Roquefère

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Roquefère
Vue générale
Vue générale
Blason de Roquefère
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Aude
Arrondissement Carcassonne
Canton Mas-Cabardès
Intercommunalité Communauté de communes du Haut Cabardès
Maire
Mandat
Francis Bels
2014-2020
Code postal 11380
Code commune 11319
Démographie
Gentilé Rocaférais
Population
municipale
69 hab. (2011)
Densité 8,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 22′ 28″ N 2° 22′ 50″ E / 43.3744, 2.380643° 22′ 28″ Nord 2° 22′ 50″ Est / 43.3744, 2.3806  
Altitude Min. 299 m – Max. 983 m
Superficie 8,06 km2
Localisation

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Roquefère

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Roquefère

Roquefère est une commune française, située dans le département de l'Aude en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont les Rocaférais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Roquefère
Mas-Cabardès Mazamet Labastide-Esparbairenque
Mas-Cabardès Roquefère Labastide-Esparbairenque
Mas-Cabardès Les Ilhes Labastide-Esparbairenque

Topographie[modifier | modifier le code]

Le village et son château
Hameau de Cubserviès

Le village est situé à 330 m d'altitude au coeur du Cabardès. Il est encaissé dans un méandre de la vallée du Rieutort, affluent de l'Orbiel. Il est dominé par son château bâti sur un éperon rocheux et toujours habité de nos jours. Il comprend aussi deux hameaux perchés : Saint-Julien et Cubserviès, respectivement à 650 m et 730 m d'altitude, accessibles par une route étroite et sinueuse qui grimpe à flanc de montagne. Roquefère est distant de 25 km de Carcassonne, chef-lieu du département, et de 2 km de Mas-Cabardès, chef-lieu du canton.

Climat[modifier | modifier le code]

La commune bénéficie d’un climat tempéré au confluent d’influences océaniques et méditerranéennes. Mais en fond de vallée, les influences méditerranéennes dominent. Les températures peuvent dépasser 30 °c en été, bien que cela soit peu fréquent, et demeurent le plus souvent positives en hiver. La pluviométrie est assez abondante, de l'ordre de 800 mm.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les seigneurs de Roquefère sont mentionnés pour la première fois au début du XIIe siècle. En 1124, Guillaume de Roquefère, premier seigneur du lieu dont le nom est connu, fit allégeance à Bernard Aton Trencavel, vicomte de Carcassonne[1]. Ses descendants ont été, comme les seigneurs de Cabaret, des protecteurs de la cause cathare, ce qui entraîna leur destitution à l’issue de la croisade conduite par Simon de Monfort.

Louis VIII aurait alors attribué la seigneurie de Roquefère à un certain Henri ALAMANN. Louis IX, plus connu sous le nom de Saint-Louis, confirma cette donation et l’assortit des droits de justice. Henri Alamann aurait suivi Saint-Louis dans ses croisades et ce dernier lui aurait fait donation d’une épine de la couronne du Christ encore vénérée aujourd’hui dans l’église de Roquefère. Ramond est le dernier représentant de la lignée Alamann à apparaître dans des documents de 1338.

En 1372, Maurice de Bar, qui possédait déjà la baronnie de Capendu et les seigneuries d’Aigues-Vives et de Marseillette, est mentionné comme seigneur de Roquefère. Roquefère demeura un siècle et demi entre les mains de cette famille, puis fut transmise par le mariage de Jeanne de Bar à Jean de Narbonne-Talairan. En 1553, Aymeric, successeur de Jean, revendit le fief à Jean de Maurel, seigneur d’Aragon.

Roquefère, comme tous les villages de la région, eut à souffrir des guerres de religion. Le château fut pris par les protestants le 26 février 1574, puis retomba aux mains des catholiques un mois plus tard.

En 1633, Bertrand de Maurel se dessaisit de la seigneurie au profit d’Antoine de Cansac, bourgeois du Mas-Cabardès, pour le prix de 12 000 livres. La seigneurie qui comprenait aussi Cubserviès et Labastide-Esparbairenque fut ensuite attribué à Antoine Cathala (ou Cathelan), neveu des Cansac. Celui-ci à partir de 1638 entrepris la restauration du château qui était en très mauvais état. La famille acquit un titre de noblesse et le nom de François de Cathelan de Roquefère apparait en 1693 à l’occasion de l’enregistrement des armoiries de la famille.

Au XVIIIe siècle, on signale un long procès intenté par la communauté de Labastide aux châtelains à propos des droits d’usage des forêts. L’essentiel du patrimoine foncier fut conservé par la famille lors de la Révolution. Par la suite ce patrimoine fut progressivement vendu.

La famille de Roquefère s’éteignit en 1902.

A partir de la fin du XIXe siècle, Roquefère, comme tous les villages de la région, connut un déclin économique qui eut pour conséquence un important exode rural.

Le village a retrouvé aujourd’hui, mais à un niveau faible, une relative stabilité démographique avec la présence de retraités qui goûtent la tranquillité des lieux.

Armoiries[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Roquefère (Aude).svg

Blasonnement de la commune : De sable aux deux pals d'or.

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2020 Francis Bels PS Conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 69 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
267 276 316 253 279 276 310 293 266
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
261 273 286 263 258 230 219 252 231
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
203 213 201 150 124 111 111 105 98
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
75 50 39 44 57 56 80 69 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Château - façade nord
Clocher de l'église Sainte-Foy.
Cascade de Cubserviès

Ce château dont l'origine remonte au XIIe siècle est construit sur une protubérance rocheuse dominant le Rieutort. Il surveillait cette vallée qui était une voie de communication vers l'Albigeois[4]. Depuis l'époque féodale il n'a subi que peu de modifications dans sa configuration. Mais une partie de l'édifice actuel (notamment les deux tours carrées et la façade sud) date du XVIIe siècle. Le château a toujours été occupé depuis ses origines. Il appartient aujourd'hui à une personne privée.

Ce calvaire a été édifié au XIXe siècle à l'initiative de la famille propriétaire du château. Des cérémonies religieuses se sont déroulées sur ce site jusqu'au milieu du XXe siècle. Il a ensuite été abandonné et s'est rapidement délabré. Cédé à la commune, il fait l'objet aujourd'hui d'un projet de réhabilitation et d'une demande d'inscription aux monuments historiques. Il n'est pas pour l'instant accessible au public.

  • Église Sainte-Foy.

Cette église renferme l'épine de la couronne du Christ qui, selon la légende, aurait été offerte par Saint-Louis au seigneur de Roquefère qui l'avait accompagné dans ses croisades.

  • Cascade de Cubserviès

Cette cascade, une des plus hautes de la région (50 m environ), est visible d'un belvédère situé dans le hameau de Cubserviès.

Vie locale[modifier | modifier le code]

L'animation se concentre dans la période estivale.

Le village de Roquefère est désormais connu pour son festival "Jazz sous les chataigniers" qui rassemble chaque année début août au pied du château de très nombreux amateurs.

La commune accueille également de nombreux randonneurs. Elle fait partie du circuit des "Villages perchés en Montagne Noire".

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Archives départementales de l'Aude, Fonds Cathala de Roquefère.
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  4. Marie-Elise GARDEL, Le Cabardès, Aude Aménagement, 1998

Liens externes[modifier | modifier le code]