Abbatiale Saint-Yved de Braine

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Abbatiale Saint-Yved
Image illustrative de l'article Abbatiale Saint-Yved de Braine
Présentation
Culte Catholique romain
(Ordre des chanoines réguliers de Prémontré)
Type Abbatiale
Rattachement Saint-Siège
Début de la construction 1180
Fin des travaux 1216
Style dominant Gothique
Protection Logo monument historique Classée MH (1840)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Picardie
Département Aisne
Commune Braine
Coordonnées 49° 20′ 30″ N 3° 31′ 55″ E / 49.3416, 3.531949° 20′ 30″ Nord 3° 31′ 55″ Est / 49.3416, 3.5319  

Géolocalisation sur la carte : Aisne

(Voir situation sur carte : Aisne)
Abbatiale Saint-Yved

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Abbatiale Saint-Yved

L’abbatiale Saint-Yved est une église de Braine, nécropole des comtes de Dreux. Elle fut consacrée à saint Yved dont les reliques furent amenées à Braine (Braisne) au IXe siècle. Primitivement chapitre de chanoines séculiers, l'abbaye de Braine fut donnée à l'ordre des Prémontrés par l'évêque de Soissons en 1130.

Braine, ancienne terre chargée d’histoire au croisement d’une antique voie romaine, fut très tôt la résidence de plaisance des premiers rois mérovingiens et carolingiens. D’héritage en héritage, elle finit par être la propriété des comtes de Dreux, la branche cadette des Capétiens. Cette dernière fortifie le château de la Folie que la Première Guerre mondiale transforme en ruines. Du château du bas, aujourd’hui disparu, il ne subsiste que les pilastres d’entrée et les celliers. Du haut Moyen Âge demeure également une maison à colombage, ainsi que l’église abbatiale Saint-Yved.

Cette église fait l’objet d’un classement au titre des monuments historiques par la liste de 1840[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Ogive de l'église Saint-Yved et Notre-Dame

Cette église abbatiale fut construite à la demande d'Agnès de Baudement, épouse de Robert Ier de Dreux, d'après les plans d'André de Baudement. Elle se distingue par le tympan du portail central, qui a pu être sauvé. Celui-ci a été reconstitué aux revers de la façade actuelle. Privée de quatre travées, la nef à triple élévation s’unit au transept par une remarquable tour-lanterne s’élevant à 33 m. Le plan de l'abside présente une disposition excellente et rare. Les sculptures du portail sont en partie déposées au musée de Soissons.

L'abbatiale fut la nécropole princière des comtes capétiens de Dreux et fut du IXe siècle à la Révolution française dépositaire des reliques de saint Yved et saint Victrice. La translation des reliques en la cathédrale de Rouen aura lieu au XIXe siècle.

L'église Saint-Yved et Notre-Dame contenait, avant la Révolution, de magnifiques tombes recouvertes par des dalles en cuivre émaillé, dont les dessins se trouvent aujourd'hui dans la collection Gaignères de la bibliothèque Bodléienne d'Oxford.

L'abbaye ayant souffert énormément de la Révolution, fut peu à peu démolie.

« … peu d'édifices indiquent mieux que ne le fait l'église de Saint-Yved de Braisne le système symétrique employé par ces maîtres de l'architecture de la fin du XIIe… »

— Dictionnaire raisonné de l'architecture[réf. incomplète]

Personnalités inhumées en l'abbaye[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Abbé Henri Congnet, Notice sur la translation des reliques de Saint Yved et Saint Victrice en la ville de Braine, Paris, 1865.
  • Stanislas Prioux, Monographie de l’ancienne abbaye royale Saint-Yved de Braine, Paris, Didron et Caudrillier, 1859.
  • Bernard Ardura, Abbayes, prieurés et monastères de l'ordre de Prémontré en France, des origines à nos jours, Nancy, 1993
  • P. Evermode, L'abbaye royale de Saint-Yved de Braisne et son miracle eucharistique, dans Revue de l'Ordre de Prémontré et de sa mission, 1912.

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :