Microalgue
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Le terme microalgue désigne les algues microscopiques au sens strict et les cyanobactéries.
Unicellulaires ou pluricellulaires indifférenciées, ce sont des micro-organismes photosynthétiques séparés en deux groupes polyphylétiques : les eucaryotes et les procaryotes. Vivant dans les milieux fortement aqueux, elles peuvent posséder une mobilité flagellaire.
Sommaire |
[modifier] Les micro-algues eucaryotes
| Micro-algues | |
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nom vernaculaire ambigu : |
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| Diatomées marines vues au microscope | |
| Taxons concernés | |
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Les microalgues eucaryotes sont très diverses :
- Les Chlorophycées
- Les Diatomées
- Les Euglénophycées
- Les Chrysophycées
- Les Rhodophycées
[modifier] Les microalgues procaryotes
Les microalgues procaryotes regroupent l'ensemble des cyanobactéries (ou "algues bleues" ).
[modifier] Micro-algues et énergies renouvelables
On cherche à comprendre (avec la photobiologie) et à valoriser la production d'hydrogène par des micro-algues. En les cultivant dans un milieu carencé en soufre (conditions faciles à réaliser en laboratoire), on engendre une production d' hydrogène, utilisable par exemple pour l'alimentation de piles à hydrogène.
La production à grande échelle pose pourtant problème : En réacteurs biologiques, elle se multiplient rapidement, et en deviennent trop nombreuses, la culture devient opaque ne permettant qu'à la couche extérieure de recevoir assez de lumière pour effectuer la photosynthèse. Exposer une culture à beaucoup de lumière exige une grande surface ou des installations complexes et coûteuses. Extraire l'hydrogène de manière rentable est un autre défi à relever.
Il existe une grande diversité de micro-algues, réparties sur toute la surface du globe, avec des métabolismes et adaptations variés, ce qui pourrait en faire une future ressource d'énergie renouvelable, propre et sûre. [réf. nécessaire]
[modifier] Microalgues et biocarburants
Actuellement le marché est régi par des biocarburants dits de première génération résultant de la culture de soja, de palme ou de maïs (biodiesel et bioéthanol). Leur mode de culture et leur impact sur les hausses des prix des céréales ainsi que leur menace sur la biodiversité a amené l’Union Européenne[1] à s’engager sur le développement de biocarburants de seconde et troisième génération. La seconde génération se fonde sur l’utilisation de la biomasse ligno-cellulosique non utilisée pour l’agro-alimentation (feuilles, écorces, paille, etc…). Néanmoins la réelle innovation vient surtout de la troisième génération de biocarburants. La recherche se fonde sur les micro-algues ou le phytoplancton, notamment sur une collection de 300 espèces sélectionnées pour leur richesse en lipides, comprenant de nombreux groupes comme des Chlorophycées (Chlorella, Parietochloris incisa), des Diatomées (Amphora sp., Nitzchia sp., Chaetoceros sp.) ou encore des Chrysophycées. Ces dernières sont considérées comme étant des organismes extrêmement productifs (plus que les plantes terrestres), au taux de croissance rapide (doublement de la biomasse en une journée) et riches en huile (élément d’intérêt). L’ensemble de ces travaux est désormais publié librement sur le site Internet du National Renewable Energy Laboratory (NREL, 1998), et constitue un document de référence[2].
Du fait de leur taille réduite (0,4mm) et de leur temps de reproduction (environ 3,5h), elles ont un avantage certain sur les générations précédentes de biocarburant (Greg Mitchell de l’Institut Scripps d’océanographie, Université de Californie, San Diego (UCSD). Selon l’américain ExxonMobil[3] (géant pétrolier) la productivité des algues pourrait atteindre 7580 litres d’huile par acre, bien loin devant les biocarburants actuels
Palme : 2463 litres /acre /an Sucre de canne : 1705 litres /acre/an Maïs : 947 litres /acre/an Soja : 190 litres /acre/an
[modifier] Micro-algues et traitement des eaux usées
Les chercheurs Oswald et Golueke proposent en 1960 l’utilisation des micro-algues dans le traitement des eaux usées, via la conversion de la biomasse en biogaz (méthane) par le processus de fermentation. Repris depuis dans différents programmes, le principe a permis la remédiation biologique et la valorisation de biomasse de plusieurs lacs ayant subi une eutrophisation. Notamment au lac de Salton Sea en Californie, ce dernier souffre des rejets des différentes industries chimiques, avec relargage de milliers de tonnes d’azote, potassium ou encore phosphate. Pour combattre ce phénomène les chercheurs ont cultivé des micro-algues capables de capter les nutriments inorganiques déversés par les industries au niveau des différents affluents du lac, dans le but d’assainir les populations de micro-algues autochtones du lac. La biomasse résultant est ensuite valorisée en biocarburant ou biogaz.
[modifier] Voir aussi
[modifier] Articles connexes
[modifier] Bibliographie
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[modifier] Liens externes
Laboratoires:
- Laboratoire de Physiologie et de Biotechnologie des Algues http://wwz.ifremer.fr/pba/Presentation
- (fr) CEVA - Centre d’Étude et de Valorisation des Algues
- (fr) GEPEA - laboratoire de Génie des procédés – environnement – agro-alimentaire
Entreprises:
[modifier] Notes et références
- Official Journal of the EU: Directive on the promotion of the use of energy from renewable sources (5 June 2009) FR DE
- http://www1.eere.energy.gov/biomass/pdfs/biodiesel_from_algae.pdf
- http://www.businesswire.com/portal/site/exxonmobil/index.jsp?ndmViewId=news_view&ndmConfigId=1001106&newsId=20090714005554&newsLang=en