponsinet (1923-2006) surnommé "Ponpon" Joueur et entraineur de rugby à XIII à l'ASC de Carcassonne et au FC Lézignan, International, 18 sélections en équipe de France, il fut conseiller municipal de Fontiers-Cabardès.
  • Jacques Sudan (1917-1993) Journaliste à France 3 Toulouse, y acquit une maison en 1968 et fit partie du conseil municipal avec lequel il relança le foyer rural avec M. Espanol, secrétaire, pour quelques années. Durant son activité "journalistique", de nombreux reportages furent réaliser aux alentours sur le thème de l'agriculture avec l'appui de Victor Bonnafous alors maire.

Vie pratique[modifier | modifier le code]

Service public[modifier | modifier le code]

Enseignement[modifier | modifier le code]

Culture[modifier | modifier le code]

Activités sportives[modifier | modifier le code]

Écologie et recyclage[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • collectif (Opération vilatges al païs), Le canton de Saissac, Fédération Audoise,‎ 1997

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Sources:Dr Charles Boyer,bulletins de « la Société d’Études Scientifiques de L'Aude » (S.E.S.A) tome 43:1949, tome 59:1958
  2. Sources:Quotidiens « Le Monde », « Libération» du 22.08.2000, « Midi-Libre » du 21 et 25.08.2000
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011