Mohamed Fellag

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d’aide sur l’homonymie Pour l’article ayant un titre homophone, voir Fellag.

Mohamed Saïd Fellag

Description de cette image, également commentée ci-après

Mohammed Fellag au festival de Cannes 2012

Nom de naissance Mohamed Saïd Fellag
Naissance (65 ans)
Azeffoun (Port Gueydon), Algérie
Nationalité Drapeau : Algérie Algérienne
Profession Acteur
Humoriste
Écrivain
Films notables Fleurs de sang
L'Ennemi intime
Monsieur Lazhar
Site internet www.fellag.fr

Mohamed Saïd Fellag, de son vrai nom Mohand Fellag, né le à Azeffoun (Port Gueydon à l'époque), en Algérie[1],[2], est un acteur, humoriste et écrivain algérien.

Biographie[modifier | modifier le code]

Mohamed Saïd Fellag est natif de la commune d'Azeffoun (Port Gueydon à l'époque), en Algérie. Il fait des études de théâtre à l'Institut national d'art dramatique et chorégraphique d'Alger, situé à Bordj el Kiffan, de 1968 à 1972. Il se produit dans de nombreux théâtres d'Algérie au cours des années 1970.

De 1978 à 1981, il voyage en France et au Canada, vivant de petits emplois et repoussant sans cesse la réalisation de ses projets artistiques.

En septembre 1985, il retourne en Algérie, est engagé par le Théâtre national algérien, où il travaille en tant que comédien et metteur en scène.

En 1987 il crée son premier spectacle, Les Aventures de Tchop.

En septembre 1993, il est nommé directeur du théâtre de Béjaïa.

Après la révolte d'octobre 1988 puis, au début des années 1990, avec la montée des tensions entre les islamistes et le pouvoir, violences et assassinats se multiplient. En 1994, Fellag part en tournée avec Un bateau pour l'Australie, en Algérie et en Tunisie. À la fin de l'année il s'établit à Tunis où il crée Delirium. Il reçoit un accueil chaleureux du public tunisien.

En 1995, menacé de mort, Fellag s'installe à Paris.

On associe souvent Mohamed Fellag avec son spectacle Djurdjurassique Bled, son premier spectacle en français, créé en décembre 1997, qui lui vaut le prix du Syndicat de la critique 1997-1998, révélation théâtrale de l'année. Dans ce spectacle, il raconte en différentes étapes l'histoire de son pays natal, ses angoisses, ses folies et l'humanité de son peuple.

Mohamed Fellag s'est marié à 40 ans. Il vit aujourd'hui avec la comédienne Marianne Épin.

Une reconnaissance nationale[modifier | modifier le code]

Fellag connaît une très grande notoriété en Algérie.

Fellag traite sans complexe et avec finesse les thèmes qui agitent l'Algérie et les Algériens, tels que les abus de pouvoir, les rapports entre hommes et femmes, les frustrations des jeunes, etc., tout cela en employant parfois un vocabulaire très cru.

Après les émeutes d'octobre 1988, alors que des militaires et le président algérien sont présents dans la salle, il supplie les femmes de pardonner aux hommes : « Excusez-nous. Maintenant vous pouvez vous habiller comme vous voulez. Vous pouvez même ne pas vous habiller du tout. » Les hommes restent muets et sans réaction. À partir de là, les dénonciations de Fellag se multiplient. Il n'épargne ni la politique ni les islamistes.

Spectacles[modifier | modifier le code]

Metteur en scène
  • 2008: Comment réussir un bon petit couscous de Fellag, CNCDC (Centre national de création et de diffusion culturelles) de Châteauvallon, Ollioules (Var), interprété par Bruno Ricci
  • 2008: Tous les Algériens sont des mécaniciens mise en scène de Marianne Épin.

Publications[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

Mohamed Fellag lors de l'avant-première de Monsieur Lazhar (2012).

Cinéma[modifier | modifier le code]

Télévision[modifier | modifier le code]

Prix et récompenses[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Els Van Der Plas, Malu Halasa et Marlous Willemsen, Creating Spaces of Freedom : Culture in Defiance, Saqi,‎ (ISBN 9780863567360, lire en ligne), p. 190.
  2. « Le petit journal: Questions à... ...Mohamed Fellag », sur L'EXPRESS.fr (consulté le 18 mars 2014).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Les 100 personnalités de la diaspora africaine : Fellag », in Jeune Afrique, no 2536-2537, du 16 au 29 août 2009, p. 62
  • Olivier Mongin, dans De quoi rions-nous ? Notre société et ses comiques, Plon, 2006, consacre un chapitre à Fellag et à son art : Fellag, l'entrechoquement des langues et des identités

Liens externes[modifier | modifier le code]