Brousses-et-Villaret

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Brousses-et-Villaret
Vue du centre du Villaret
Vue du centre du Villaret
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Aude
Arrondissement Carcassonne
Canton Saissac
Intercommunalité Communauté de communes du Cabardès Montagne Noire
Maire
Mandat
Danièle Nicolaou
2014-2020
Code postal 11390
Code commune 11052
Démographie
Gentilé Broularetois
Population
municipale
324 hab. (2011)
Densité 29 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 20′ 35″ N 2° 15′ 15″ E / 43.3430555556, 2.25416666667 ()43° 20′ 35″ Nord 2° 15′ 15″ Est / 43.3430555556, 2.25416666667 ()  
Altitude Min. 229 m – Max. 599 m
Superficie 11,16 km2
Localisation

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Liens
Site web Brousses.villaret.free.fr

Brousses-et-Villaret est une commune française située dans le département de l'Aude en la région Languedoc-Roussillon.

Petit village assis au pied de la Montagne Noire, à quelques lieues de Carcassonne, il fait partie du Massif central.

Il fut constitué en 1792 par le regroupement de deux hameaux, Brousses et le Villaret, distants de deux kilomètres, auxquels s'est adjoint en 1970 un troisième situé à mi-chemin. Les plus anciennes citations des lieux remontent au IXe siècle pour Villaret, et au Xe siècle pour Brousses, le village a connu une économie florissante au XVIIIe siècle par ses nombreux moulins à papier et fabriques de draps.

Ses habitants sont appelés les Broularetois et les Broularetoises.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Au cœur du pays cathare, Brousses-et-Villaret est situé à une vingtaine de kilomètres au nord-ouest de Carcassonne, entre Saissac et Lastours. Au pied de la Montagne Noire, face aux Corbières (Pré-Pyrénées), la commune surplombe les vignobles du Cabardès.

Elle est constituée de deux hameaux principaux : Brousses et Le Villaret distants de deux kilomètres et d'une troisième entité, Le Rebombié (ou Rebombier), localisée entre les deux précédents. Ce dernier hameau a été rattaché au cours des années 1970. Plusieurs fermes et lieux-dits isolés dépendent de la commune [1].

Brousses-et-Villaret fait partie du Massif central[2]. Son territoire au relief vallonné est caractérisé par des pentes douces successives, orientées Sud-Nord, qui s'élèvent de l'altitude de 229 mètres au sud à 599 mètres dans la partie septentrionale. Brousses se situe à une altitude moyenne de 400 mètres, Le Villaret est situé 100 mètres plus haut.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Brousses-et-Villaret
Saint-Denis Caudebronde,
Laprade
Mas-Cabardès
Cenne-Monestiés Brousses-et-Villaret Salsigne,
Fournes-Cabardès
Montolieu Fraisse-Cabardès Aragon

Voies de communications et transports[modifier | modifier le code]

Brousses-et-Villaret se trouve sur la RD 103, axe est-ouest qui relie la RD 118 (axe nord-sud, Mazamet-Carcassonne) et Saissac. La RD 203 traverse la commune du nord au sud reliant Fraisse-Cabardès à Fontiers-Cabardès. La RD 48, rejoint la RD 203 au sud de Brousses et permet d'accéder à la RN 113 (axe Carcassonne-Toulouse) à l'entrée de Pezens.

Les transports en commun routiers sont assurés par une liaison quotidienne en bus entre la commune et Carcassonne (20 km).

Aucune voie ferrée ne passe à proximité, la gare importante la plus proche est celle de Carcassonne.

L'aéroport de Carcassonne-Salvaza se trouve à une vingtaine de kilomètres. Il offre des liaisons quotidiennes en direction de Charleroi en Belgique et plusieurs par semaine vers quelques aéroports britanniques. La liaison la plus empruntée est celle de Stansted à quelques kilomètres de Londres.

Originalité de la région, il est possible de louer des embarcations pour naviguer sur le canal du Midi qui passe à une dizaine de kilomètres.

Environnement[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Recouverte par la mer jusqu'au Carbonifère, pour se former par plissement à l'époque du soulèvement du Massif central dont elle fait partie, la Montagne Noire est un classique de la géologie française issue d'un ancien massif hercynien (-360 à - 300 millions d'années). Le village se trouve sur la zone axiale du massif, à son extrémité sud-ouest. Cette zone est constituée par un ensemble de dômes gneissiques parsemés d'affleurements de granit. Ces affleurements sont visibles en de nombreux endroits aux alentours de Brousses.

Climat[modifier | modifier le code]

Le village est au point de rencontre des climats atlantique et méditerranéen. Deux vents principaux en sont la cause :

  • La tramontane ou cers qui vient du Nord-Ouest apporte l'influence atlantique. Soufflant environ 200 jours par an, il est froid et porteur de pluie en hiver, chaud et sec en été.
  • Le marin ou vent d'autan qui arrive de la Méditerranée est très fréquent en fin d'année. Il peut souffler pendant plusieurs jours de suite. Engendré par le passage d'un front chaud sur l'Espagne, il est doux et très humide. Il est souvent qualifié de vent « qui rend fou ».

En 1802, le préfet Claude de Barante décrit l'influence des deux vents en ces termes : « Le marin est ordinairement humide et chaud. Souvent, quand il souffle, le fer, les pierres, les murailles sont mouillés comme dans un temps de dégel. Les malades le redoutent. Il réveille les douleurs et les affections nerveuses. Il agit même sur des personnes bien portantes, dont il semble diminuer les forces et la vivacité. En un mot les habitants du département de l'Aude (...) regardent son influence, non seulement comme désagréable, mais comme pouvant être funeste. Ils souhaitent le retour du cers, qui ramène la fraîcheur, redonne au corps et même à l'esprit plus de ressort et de mouvement, et purifie l'atmosphère, en balayant avec force les vapeurs que le marin a accumulées »[3].

Du temps d'Auguste, on avait élevé un autel à Circius, le nom que Pline l'Ancien donne au vent de cers dans son Histoire Naturelle : « In narbonensi provincia, clarissimus ventorum est Circius, nec ulli violentiâ inferior » (« Dans la province de Narbonne (la Narbonnaise) le cers est le plus célèbre des vents et il n'est inférieur à aucun autre en puissance (sa puissance est supérieure à celle de n'importe quel autre) »)[4].

Ville Ensoleillement Pluie Neige Orage Brouillard
Brousses-et-Villaret 2 190 h/an 695 mm/an 7 j/an 19 j/an 14 j/an
Paris 1 797 h/an 642 mm/an 15 j/an 19 j/an 13 j/an
Nice 2 694 h/an 767 mm/an 1 j/an 31 j/an 1 j/an
Strasbourg 1 637 h/an 610 mm/an 30 j/an 29 j/an 65 j/an
Moyenne nationale 1 973 h/an 770 mm/an 14 j/an 22 j/an 40 j/an

De par sa situation géographique, la pluviométrie affectant le département de l'Aude est soumise à deux influences, atlantique à l'ouest, méditerranéenne à l'est et au sud, accentuées par le relief. La pluie journalière décennale varie ainsi de 80 mm sur le Lauragais à 140 mm sur la Montagne Noire et 170 mm sur les Corbières maritimes. Des épisodes pluvieux intenses sont régulièrement observés ces dernières années (le seuil de 200 mm en quelques heures a été dépassé quatre fois en 10 ans), provoquant des crues rapides avec un fort débit de pointe. Les précipitations les plus fortes sont au mois d'octobre et au mois d'avril. Les pluies d'été tombent sous forme d'orages parfois violents pouvant se transformer en orages de grêle, néfastes pour les cultures.

Mois J F M A M J J A S O N D Année
Températures (sous abri, normales) °C 5,9 7,2 9,1 11,7 15,3 19,1 22,1 21,5 19 14,8 9,6 6,7 13,5
Précipitations (hauteur moyenne en mm, période 1961-1990) 67,3 67,7 64,8 71,5 62,3 43,0 29,1 43,2 46,1 74,0 56,7 69,4 695,1
Source : Météo France. Données relevées à Carcassonne. Les températures sur Brousses-et-Villaret sont légèrement inférieures du fait de l'altitude; les précipitations sont légèrement supérieures


La Montagne Noire toute proche apporte une relative fraîcheur en été et quelques chutes de neige et des gelées en hiver. La température moyenne annuelle est de 13°.

Hydrologie[modifier | modifier le code]

La commune est arrosée par deux cours d'eau principaux : la Dure et le Linon. Tous deux prennent leur source dans la Montagne Noire. La qualité des eaux et leur débit régulier ont permis d'utiliser depuis très longtemps leur énergie hydraulique. De nombreux moulins et usines furent implantés le long de leurs cours afin de moudre le grain, fabriquer du papier ou des tissus, à l'instar des manufactures royales de draps créées par Colbert en vue d'exporter leur production vers l'Orient[5].

  • La Dure prend sa source dans la forêt de Montaud entre le pic de la Miroulenque (1 006 mètres) et le pic du Therme Noir (1 031 mètres), sur la commune de Labruguière (Tarn) et coule du nord au sud. Ses premières eaux se nomment ruisseau des Corbières mais après quelques hectomètres, au niveau du village de Laprade, elles prennent le nom de Dure. Le cours d'eau dévale la pente et se jette dans le lac de Laprade basse. Après avoir traversé des gorges, puis successivement, Caudebronde et Cuxac-Cabardès et contourné Cazelles, la Dure traverse la commune à l'ouest de Brousses. Poursuivant son chemin, elle reçoit les eaux du Linon et va se jeter dans l'Alzeau à Montolieu au terme d'environ 30 kilomètres. La rivière aux eaux assagies prend alors le nom de Rougeanne et va grossir les eaux du Fresquel, un affluent de l'Aude avec qui il fait jonction après être passé sous le canal du Midi, près de Montredon.
  • Le Linon prend sa source dans la forêt domaniale de la Loubatière, au lieu-dit le Capsan, à 810 mètres d'altitude, non loin du barrage de Laprade-Basse alimenté par la Dure. Comme elle, il s'écoule du nord vers le sud. Son cours est situé sur la limite administrative ouest de la commune. Avant d'alimenter une retenue d'eau au lieu-dit Trabex de la Baïcho, il reçoit les eaux de deux ruisseaux : le premier sans nom, le second appelé le ruisseau de L'Aiguille. Poursuivant sa descente au cœur d'un profond talweg, il contourne Fontiers-Cabardès et passe à proximité de Saint-Denis. Au lieu-dit Le Moulin, une prise d'eau détourne une partie de ses eaux pour alimenter Le Villaret, puis elles retournent au Linon en aval du village. Après être passé à l'ouest du Villaret, il se jette dans la Dure au lieu-dit La forge après un parcours d'environ 10 kilomètres.
  • Le ruisseau de la Dussaude prend sa source au sud du lieu-dit Saint-Michel ; il est en partie alimenté par la fontaine Saint-Michel. Il s'écoule d'est en ouest pour rejoindre la Dure non loin du lieu-dit Terre d'Andine.

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Morphologie urbaine[modifier | modifier le code]

La commune est composée de deux hameaux principaux distants de deux kilomètres et d'un troisième de moindre importance situé entre les deux précédents. Il faut y ajouter plusieurs fermes isolées. L'habitat clairsemé même au sein des hameaux, laisse de grands espaces vierges. On trouve même un étang au centre du Villaret. L'habitat collectif y est infime (3 %) la majorité des habitations est constituée de maisons individuelles pourvues généralement d'un jardin.

Logement[modifier | modifier le code]

209 logements sont situés sur la commune, 97 % d'entre eux sont des logements individuels.

Répartition des différents types de logements
Types de logements Quantité Pourcentage
résidences principales 121 57,9 %
résidences secondaires 79 37,8 %
logements occasionnels 0 0 %
logements vacants 9 4,3 %
Total 209 100 %

Le parc de logements est assez ancien. La date d'achèvement est antérieure à 1949 pour 44 % des logements et de 66 % à plus de trente ans.

Ancienneté du parc de logements en 1999
Date d'achèvement Quantité Pourcentage
avant 1949 53 43,8 %
entre 1949 et 1974 27 22,3 %
entre 1975 et 1989 25 20,7 %
1990 et après 16 13,2 %

Projets d'aménagement[modifier | modifier le code]

Vu sa taille et son budget, la commune ne peut effectuer beaucoup d'investissements. Néanmoins, depuis 2005, elle s'est engagée dans la réalisation de deux stations d'épuration des eaux usées. La première a été construite au Villaret et fonctionne depuis fin 2006. Celle de Brousses doit voir le jour en 2008 pour un coût dépassant les 800 000 €[6]. Vu la fermeture de la Mairie pour cause de "dangerosité" la municipalité en place doit faire face à des travaux de reconstruction de ce bâtiment. Il a donc été décidé de faire deux appartements en lieu et place de l'ancienne école, et de refaire entièrement les locaux de la Mairie, pour un coût total de 370 000 €. Ces travaux débuteront fin novembre et seront financés par la Commune d'une part, aidée du Conseil Général et de l'État. L'Eglise de Brousses et actuellement en cours de restauration sur l'extérieur; en ce qui concerne l'intérieur dont le manque d'entretien a fait des ravages tant sur les peintures de Mr HOURTAL, que sur le bâtiment lui-même, un financement de ces travaux est à l'étude, sachant qu'un mécène serait le bienvenu. Bien d'autres travaux restent à réaliser sur la Commune.

Histoire[modifier | modifier le code]

Origines[modifier | modifier le code]

Les origines des hameaux de Brousses et du Villaret : Le lieu de Brousses qui était du domaine direct des Comtes de Carcassonne, fut donné par Alfred II (an 954) à l'abbaye Saint Jean de Mallast, qui le posséda jusqu'à la Révolution de 1789. En 950, dans la bulle du Pape Agaget, l'Eglise Saint Étienne du Villaret (Villareto cum ecclesia S Stephani)est énumérée parmi les possessions confirmées au monastère de Montolieu. Ceux-ci furent réunis au sein de la même commune dans les premières années de la Révolution française. Toutefois, les découvertes archéologiques et la riche histoire régionale laissent à penser que le territoire communal fut très tôt le théâtre d'une occupation humaine.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blasons de la commune tels que décrits en 1696 par Charles d'Hozier[7], deux écus accolés :

Left

Brousses, de sinople à la lettre capitale B d'argent.

le Villaret

Le Villaret, d'argent à un trèfle de gueules.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le hameau de Brousses[modifier | modifier le code]

D'après André Pégorier[8], une « Brousse » est un lieu inculte et couvert de « broussailles ». On trouve la trace de Brousses en 934 sous le nom de Bruciae, Brucia mais celui-ci évolue au fil du temps: Broxas en 950, Brocis en 1249 qui est très voisin de Broce : « Broussaille en ancien français », Brossis en 1377, et enfin « Brousses » en 1781.
Dans les documents d'époque, on peut retrouver d'autres appellations telles que Brocine, Brossae, Broxae et en version vulgaire Broussos, qui est le pluriel de Brousso : « Broussaille, Bruyère » en occitan.

Le hameau du Villaret[modifier | modifier le code]

La première mention du « Villaret » (le hameau, le petit village) date de 889 : Villare sancti Stephani, puis en 950 Villareleto, Villario en 1249, Villarium prope sanctum dyonisium en 1347, en 1641 Villar en Cabardès et enfin Villaret en 1781. On trouve aussi d'autres appellations: Villaretum, Villarium, Vilaret. Toutes ses appellations successives ont la même racine: « Vilar » qui se traduit par : Village ou Grange. En Occitan, Vilar veut dire petite ferme, on peut donc traduire Villaret par hameau de 10 à 12 feux.

La commune unifiée de Brousses-et-Villaret[modifier | modifier le code]

Le nom actuel de Brousses-et-Villaret date de l'union des deux hameaux en une seule commune en 1792. On peut lire parfois Brousse sans le « S » final, ainsi que Vilaret sans le deuxième « L ». Les anciens, prononcent « Brossas e Vilaret » en Occitan.

Les moulins[modifier | modifier le code]

La présence de la Dure et de ses eaux au débit régulier a permis la construction de nombreux moulins le long de son cours à partir de la fin du XVII`e siècle siècle. Ces moulins furent en majorité affectés à la fabrication de papier destiné à l'emballage des tissus produits par les manufactures royales de drap que Colbert fit construire pour les tissus destinés à l'exportation en Orient.

  • L'usine hydro-électrique Journet : ancienne papeterie de la famille Journet construite en 1831, elle possédait l'une des premières machines à papier d'Europe. En 1905, elle fut transformée en usine hydro-électrique et alimenta précocement en électricité le canton de Saissac.
  • Le clos du petit Sidobre : emplacement du premier moulin à papier de Brousses créé en 1698 par la famille Polère, d'origine provençale.
  • La Fabrique : papeterie construite en 1835, elle ferma définitivement en 1904.
  • Le Martinet : construit en 1815, cette ancienne forge est devenue un moulin à papier en 1860. Aujourd'hui en ruine, son béal est conservé.
  • Le moulin à farine : en activité jusqu'en 1975, son système hydraulique est en excellent état (roue horizontale).
  • Le moulin de Cambou : construit à la fin du XVIIIe siècle, il est le seul en activité et perpétue la fabrication traditionnelle du papier à la main.
  • Le moulin de Caténat : son existence est attestée dès 1775. À l'origine moulin à farine, il devint ensuite une annexe de la fabrique ou étaient traités les chiffons qui servaient de base à la pâte à papier. Il n'est plus en activité.
  • Le moulin de Chaïla (ou Chayla) : moulin à papier crée en 1860, papeterie sur la Dure en 1912[9], actuellement en ruine.

Autres lieux-dits[modifier | modifier le code]

D'après l'abbé Sabarthès[9], les lieux-dits existants encore en 1912 sont :

  • La Bouriette, ou la Boriette, ferme ;
  • Carrière, hameau ;
  • Le Chalet de Brousses, château moderne et ferme ;
  • Lautier-Haut et Lautier-Bas, fermes ;
  • Le Mazet, bergerie. C'est aujourd'hui une ferme qui comporte une pralinerie ;
  • Montplaisir, ferme et ancienne usine sur le Lignon ; Victoriagum en 1011, la Vitarelle XVIIIe siècle ;
  • Païrin, Payrin, Pairin en 1781 ;
  • Pennavaire, ferme ;
  • Le Rebombier, ou le Rebombié, ferme devenue aujourd'hui un hameau ;
  • La Rafanelle, ferme.

La préhistoire[modifier | modifier le code]

Paléolithique[modifier | modifier le code]

Les premiers indices de présence humaine datent d'environ 1 500 000 ans[réf. nécessaire]. Ils furent découverts sur le plateau de Grazaille, non loin de Carcassonne, sous la forme de percuteurs et d'outils travaillés. Un peu plus au sud, la découverte de l'homme de Tautavel qui serait âgé d'environ 450 000 ans apporte la preuve de cette présence.

L'arrivée de l'homme moderne est situé dans la région autour de 30000-35000 ans. Durant la période magdalénienne, de nombreuses grottes de la région sont habitées voir ornées par l'homme[10].

Néolithique[modifier | modifier le code]

À partir du milieu du Ve millénaire avant notre ère, on constate le premier peuplement organisé dans la région carcassonnaise, qui correspond à la première mise en valeur agricole du fertile terroir alluvial.
Au IVe millénaire, le premier site fortifié, celui d'Auriac, se développe. Il révèle une économie d'échanges déjà fortement développée qui se maintiendra sur les grands sites de Cavanac.

La fin des temps néolithiques est marquée par la réalisation d'enceintes monumentales et l'apparition du mégalithisme qui témoignent de l'importance des activités cultuelles et cérémonielles dans des sociétés en cours de hiérarchisation. Le Carcassès acquiert dès lors un rôle stratégique sur l'axe de transit entre la Méditerranée et l'Atlantique. Il donnera lieu vers la fin de l'âge du bronze à la création d'une des plus grandes agglomérations connues dans le midi de la France, celle de Carsac, ancêtre de la cité de Carcassonne, entre le IXe et le VIIe siècle avant notre ère[11].

C'est sur cette butte, dominant le cours de l'Atax (l'Aude) que s'établirent les peuplades de la fin de l'âge du bronze. Un siècle après, l'habitat ceinturé de fossés, agrandi, couvre une superficie d'environ 25 ha. C'est alors l'une des plus grandes localités de la Gaule du Sud. Elle abritait sans doute une population conséquente si l'on en juge d'après la densité de silos décomptés sur la partie sommitale du site. Dans le courant du VIe siècle av. J.-C., l'habitat est abandonné et les populations s'installent sur la butte voisine de la Cité[12].

Dans la Montagne Noire, des mines d'extraction de minerai furent exploitées dès l'âge du bronze faisant de celle-ci un centre économique. Les échanges s'intensifièrent avec l'âge du fer. Sur le site du Grand Ferrier aux Martys, non loin de Brousses, des recherches archéologiques dirigées par Claude Domergue du CNRS à partir de 1972, ont permis de démontrer qu'une activité sidérurgique existait sur le site de la première moitié du Ier siècle avant notre ère, jusqu'au IIIe siècle[13],[14].

L'antiquité[modifier | modifier le code]

L'époque romaine[modifier | modifier le code]

Carte de l'emprise romaine en Languedoc par A.H. Dufour, 1846 : la Gaule sous l'empire romain.

Environ trois siècles avant notre ère, le sud de la France est occupé par les Volques (ou Volces) peuple Celte originaire du Danube, les Tectosages à l'ouest dans la région située entre Toulouse et Narbonne (Atacins) et les Arécomiques à l'est, dans région de Nîmes. Le Languedoc fait alors partie de la Gaule Braccata (ceux qui portent des braies).

En 118 avant JC, les Romains conquièrent la région et fondent la Colonia Narbo Martius, l'actuelle Narbonne (Narbo est le terme local pour le nom du fleuve qui l'arrose, Martius car la colonie est dédiée au dieu Mars). Un proconsul, Gnaeus Domitius Ahenobarbus, est chargé de l'administrer. La ville deviendra la capitale de la province, appelée Gaule Narbonnaise. Par la suite, Carcassonne devient le chef lieu de la Colonia Julia Carcaso ; la ville est un centre administratif fortifié sur la voie romaine qui relie Toulouse à Narbonne.

Dans l'Aude, cette voie passe par Sostomagus (Castelnaudary) puis Hebromagus ou Ebromagus ou Eburomagus (Bram) ensuite Ad Caedros (Caux-et-Sauzens) et la Colonia Julia Carcaso Carcasum Nolanum Tectosagum (Carcassonne). Cette voie qui se situe à 5 lieues de Brousses (environ 10 km) permet les échanges commerciaux entre les deux cités dont le vin d'Italie est l'une des principales marchandises. Les Romains introduisent alors la vigne, sur les pentes de la Montagne Noire, et exploitent des mines de fer et autres minéraux, dont les fours sont alimentés par les arbres des forêts de chênes et de hêtres comme en témoignent les fouilles des villas romaines découvertes dans les communes voisines de Brousses, Saint-Denis et Laprade en Cabardès. Le site sidérurgique des Martys qui a commencé à produire au milieu du Ier siècle, était alors en pleine exploitation. Il fonctionnera jusqu'au début du IIIe siècle[13]. Des vestiges gallo-romains datant de cette époque ont été découverts sur la commune de Montolieu.

Les invasions barbares[modifier | modifier le code]

Entre 406 et 409, les Vandales, peuple germain composé des Hasdings et des Silings, associés aux Alains et aux Suèves, traversent la Gaule en direction de l'Espagne et ravagent la région. Trois ans plus tard en 412, les Wisigoths qui viennent de piller l'Italie ravagent à leur tour la région et s'emparent de Narbonne puis de Carcassonne.

Ces différentes invasions de la région, qui était l'une des plus florissante de la Gaule, sous l'Empire romain, « causèrent la décadence des Lettres. Les écoles furent abandonnées, les monuments renversés ou consumés par les flammes. Le goût des Beaux-Arts, de la littérature, fut oublié ; des mœurs sauvages et cruelles, une affreuse superstition, remplacèrent la politesse, l'urbanité, et les sciences ; des opinions bizarres et honteuses succédèrent à la raison, la justice ; les ténèbres de l'ignorance couvrirent dans peu de temps, pour plusieurs siècles, l'Empire d'Occident ; et ce fut l'ouvrage de quelques brigands ». En effet les écoles de Narbonne et Toulouse, réputées sous le temps des empereurs romains, furent abandonnées sous le règne des Wisigoths.

Un contemporain, saint Prosper, décrit l'invasion en ces mots : « Depuis dix ans, les Vandales et les Goths font de nous cruelle boucherie ; les châteaux bâtis, les bourgs situés sur les plus hautes montagnes, n'ont pu garantir leurs habitants de la fureur de ces barbares ; et l'on a été partout exposé aux dernières calamités : ils n'ont épargné ni le sacré ni le profane, ni la faiblesse de l'âge, ni celle du sexe ; les hommes, les enfants, les gens de la lie du peuple, et les personnes les plus considérables, tous ont été, sans distinction, les victimes de leur glaive. Ils ont brûlé les temples dont ils ont pillé les vases sacrés ; et n'ont respecté ni la sainteté des vierges, ni la piété des veuves. Les solitaires n'ont pas éprouvé un meilleur sort ; c'est une tempête qui a emporté les bons et les mauvais, les innocents et les coupables, etc. »[15].
Néanmoins, les Wisigoths cohabitent avec les Romains dans une paix relative.

Le Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Les invasions barbares (suite)[modifier | modifier le code]

Cependant, Clovis, roi des Francs, repousse les Wisigoths vers l'Espagne après leur défaite à la bataille de Vouillé en 507. Les Francs poursuivent leur avancée et pénètrent en Septimanie. Mais ils sont à leur tour repoussés en 508 après leur défaite d'Arles face aux Ostrogoths de Théodoric le Grand venu au secours des Wisigoths.

En 719, une armée de Sarrazins commandée par Al-Samh ibn Malik al-Khawlani, wali (gouverneur) de la péninsule ibérique, envahit la région, dévastant, brulant et massacrant tout sur son passage. Elle s'empare de Narbonne en 721. Mais Al-Samh ibn Malik al-Khawlan est battu et tué lors de la bataille de Toulouse par le duc Eudes d'Aquitaine qui est venu défendre Toulouse assiégée à la tête d'une puissante armée de Francs. Il met en déroute les troupes sarrasines leur infligeant de lourdes pertes (3 750 morts).

Les Sarrasins prennent la fuite, et se réfugient à Narbonne. Mais ils reviennent bientôt, avec de nouvelles forces, commandés par le nouveau wali, Anbassa ibn Suhaym al-Kalbi alias Ambiza. Celui-ci s'empare de toute la région dont Carcassonne en 725, mais il sera battu par Eudes d'Aquitaine qui le tuera sans parvenir à chasser les Sarrasins du Narbonnais.

Charles Martel entreprend à son tour, mais sans succès de les chasser de la province. Pépin le Bref son fils libère la ville de Carcassonne en 759 et repousse les Sarrasins vers l'Espagne après les avoir défaits près de Narbonne. Les Arabes tentent à nouveau d'envahir le sud de la France en 793, mais Charlemagne les bat une nouvelle fois lors d'une bataille dans la région de Narbonne.

Brousses et le Villaret aux IXe et Xe siècles[modifier | modifier le code]

Carte de Brousses-et-Villaret, d'après Cassini XVIIIe siècle.

La fondation de l'abbaye bénédictine de Montolieu date de 798. Elle est dédiée à saint Jean-Baptiste. Le 13 juin 889, par une charte établie à Saint-Mesmin, le roi Eudes confirme l'appartenance du Villaret à cette abbaye.

À la mort de Charles le Chauve, en 877, le Languedoc est divisé en quinze comtés qui dépendent de différents duchés ou gouvernements généraux. Insensiblement, ces gouverneurs particuliers, connus sous les noms de ducs, comtes, vicomtes, marquis, etc., usurpent les droits régaliens.
Les comtes de Toulouse avaient la suzeraineté sur le comté de Carcassonne.

La plus ancienne mention de Brousses date du milieu du Xe siècle. Jusqu'en 954, le hameau appartient aux comtes de Carcassonne ; à cette date, le hameau est donné à l'abbaye Saint-Jean-Baptiste de Valseguier de Montolieu. La cure de Brousses est alors « à la présentation de l'abbé de Montolieu seigneur en toute justice ». La fondation de la ville voisine de Montolieu date du 25 juin 1146. En 1159, Henri II d'Angleterre tente d'envahir le Languedoc, mais il est arrêté devant Toulouse.

La tragédie cathare dans le Carcasès[modifier | modifier le code]

À cette époque, le catharisme connaît une expansion remarquable en Languedoc. Il s'infiltre aussi bien chez les plus humbles que dans l'aristocratie locale. Malgré les persécutions, cette hérésie s'implante fortement dans la région, notamment à Montolieu et Saissac. Lors du concile de Tours en 1163, on commence à s'inquiéter de l'hérésie cathare. Deux ans plus tard, un colloque oppose Cathares et Catholiques à Albi. C'est très certainement à partir de celui-ci que l'on appela les hérétiques : les Albigeois.

Bien que le clergé, en particulier l'abbé de l'abbaye St Jean de Valseguier, seigneur temporel de Montolieu, s'oppose par tous les moyens aux prédications des Parfaits, la secte prospère bénéficiant si ce n'est de l'adhésion, du moins de la neutralité des seigneurs locaux.
En 1207, Raymond VI de Toulouse est excommunié pour sa passivité à l'égard des Cathares.
Le 14 janvier 1208, le légat du pape Pierre de Castelnau est assassiné par un écuyer du comte de Toulouse. En réaction, le pape ordonne la croisade contre les Albigeois.

1209 marque le début de la croisade décidée par le pape Innocent III avec le consentement du roi de France Philippe Auguste, qui n'est pas mécontent de voir soumettre les seigneurs du Sud trop indépendants. Des armées venues du nord entreprennent la lutte contre les hérétiques.

Béziers tombe en juillet et la population est presque totalement massacrée.

Carcassonne est assiégée le 1er août 1209 et succombe le 15 sous le nombre et la chaleur de l'été : « Les Carcassonnais ne peuvent sortir pour aller prendre de l'eau aux fontaines et les puits de la ville sont taris par l'été. La maladie commence à faire des ravages. Les maisons encombrées retentissent des pleurs des enfants et des lamentations des femmes. Le bétail écorché pour nourrir toute cette population commence à se putréfier et à dégager une odeur épouvantable. Des nuées de mouches tournoient sur la ville et tourmentent tout le monde [16]».

Raimond-Roger Trencavel vicomte de Carcassonne, est fait prisonnier ; il décèdera trois mois plus tard dans sa geôle. Concernant les conditions de sa capture, les versions diffèrent selon les rapporteurs (selon qu'ils sont catholiques ou favorables au catharisme) [17] : l'une prétend qu'il se serait offert en otage pour éviter à sa ville et son peuple de subir le même sort que Béziers, l'autre avance qu'il a été retenu prisonnier lorsqu'il est venu parlementer pour négocier la reddition de sa ville[18]. Les habitants évacuent la ville « nus » c'est-à-dire en braies et en chemises, abandonnant leurs biens aux vainqueurs.

Simon de Montfort qui a pris le commandement militaire de la croisade après la prise de Carcassonne accepte les biens confisqués aux Trencavel et soumet le pays à sa loi. Ainsi Montolieu doit se soumettre au nouveau maître de la région qui confisque la plupart des biens des seigneurs locaux accusés d'hérésie et de lui avoir résisté. La croisade dura une vingtaine d'années durant lesquelles la région fut soumise à l'inquisition mise en place dans chaque paroisse dans un premier temps par les évêques.

Mais en 1233, le pape Grégoire IX instaure l'inquisition dominicaine. À Montolieu la révolte menace, devant certains abus d'autorité de la souveraineté royale et du pouvoir religieux. En 1240, Raymond Trencavel tente de reprendre ses terres et entre en lutte contre les troupes royales. Des envoyés de la ville de Montolieu prêtent alors serment de fidélité au vicomte sous les remparts de Carcassonne assiégée. Louis IX envoie une armée pour porter secours aux assiégés, Trencavel comprenant que la cause est perdue lève le siège et s'enfuit à Montréal. Les Bayles et les Viguiers firent rentrer les hameaux, les villages et les bourgs révoltés dans l'obéissance. En 1237, Jeanne de Toulouse, fille de Raymond VII comte de Toulouse, épouse Alphonse de Poitiers, frère du roi de France Louis IX dit Saint Louis. Cette union permettra à sa mort d'unir le Languedoc à la couronne de France.

Montolieu fut prise à l'hiver 1240-1241 et livrée aux flammes.

Par la suite, Pierre de Grave, chevalier, seigneur de Peyriac, fut un des seigneurs qui, le samedi 24 janvier 1243, prêtèrent serment au Roi de s'élever contre les entreprises du vicomte de Narbonne (Almeric Ier) et ses héritiers, et de conserver fidèlement les domaines de S.M. Il reçut du roi Saint-Louis, au mois de juillet 1245, avec Arnauld et Raymond de Grave, ses frères, 60 livres de rente, assignées sur les lieux de Casilag, de Brousses, de Cayrolles, de Traussan et d'Azile-le-Petit, et ce prince lui restitua la moitié de la ville de Peyriac, confisquée sur son aïeul, en récompense de ses services et de son dévouement à la cause de la religion [19].

La période révolutionnaire[modifier | modifier le code]

Le 29 janvier 1790, les autorités révolutionnaires créent le département de Carcassonne (futur département de l'Aude). Ce nouveau département est subdivisé en districts et cantons.

En 1792, les hameaux de Brousses et du Villaret sont réunis en une seule commune qui est affectée au canton de Montolieu district de Carcassonne. Pendant quelques années les institutions départementales sont soumises à de nombreux changements.

Le 10 octobre 1795, les districts sont supprimés, remplacés par les arrondissements. Les cantons sont modifiés.

En 1801, Brousses et Villaret appartient à l'arrondissement de Carcassonne, canton de Saissac. Cette organisation administrative est toujours d'actualité. En 2001, la commune adhère à la Communauté de communes du Cabardès Montagne Noire

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Administration municipale et tendances politiques[modifier | modifier le code]

Le conseil municipal est composé de 11 membres. Comme dans beaucoup de villages de moins de 2 500 habitants, les candidats se présentent aux suffrages sans revendiquer d'affiliation à un quelconque parti politique. Généralement les listes sont composées de personnes de bonne volonté qui ont envie de s'impliquer dans la vie et la gestion communale. Dans le passé, le village a fait preuve d'une grande stabilité politique, M. Pierre Inard présidant le conseil municipal de 1977 à 2008. Toutefois, le conseil élu lors des dernières élections fut partagé entre les deux listes en présences: 8 conseillers pour la liste de M Inard et 3 conseillers pour la liste de M. Durand.

Résultats de dernières élections municipales[modifier | modifier le code]

Les Broularetois ont fait preuve d'un grand civisme puisque la participation fut de 94,52 % à chacun des deux tours. Le taux d'abstention de 5,47 % est largement inférieur à la moyenne nationale qui se situe à environ 38 %.

À la suite de la démission du maire Pierre Inard et de trois conseillers le 22 octobre 2008, une élection complémentaire a eu lieu en décembre 2008. Le 12 décembre, Danielle Nicolaou devient maire. Le 4 février 2009, le maire démissionnaire de Brousses, mis en examen, a été condamné à 1 an de prison avec sursis et 2 ans de privation de ses droits civiques pour fausses délibérations et prise illégale d'intérêts [20].

Elections
municipales
Inscrits Votants  % Blancs
ou
nuls
 % Exprimés  %
Premier tour
9 mars 2008
292 276 94,52 % 7 2,40 % 269 92,12 %
Deuxième tour
16 mars 2008
292 276 94,52 % 0 0 % 276 94,52 %
Source : Résultats issus des deux dépouillements; Non encore validés par le ministère de l'intérieur

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2008 2014 Danièle Nicolaou [21]    
1977 2008 Pierre Inard [22]    
1965 1977 Joseph Bonnafous    
1932 1965 Alfred Gasc    
1929 1932 Louis Durand    

Budget communal[modifier | modifier le code]

Les valeurs prises en compte, sont celles arrêtées au 31 décembre 2007 par le ministère des finances. La moyenne nationale est calculée sur l'ensemble des communes de plus de 250 et de moins de 500 habitants [24].
Le budget de fonctionnement dégage un excédent de 61 000 €. L'endettement s'élève à 112 000 €, soit 365 € par habitant. L'annuité de la dette se monte à 24 000€ soit 79 € par habitant.

Recettes de fonctionnement[modifier | modifier le code]

en € Recettes totales Recette par habitant Moyenne nationale
Recettes totales 208 000 679 688
Dont :
Impôts locaux 74 000 240 215
Autres impôts et taxes 11 000 37 45
Dotations de l'état 89 000 291 192

Charges de fonctionnement[modifier | modifier le code]

en € Charges totales Charge par habitant Moyenne nationale
Dépenses totales 149 000 487 523
Dont :
Charges de personnel 58 000 188 174
Achats Charges extérieures 54 000 175 157
Contingents 12 000 40 70
Charges financières 6 000 20 20
Subventions versées 5 000 16 23

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

La commune de Brousses-et-Villaret a en charge la gestion de la faune et la flore locale. En effet, le territoire de la commune étant bien couvert par la forêt, une faune variée s'y épanouit. Sangliers, chevreuils, lièvres, lapins et faisans n'y sont pas rares. On peut y croiser la couleuvre de Montpellier à la taille impressionnante et de plus petites mais dangereuses vipères.

De récents recensements[25] ont permis de mettre en évidence la présence de nombreuses variétés d'oiseaux : busard, épervier d'Europe, buse, aigle botté, circaète Jean-le-blanc, pigeon ramier, tourterelle, chouette, hibou, grand-duc, pie-grièche, etc.

Par le passé le loup était présent comme l'indique le nom de la forêt de la Loubatière située à quelques kilomètres.

La flore de type méditerranéen est influencée par le climat de moyenne montagne. Elle est restée préservée et se compose de forêts denses de chênes verts, de bois de châtaigners ainsi que de quelques pinèdes (450 ha de forêts sur 1116 ha soit 40 % du territoire de la commune), entrecoupés de prairies cultivées destinées à l'élevage ovin ou bovin. La garrigue et le maquis typiques du Languedoc comblent les espaces. Des automnes pluvieux en général, favorisent la pousse de champignons dans les sous-bois. On y trouve entre autres le cèpe de Bordeaux, la girolle et les lactaires.

  • De par sa situation au milieu d'un massif forestier dense (40 % du territoire), son climat sec et chaud l'été, le risque d'incendie est important. La commune est répertoriée à l'inventaire départemental des risques majeurs : Feu avec enjeu humain.
  • La commune est aussi inscrite à l'inventaire pour le risque d'Inondation avec enjeu humain du fait de la traversée de Brousses par une rivière torrentueuse, la Dure.

Le département de l'Aude présente une vulnérabilité particulière aux inondations si l'on considère le nombre des communes pour lesquelles un tel risque a été identifié (219). Un diagnostic récemment effectué par le Ministère de l'aménagement du territoire et de l'environnement le situe parmi les départements les plus exposés par le nombre des communes soumises à un risque fort ou très fort d'inondation.

De tels phénomènes, revêtant un caractère de gravité exceptionnelle, s'y produisent périodiquement. Ce fut le cas notamment en 1940, 1962, 1966, 1970, 1986 et, plus récemment, les 26 et 27 septembre 1992, du 7 au 11 décembre 1996, et enfin les 12 et 13 novembre 1999. Cette dernière inondation a provoqué la mort ou la disparition de plus de 25 personnes. Et encore plus proche, la tempête Klaus a provoqué de nombreux dégâts dans le département.

Les derniers arrêtés de Catastrophe Naturelle pris pour la commune sont[26]:

Nature Date de début Date de fin Date arrêté J.O. du
Tempête 06/11/1982 10/11/1982 18/11/1982 19/11/1982
Inondations, coulées de boue et effets exceptionnels dus aux précipitations 22/01/1992 25/01/1992 15/07/1992 24/09/1992
Inondations, coulées de boue et effets exceptionnels dus aux précipitations 12/11/1999 14/11/1999 17/11/1999 18/11/1999
Tempête Klaus qui a balayé tout le sud de la France 24/01/2009 25/01/2009 26/01/2009 27/01/2009

Jumelages[modifier | modifier le code]

Pour l'instant, la commune n'est jumelée à aucune autre commune.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

De 1793 à 1861, la population a quasiment doublé pour atteindre un maximum de 504 âmes. Cette période correspond en France à un niveau de population rural maximal (1850).

Pendant les cent années suivantes, jusqu'en 1962, le nombre d'habitants n'a cessé de baisser atteignant le nombre de 190 (le plus bas niveau des deux derniers siècles). La déflation de la démographie est parallèle à celle des autres régions françaises. L'exode rural a commencé avec l'industrialisation du pays puis, la crise agricole très grave (céréales, phylloxera) des années 1880 a accéléré le processus. La Grande Guerre, de 1914-18, a également joué un rôle prépondérant dans l'exode rural en confrontant les jeunes ruraux à des citadins.

Les droits progressivement obtenus par les ouvriers (semaine de 40 heures, congés payés) furent également vécus comme des injustices fortes par la population rurale, qui en était exclue poussant de nombreux jeunes à rejoindre les villes. Le vieillissement de la population et les problèmes de célibat qui en découlèrent firent baisser le taux de natalité.

Voici ci-dessous, l'évolution démographique de la ville de Brousses-et-Villaret classée par dates de recensement de 1793 à nos jours.

En 2011, la commune comptait 324 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
267 316 295 323 316 387 443 470 495
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
477 504 438 450 455 448 446 393 352
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
324 330 343 272 280 269 261 266 232
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
190 207 227 222 254 307 313 315 324
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[27] puis Insee à partir de 2004[28].)
Histogramme de l'évolution démographique

Depuis 1962, cette tendance s'est inversée et le niveau de population est revenu au niveau de 1800. Ce regain d'intérêt pour la campagne est dû en partie et conjointement à l'amélioration des moyens de transports, qui réduisent les temps de trajets, et au prix de l'immobilier qui pousse les citadins à investir en périphérie des villes. D'après l'Insee, l'exode rural s'est terminé en France autour de 1975. Depuis cette date, le solde migratoire campagne/ville s'est stabilisé, voire depuis le début des années 1990 s'est inversé.

En ce qui concerne l'évolution du solde démographique depuis 1962 voici quelques informations [2].

Solde naturel
1962 / 1968 1968 / 1975 1975 / 1982 1982 / 1990 1990 / 1999 Moyenne annuelle
Naissances 13 18 13 15 22 2,1
Décès 23 22 11 19 26 2,7
Différence -10 -4 -2 -4 -4 - 0,6
  • ... et un solde migratoire positif (différence entre les arrivants et les partants) a produit un solde démographique de +113 habitants, qui a ramené la population pratiquement au niveau de 1800.
Solde démographique
1962 / 1968 1968 / 1975 1975 / 1982 1982 / 1990 1990 / 1999 Evolution totale Moyenne annuelle
Solde Naturel -10 -4 -2 -4 -4 - 24 - 0,6
Solde migratoire 27 24 -7 36 57 137 3,6
Solde démographique +17 +20 -9 +32 +53 +113 +3
  • La population assez bien répartie dans les tranches d'âges est harmonieuse et préserve l'avenir sur le plan du solde naturel.
Répartition de la population par tranches d'âges
0 - 19 ans 20 - 39 ans 40 - 59 ans 60 - 74 ans > 75 ans
81 55 82 61 28
26,4 % 17,9 % 26,7 % 19,9 % 9,1 %
  • Le recensement commencé en janvier 2008 et publié en début 2009, apporte la confirmation de la hausse du nombre d'habitants commencée en 1962.

Santé[modifier | modifier le code]

La commune ne dispose d'aucun établissement hospitalier. Les plus proches se situent à Carcassonne (environ 20 km). Aucun médecin n'est installé sur la commune, mais quelques-uns sont installés dans les villages voisins.

Associations[modifier | modifier le code]

Plusieurs associations sont domiciliées dans la commune :

  • l'amicale des retraités et du 3e âge.
  • l'association communale de chasse agréée (ACCA).
  • l'association des anciens combattants.
  • la coopérative scolaire de Brousses.
  • la société de pêche.
  • le moulin à papier de Brousses.

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune disposait à Brousses, au-dessus de la mairie, d'une école primaire organisée en classe unique. Depuis le jeudi 6 novembre 2008, le bâtiment mairie-école ne répondant plus aux normes de sécurité a été jugé dangereux et l'école a été transférée au village voisin de Saint-Denis. Du fait de la fermeture du bâtiment, le secrétariat de mairie est installé provisoirement depuis le 3 novembre 2008 dans un module Algeco placé dans la cour de l'ancienne école.

Économie[modifier | modifier le code]

Données générales[modifier | modifier le code]

Les premières activités industrielles de la Montagne Noire, liées à l'exploitation minière, commencent à l'époque romaine.

Mais c'est surtout entre le XVIIe siècle et le XIXe siècle que le pays connaît l'âge d'or industriel grâce à l'énergie hydraulique qui actionne de nombreux moulins.

À la fin du XVIIe siècle, Colbert fonde les Manufactures Royales de draps du Languedoc. Deux sont créées sur la Dure, l'une à Montolieu ouvre le 12 janvier 1734, l'autre à Cuxac-Cabardès au domaine de la Bonde, elle a fonctionné de 1694 à 1885.

En 1698, la famille Polère, originaire de Provence, crée le premier moulin papetier de Brousses, dont les descendants furent les premiers maires de la commune. Les familles Gailhardon, Journet et Chaïla la suivirent. Les papeteries fournissaient le papier d'emballage aux manufactures royales de draps qui expédiaient leurs tissus au Levant.

En 1845 Brousses compte onze moulins en activité. Le moulin de Cambou, sur la Dure au nord de Brousses, est le dernier moulin papetier en activité en Languedoc-Roussillon, il est devenu un lieu de découverte, d'initiation, de création et de production artisanale.

En 1989 une carrière d'extraction de granits a obtenu l'autorisation d'exploiter quelques gisements au nord de Brousses, mais elle a cessé rapidement d'exploiter par manque de rentabilité.

Aujourd'hui, l'économie du village est essentiellement agricole : élevages d'ovins et de bovins ainsi que de faisans (faisanderie du Causse). La commune ne bénéficie d'aucun commerce ni service public. Il existe seulement une pralinerie : la pralinerie du Mazet, ainsi que deux artisans maçons, un restaurant et un camping. Depuis 2006, un studio de graphisme spécialisé dans les étiquettes de vin, mené par Vanessa Yager s'est installé Impasse de la Bergerie.

Emploi[modifier | modifier le code]

Le recensement[29] dénombre 114 actifs dont 17 chômeurs soit un taux de chômage de 14,9 %.

Répartition selon l'activité
Scolarisés Actifs Retraités Sans Activité Total
86 114 68 39 307
28 % 37,1 % 22,2 % 12,7 % 100 %

Commerce[modifier | modifier le code]

La commune ne dispose d'aucun commerce de proximité. Des marchands ambulants passent régulièrement pour vendre des denrées de première nécessité (Boulangers, bouchers, poissonniers, fromagers, maraîchers).

Il existe un seul commerce, au Villaret, la « Pralinerie du Mazet » qui a pour spécialité les pralines aux noix, noisettes et amandes et un commerce à Brousses, le camping « Le Martinet Rouge » qui possède une épicerie et un petit restaurant ouvert l'été[30].

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments religieux[modifier | modifier le code]

Église Sainte-Marie de Brousses[modifier | modifier le code]

Église Sainte-Marie de l'Assomption de Brousses

Dédiée à l'Assomption de la Vierge Marie. La plus ancienne mention de cette église date de 1249. Elle fut reconstruite en 1763 et agrandie au XIXe siècle. Les peintures intérieures datent de 1879, elles furent réalisées par Mr Hourtal, peintre carcassonnais.

Une recherche du diocèse en date de 1649 signale l'existence à Brousses en 1617 de deux églises : l'église paroissiale Notre-Dame qui se trouvait au « pré de la croix » et une autre église avec son clocher à Brousses. Au Moyen Âge, la paroisse comprenait le territoire de Fraisse-Cabardès qui ne possédait qu'une église rurale unie à la mense épiscopale portant le nom de Saint Martin[31].

Ancienne église paroissiale du Villaret[modifier | modifier le code]

L'église du Villaret est dédiée à saint Étienne. Vu l'état de la toiture qui représentait un réel danger pour les paroissiens, l'accès à ce bâtiment en a été interdit par un arrêté du maire jusqu'à ce que des travaux puissent être effectués.

La chapelle Saint-Étienne du Villaret[modifier | modifier le code]

Cette chapelle, désaffectée, se situe dans le cimetière du Villaret. Elle était certainement le premier lieu de culte des habitants.

Les calvaires[modifier | modifier le code]

De nombreux calvaires parsèment le territoire de la commune. Deux d'entre eux, mentionnés sur les cartes, n'ont pu être retrouvés. Il s'agit de celui censé se trouver à l'entrée Est du Villaret sur le CD103 et de celui qui est mentionné à l'entrée de la Bouriette à Brousses…

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Monuments civils[modifier | modifier le code]

Le monument aux morts[modifier | modifier le code]

Sur le monument aux morts de la commune situé face à la mairie à Brousses sont gravés les noms des soldats du village morts au service des armes de la France pendant la guerre de 1914-1918.

Le premier tué fut Elie Escourrou du 42e régiment d'infanterie coloniale, tué à l'ennemi le 7 septembre 1914 à Souilly dans la Meuse. Il venait d'avoir 21 ans et la guerre commençait tout juste [32].

Le dernier fut Paul Albert, jeune Broularetois de 23 ans mort de maladie en captivité en Allemagne à moins d'un mois de la fin des combats.

Au cours de la dernière guerre mondiale un seul Broularetois est mort au champ d'honneur : Paul Escourou tué le 14 juin 1940 à Chaource dans l'Aube.

Xavier Chaîla, papetier de Brousses, a écrit ses mémoires de guerre, éditées dans la série Mémoire de guerre en Languedoc de la FAOL (coédition avec Le Moulin à papier de Brousses) sous le titre « A Craonne, sur le plateau... »

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Le moulin à papier[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Moulin à papier de Brousses.

En 1674, le versant sud de la montagne Noire figurait parmi les centres papetiers les plus célèbres de la province du Languedoc.

En 1845, Brousses comptait une dizaine de moulins en activité.

Situé au fond de la vallée de la Dure, au milieu d'énormes blocs de granit, entre châtaigniers et chênes verts, le moulin à papier de Brousses est le seul et le dernier en activité du Languedoc.

Vestige de la riche activité papetière de Brousses née à la fin du XVIIe siècle, il perpétue depuis sept générations la tradition du papier fait à la main.

Le moulin à papier de Brousses est ouvert au public 363 jours par an et propose des visites commentées ainsi que des manifestations culturelles.

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Le lavoir de Brousses[modifier | modifier le code]

En 1822, les habitants de Brousses ne disposent que d'une fontaine. C'est en 1845 que la municipalité fait construire le lavoir qui fut couvert dans la moitié du XXe siècle.

Il possède un aménagement rare : les emplacements de lavage sont matérialisés par de belles dalles de granit.

La fontaine de Brousses

Les lavandières étaient les maîtresses du lavoir, seuls les enfants en bas âge y étaient admis. Les hommes n'y sont tolérés que pour amener le linge ou lorsqu'ils viennent faire boire le bétail à l'abreuvoir contigu.

La fontaine de Brousses[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui la fontaine fonctionne en circuit fermé et son eau n'est pas potable.

Rochers de granite[modifier | modifier le code]

Communs dans les massifs granitiques du Massif central, de nombreux blocs chaotiques à débit en boule parsèment la campagne rappelant les paysages du Sidobre voisin. Ils résultent d'un phénomène de décomposition des roches (arénisation), favorisé le long des fissures (diaclases).

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Le castrum de Brossis[modifier | modifier le code]

Le castrum de Brousses est mentionné par l'abbé Antoine Auguste Sabarthès en date de 1270 dans son dictionnaire topographique de l'Aude (édition de 1912).

Une ruine se situe en effet au nord-ouest de Brousses dans un bois au-dessus de la « fabrique ». Il se peut que ce soit les vestiges du Castrum. D'après les anciens du village, les pierres auraient servi à la construction de la Cité de Carcassonne.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. - Vue satellite de Brousses et Villaret
  2. Décret n°2005-1333 du 28 octobre 2005 relatif à la délimitation du Massif central
  3. Essai sur le département de l'Aude, adressé au ministre de l'intérieur (Rediviva) - Claude-Ignace Brugière de Barante
  4. Pline, Histoire Naturelle, I. 2, cap. 47.
  5. Histoire de la vie et de l'administration de Colbert - Pierre Clément (1809-1870)
  6. Bulletin municipal de décembre 2007
  7. Armorial général des personnes, domaines, compagnies, corps et communautés (circonscription actuelle de l'Aude) / extrait de l'Armorial général (manuscrit), dressé en vertu de l'édit de 1696 par Charles d'Hozier, éd. de Carcassonne, 1876, page 15, (texte sur Gallica)
  8. Ingénieur en chef géographe qui a écrit « Les noms de lieux en France, Glossaire de termes dialectaux  »
  9. a et b Abbé Sabarthès, Dictionnaire topographique de l'Aude, 1912.
  10. Remarques générales sur les faciès magdaléniens du Bassin de l'Aude et du Roussillon [PDF]
  11. Jean Vaquer, Les origines préhistoriques de Carcassonne - Études archéologiques sur Carcassonne, la Société d'Études Scientifiques de l'Aude - http://www.sesa-aude.com/spip.php?article32
  12. Carsac : une agglomération protohistorique en Languedoc d'après J. Guilaine ; G. Rancoule ; J. Vaquer ; M. Passelac ; J.D. Vigne ; P; Barrie (Collaborateur) ; J. Coularou (Collaborateur) ; J. Erroux (Collaborateur) ; G. Firmin (Collaborateur) ; I. Krauss-Marguet (Collaborateur), éditeur: Centre d'Anthropologie des Sociétés Rurales, Toulouse, France (1986)
  13. a et b La sidérurgie antique dans la Montagne Noire
  14. Innovazione tecnica e progresso economico nel mondo romano - Elio Lo Cascio - 2003 (p. 206)
  15. Description des principaux lieux de France par J.A. Dulaure 1789
  16. Rocquebert Michel, L'Épopée cathare, tome I, Paris, Privat, 1970, p275.
  17. Rocquebert Michel, L'Épopée cathare, tome I, Paris, Privat, 1970, p276.
  18. . Description des principaux lieux de France par J.A. Dulaure 1789
  19. Nobiliaire universel de France (T.9), Nicolas Viton de Saint-Allais, Bachelin-Deflorenne (Paris), 1872-1878, p.37
  20. La Dépêche du 05/02/2009
  21. Danièle Nicolaou a été élue le 12/12/2008, à la suite de la démission de Pierre Inard
  22. Pierre Inard, maire depuis 1977 et fraîchement réélu, a démissionné de sa charge le 22 octobre 2008 après une mise en examen
  23. Pierre Jordy, 1er Adjoint, remplace le maire Pierre Marty, mobilisé pour combattre l'ennemi
  24. [1]
  25. Site internet accueil.html Avifaune.aude.free.fr
  26. Prim.net : ma commune face au risque majeur
  27. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  28. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  29. Source INSEE recensement de 1999 Brousses-et-Villaret sur le site de l'INSEE
  30. http://www.camping-martinet.com Site du Camping le Martinet Rouge
  31. Bulletin communal de janvier 2003).
  32. Mémoire des hommes, site du ministère de la Défense

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • François Eudes de Mézeray, Histoire de France tome I, depuis Faramond jusqu'au règne de Louis le juste, Paris, (1685).
  • Jacques-Antoine Dulaure, Description des principaux lieux de France, Paris librairie Lejay, (1789).
  • Claude-Ignace Brugière de Barante, Essai sur le département de l'Aude, Carcassonne imprimerie de la préfecture G Gareng, (Brumaire an XI, 1802).
  • Victor Duruy, Histoire romaine, Paris librairie Hachette, (1850).
  • Charles d'Hozier, Armorial général du département de l'Aude, Carcassonne imprimerie François Pomiès, (1876).
  • Jules Michelet, Notre France, Paris, (1886).
  • M.G. Alexis, La France pittoresque du Midi, Tours maison alfred M.ame, (1900).
  • Abbé Sabarthès, Dictionnaire topographique du département de l'Aude, Paris imprimerie nationale, (1912).
  • Michel Roquebert, L'Épopée cathare, Paris, Privat, 1970.
  • Ministère de l'intérieur et de l'aménagement du territoire, Décret Morvan, n°2005-1333 du 27 octobre 2005 modifiant le décret n°2004-65 du 16 janvier 2004 relatif à la délimitation des massifs . NOR INTR0500300D, (2005).
  • André Pégorier, Les Noms de lieux de France, IGN, (2006)

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • (fr) Voir - Site de la commune de Brousses et Villaret.
  • (fr) Voir - Brousses-et-Villaret sur le site de l'Insee.
  • (fr) Voir - Les comptes de la commune sur le site du ministère des Finances.