Ordre du Mont-Olivet

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Adriano Banchieri, moine olivétain du XVIe siècle

La Congrégation du Mont Olivet ou Congrégation bénédictine de Notre-Dame du Mont-Olivet (en italien, Congregazione Benedettina di Santa Maria di Monte Oliveto) est une congrégation monastique fondée en 1313 à Asciano en Italie près de Sienne. Elle fait partie depuis 1960 de la Confédération bénédictine.

Présentation[modifier | modifier le code]

La vie des olivétains[modifier | modifier le code]

Les frères ermites du Mont-Olivet, appelés communément olivétains, suivent la règle de saint Benoît, mitigée par les constitutions, portent la robe de bure blanche et se livrent à la prédication. Leur vie quotidienne gravite autour des heures de l'office divin. Les temps forts de la journée sont l'Eucharistie, avec chants grégoriens, les laudes le matin et les vêpres le soir[1]. Leur maison mère est l'abbaye majeure de Chiusure, près de Sienne en Toscane, et ils ont eu jusqu'à quatre-vingt-trois couvents aux XIVe et XVe siècles.

Origines[modifier | modifier le code]

L'ordre du Mont-Olivet est, à l'origine, un petit ordre catholique, fondé en 1313 par Bernardo Tolomei (1272-1348, né Giovanni Tolomei) sur une colline qu'il appelle Monte Oliveto (le Mont des Oliviers), avec Patrizio Patrizi et Ambrogio Piccolomini, deux de ses amis issus de familles nobles de Sienne. Ils vivent dans un premier temps en ermites, avant que ne soit construit un monastère, suite à l'approbation de la charte fondatrice par Guido Tarlati, évêque d'Arezzo, le 26 mars 1319.

Ce monastère prend, quelques années plus tard, le nom de Monte Oliveto Maggiore (le Grand Mont des oliviers) pour le distinguer des nouveaux établissements qui fleurissent à Florence, San Gimignano, Naples et dans d'autres villes.

Avec l'arrivée en nombre de nouveaux membres, la communauté naissante se dote de la règle de saint Benoît, avant d'être reconnue par le pape Clément VI en 1344.

Les abbayes actuelles[modifier | modifier le code]

L'abbaye de Monte Oliveto Maggiore est ornée de fresques célèbres, réalisées par Luca Signorelli et le Sodoma, retraçant la légende de saint Benoît.

La congrégation compte trois monastères en France, l'abbaye Notre-Dame du Bec en Normandie, avec sa fondation au Mesnil-Saint-Loup, et l'abbaye Notre-Dame de Maylis dans les Landes.

Elle a aussi des maisons en Angleterre, en Italie, au Brésil, aux États-Unis, au Guatemala, en Corée du Sud et en Terre Sainte (l'Abbaye Sainte-Marie de la Résurrection d'Abu Gosh)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Fascicule de présentation de l'abbaye de Maylis
  • (it) Giuseppe Picasso, « La spiritualità dell'antico monachesimo alle origini di Monte Oliveto », dans Giancarlo Andenna, Mirko Breitenstein, Gert Melville (éd.), Charisma und religiöse Gemeinschaften im Mittelalter. Akten des 3. Internationalen Kongresses des « Italienisch-deutschen Zentrums für Vergleichende Ordensgeschichte », Münster, Hamburg, Berlin et London, LIT 2005 (Vita regularis. Ordnungen und Deutungen religiosen Lebens im Mittelalter, 26), p. 443-461.
  • Sur Adriano Banchieri : Cinzia Zotti, Adriano Banchieri da Bologna, musicien, hommes de lettres, pédagogue, équilibriste sur le fil des querelles du Seicento,2008, Serre NEA (ISBN 9782864105091).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]