Château de Puilaurens

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Château de Puilaurens
Image illustrative de l'article Château de Puilaurens
Château de Puilaurens
Nom local Castèl de Puèglhaurenç
Type Forteresse
Début construction 1229
Propriétaire actuel commune
Protection Logo monument historique Classé MH (1902)
Coordonnées 42° 48′ 13″ N 2° 17′ 56″ E / 42.80361, 2.2988942° 48′ 13″ Nord 2° 17′ 56″ Est / 42.80361, 2.29889  [1]
Pays Drapeau de la France France
Région historique Roussillon
département Aude
Commune Puilaurens

Géolocalisation sur la carte : Pyrénées

(Voir situation sur carte : Pyrénées)
Château de Puilaurens

Le château de Puilaurens (Castèl de Puèglhaurenç en occitan) est un château dit cathare situé sur la commune de Lapradelle-Puilaurens dans le département de l'Aude. Cette forteresse est perchée sur un éperon rocheux dominant la vallée de la Boulzane à 697 mètres d'altitude. Il verrouillait les portes du Fenouillèdes et faisait partie des cinq fils de la Cité de Carcassonne.

Il fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques depuis le 12 août 1902[2].

Histoire du château[modifier | modifier le code]

Les débuts du château[modifier | modifier le code]

Carte du château

Le château se situe sur le Mont Ardu. Ce nom apparait pour la première fois en 958 dans une charte où Lothaire concède à l'Abbaye Saint-Michel de Cuxa la prévôté de Puilaurens qui est composée de la vallée de la Boulzane ou vallée Saint-Croix. Le document mentionne aussi la présence d'une église Saint-Laurent servant de refuge fortifié et perché d'époque carolingienne.

Le premier châtelain de Puilaurens est Pierre Catala qui figure comme témoin dans les actes de Guillaume de Peyrepertuse en 1217. En 1229, Guillaume de Peyrepertuse commande le château de Puilaurens. Puis en 1242, le château est maintenu par Roger Catala, fils de Pierre.

La présence cathare[modifier | modifier le code]

Elle est connue seulement pour le rôle de refuge du château durant la croisade contre les Albigeois. En 1241, le diacre cathare du Fenouillèdes, Pierre Paraire y séjourne. Plusieurs parfaits et parfaites y seront hébergés de 1245 à 1246. La forteresse ne tomba jamais entre les mains de Simon de Montfort.

L'annexion du château[modifier | modifier le code]

Vers 1250, le château passe aux mains de la royauté française. Par une lettre d'août 1255, Louis IX ordonne au sénéchal de Carcassonne de fortifier le château. Saint Louis le fit renforcer pour défendre le Languedoc contre les incursions espagnoles. Le traité de Corbeil en 1258 passe le château au rang des forteresses de défense face à l'Aragon.

Il fait alors partie des "Cinq fils de Carcassonne" avec les châteaux de Quéribus, Peyrepertuse, Termes et Aguilar, tous situés en haut de pitons rocheux "imprenables".

Une garnison dirigée par Odon de Monteuil avec un chapelain et 25 sergents occupe le château de Puilaurens en 1259. Des travaux de consolidations et de fortification se poursuivent sous l'impulsion de Philippe le Hardi de 1270 à 1285.

Le château va alors résister à plusieurs attaques aragonaises et restera comme la forteresse la plus méridionale de France.

L'abandon du château[modifier | modifier le code]

Comme les quatre autres fils de Carcassonne, le château de Puilaurens est progressivement abandonné à partir du Traité des Pyrénées en 1659 qui fixe la frontière franco-espagnole au niveau des crêtes pyrénéennes. Une faible garnison occupe quelque temps la citadelle. Puis, mal défendu et peu entretenu dès la fin du XVIIe siècle, il est définitivement abandonné à la Révolution.

État du château[modifier | modifier le code]

Il y a bien des villageois qui venaient chercher des pierres un peu comme on se sert dans une carrière. Ils n'ont pas vraiment détruit le site.

Il est aujourd'hui propriété de la commune.

Carte[modifier | modifier le code]

Carte des châteaux cathares

Notes et références[modifier | modifier le code]

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Henri-Paul Eydoux - Châteaux des pays de l'Aude - p. 190-197, dans Congrès archéologique de France. 131e session. Pays de l'Aude. 1973 - Société Française d'Archéologie - Paris - 1973