Abbaye du Gard

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Abbaye du Gard
Façade de l'église abbatiale en ruine.
Façade de l'église abbatiale en ruine.

Ordre cistercien
Abbaye mère Abbaye de Cîteaux
Fondation 1137
Fermeture 1790
Diocèse Diocèse d'Amiens
Fondateur Gérard de Picquigny, vidame d'Amiens
Dédicace Notre-Dame
Protection  Inscrit MH (1969)
Localisation
Emplacement Crouy-Saint-Pierre (Somme)
Pays Drapeau de la France France
Coordonnées 49° 57′ 49″ N 2° 06′ 12″ E / 49.9636, 2.1033 ()49° 57′ 49″ Nord 2° 06′ 12″ Est / 49.9636, 2.1033 ()  

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Abbaye du Gard

L'abbaye du Gard était une abbaye cistercienne située sur le territoire de l'actuelle commune de Crouy-Saint-Pierre dans la Somme en Picardie.

Histoire[modifier | modifier le code]

Cette abbaye cistercienne, fille de Cîteaux, fut fondée en 1137 sur une terre du vidame d'Amiens, Gérard de Picquigny, par Meynard et douze moines venus de l'abbaye de Cherlieu. Son nom proviendrait du picard "warder"" (garder) évoquant un point de passage gardé sur la Somme. En 1139, l'abbaye reçut la visite de Bernard de Clairvaux[1].

En février 1191, l'abbaye du Gard fut placée sous la protection du roi Philippe Auguste qui la recommanda au bailli d'Amiens[2].

Au XIIIe siècle, les moines eurent un refuge à Abbeville puis à Amiens. En 1388, l'abbé du Gard accusé d'avoir favorisé l'introduction dans Amiens de partisans du roi de Navarre Charles le Mauvais, y fut décapité[1].

Elle fut ruinée par la Guerre de Cent Ans[2].

À partir de 1518, l'abbaye fut placée sous le régime de la commende.

En 1657, Mazarin devint abbé commendataire de l'abbaye du Gard.

Au XVIIIe siècle les moines durent abattre le cloître et le dortoir, l'abbé commendataire Armand Jules de Rohan-Guémené approuva le projet de reconstruction du prieur qui obtint à Clairvaux l'aval de l'abbaye-mère. La première pierre fut posée le 1er avril 1752 par Monseigneur d'Orléans de La Motte, évêque d'Amiens. Les travaux furent financés par une grosse coupe de bois[1].

En 1790, l'abbaye fut déclarée Bien national, une partie des bâtiments fut démolie par les nouveaux propriétaires, les terrains furent mis en culture, l'église abbatiale tomba en ruine, son mobilier fut envoyé dans les églises paroissiales voisines : un autel, des confessionnaux, des lambris du chœur à Hangest-sur-Somme ; des sculptures à Crouy-Saint-Pierre[1].

29 abbés réguliers et 13 abbés commendataires s'étaient succédé à la tête de l'abbaye du Gard.

Sous la Restauration, des Trappistes s'installèrent à l'abbaye de 1815 à 1845. En 1824, ils reconstruisirent l'église. En 1845, ils partirent pour l'Abbaye de Sept-Fons[1].

En 1848, l'abbaye fut rachetée par les Spiritains du père Libermann pour y loger des novices[3].

De 1856 à 1860, l'abbaye devint un orphelinat fondé par l'abbé de Jenlis[1].

De 1869 à 1906, ce furent des moniales chartreuses qui s'installèrent au Gard. La loi sur les congrégations les contraignant à quitter la France, l'abbaye fut à nouveau achetée par des particuliers qui vendirent des matériaux et ruinèrent une nouvelle fois l'abbaye[1].

Un zoo fut installé dans les ruines en 1963[4].

En 1967, le Père Paul Dentin (1897-1980), fondateur le la congrégation des Frères auxiliaires du clergé décida d'y installer la maison-mère de son ordre et de restaurer le palais abbatial. Il obtint pour son œuvre le quatrième prix des Chefs-d'œuvre en péril. Ce qu'il restait de l'abbaye devint un centre d'accueil et de prière[1].

Au début du XXIe siècle, la maison-mère des Frères auxiliaire du clergé fut transférée à Lyon, l'abbaye fut vendue à un promoteur privé qui y a créé des appartements de standing pour riches particuliers.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Dom Brulliat, dernier aumônier des moniales chartreuses du Gard, La Chartreuse de Notre-Dame du Gard 1870-1906, Abbeville, Imprimerie F. Paillart, 1977 (ISBN 2 -85 514 - 17 2[à vérifier : isbn invalide]).
  • Maurice Crampon, Picquigny, le château-fort, la collégiale, la ville, Amiens, Société des Antiquaire de Picardie, 1963.
  • Edouard-Eugène Delgove, L'Abbaye du Gard, Mazarin abbé du Gard, 1866, réédition Le Livre d'histoire Lorisse, 2010 (ISBN 978 - 2 - 7 586 - 0386 - 3).
  • Philippe Seydoux, Abbayes de la Somme, Paris, Nouvelles Éditions latines, 1975 (notice BnF no FRBNF34572163w).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g et h Philippe Seydoux, Abbayes de la Somme, Paris, Nouvelles Éditions latines
  2. a et b Edouard-Eugène Delgove, L'Abbaye du Gard, Mazarin abbé du Gard, 1866, réédition Le Livre d'histoire Lorisse, 2010 (ISBN 978 - 2 - 7 586 - 0386 -3)
  3. Site de la Congrégation du Saint-Esprit, missionnaires spiritains du Québec.
  4. Maurice Crampon, Picquigny, le château-fort, la collégiale, la ville, Amiens, Société des Antiquaire de Picardie, 1963.