François Langelier

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François Langelier
Image illustrative de l'article François Langelier
Fonctions
10e lieutenant-gouverneur du Québec
5 mai 19118 février 1915
Monarque George V
Prédécesseur Charles-Alphonse-Pantaléon Pelletier
Successeur Pierre-Évariste Leblanc
Biographie
Date de naissance 24 décembre 1838
Lieu de naissance Sainte-Rosalie
Date de décès 8 février 1915 (à 76 ans)
Lieu de décès Sillery
Parti politique Parti libéral du Québec
Diplômé de Université Laval

François Langelier
Lieutenants-gouverneurs du Québec

François Langelier (né le 24 décembre 1838 à Sainte-Rosalie, mort le 8 février 1915 à Sillery) est un juriste et homme politique canadien. Il a été notamment professeur (1863-1915), avocat, député à l'Assemblée législative du Québec (1873-1875, 1878-1881), maire de Québec (1882-1890), député à la Chambre des communes du Canada (1884-1898), juge (1898-1911) et lieutenant-gouverneur du Québec (1911-1915).

Biographie[modifier | modifier le code]

François Langelier (baptisé François-Xavier)[1] est le fils de Louis Sébastien Langelier, cultivateur, et de Julie Esther Casault. En 1861, il obtient une licence en droit de l’université Laval puis, de 1861 à 1863, poursuit des études de droit à la faculté de droit de Paris. En 1863, il devient professeur de droit à l’université Laval. En 1864, il épouse Virginie Légaré. De 1867 à 1869, il est président de l’Institut canadien de Québec.

À l'élection générale québécoise de 1871, il se présente comme candidat du parti libéral dans la circonscription de Bagot et est défait. En 1871 et 1872, il rédige une chronique parlementaire dans le journal La Nation de Saint-Hyacinthe. En 1873, il est élu député libéral de Montmagny lors d'une élection partielle. À l'élection générale québécoise de 1875, il est défait dans Montmagny. Il présente une requête en annulation d'élection pour cause d'ingérence indue du clergé. Faisant droit à sa requête, la Cour annule l'élection dans Montmagny, ce qui entraîne la tenue d'une élection partielle, à laquelle, toutefois, Langelier ne se présente pas.

À partir de 1876, il pratique le droit comme avocat, parallèlement à sa carrière de professeur et à ses activités politiques. À l'élection générale québécoise de 1878, il se présente de nouveau et est élu député libéral de Portneuf. Au cours de ce mandat, il occupe dans le gouvernement libéral de Joly les postes de commissaire des Terres de la Couronne (du 8 mars 1878 au 19 mars 1879)[2] et de trésorier de la province[3] (du 12 mars 1879 au 31 octobre 1879)[4]. En 1880, il participe, à Québec, à la fondation du journal L'Électeur. En 1880, il se présente comme conseiller municipal de Québec dans le quartier Saint-Louis et est défait. Lors de l'élection générale québécoise de 1881, il est défait dans Portneuf.

Il est élu conseiller municipal de Québec dans le quartier Saint-Jean en 1882. Le 1er mai 1882, le conseil municipal le désigne, à l'unanimité, maire de Québec, un poste qu'il conservera jusqu'en 1890. En 1884, il est réélu conseiller du quartier Saint-Jean. En 1884, il est élu député libéral à la Chambre des communes du Canada lors d'une élection partielle fédérale dans la circonscription de Mégantic. En 1886, il est élu conseiller municipal du quartier Saint-Roch. À l'élection générale fédérale de 1887, il est élu député libéral de la circonscription de Québec-Centre. Le 1er mars 1890, il se retire comme maire de Québec. Cette même année, il est toutefois réélu comme conseiller, cette fois dans le quartier du Palais. À l'élection générale fédérale de 1891, il est réélu député de Québec-Centre. En 1892, il épouse en secondes noces Marie-Louise Braun. En 1892, il devient doyen de la faculté de droit de l’université Laval, poste qu'il occupe jusqu'en 1915. À l'élection générale fédérale de 1896, il est réélu député de Québec-Centre. En 1898, Langelier démissionne comme député fédéral.

Toujours en 1898, il est nommé juge de la Cour supérieure du Québec dans le district judiciaire de Montréal. De 1906 à 1911, il est juge en chef suppléant de la Cour supérieure dans le district judiciaire de Québec. En 1907, il est fait chevalier par le roi Édouard VII. En 1908, il est président des fêtes du troisième centenaire de Québec. En 1911, il est nommé lieutenant-gouverneur du Québec, poste qu’il occupe jusqu’à sa mort en 1915.

Il meurt en fonction le 8 février 1915 à Spencer Wood, la résidence officielle du lieutenant-gouverneur, à Sillery. Il est inhumé au cimetière Saint-Charles, à Québec. Le boulevard Langelier, à Québec, est nommé en son honneur, tout comme le boulevard Langelier à Montréal, et donc la station de métro Langelier.

Son frère, Charles Langelier, fut député fédéral de Montmorency et député provincial de Montmorency et de Lévis.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jocelyn Saint-Pierre, « Langelier, sir François », dans Dictionnaire biographique du Canada en ligne (page consultée le 7 juillet 2012). La fiche de parlementaire du site du Parlement du Canada (page consultée le 7 juillet 2012) lui attribue plutôt les prénoms François Charles Stanislas.
  2. Assemblée nationale, Les titulaires de ministères depuis 1867, Terres
  3. Titre, à cette époque, du ministre des Finances
  4. Assemblée nationale, Les titulaires de ministères depuis 1867, Finances

Liens externes[modifier | modifier le code]