Trassanel

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Trassanel
Blason de Trassanel
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Aude
Arrondissement Carcassonne
Canton Mas-Cabardès
Intercommunalité Communauté de communes du Haut Cabardès
Maire
Mandat
Christiane Gros
2014-2020
Code postal 11160
Code commune 11395
Démographie
Gentilé Trassanelois
Population
municipale
33 hab. (2011)
Densité 7,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 20′ 50″ N 2° 26′ 14″ E / 43.3472222222, 2.43722222222 ()43° 20′ 50″ Nord 2° 26′ 14″ Est / 43.3472222222, 2.43722222222 ()  
Altitude 402 m (min. : 270 m) (max. : 687 m)
Superficie 4,34 km2
Localisation

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Trassanel

Trassanel est une commune française située dans le département de l'Aude et la région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Trassanelois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune de l'aire urbaine de Carcassonne située dans la Montagne noire en Cabardès

Histoire[modifier | modifier le code]

L'Aude, du fait de sa situation géographique, n'a pas été un grand foyer de résistance. Mais elle a tout de même compté des maquisards et des réseaux souterrains, notamment le Corps-franc de la Montagne noire, réunissant divers groupes des départements voisins. Parmi ceux-là, le maquis de Trassanel, rebaptisé maquis Armagnac en l'honneur de son chef Antoine Armagnac, ancien ouvrier à Salsigne. Au début du mois d'août 1944, le groupe est attaqué par l'aviation ennemie. Il reçoit l'ordre de se replier sur la grotte de Trassanel, poursuivi par des patrouilles allemandes, mais s'arrête le dimanche 6 août dans le ruisseau de La Grave. Une arrière-garde est laissée là-bas pour faire disparaître les traces de leur passage, pendant que le gros des troupes repart. Mais lorsque les Allemands débarquent par surprise au Picarot, ils prennent l'arrière-garde sans même avoir besoin de combattre. Les prisonniers sont torturés, et sept exécutés d'une balle dans la nuque. C'est à cet endroit que se trouve la Pierre plantée, élevée peu après par les Résistants et qui porte le nom des disparus. Pendant ce temps, le reste des maquisards a atteint la grotte de Trassanel, à l'aube du 8 août. Alertés par une patrouille de la présence allemande, ils décident de s'évader en passant par un ravin, pour traverser la montagne. Alors qu'ils viennent de s'y engager, l'ennemi les rattrape, et les mitraille, faisant une quinzaine de morts, dont Antoine Armagnac. Une trentaine d'autres sont faits prisonniers, et conduits jusqu'au village de Trassanel, dont le maire Edmond Agnel vient d'être pendu, ayant refusé de collaborer avec les occupants. Là, un peu à l'écart, on donne l'ordre de les fusiller : quelques-uns parviendront à s'échapper, mais dix-neuf tomberont là.

Au total, le maquis de Trassanel a perdu 41 hommes ce jour-là : une stèle se trouve près du lieu de l'exécution à Trassanel, ainsi que la tombe du maire Edmond Agnel, et une autre sur la commune de La Grave. Pour M. Fricou, président du Comité d'entente, qui représente 41 associations d'anciens combattants et de patriotes : « Ce sont de hauts lieux de la Résistance dans notre département, et sans doute là où il y eut le plus de morts en si peu de temps. »

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Trassanel Blason Palé d'azur et d'argent de quatre pièces.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Jacqueline Bonnel    
mars 2008 2014 Christiane Gros[1]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 33 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
179 162 157 156 168 228 139 125 120
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
121 124 121 113 119 110 112 96 93
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
89 92 78 61 48 46 46 39 39
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
40 41 41 31 21 20 22 24 32
2011 - - - - - - - -
33 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Élections[modifier | modifier le code]

Trassanel est la seule commune de France à avoir donné 100 % de ses voix à la candidate socialiste lors du second tour de l'élection présidentielle 2007.

Inscrits : 22, Abstentions : 1 / 4,55 %, Votants : 21 / 95,45 %, Blancs et nuls : 1 / 4,76 %, Exprimés : 20 / 95,24 %. Ségolène Royal: 20 / 100 %, Nicolas Sarkozy 0/ 0 %.

Économie[modifier | modifier le code]

Viticulture : Minervois (AOC) et Languedoc (AOC)

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Monument en l'honneur du maquis de Trassanel

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Irma Escourrou grâce à elle beaucoup de témoignages sur la grotte et ses maquisards.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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